Si
l'on en croit les récents comptes rendus de la presse française, il y
aurait eu, ce 13 janvier, dans les rues de Paris, entre 340 000
manifestants, selon les autorités policières, et 1 000 000, selon les
organisateurs de l'événement, à s'opposer à la légalisation imminente du
mariage pour tous mise de l'avant par le gouvernement de François
Hollande. On n'hésite pas à parler d'une mobilisation historique, la
plus importante depuis celle de 1984 sur l'école libre. Par mariage
pour tous, expression diplomatique et ô combien prudente, il faut
comprendre mariage des couples homosexuels et, implicitement, droit à
l'homoparentalité, aspect du projet de loi qui suscite les plus vives
réactions.
 |
Le gouvernement français ne l'aura
pas facile dans ce débat... |
De
leur côté, les tenants du projet de loi, n'avaient réussi à réunir, le
16 octobre dernier, que 60 000 manifestants en appui au président
français, selon les autorités policières, 150 000, selon les
participants. N'est-il pas curieux, pour ne pas dire significatif, que
le nombre le plus conservateur d'opposants au projet de loi, celui
estimé par la police,
représente plus du double du chiffre, maximal, de ses aficionados,
revendiqué par ces derniers ? Car enfin, ce n'est pas dans le sud
profond des États-Unis que ces événements se sont déroulés,
mais bien en France, un pays qui s'enorgueillit de son identité et de
son passé dits progressistes. On pourrait bien sûr rétorquer que gays,
lesbiennes et tutti quanti sont minoritaires, d'où le nombre inférieur
de supporters, mais de nombreux hétérosexuels se disent en faveur de ce
nouveau projet de société. Où
étaient-ils donc ce 16 octobre ?
Il
n'y a pas si longtemps encore, j'étais sans réserve favorable au
mariage gay et à la parentalité par des couples gays ou lesbiens, pour
peu que la compétence parentale soit au rendez-vous. Après tout, si
deux individus de même sexe veulent se marier, en quoi cela nous
empêche-t-il de respirer ? Par ailleurs, la compétence parentale
serait-elle exclusive aux hétérosexuels ? L'hétérosexualité n'a jamais
représenté un garantie contre les abus physiques ni sexuels envers les
enfants, pas plus que le fait d'être homosexuel ne constitue un
passeport pour la pédophilie. Trois événements récents m'ont cependant
ébranlé dans mes convictions, et contraint à un examen plus approfondi
de la question qui, jusqu'ici, me semblait aller de soi.
Deux lesbiennes et un garçon... manqué ?
C'est
fou ce que les médias officiels sont pudiques sur ce type d'événements.
Pouvez-vous m'en citer un au Québec qui ait fait état de cette nouvelle
tout à fait déconcertante à l'effet qu'un couple de lesbiennes ait
demandé et obtenu de la justice californienne de procéder au changement
de sexe du garçon, maintenant âgé de 11 ans, qu'il a adopté ? Oui, vous avez très bien lu.
 |
Une photo de famille qui respire
la joie de vivre... |
C'est toutefois par le Daily Mail que
certains lecteurs ont pu apprendre que Thomas Lobel, le gamin en
question, prendra bientôt des hormones afin de réfréner
la progression de sa masculinité et qu'il devrait un jour passer au
bistouri afin de subir une opération chirurgicale appelée vaginoplastie
en vue de se faire enlever le pénis. La raison ? Selon les deux mères
attentionnées, Pauline Moreno et Debra Lobel, le petit n'accepterait pas
son identité, ni son corps de garçon, et se sentirait même une petite
fille depuis toujours. Il aurait même tenté de mutiler ses parties
génitales et préférerait porter des vêtements féminins. Ces dames
assurent, diagnostiques de psychiatres à l'appui, que Tammy - car c'est
ainsi maintenant qu'il - ou elle ? - se nomme, risquerait d'attenter à
sa vie une fois adolescent, s'il continuait à se voir privé d'un vagin
bien à... lui.
Il
est difficile, voire impossible, de savoir en détail par quel audacieux
processus psychiatres et parentes en sont venus à une conclusion aussi
surprenante, ni comment un enfant aussi jeune puisse déjà se voir en
mesure de prendre une décision si cruciale pour son développement,
encore moins de concevoir comment deux présumées mères puissent se
sentir suffisamment confiantes dans leur, oh pardon, dans le choix de
leur rejeton de vouloir devenir fille au point de tout mettre en œuvre
pour le concrétiser.
Ces
femmes sont-elles certaines que le petit n'est pas victime d'un
mimétisme insidieux, qu'il ne tente pas de se conformer à des attentes
non formulées que ses deux prétendues mères, malgré elles, auraient pu
distiller en lui ? Quelle perception des hommes Debra et Pauline
ont-elles ? Si elle était négative, se peut-il que le garçon puisse en
arriver à renoncer à son identité masculine pour conserver l'amour de
celles qui sont devenues son unique point de référence - et
d'identification - à l'aube de sa jeune existence ? Les psychiatres
impliqués dans le processus transgénique ont-ils sérieusement considéré
ces aspects cruciaux avant de donner leur aval à un projet aussi
téméraire ?
 |
Thomas, huit ans,
et bientôt Tammy, 11 ans. |
Si, comme c'est très possible, la décision est prématurée,
Thomas-Tammy pourrait bien plus tard donner un sens nouveau à
l'expression garçon manqué... Gardons-nous cependant de
considérer que ce danger d'une opération radicale et précipitée ne
guette que les garçons ou que les enfants de couples lesbiens. En
Australie, une gamine de 12 ans s'était vue autorisée dès 2008 à changer
de sexe contre l'avis de son père.
La mère, dont on ne sait si elle est toujours en couple avec le père, un
autre homme, une conjointe ou si elle est célibataire, a cependant eu
le dernier mot, devant le tribunal de Melbourne : sa fille a pu subir,
comme Thomas, après elle, un traitement hormonal afin de freiner sa
puberté, avant de pouvoir recevoir des injections de testostérone aux
trois mois. Ce n'est pas avant 18 ans, donc bientôt, qu'elle pourra
recevoir la greffe d'un pénis artificiel.
Une question, comme ça : imaginons la même situation, mais avec une mère
qui s'oppose et un père qui revendique le changement de sexe pour sa
fille, ce dernier aurait-il eu gain de cause ? N'aurait-on pas alors
dénoncé, dans les médias officiels, le père indigne désireux de
charcuter ainsi sa progéniture ?
De la sensibilisation au prosélytisme...
Il
est curieux de constater à quel point certains lobbies s'avèrent les
premiers à reproduire à leur compte les travers qu'ils prétendent
combattre. Prenez le lobby lesbien, gay, bisexuel et transsexuel
(LGBT), par exemple. Non contentes de se plaindre, non sans raison, de
la discrimination dont les minorités qu'elles représentent sont
victimes, certaines associations militantes vont pourtant jusqu'à
inverser les rôles et à présenter comme le mal absolu l'homme blanc
hétérosexuel et de souche. Les préjugés réducteurs jouent à la chaise
musicale.
 |
L'incohérence n'étouffe
pas ces lobbyistes... |
Comme
un malheur, ou une imposture, ne vient jamais seul, le féminisme d'État
appuie ces activistes, allant jusqu'à se prononcer contre la garde
partagée tout en défendant le mariage gay et l'homoparentalité. Si de
telles positions ne révèlent pas que les parents homosexuels font, à
leurs yeux, de meilleurs parents que les hétérosexuels de sexe masculin,
je ne sais quelle évidence saura ouvrir les yeux du public. Sous
prétexte de revendiquer la tolérance, ne devient-il pas flagrant que
l'on fasse la promotion d'un prosélytisme désireux de substituer
l'homoparentalité à l'hétéroparentalité ?
Un slogan, qui a fait récemment la une des médias français, est à cet égard révélateur : Mieux vaut une paire de mères qu'un père de merde ! Il faut le lire pour le croire. Curieux, tout de même, qu'on n'ait pas mentionné les paires de pères... La
question qui s'impose, devant pareille profession de foi, est la
suivante : une couple homosexuel offre-t-il vraiment un environnement
familial plus propice à l'épanouissement et au développement des
aspirations légitimes d'un enfant qu'un couple hétérosexuel et ce, dans
un milieu sécuritaire et harmonieux ?
Sans doute pense-t-on, chez ces esprits appelés à tort progressistes,
que les parents homosexuels offrent des compétences plus pacifiantes et
conciliatrices, par leur exemple même ? Statistique Canada fait tinter
un tout autre son de cloche : Lorsqu’on examine plus particulièrement ceux et celles qui se sont dits gais, lesbiennes ou bisexuels, on
constate qu’ils affichent des taux plus élevés de violence conjugale5,6 , que les hétérosexuels. En effet, 15 %3 des gais et lesbiennes et 28 % des bisexuels3,7 ont déclaré avoir été victimes de violence
conjugale par rapport à 7 % des hétérosexuels. Ces résultats concordent avec ceux de recherches
antérieures (Cameron, 2003).
Mais
il y a pire, qui concerne les enfants, et cette citation me vaudra
certainement l'accusation d'homophobe, puisqu'elle fait état d'un taux
d'agressions sexuelles sept fois plus élevé des
agresseurs homosexuels que chez les agresseurs hétérosexuels, ce qui
n'empêche pas qu'en nombre absolu, ces derniers soient plus nombreux.
C'est en proportion de leur population que les agresseurs homosexuels
se... distinguent des agresseurs hétérosexuels. Les enfants de sexe masculin resteraient,
et de loin, leurs principales victimes, une réalité passée sous silence
par nos Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère
sexuel (calacs) qui préfèrent ne voir de victimes que chez les femmes et
les filles, malgré les scandales endémiques de pédophilie impliquant
notamment le clergé catholique.
 |
Des victimes ignorées... |
Il
ne faudrait pas passer sous silence les crimes de violence menant à la
mort, comme celui, passé inaperçu de nos médias en 2006, mais publié
dans The Star, journal sud-africain, de ce garçon âgé de quatre ans tué par une mère lesbienne parce qu'il refusait de l'appeler Papa.
Bien sûr, les couples
hétérosexuels sont loin d'être tous sans reproche, mais avant de donner
des leçon de vertu et de s'improviser autorité suprême dans l'art
d'élever des enfants, le lobby LGBT aurait intérêt à s'informer sur ses
propres réalités et lacunes. Une telle démarche pourrait
l'amener à une salutaire humilité.
Un loup dans la bergerie...
Voilà encore une manchette digne d'intérêt passée
sous silence par nos médias. Les faits, survenus il y a trois ans,
n'ont été que très peu diffusés, Figurez-vous que James Rennie, 38 ans,
directeur très en vue d'une association LGBT écossaise, LGBT Youth
Scotland, a été condamné pour pédophilie aggravée en décembre 2009. Ce
militant fervent - pour dire le moins - du mariage gay et de l'adoption
pour ces couples, avait été arrêté pour avoir abusé sexuellement,
notamment, du bébé d'amis qu'il connaissait depuis 15 ans. L'enfant a
été violé pendant trois ans dès l'âge de trois mois par le militant et ses crimes ont été diffusés par celui-ci auprès de ses complices, arrêtés eux aussi.
Ce
qui laisse un goût amer dans cette histoire, chez les militants
sincères - je crois toujours qu'il y en a - du mariage gay et de
l'homoparentalité, c'est d'apprendre que pareille crapule puisse avoir
joué, par ses contacts avec des parlementaires écossais, et jusque avec
Tony Blair lui-même, ancien premier ministre britannique, un rôle
d'importance dans l'évolution du droit anglais et écossais vers la
reconnaissance de l'adoption pour les couples du même sexe. On ne peut
imaginer pire porte-parole.
Le lobby LGBT, avant les enfants ?
Malgré ces faits divers, je reste
persuadé que l'union de couples de même sexe ne regarde qu'eux, et que
s'ils tiennent à vivre celle-ci entre les liens du mariage, eh bien, grand bien leur fasse ! Je crois également que certains homosexuels
possèdent des compétences parentales comparables aux plus doués parmi
les hétéros. Là où je ne marche plus, c'est dans l'absence de débat
franc sur la question qui permettrait de baliser une initiative qui se
prétend à tort progressiste, mais qui trahit de plus en plus un parti
pris où les droits des minorités sexuelles l'emportent sur celles de
l'enfant, comme si l'homoparentalité ne représentait non seulement une
option valable, mais le choix optimal.
 |
James Rennie, leader LGBT pédophile. |
Car enfin, quand, dans les échanges
passionnés que la question de l'homoparentalité soulève,
s'interroge-t-on sans parti pris, du côté du lobby LGBT, sur l'impact d'un tel choix de société
sur l'avenir de nos enfants, qui représente celui de nos sociétés ?
Comment se fait-il que le simple fait de vouloir prévenir des dérives
flagrantes comme celles de Thomas-Tammy, de l'infiltration d'individus
sans scrupule, voire criminels, parmi les défenseurs de
l'homoparentalité, de problématiques propres à l'homosexualité ou de la misandrie du lobby LGBT doivent immanquablement nous attirer des accusations d'homophobie, d'intolérance et d'arriération ?
Au Québec, le mariage gay et
l'homoparentalité sont passés comme lettre à la poste, sans aucun débat.
Nous sommes si ouverts d'esprit. Entre l'absence de débat québécois
et le chantage à la culpabilisation français envers quiconque ose
s'insurger ou seulement critiquer cette initiative, il ne se trouve
aucun pilote dans l'avion. Or le vol est en cours et l'avion
pourrait bien, sans plan de vol, s'écraser. Ce sont les enfants,
indéniablement, qui seront les premières victimes du désastre.