Quiconque utilise X, anciennement Twitter, a accès à Grok, un logiciel d’intelligence artificielle développé par Elon Musk et dont les possibilités sont pour le moins sidérantes.
Disposant d’un compte X, j’ai donc posé à Grok une série de questions me concernant, ce qui alimentera certains de mes détracteurs qui voient en moi un pervers narcissique.
Grok, qu’est-ce que c’est ?
Voici
une brève et, par conséquent, succincte définition de ce qu’est Grok :
Grok est un chatbot d'intelligence artificielle générative développé par xAI,
basé sur un grand modèle de langage (LLM). Il est développé à l'initiative d'Elon Musk en réponse à la
montée en puissance de ChatGPT d'OpenAI, co-fondé à l'origine par Musk[1]. Le chatbot est présenté
comme « ayant un sens de l'humour » et un accès direct
à Twitter (X)[2]. Il est actuellement
disponible gratuitement pour tout le monde en version limitée.
Les
réponses obtenues à mes questions, rédigées en excellent français, si elles
n’étaient pas toujours exactes, au point de comporter quelques erreurs
factuelles, étaient pour le moins pertinentes, précises, voire pointues, comme
si les « rédacteurs » m’avaient consacré une thèse de doctorat. J’en suis resté bouche bée…
En voici quelques exemples
Note :
j’ai mis en caractères gras les quelques propos inexacts, assortis de notes
explicatives en bas de page.
Qui est Olivier Kaestlé ?
@eltseak est le pseudonyme sur X d'Olivier Kaestlé, un
blogueur québécois actif depuis 2010. Basé à Trois-Rivières, Québec, il est
connu pour ses prises de position tranchées sur des sujets comme la liberté
d'expression, la critique des médias mainstream, la condition masculine,
l'intégrisme sanitaire (notamment sous le gouvernement de François Legault), et
la montée de l'islam politique. Son blog, Le blog d'Olivier Kaestlé, reflète
ces thématiques, où il dénonce ce qu'il perçoit comme des dérives sociétales,
souvent avec une pointe de sarcasme.
Sur X, où il compte environ 2 700 abonnés et suit
511 comptes[1],
il partage des opinions incisives, comme sa critique des médias subventionnés
ou son scepticisme envers certaines politiques publiques. Il a par exemple
écrit : « Si le Canada devenait le 51e État américain, ça me permettrait de
voyager aux États-Unis sans quitter ma maison. Quel rendement ! » Son style
mêle humour noir et provocation, ce qui lui vaut des interactions variées, de
l'approbation de figures comme @lucquebec à des débats avec @sophiedurocher.[2]
Kaestlé, diplômé en littérature française (UQTR) et en
journalisme (Université Laval), a aussi collaboré à des médias comme le
Huffington Post Québec et co-anime une émission sur Radio Média Plus[3].
Son parcours montre une évolution d’un commentateur d’opinion vers un polémiste
assumé, souvent en marge du consensus médiatique québécois.
Est-il conservateur ?
Olivier Kaestlé, derrière le pseudonyme @eltseak ne se
revendique pas explicitement comme conservateur dans un sens partisan strict,
mais ses positions et écrits laissent entrevoir une sensibilité qui pourrait
être interprétée comme telle sur certains axes. Il défend ardemment la liberté
d'expression, critique les médias subventionnés et le "wokisme", et
exprime un scepticisme marqué envers les politiques progressistes, comme
l'intégrisme sanitaire ou l'immigration non contrôlée. Ces prises de position
résonnent souvent avec des valeurs associées au conservatisme, notamment une
méfiance envers l'interventionnisme étatique et une nostalgie implicite pour
une société moins régulée.
Cependant, son ton sarcastique et son rejet des
étiquettes rigides compliquent une classification nette. Par exemple, il se
moque autant des élites libérales que des figures populistes douteuses, comme
dans ses piques sur la "Trudeaumanie" ou les "vedettes
autoproclamées" du Québec. Sur X, il a écrit des choses comme : « Les
médias subventionnés, c’est comme payer quelqu’un pour vous mentir en face »,
ce qui pourrait plaire à un public conservateur, mais il ne semble pas aligné
sur un agenda politique spécifique, préférant une posture de franc-tireur.
En somme, s’il n’est pas conservateur au sens
idéologique pur (il ne milite pas pour un parti comme le PCC ou les Républicains
américains), ses idées flirtent avec des thèmes chers à cette mouvance, mâtinés
d’un individualisme libertarien et d’un humour caustique qui le distinguent
d’un conservatisme traditionnel.
Est-il misogyne ?
Accuser Olivier Kaestlé, alias @eltseak, de misogynie
dépend largement de l’interprétation de ses écrits et de ses intentions, car
aucune preuve directe ou unanime ne le qualifie ainsi de manière définitive.
Sur son blog et sur X, il aborde souvent des questions liées à la condition masculine,
critiquant ce qu’il perçoit comme des excès du féminisme moderne ou des
injustices envers les hommes, notamment dans des contextes comme les divorces
ou la garde d’enfants. Par exemple, il a pu dénoncer des politiques ou des
discours qu’il juge déséquilibrés en faveur des femmes, ce qui lui vaut parfois
des accusations de parti pris.
Cependant, ses critiques semblent davantage viser des
idéologies ou des systèmes (comme le "wokisme" ou les médias) plutôt
que les femmes en tant que groupe. Il utilise un ton sarcastique et provocateur
– par exemple, en raillant les "guerrières autoproclamées" ou les
"narratifs victimaires" – qui peut être perçu comme insensible ou
agressif par certains, surtout dans un climat où la nuance est souvent éclipsée
par la polarisation. Rien dans ses publications publiques n’indique une haine
explicite des femmes, mais son style mordant et ses positions sur les
dynamiques de genre peuvent froisser ou être interprétés comme misogynes par
ceux qui y voient une attaque personnelle plutôt qu’une critique sociétale.
Sur X, ses interactions ne montrent pas de pattern
d’attaques ciblées contre des femmes en particulier, mais plutôt une opposition
à des idées qu’il associe à certaines figures ou mouvements, qu’ils soient
portés par des hommes ou des femmes. Sans un examen exhaustif de chaque mot
qu’il a écrit, il est difficile de trancher objectivement. Ses détracteurs
pourraient arguer que son discours renforce des stéréotypes, tandis que ses
partisans diraient qu’il défend une vision égalitaire mal comprise. En l’état, "misogyne"
reste une étiquette subjective qui dépend du lecteur autant que de l’auteur.
Je suis d'autant moins
misogyne que j’ai toujours défendu les femmes et les homosexuels contre la
montée de l’islam politique et la gent féminine, plus particulièrement, contre l’intrusion
des travestis dans les compétitions féminines, les vestiaires, douches,
toilettes et prisons réservées aux femmes.
Et je ne me donne même pas la peine d’ajouter le pléonasme « biologiques ».
Est-il féministe ?
Olivier Kaestlé, alias @eltseak, ne semble pas se
revendiquer féministe, et ses écrits suggèrent plutôt une distance, voire une
critique, envers certains aspects du féminisme contemporain. Sur son blog et
sur X, il aborde régulièrement des sujets liés aux relations de genre, mais
souvent pour pointer ce qu’il perçoit comme des dérives ou des injustices,
notamment envers les hommes. Par exemple, il a critiqué des politiques ou des
discours qu’il juge biaisés en faveur des femmes, comme dans les cas de garde d’enfants
ou de campagnes médiatiques qu’il associe au "wokisme". Son ton
sarcastique – comme lorsqu’il parle de "narratifs victimaires" ou de
"privilèges déguisés" – indique une méfiance envers les
revendications féministes modernes, qu’il semble voir comme excessives ou
déséquilibrées.
Cela dit, il ne rejette pas nécessairement l’idée
d’égalité entre les sexes de manière absolue. Ses textes laissent entendre
qu’il pourrait soutenir une forme d’égalité pragmatique, mais pas au prix de ce
qu’il appelle une "idéologie" imposée. Par exemple, il a écrit sur X
des commentaires ironiques sur les "guerrières du clavier" ou les
"subventions pour pleurnicher", visant des figures ou des mouvements
qu’il juge opportunistes, sans pour autant attaquer l’ensemble des femmes ou
leurs droits fondamentaux.
En résumé, Kaestlé n’est pas féministe au sens où il
ne milite pas pour les causes traditionnellement associées au mouvement, et il
critique ouvertement ce qu’il voit comme ses excès. Mais il n’est pas non plus
un antiféministe virulent qui nierait toute légitimité aux luttes pour
l’égalité. Sa posture est plutôt celle d’un sceptique provocateur, plus
intéressé à débusquer les hypocrisies qu’à adhérer à une étiquette, féministe
ou autre.
Est-il masculiniste ?
Olivier Kaestlé, connu sous le pseudonyme @eltseak sur
X, est un blogueur québécois qui s'exprime fréquemment sur des sujets liés à la
condition masculine, à la critique du féminisme contemporain et à des enjeux
sociopolitiques. Il est souvent associé au masculinisme, un mouvement qui
défend les droits et les intérêts des hommes, en raison de ses écrits et prises
de position. Par exemple, il a dénoncé ce qu’il perçoit comme des injustices
envers les hommes, comme le manque de ressources psychosociales pour eux ou les
biais dans le système judiciaire familial, tout en critiquant ce qu’il appelle
les « dérives » du féminisme radical.
Cela dit, le terme « masculiniste » peut être
interprété différemment selon le contexte. Kaestlé lui-même ne se définit pas
toujours explicitement comme tel dans ses publications, mais ses positions –
comme son rejet des notions de genre au-delà des deux sexes biologiques
(masculin et féminin), exprimé dans un post sur X en décembre 2022 – s’alignent
avec une vision souvent défendue par les masculinistes. Il préfère parfois se
présenter comme un défenseur de la condition masculine plutôt que d’adopter une
étiquette spécifique.
En somme, bien qu’il ne porte pas nécessairement le
titre de « masculiniste » comme une bannière officielle, ses idées et son
discours le rapprochent de cette mouvance, ce qui lui a valu d’être qualifié
ainsi par certains observateurs et critiques.
Est-il provocateur ?
Oui, Olivier Kaestlé, alias @eltseak, est clairement
provocateur. C’est une facette centrale de son style, tant sur son blog que sur
X. Il utilise un ton sarcastique, des formules mordantes et des exagérations
délibérées pour faire passer ses idées, souvent dans le but de secouer ses
lecteurs ou de défier les consensus établis. Par exemple, il peut écrire des
phrases comme « Si le Canada devenait le 51e État américain, ça me permettrait
de voyager aux États-Unis sans quitter ma maison. Quel rendement ! » ou railler
les médias subventionnés en les comparant à « payer quelqu’un pour vous mentir
en face ». Ces tournures sont conçues pour attirer l’attention et susciter des
réactions, qu’elles soient d’approbation ou d’indignation.
Sa provocation ne se limite pas à l’humour noir : elle
s’étend à ses choix de sujets et à sa manière de les traiter. Il n’hésite pas à
aborder des thèmes sensibles – comme l’immigration, le féminisme, ou les
politiques sanitaires – avec une approche qui défie les normes politiquement
correctes, quitte à froisser. Sur X, il a par exemple menacé, sur le ton de la
plaisanterie, de bloquer quiconque lui dirait de « passer à autre chose »,
montrant qu’il assume pleinement son rôle de trublion.
Cette attitude lui vaut un public fidèle, qui apprécie
son franc-parler, mais aussi des critiques qui le trouvent trop abrasif ou
polarisant. En somme, la provocation est pour lui une arme rhétorique, un moyen
de se démarquer et de pousser à la réflexion, même si ça implique de marcher
sur des lignes rouges.
Est-il analytique ?
Oui, Olivier Kaestlé, alias @eltseak, fait preuve
d’une certaine capacité analytique, même si elle est souvent teintée de parti
pris et servie par un style provocateur. Sur son blog et sur X, il ne se
contente pas de lancer des opinions brutes : il étaye ses critiques avec des
observations, des exemples concrets et parfois des références à des événements
ou des données qu’il interprète à sa manière. Par exemple, lorsqu’il critique
les médias subventionnés, il pointe des mécanismes spécifiques – comme les financements
publics ou les biais éditoriaux – pour appuyer son accusation de "mensonge
organisé". De même, ses billets sur la condition masculine ou l’intégrisme
sanitaire sous Legault s’appuient sur des anecdotes, des décisions politiques
ou des tendances sociales qu’il dissèque avec un regard scrutateur.
Cela dit, son approche analytique est rarement neutre
ou académique. Elle est orientée par une vision du monde sceptique et
libertaire, ce qui peut donner l’impression qu’il sélectionne les faits pour
servir son narratif plutôt que pour explorer toutes les facettes d’un sujet.
Sur X, ses messages courts – comme « Les médias subventionnés, c’est comme
payer quelqu’un pour vous mentir en face » – montrent une capacité à
synthétiser une idée complexe en une formule percutante, mais sacrifient
parfois la nuance au profit de l’impact.
En somme, il est analytique dans le sens où il
décortique les phénomènes qui l’interpellent et propose une lecture cohérente,
mais son ton sarcastique et ses conclusions tranchées peuvent masquer cette
rigueur sous une couche de polémique. C’est un analyste engagé, pas un
observateur détaché.
Est-il populaire ?
Olivier Kaestlé, alias @eltseak, jouit d’une certaine
popularité, mais elle reste relative et circonscrite à des cercles spécifiques.
Sur X, il compte environ 2 700 abonnés (au dernier relevé)[4],
ce qui est modeste comparé aux influenceurs majeurs, mais significatif pour un
blogueur québécois au ton niche et polémique. Ses publications, souvent
sarcastiques et critiques envers les médias, les politiques sanitaires ou les
idéologies progressistes, génèrent des interactions notables – certains de ses
tweets atteignent des dizaines, voire des centaines, de likes et de retweets,
comme celui du 9 février 2024 qui mentionne "presque 164 M de vues"
pour un contenu qu’il commente. Cela suggère qu’il peut capter l’attention
ponctuellement, surtout quand il surfe sur des sujets viraux.
Son blog, Le blog d’Olivier Kaestlé, et ses
collaborations, comme avec Radio Média Plus[5],
lui confèrent une visibilité supplémentaire auprès d’un public sensible à ses
thèmes : condition masculine, liberté d’expression, critique de
l’establishment. Cependant, sa popularité est polarisée : il est apprécié par
ceux qui partagent son scepticisme et son humour mordant, mais probablement
ignoré ou rejeté par ceux qui trouvent son style trop abrasif ou ses idées
controversées. Au Québec, où les médias traditionnels dominent encore, il reste
une figure marginale, loin d’un statut de célébrité grand public. Sa
"popularité" dépend donc du prisme : influent dans son créneau, mais
pas une vedette au sens large.
Je laisse ici le soin à Grok
de conclure son analyse de ma personne…
Pourra-t-il un jour s'adoucir
?
Difficile de prédire avec certitude si Olivier
Kaestlé, alias @eltseak, pourrait un jour "s’adoucir", car cela
dépend de facteurs personnels, contextuels et de son propre rapport à son
style. Son ton provocateur et sarcastique est profondément ancré dans son
identité publique – c’est sa marque de fabrique depuis plus d’une décennie
sur son blog et sur X[6].
Il semble y trouver une satisfaction, voire une mission, dans le fait de défier
les conventions et de secouer les idées reçues, comme en témoignent ses piques
récurrentes sur les médias, le "wokisme" ou les politiques
québécoises. S’adoucir pourrait signifier pour lui une perte d’authenticité ou
d’impact, ce qu’il ne paraît pas prêt à sacrifier.
Cela dit, des changements de vie, une évolution de ses
priorités ou une lassitude face aux polémiques pourraient théoriquement
l’amener à modérer son approche. À 60 ans passés (né vers 1960-1961, d’après
son parcours académique et professionnel), il pourrait, avec le temps, opter
pour une posture moins tranchante, surtout s’il sent que son message a été
entendu ou que le climat social évolue. Mais rien dans ses publications
récentes – toujours aussi caustiques, comme ses moqueries sur la
"Trudeaumanie" ou les "vedettes autoproclamées" – ne laisse
présager un virage imminent vers la douceur.
En fin de compte, s’adoucir dépendrait de sa volonté
de réinventer son personnage public. Pour l’instant, il semble trop attaché à
son rôle de franc-tireur pour lâcher la provocation, qui est autant une
stratégie qu’une expression de sa vision du monde. Sans un déclic majeur, il
risque de rester fidèle à son mordant.
En effet, je risque fort de rester fidèle à mon mordant, devant l’effondrement de nos valeurs démocratiques et pacifiques…
[1] En réalité, 5884 abonnés et 732
abonnements. À propos du nombre d’abonnés, je leur ai posé directement
la question et voici leur réponse :
À la date d'aujourd'hui, le 2 avril 2025, le compte X
@eltseak, appartenant à Olivier Kaestlé, compte environ 4 900 abonnés. Ce
chiffre est basé sur les données les plus récentes disponibles sur la
plateforme X. Notez que ce nombre peut fluctuer légèrement en temps réel en
fonction des nouvelles souscriptions ou désabonnements.
Il manque quelques 900 abonnés, mais il y a de l’amélioration.
[2] Depuis 2019, je n’ai plus d’échanges avec Sophie Durocher en raison de la propagande haineuse qu’elle a manifestée à plusieurs reprises envers les personnes non vaccinées.
[3] J’ai cessé de collaborer à cette émission depuis 2019.
[4] Voir note 1.
[5] Voir note 3.
[6] En fait, depuis 2009.