samedi 4 avril 2015

Bal des martyrs d’Allah et poursuites « judicieuses » ?

N’est-il pas stupéfiant de constater à quel point le rôle de messager d’Allah et de porteur de la parole de son sympathique et décontracté prophète, Mahomet, peut entrainer de conséquences funestes pour ceux et celles qui se consacrent à cette si astreignante mission ?  Tels les martyrs chrétiens jetés en pâture aux lions affamés lors des jeux du cirque dans la Rome antique, ces êtres innocents, dénués de toute malice, sont de plus en plus nombreux à se voir harcelés sous la lumière crue des projecteurs de la voracité médiatique, en plus de se trouver injustement condamnés par notre coupable intolérance.  Honte, honte, sur nous !

Hamza Chaoui, victime de Denis Coderre...
Prenez l’expansif et rieur imam Hamza Chaoui, par exemple, dont le perpétuel sourire s’est brutalement assombri sous les propos diffamatoires du sinistre maire de Montréal, Denis Coderre.  Encore un intolérant, celui-là, incapable de s’ouvrir à l’autre, de le respecter dans sa différence, sous prétexte que les valeurs du méritant personnage qu’il persécute différent quelque peu des nôtres au plan de l’égalité homme femme, notamment.

Il blâme ce prêcheur pour avoir dit que les femmes avaient besoin d’un tuteur et que la démocratie est incompatible avec l’islam, puisqu’elle peut contribuer à faire élire des représentants homosexuels ou athées !  En clair, le politicien condamne ce pauvre homme pour de légères digressions d'avec notre vivre-ensemble.  Comment s’étonner que ce dernier demande réparation devant la justice ?

Je ne reviendrai pas sur le cas ô combien pathétique d’Adil Charkaoui, ce démocrate dont les aptitudes de découvreur de talents ne sont plus à vanter, pas plus que je ne m’étendrai sur celui de son acolyte, l’imam Salam Elmenyawi, cet ardent promoteur de la sharia, un style de vie dont les mérites encourageant la paix domestique coulent de source.  Faut-il rappeler que le saint marocain a dû menacer de poursuites les deux cégeps qui l’avaient banni sous les prétextes les plus anodins, en plus de continuer à exiger 24,5 M $ du gouvernement fédéral  ?

Et que dire des cette multicolore hijab Barbie, dont je tairai le nom afin de préserver sa sécurité, sans doute aussi menacée que celle de Judith Lussier l’été en petite robe blanche !  Cette infortunée trouve heureusement un salutaire réconfort dans le soutien de sa fluorescente avocate, militante dont les valeurs féministes nous catapultent dans un émerveillement béat.  Comment expliquer à cette jeune fille que ses propres commentaires, émis lors d’une émission dominicale à forte cote d’écoute, ont bien davantage concouru à son malheur, par l’intolérance populaire qu’ils ont suscités, que les propos des personnes et sites qu’elle a décidé de poursuivre en justice ? 

Au fond, peut-être devrait-elle s’en prendre à l’animateur de cette émission fatidique, qui l’a attirée dans un sournois guet-apens ou, pourquoi pas, envisager de se poursuivre elle-même ?  Qui n’a pas besoin d’un hobby ?

Djemila Benhabib, intolérante...
Du côté scolaire, une école privée a décidé de condamner l’intolérance de Djemila Benhabib, cette autre militante laïque résolument fermée à l’incomparable apport de l’islam à notre collectivité.  Figurez-vous que, après avoir visité le site Web de l'institution nommée Les Écoles musulmanes de Montréal, elle a osé déclarer : «Ça ressemble à l'endoctrinement digne d'un camp militaire en Afghanistan ou au Pakistan.» Joignant l’injure à l’insulte, elle a précisé plus loin que les sourates (versets coraniques) proposées aux enfants avaient un «caractère extrêmement violent» et «misogyne et sexiste».   L’islam, violent, misogyne et sexiste !  Il y en a pour voir le mal partout…  Faut-il s’étonner si cette école, si injustement fustigée, a elle aussi décidé de poursuivre son agresseuse ?

Plus récemment, un père de famille résolument islamophobe a reçu une mise en demeure pour avoir affirmé sur les réseaux sociaux qu’il ne voulait pas que son enfant soit endoctriné par une « religion de marde » en parlant bien sûr de l’islam.  Imaginez l’intolérance !  Ne devrait-on pas soustraire son fils de huit ans à l’autorité paternelle d’un tel individu et confier son éducation à un centre de loisirs musulman tout près de chez lui ?  Saluons au passage l’intervention éclairée de la Commission scolaire des samares, qui démontre que même des Québécois de souche peuvent se montrer solidaires quand vient le temps de défendre les valeurs islamiques. 

Malgré cette dernière intervention, l’évidence de notre repli sur nous-mêmes ne nous saute-t-elle pas aux yeux ?   Qu’il est escarpé, long et pénible, le chemin des martyrs islamiques sur le chemin de la juste reconnaissance que leur refuse obstinément notre société laïque, démocratique, humaniste, égalitaire et pacifique !  Comment expliquer la froideur sociétale qu’est la nôtre devant les caractéristiques fondamentales contenues dans le Coran, véritable livre de recettes pour une vie collective remplie de rebondissements aussi étonnants que spectaculaires ?   

Vraiment, il y a des jours où je ne nous comprends plus…

4 commentaires:

Éliane Acoca a dit…

Vous avez oublié Maitre Julius Grey qui défend madame Alloul, qui ne voulait pas ôter son foulard dvant la juge Marengo

Olivier Kaestlé a dit…

Pas vraiment, Éliane, M Grey a fait l'objet d'un article à lui tout seul, juste avant celui-ci.

http://olivierkaestle.blogspot.ca/2015/03/julius-grey-justicier-la-defense-dune.html

Anonyme a dit…

Dis donc, tu veux islamiser le quebec, n'est ce pas ?

Olivier Kaestlé a dit…

J'espère que vous avez compris qu'il faut prendre ce texte au second degré...