samedi 30 avril 2016

Précédent à l'Assemblée nationale : une « gestapoune » frappe un mur !

Quiconque a travaillé auprès de patients psychiatrisés sait à quel point il faut faire preuve de patience et de tolérance envers des gens très souvent profondément perturbés, instables, irritables, et par conséquent incapables de gérer leurs émotions, de contrôler leur agressivité - qui peut dégénérer en violence verbale et physique – en plus d'éprouver d'insurmontables difficultés à coordonner leur pensée sous un angle cohérent et articulé.  Le moindre mot de travers, la plus petite erreur d’intervention, peut déclencher une crise irrépressible.

Carole Poirier, perturbée...
J’ai souvent l’impression que nous en sommes rendus au même degré de prudence angoissée envers certains militants de gauche et, parmi eux, ceux qu’on a surnommés, faute d’un meilleur terme français, les social justice warriors, parmi lesquels nos amours de féministes tiennent un rôle de premier plan.  

Or, au sein de cette douteuse élite, un cas particulièrement lourd, celui de Carole Poirier, députée d'Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole en condition féminine pour le parti québécois, a retenu mon attention.  Pas parce que Mme Poirier aurait tenu des propos victimaires et hystériques, ça, on est habitués, mais parce que, pour une fois, la militante a rencontré un mur… 

Quelques précédents… 

Si l’aptitude à susciter une tempête dans un verre d’eau devait être élevée au rang de discipline olympique, pas de doute, Mme Poirier serait médaillée d’or.  Et Manon Massé, de Québec solidaire, la suivrait immédiatement avec l’argent.  

En mars 2015, se sentant investie d’un juste courroux, Mme Poirier devait s’élever avec une irréductible vigueur contre les propos « sexistes » de Robert Poëti, qui, devant la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs, avait invité les conjointes de ses membres à un éventuel voyage à Montréal en ajoutant cette réplique abominable : « On a beaucoup de centres d'achats à Montréal. »  

Réaction de Mme Poirier : « Un tel discours est indigne d’un membre du gouvernement, qui devrait plutôt être un modèle. Visiblement, malgré toutes les luttes, des efforts restent à faire afin de valoriser pleinement le rôle des femmes dans notre société »  

Bref, le simple fait de plaisanter sur le penchant bien connu des femmes pour le magasinage équivaudrait à les rabaisser, à les mépriser, ou à nier leur utilité sociale ?  Si Poëti avait invité les hommes dans la métropole en vantant ses quincailleries, aurait-il fait preuve de sexisme ?  Qu’une blague aussi anodine puisse déclencher des réactions épidermiques si extrêmes dépasse l’entendement. 

Manon Massé, soeur de combat...
N’allant pas louper une si belle occasion de se mettre les pieds dans les plats, Manon Massé devait emboîter le pas à sa soeur de combat avec cette tirade mélodramatique : « Le ministre Poëti, doit s'excuser. Le sexisme ordinaire ça suffit ! On s'attendrait à mieux venant de nos élus. »  Heureusement, on ne s’attendait pas à mieux de Manon Massé, mais tout de même… 

Désavoué même par son chef, Philippe Couillard, Robert Poëti a dû présenter ses excuses.  Une grande victoire militante… 

Le 15 avril dernier, le dynamique duo féministement vengeur de l’Assemblée nationale devait récidiver cette fois contre l’infâme député libéral de Chomedey, Guy Ouellette, un monstre de misogynie…  Ce sombre individu a été condamné sur la place publique sitôt après avoir proféré des paroles insupportables de sexisme envers la députée libérale, Marie Montpetit, appelée à intervenir lors de l'étude des crédits du Conseil exécutif, au Salon rouge de l'Assemblée nationale.

Au moment de lui donner la parole, l'abject personnage, qui présidait la séance, a déclaré:  « Monsieur le premier ministre, on avait besoin d'une touche féminine pour la première partie des crédits. Mme la députée de Crémazie, à vous la parole. »  Imaginez l’horrreur !

Réaction instantanée de Mme Poirier : « Le discours de "mononcle", on n'est plus capables!  Il faut que ça cesse. »  Évidemment, elle n’allait pas se priver de la jouissance de qualifier les propos de Ouellette de « totalement sexistes », en soulignant qu’elle s’était fait traiter elle-même de « petite madame » par un président de commission parlementaire.  On imagine le traumatisme causé par cette sournoise agression verbale…

Bondissant dans l’arène telle une panthère sur une antilope, Manon Massé, citée par le Huffington Post, devait aussitôt affirmer que « cet incident n'était qu'un exemple parmi d'autres du climat délétère envers les femmes élues qui règne à l'Assemblée nationale. » Quelle monstruosité, de reconnaître aux femmes une touche... féminine !  

La députée de QS était même « d'avis que ce genre de commentaires contribue à éloigner les femmes de la politique et devrait même figurer dans le lexique des expressions bannies de l'Assemblée nationale. »  Si une allusion aussi insignifiante suffit à éloigner une femme de la politique, n’est-ce pas la preuve qu’elle n’a rien à faire dans ce domaine, Mme Massé ?...
Lise Thériault, Téflon au féminisme extrémiste...
Nullement impressionnée par ces rages de balustre, la ministre de la Condition féminine et vice première ministre,  Mme Lise Thériault, a défendu le député Ouellette, un changement de ton remarquable qui allait se préciser lors du plus récent délire paranoïde de Mme Poirier. 
Excusez-vous, Mme Poirier !
C’est lors de l’examen des crédits budgétaires de la «Condition féminine» que Mme Poirier devait se surpasser dans le domaine de la sottise où elle s’était déjà si avantageusement illustrée : «Ne jouons pas sur les mots. Depuis deux ans, ce gouvernement s’emploie à mettre en oeuvre des actes de violence et de discrimination sexiste, qui peuvent être physiques, psychologiques, verbaux, économiques, sexuels, sociaux et politiques.»  Même de sa part, on reste estomaqué...

Faut-il préciser que, aux yeux de la députée péquiste, l’humanité n’a qu’un sexe et que seules les femmes peuvent souffrir de l’austérité, même avec des programmes sociaux onze fois plus financés que ceux des hommes ?  Bien sûr, Manon Massé n’allait pas manquer de relever que le gouvernement était « contre les femmes »…

Devant pareil accès de démence idéologique, ce fut, pour une fois, au tour des libéraux, la vice première ministre Thériault en tête de peloton, d’exiger des excuses de Mme Poirier qui, ne sachant plus trop comment rattraper le ballon, s’est réfugiée maladroitement derrière le prétexte d’une « métaphore malheureuse ».  Cette fois, ce fut à son tour de se voir invitée à remettre sa démission en tant que porte-parole en condition féminine, éventualité que son chef, Pierre Karl Péladeau, a bien sûr refusée.

C’est bien la première fois que je vois une féministe d’État fanatisée se faire remettre aussi vertement à sa place, et par une ministre de la Condition féminine en plus qui, on comprend pourquoi, se distancie du féminisme militant : « En tenant des propos d'une telle gravité, sans le moindre fondement, la députée d'Hochelaga-Maisonneuve banalise la véritable violence que subissent les femmes et détourne l'attention des véritables enjeux. »  Et vlan !  Oh diantre, suis-je violent ?

Serait-on sur le point de cesser de considérer les féministes radicales comme des psychiatrisées et de voir enfin en elles des êtres qui doivent répondre de leur paroles comme de leurs actes ?  Toute une révolution en perspective...

8 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour OLivier,

Ma réponse à votre question est négative parce que les psychiatriséEs internéEs régressent à un stade infantile.

Les "gestapounes" de ce monde sont plutôt bien décrites dans le vidéo en lien, malheureusement en anglais même s'il s'agit d'une distinguée professeur de l'U d'Ottawa, une ex-féministe guérie.

https://www.youtube.com/watch?v=_ohyaZrEucM : Victim mentallity disorder, bientôt reconnu dans le DSM VI

Contrairement aux régresséEs internéEs, les "gestapounes" sont bloquéEs, comme les prosélytes religieux, à un stade de développement psychologique pré-logique.

Dès que ces femmes deviennent enceintes et mères, un programme plus ancien que le cerveau reptilien prend le contrôle, ce qui est dans l'ordre de la nature, et que je décris comme le programme "reine des abeilles" qui relègue les mâles au rang de faux bourdons.

Pour ces "reines des abeilles" la société doit être une ruche par elles contrôlées. La même psychologie-éthologie s'observe pour les termites qui élèvent des pucerons pour se délecter de leurs déjections fructosées.

Voyez-vous, Olivier, c'est parce que nous avons été contaminés par une idéologie vantant la métamorphose vers le haut que nous ne comprenons pas la réalité contraire de la régression archaïque des mères.

Je crois que les musulmans-salafistes-saoudiens ont raison de traiter les "abeilles" comme ils le font. L'idéalisation maternelle ne les a pas contaminés.

À la ruche les "abeilles", hors de la vie publique.

Bon mois de Marie...

Le Gaïagénaire

freehappybob a dit…

Tous ce qui sort de la bouche des SJW, des féministes et autres militant(e)s fanatiques commence avec " je pense".

PERSONNE CE FOU de ce que vous pensez ou ressentez mes chers !

Anonyme a dit…

Olivier,

Je vous en supplie, arrêtez d'afficher la photo de la sœur de combat des toilettes transgenre, Manon Masse.

PLEASE!

Olivier Kaestlé a dit…

Vous ne la trouvez pas mignonne ?

Anonyme a dit…

C'est justement en imposant sa féminité dans un monde d'hommes que la femme pourrait se faire respecter, à part quelques gros beaufs en mal de sensation, je ne vois pas ce qu'il y a de sexiste et tant que l'on reste professionnel, pourquoi faire abstraction de son identité ?
Il y a vraiment un truc qui cloche chez ces gens-là

Anonyme a dit…

Intéressant article. Je sais que s’est un comportement involontaire d’un homme, mais essayez de ne pas perdre votre temps ou d'énergie étant compatissant envers ses femmes. Tout d’abord, parce qu’elles n’ont pas de compassion pour vous et l'empathie zéro pour tout le monde. Deuxièmement, ils l'ont fait pour eux-mêmes. Ils ont avalé les mensonges du féministe sans aucune considération face au familles/hommes etc., Surtout aux conséquences à long terme face aux femmes.

Stef a dit…

Quelqu'un d'autre a aussi frappé un mur. Lise Payette a quitté le Devoir mais certains pensent qu'elle a été mis à la porte.

Et @Anonyme, 3 mai, 5h47. Manon Massé a maintenant de la compétition en ce domaine avec une rivale surnommé "Trigglypuff".

Anonyme a dit…

Stef, oui TRIGGLUPUFF, mais je crois que notre Toronto-ionienne BIG RED (Chanty Binx) à commencer tout ça?

http://knowyourmeme.com/memes/people/big-red