jeudi 21 mai 2015

Une mère n’avait « aucune intention criminelle » en accusant un homme d’enlèvement…

S’il faut en croire la Sûreté du Québec, la mère qui a fait arrêter un citoyen sans reproche, après avoir affirmé avoir vu un homme emporter sa fille de deux ans sur son épaule et tenté de s’enfuir avec elle à vélo avant d’être intercepté par un bon samaritain, aurait tout simplement commis une erreur de perception…  Ah bon !

Portrait-robot du suspect imaginaire...
La brave femme n’avait aucune intention de nuire en formulant pareille plainte la semaine dernière, affirment les autorités.   Elle n’avait donc que l’intérêt supérieur de sa fille à l’esprit au moment des évènements… qui n’ont jamais eu lieu, le suspect s’étant contenté de passer à côté de l’enfant, tout simplement, dans un parc de Saint-Constant, en Montérégie.  Vous dire à quel point je suis heureux de ne pas avoir cette femme comme voisine…

Après avoir arrêté un homme à la suite de la confection d’un portrait-robot de l’agresseur imaginaire, des « faits nouveaux », à propos desquels les autorités policières restent extrêmement évasives, puisqu’ils « sont confidentiels », seraient survenus, rapporte le Journal de Montréal du 21 mai.  Aucune accusation de faux témoignage ou plus précisément, de méfait public, ne sera portée contre l’accusatrice, puisque la police assure que « la mère était de bonne foi ».  

Que serait-il arrivé si on avait eu affaire à une menteuse ou à une mythomane ? 

Vous voyez comme c’est simple ? 

En clair, on nous demande le plus sérieusement du monde de croire qu’une femme, saine de corps et d’esprit, en toute bonne foi, a réussi à voir un homme s’emparer de son enfant, de la jeter sur son épaule, et de s’enfuir avec elle avant d’être intercepté par un passant, tandis que, dans les faits, tout ce que le suspect a fait aurait été de marcher à côté de la gamine ?

Suis-je le seul à ne pas trouver l’attitude de la mère tout à fait normale ?  

Pourquoi suis-je sceptique quant aux explications de la police, sachant pertinemment que le Québec reste un Disney Wold d’impunité judiciaire pour les femmes et les adolescentes qui portent de fausses allégations ?  En dehors de la mythomane qui avait faussement accusé Éric Lapointe en 2004 de violence conjugale alors qu’elle ne l’avait jamais rencontré, quand avez-vous vu une femme condamnée pour méfait public après avoir porté de fausses accusations  ou avoir été à l'origine d'une enquête injustifiée ?  Pratiquement jamais.  

La police refuse de confirmer s’il y a eu ou non une altercation entre l’accusatrice et sa victime.  Aurait-il pu y avoir de la part de la première une volonté de représailles envers le second ?  Une question, comme ça.

Le doute habite désormais le voisinage…

Immunité judiciaire pour fausses accusations ?
Les résidents qui habitent près du parc sont devenus inquiets, devant le manque de transparence policière.  « On ne nous donne pas beaucoup de détails.  Est-ce qu’il s’est vraiment passé quelque chose ?  Est-ce qu’on relâche le suspect parce qu’on manque de preuves ?  Ça laisse place à l’imagination » devait affirmer Sylvie Desjardins au Journal de Montréal.  Et voilà, la suspicion s'installe et le mal est fait !

La discrétion des policiers est-elle conditionnée par le fait que la mère souffrirait de troubles mentaux ?  Si oui, pourquoi dissimuler pareille information, quand on constate à quel point l’inquiétude s’est installée en peu de temps dans le quartier.

« On respire un peu mieux, mais on n’est pas complètement rassurés.  Je préfèrerais savoir ce qui s’est passé », a déclaré Angelina Amato, qui garde souvent sa petite-fille dans les environs.  

Comme tout semble indiquer que l’accusatrice, délibérément ou non - si elle souffre de troubles mentaux - , a imaginé pareil scénario, ne vaudrait-il pas mieux de la part de la police jouer cartes sur table et donner l’heure juste aux résidents ?  Leur tranquillité d’esprit devrait passer bien avant l’immunité diplomatique accordée à une femme ayant agi soit par malveillance, soit en raison de troubles mentaux.  

Une dernière question : que serait-il advenu du suspect imaginaire si les propos de son accusatrice avaient été pris au sérieux ?

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