samedi 20 décembre 2014

Un conte de Noël féministe…

Le premier décembre de l’an passé, la militante universitaire Fay Mean-East s’était levée en proie à une illumination qui allait accentuer ses instincts militants, déjà si aiguisés en ce milieu de temps des fêtes féministe.  Comme chacun sait, une neuvaine de sensibilisation commence chaque année le 25 novembre avec la Journée de lutte à la violence faite aux femmes, pour connaitre son apothéose le 6 décembre, et même au-delà, avec la tragédie de Polytechnique, moment idéal pour revendiquer à l’État Noël des budgets augmentés ou additionnels au nom de la si légitime et inusable cause des femmes.

Le père Noël, suppôt du patriarcat !
Il serait difficile d’évaluer avec justesse les millions de dollars que Marc Lépine a pu faire rentrer depuis 1989 dans les coffres des groupes féministes, mais il est évident que ces derniers lui restent plus que redevables dans l’édification d’un féminisme d’État fort, omniprésent et onéreux.  S’il savait, l’idiot se retournerait dans sa tombe.  Selon les sujets séditieux du groupe « masculiniste » l’Après-rupture, le féminisme d’État couterait environ 600 M $ par an au contribuable québécois.  Du point de vue de Mme Mean-East cependant, il s’agit d’un bien mince tribut à payer afin de redresser les torts causés par la vaste infamie patriarcale millénaire qui opprime toujours si obstinément les femmes à travers la planète.

Dans son inlassable quête de sensibilisation à cette atrocité, la chercheuse, sans cesse à l’affut de sujets inédits, avait alors revendiqué ce premier décembre une augmentation de budgets de recherches féministes à Lukewarm University, où elle disposait d’une modeste chaire au cout famélique d’un million $ répartis sur trois ans.  Malgré le sous-financement qui l’affligeait, Mme Mean-East avait réussi à se démarquer avec des parutions aussi éclairantes que De la toxicité du vernis à ongle envisagée comme une arme d'oppression phallocratique et Les agressions sexuelles sournoisement infligées aux secrétaires par chaises de bureau interposées.  Ces deux opus avaient fait sensation dans les milieux consacrés aux sciences dites molles en plus de contribuer à établir la notoriété de l’auteure.

Le père Noël, suppôt du patriarcat…

Outrée de constater que les garçons éprouvaient toujours autant de plaisir à jouer avec des camions et les filles, avec des poupées, Mme Mean-East avait multiplié depuis des années au père Noël ses revendications visant à inverser les destinataires de ces cadeaux stéréotypés.  Ceux-ci ne pouvaient bien évidemment qu’accentuer les inégalités homme femme dès l'enfance et confirmer les hommes de demain dans leur statut de privilégiés oppresseurs, et les filles, dans leur inconsciente aliénation aux diktats misogynes et patriarcaux.   Mais le père Noël, cette ordure reconnue, persistait à faire la sourde oreille, tare que son âge avancé ne pouvait qu’accentuer. 

Et c’est à ce propos que Fay Mean-East devait avoir son éclair de génie, évoqué plus haut, et dont voici les motivations.  Tant que le père Noël, ce salaud phallocrate, cet oppresseur millénaire, ce torrent ambulant de conditionnements sexistes, bref cet homme, devait exercer son privilège de rendre les enfants joyeux de façon misogyne, les petites filles continueraient à se trouver heureuses, mais resteraient opprimées. 

Sollicitant un appui auprès de l’imam islamiste Mohammad Ben Salâd, allié naturel des féministes d’État pour la reconnaissance respective de leurs causes et valeurs si accessoirement incompatibles, la militante devait essuyer un refus de ce dernier, pour qui la suppression pure et simple de Noël restait le but à atteindre.  Ben Salâd et ses acolytes  voyaient leur projet en bonne voie de réalisation, avec l’éradication des sapins et de la buche de Noël dans les écoles, de même qu'avec l’interdiction de souhaiter Joyeux Noël dans les édifices publics.  La militante n'allait pas s'avouer vaincue pour autant.

Consciente que les allégations infondées constituent des dommages collatéraux inévitables dans la reconnaissance de la cause des femmes, Mme Mean-East comprit instantanément, ce fameux premier décembre, le parti qu’elle pouvait tirer de la très grande promiscuité que son ennemi désormais juré entretenait avec les enfants.  

Les filles, voici votre ennemi de demain !
Oh, la naturelle délicatesse d’esprit de la féministe n’aurait pas toléré de porter des accusations formelles de pédophilie contre le père Noël, mais la répétition de soupçons adroitement orchestrée, assortie d’enquêtes maisons sur les agressions possibles, bien que non démontrées, sur les enfants par les lutins du phallocratique personnage, ne pouvaient que servir la si louable lutte aux stéréotypes de la militante. 

Bref, une saine diabolisation du père Noël et de ses acolytes, la création et l’entretien d’un climat, d’une atmosphère de suspicion salutairement toxique, pourraient faire la différence entre le maintien de l’autorité patriarcale d’un personnage bassement misogyne et l’inexorable marche de petites filles, l’avenir de l’humanité, vers la libération de leur oppression et vers l’accaparement de leur devenir. 

L’arrestation

Pas moins d’un an fut nécessaire afin de mettre ce plan audacieux à exécution.  Après l’obtention d’un maigre budget de recherche de 150 000 $, Mme Mean-East produisit un étude « démontrant » que les agressions sexuelles sur les enfants avaient tendance à augmenter vers le temps des fêtes.  L’hypothèse que le père Noël, qui visite intensivement à cette époque les foyers, y soit pour quelque chose, devenait donc à considérer sérieusement.  Comme prévu, aucune accusation avérée ne fut formulée; seuls des soupçons légitimement alarmistes furent médiatisés à l’approche du temps des fêtes, dans le cadre de la journée de sensibilisation de la violence faite aux femmes.

Devant de telles révélations, si savamment documentées et émanant d’une féministe d’État, universitaire de surcroit, le chef de police, légitimement perplexe, soutenu dans sa démarche par un juge dument conscientisé, procéda à l’arrestation du père Noël.  La forte médiatisation de l’affaire entraîna nombre de dénonciations de parents bouleversés d’apprendre que l’accusé avait pris leur progéniture sur ses genoux en plus d’entonner systématiquement un rire sonore.  Notre système judiciaire et policier n’avait d’autre alternative que de mettre de côté cet irritant qu’est la présomption d’innocence, l’arme des coupables, et de sévir.

Que de chemin à parcourir…

Forte de cette victoire éclatante sur le patriarcat, Fay Mean-East devait soudainement réaliser qu’elle se trouvait plus que jamais au pied d’une montagne à gravir. 

Combien d’études encore devraient être financées, et d’organismes féministes, se voir toujours davantage soutenus par l’État avant que les filles, l'élite de demain, puissent réaliser leur aliénation ?  Quand pourraient-elles enfin représenter, action positive aidant, 50 %, et surtout plus, des métiers traditionnellement masculins et des postes de pouvoir politique et privé, même quand ceux-ci ne les intéressent pas ?

Combien de temps faudrait-il encore avant qu’elles puissent, loin des stéréotypes, s’affranchir de leur identité sexuelle, acquérir le pouvoir, sur simple accusation, de faire condamner leur agresseur réel ou supposé, et surtout, éviter de sombrer dans le bonheur factice de se voir heureuse à la maison avec des enfants et un conjoint aimant…  Quelle horreur !

Après tout, le bonheur, c’est si antiféministe…

C’est sans doute pour cette raison que Mme Fay Mean-East s’excuse de ne pouvoir vous souhaiter de joyeuses fêtes.  Nous nous substituerons donc à elle pour ce faire, tant que notre État de droit n'aura pas compris que ces vœux frelatés constituent en fait une offense patriarcale, bien sûr…

jeudi 18 décembre 2014

L'incompétence policière au service des fausses allégations...

Comment expliquer qu'un homme faussement accusé d'agression sexuelle, mais disposant d'un alibi en béton, puisse se voir stupidement incarcéré en détention préventive pendant huit mois ?  Vous avez bien lu. C'est la déconvenue, aussi dramatique qu'évitable, qui s'est pourtant abattue sur Hassan Salem, 46 ans, qui poursuit en justice la police d'Ottawa pour un montant de 1,9 M $.  Je trouve qu'il n'en demande pas assez.  En bas de 10 M $, aucune entente possible.  

Hassan Salem, faussement accusé.
Tant et aussi longtemps que notre système policier n'adoptera pas une attitude préventive envers tout risque de manquement déontologique grave concernant les fausses allégations, il faudra sévir contre lui avec dureté.  Et tant qu'on y est, du temps de prison et la divulgation de l'identité des auteures de fausses allégations seraient la moindre des choses afin de prévenir un fléau social que nos dirigeants ne veulent surtout pas tenter d'évaluer, féminisme d'État « aidant ».  Or, les manipulatrices à l'origine d'accusations mensongères ne sont pratiquement jamais inquiétées ni même identifiées dans des causes pourtant médiatisées, comme c'est encore le cas dans l'histoire qui suit.

Un classique

Cette saga représente un classique parmi les nombreuses sources de conflits affectant les relations homme femme.  Un homme et une femme se rencontrent, se plaisent, mais pour quelque raison que ce soit, l'homme décide de partir, la femme ne l'accepte pas, et se venge en portant de fausses allégations.  Le vie de l'homme devient enfer.

Bien évidemment, il existe également des cas où la femme part et où l'homme sévit par la violence, souvent physique.  Mais voilà, même si notre système protège plus efficacement les menteuses que les vraies victimes féminines, la riposte masculine reste plus aisément détectable et punissable. Notre système policier et judiciaire encourage et soutient quant à lui la vengeance féminine par fausses allégations, en plus de garantir à la contrevenante une totale immunité judiciaire et journalistique.  

Par la magie de ce dogme voulant qu'il faut protéger les « vraies victimes » de la violence masculine, on n'inquiète nullement les auteures de fausses allégations, comme si les hommes dont elles détruisent trop souvent l'existence n'étaient pas, eux aussi, de vraies victimes.  Il faudra bien arriver un jour à admettre que les fausses accusations constituent une forme de violence aussi corrosive et destructrice que la violence physique, et infiniment plus pernicieuse.

Les faits

De « l'amour » au cauchemar...
C'est au printemps 2012 que M Salem entreprend une relation amoureuse avec sa future accusatrice dont, bien sûr, nous ignorons l'identité.  La relation prend fin en octobre et, selon le plaignant, la femme aurait mal pris la chose, au point de l'accuser faussement d'une agression sexuelle le 30 novembre 2012.  

Bien que l'homme, qui travaille comme remorqueur, ait fourni à la police d'Ottawa un relevé détaillé de ses déplacements qui ne pouvait que l'innocenter, les policiers se seraient trainé les pied jusqu'à la veille du procès, huit mois plus tard, avant de transmettre cette preuve salutaire disculpant l'accusé.  Pire encore, ce serait sur l'insistance du procureur de la Couronne, si les incompétents se seraient finalement exécutés...  Entre-temps, M Salem aura passé huit mois sans aucune raison en détention préventive, au frais du contribuable.

Pas un cas isolé

Comme je gère un blog traitant de condition masculine, le sujet des fausses allégations, mésestimé de nos dirigeants et nié par les féministes d'État, s'impose de lui-même.  J'ai eu l'occasion de m'entretenir par écrit et de vive voix avec des hommes victimes de ce fléau dont il faudra bien un jour mesurer l'ampleur et l'impact, de façon objective et sans biais idéologique.

Les féministes d'État, dont les Calacs, présumées spécialistes de la question des agressions sexuelles, affirment depuis une vingtaine d'années que les fausses allégations ne représenteraient que 2 % des accusations de ce crime, et ne résulteraient que d'erreurs de perception.  Aucune malveillance féminine n'est même soupçonnée.

Ce n'est pas l'opinion de Michel St-Yves, psychologue judiciaire d’expérience à la Sûreté du Québec, spécialiste des techniques d’interrogatoires policiers et chercheur, qui déboulonnait ce mythe, le 20 décembre 2004 dans Le Soleil, en affirmant que de 30 à 40 % des allégations d’abus ou d’agressions sexuelles étaient sans fondement en plus de résulter pour la plupart d’un désir de vengeance ou d’une volonté de capter l’attention. 

Michel St-Yves, chercheur crédible.
Esther Després, intervenante au Centre jeunesse de Québec, renchérissait dans le même article en affirmant même que les situations de fausses accusations lui donnaient plus de travail que les cas réels d’abus. 

J'ai constaté de mon côté que nombreux sont les hommes qui, après avoir survécu à l'enfer des fausses allégations, m'ont affirmé avoir perçu un parti pris évident des policiers au profit des accusatrices.  La plupart m'a déclaré avoir conclu que ceux-ci enquêtaient bien plus aisément à charge qu'à décharge, allant même jusqu'à écarter du revers de la main l'interrogatoire de témoins qui aurait pu les disculper rapidement.

Je me suis entretenu avec des hommes sensés, pondérés, mais dont certains m'ont avoué avoir éprouvé des envies suicidaires devant l'étau qui les étranglait, constitué d'une part du biais idéologique des policiers, aux yeux desquels la femme ne peut mentir et, d'autre part, du regard des gens, aux yeux desquels ils se sentaient condamnés d'avance avant même leur procès. 

À notre époque perturbée, où nous assistons, médusés, à une véritable thérapie de groupe collective d'où fusent des accusations d'agressions sexuelles de toutes sortes, réelles ou supposées, il demeure plus que jamais essentiel de garder à l'esprit que toutes les accusations ne sont pas nécessairement fondées.  


Tout comme les vraies victimes d'agressions sexuelles méritent réparation et justice, les vraies victimes de fausses allégations doivent se voir reconaître le droit, plus malmené que jamais, à la présomption d'innocence.

Des sanctions exemplaires devraient être servies aux policiers qui bafouent ce principe de base.  Quant aux auteures de fausses accusations, dans la mesure où la volonté de nuire est démontrée, des condamnations pour méfait public, un délit pourtant inscrit au code criminel, devraient leur être appliquées, de même que la divulgation publique de leur identité, ne serait-ce que pour prévenir de futures victimes.


C'est le tribut à payer pour toute société civilisée, soucieuse d'en arriver à un véritable équilibre social et judiciaire qui sanctionne, à défaut de les prévenir, les agressions sexuelles, tout en préservant les réputations et l'avenir même de citoyens qui n'ont rien a se reprocher.

Jamais les fausses allégations ne devraient représenter, comme certains idéologues insensibles le prétendent, les inévitables dommages collatéraux de la lutte à la violence faite aux femmes.  Jamais.

samedi 13 décembre 2014

La sécurité, c'est élémentaire, ma chère Watson...

Emma Watson
Imaginez qu'un représentant des services policiers de votre localité vous tienne le discours suivant : « On observe trop souvent que l’on s’oriente vers ce que le citoyen doit ou ne doit pas faire pour ne pas se retrouver cambriolé… comme par exemple ne pas laisser sa port débarrée, laisser au moins une lumière allumée la nuit, ramasser son courrier tous les jours, etc ! Cela est une erreur car ce processus déplace la responsabilité de l'auteur du vol vers la victime, en l’occurrence le citoyen. Cela doit cesser ! Un citoyen a le droit de laisser sa porte débarrée s'il le désire autant que d'éteindre les lumières si bon lui semble ! » 

Que penseriez-vous d'un tel porte-parole ?  Vous paraîtrait-il réaliste ?  Ne vous semblerait-il pas donner préséance à un idéal chimérique sur une attitude de prévention élémentaire ?  Auriez-vous confiance au jugement d'un tel individu ?  Certainement pas.

Un questionnement analogue m'est venu à l'esprit à la lecture du commentaire déjanté d'Emma Watson, nouvelle idole féministe et ambassadrice des femmes (que ça leur plaise ou pas) à l'ONU, dont le discours victimaire et formaté a fait récemment sensation au sein cette noble institution, qui s'est démarquée il y a plus d'un an en déclarant le 19 novembre journée mondiale des toilettes, sachant pertinemment que cette date était déjà réservée à la journée internationale des hommes depuis 1999.  

« This will hâve to stôppe ! »  - Emma Watson

Voici comment Mme Watson s'exprimait à cette occasion : « On observe trop souvent que l’on s’oriente vers ce que la femme doit ou ne doit pas faire pour ne pas se retrouver humiliée… comme par exemple ne pas s’habiller de telle ou de telle manière, ne pas se balader seule dans certains endroits, etc ! Cela est une erreur car ce processus déplace la responsabilité de l’auteur vers la victime, en l’occurrence la femme. Cela doit cesser ! Une femme a le droit de s’habiller comme elle le désire autant que de se balader où bon lui semble ! »

Bref, Mesdames, sortez toutes en g-strings à trois heures du matin dans le quartier le plus mal famé de votre ville, entre un bar louche et un repaire de motards criminalisés, tout ça au nom de la conscientisation des vilains hommes immatures et déconcertés par la présumée percée des femmes dans notre société. Bravo, Mme Watson !

Voilà un exemple parmi tant d'autres, qui démontre à quel point un discours féministe déresponsabilisant peut compromettre la sécurité de femmes suffisamment crédules pour s'y conformer aveuglément.  Les jeunes filles, qui pourraient s'identifier à leur idole, restent les premières victimes potentielles de ce genre d'escroquerie intellectuelle (Ici, le qualificatif « intellectuelle » est peut-être un peu surfait...).  


Que l'on soit locataire ou propriétaire, homme ou femme, adulte ou enfant, la prévention demeure une responsabilité citoyenne.  Et ce, sans discrimination quant au sexe...

samedi 1 novembre 2014

L'ambigüité de Julie Miville-Dechêne encourage-t-elle les victimes d'agressions sexuelles ?

C'est dans le contexte de la saga opposant Jian Chomeshi à son ancien employeur, CBC, ayant congédié cet animateur pour s’être adonné à des pratiques sexuelles sadomasochistes, que Julie Miville-Dechêne a jugé opportun de sortir de son placard et d’affirmer publiquement avoir subi une agression sexuelle étant jeune. C’est dans le but louable d’encourager les victimes de telles violences à dénoncer leur agresseur que la présidente du Conseil du statut de la femme a posé ce geste dramatique. 

Julie Miville-Dechêne
Une question : pourquoi JMD ne donnerait-elle pas  l’exemple en portant plainte contre son agresseur et en décrivant, sans détails « croustillants » mais clairement, l’agression subie ?  Loin de s’apparenter à de l’exhibitionnisme, une telle attitude aurait sans doute un effet d’entrainement autrement plus puissant sur les victimes que des déclarations qui impliquent, au contraire, que la féministe a préféré garder le silence devant la violence sexuelle qu’elle affirme avoir subi.

Qu’est-ce qu’une agression sexuelle ?

Une telle déclaration implique la nécessité de définir ce qu’est une agression sexuelle d’un point de vue féministe, puisque c’est une représentante de premier plan de ce mouvement qui prend position.  Selon les centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, il s’agit d’ « un acte de domination, d’humiliation, d’abus de pouvoir et de violence, principalement commis envers les femmes, les adolescentes et les enfants, contre leur volonté.

C’est imposer des attitudes, des paroles, des gestes à connotation sexuelle, sans le consentement de la personne, et ce, en utilisant le chantage, les privilèges, les récompenses, la violence verbale, physique ou psychologique. »

On constate d'emblée le biais idéologique d’une pareille définition.  Malgré la pléthore d’agressions sexuelles subies par les garçons, enfants et adolescents, dont regorgent les faits divers, on met l’accent sur les adolescentes.  Dieu merci, enfants est un mot masculin, mais on peut douter dans ce cas-ci que les garçons soient très considérés par les calacs.  Et que dire des victimes masculines une fois devenues hommes, particulièrement s'ils ont été abusés par leur mère.

À noter surtout l’interprétation extrêmement large et floue d’une agression sexuelle qui va nettement plus « loin » que celle du code criminel.  Dans le cadre d’une telle définition, impliquant « des attitudes, des paroles, des gestes à connotation sexuelle, sans le consentement de la personne », bien des gestes déplacés allant de la plaisanterie balourde à la banale grossièreté, ou au compliment maladroit, peuvent devenir matière à accusation. Il ne faudrait pas sombrer dans la paranoïa. 

Ce constat est d’autant plus vrai que la définition du code criminel canadien va droit à l’essentiel et reste d’une clarté dénuée de toute ambigüité : « L’infraction d’agression sexuelle comporte trois degrés de gravité. Il s’agit de l’agression sexuelle simple (art. 271), de l’agression sexuelle armée (art. 272) et de l’agression sexuelle grave (art. 273)1,2.

On est loin du geste déplacé...
Agression sexuelle simple (niveau 1) : Tout contact physique de nature sexuelle posé sans le consentement de la personne, allant des attouchements à la relation sexuelle complète.

Agression sexuelle armée, menaces à une tierce personne ou infliction de lésions corporelles (niveau 2) : Agression sexuelle dans laquelle l’agresseur porte, utilise ou menace d’utiliser une arme ou une imitation d’arme; menace d'infliger des blessures à une personne autre que la victime; inflige des blessures (lésions) corporelles à la victime; ou quand plusieurs personnes commettent une agression sexuelle sur la même personne.

Agression sexuelle grave (niveau 3) : Agression sexuelle au cours de laquelle la victime a été blessée, mutilée, défigurée ou encore que sa vie a été mise en danger par l'agresseur. »

Nous voilà bien loin des regards insistants, des sifflements dans la rue et des plaisanteries cochonnes de fins de party.  Se peut-il qu’à force de vouloir lutter contre la banalisation des agressions sexuelles, le mouvement féministe en soit arrivé à une telle dramatisation de celles-ci qu’il risque, par ses cris d’orfraie, de rater la cible et d’entrainer un je-m’en-foutisme accru d’un délit déjà suffisamment grave sans qu’il soit nécessaire d’en rajouter ?

Quelle crédibilité a JMD ?

À la lumière de ces observations, il serait judicieux de s’interroger sur les déclarations de Julie Miville-Dechêne du fait qu’il s’agit des propos d’une féministe qui, en principe, adhère à la définition des calacs, organismes subventionnés par l’État québécois dont le Conseil du statut de la femme relève directement. 

Comme la présidente ne donne pas de précisions sur l’agression subie, nous sommes en droit de nous demander si elle a été victime d’une agression de niveau 1, 2 ou 3, ou des propos grivois et avinés d’un mon oncle au cours d’un party du temps des fêtes.  Je sais, ma question peut sembler déplacée si JMD a vraiment subi une agression sexuelle telle que définie par le code criminel canadien, mais je crois qu’il faut la poser.

Les agressions sexuelles restent un drame humain bouleversant pour celles et ceux qui les ont subies.  Aussi reste-t-il judicieux de traiter le sujet avec toute la sobriété, le recul et la clarté qu’il nécessite si l’on veut conserver un indispensable équilibre entre la nécessaire dénonciation, voire la prévention de ce fléau, et la chasse au sorciers qu’une définition trop vaste et ambigüe ne manquerait pas d’entrainer. 

Dans cette optique, JMD devrait connaître, en journaliste compétente qu’elle a déjà été, la limite qu’Il faut savoir observer entre en dire trop, ou pas assez.

vendredi 17 octobre 2014

Montrez ces seins que nous ne saurions ignorer !

Avez-vous remarqué à quel point, si les valeurs changent, certains comportements perdurent ?  Prenons la bien-pensance, par exemple.  C’est fou comme cette attitude semble être passée d’un extrême à l’autre au cours des quelque cinquante dernières années, au point où les parias d’hier sont devenus les dames patronnesses d’aujourd’hui.

La bien-pensance n'est plus ce qu'elle était...
Comme leurs prédécesseurs, les bienpensants « modernes » sont persuadés que leurs valeurs sont les seules bonnes, que de s’en écarter ne peut mener qu’au chaos et que toute remise en question de leurs dogmes figés dans le marbre relèvent de l’hérésie.  Ils croient et affirment le plus sérieusement du monde qu’il vaut mieux réduire leurs opposants au silence que de tolérer leurs propos décadents, réducteurs, méprisants, quand ils ne sont pas haineux, selon leurs standards, bien sûr.

Quiconque tente d’afficher, même sans volonté de provocation,  une opinion contraire à leurs idées fixes qu’ils prennent pour la vérité avec un grand V sera immédiatement pris à partie et deviendra dans l’instant même la cible d’insultes et de procès d’intention.  Naturellement, aux yeux de ces sublimes détenteurs exclusifs de vérité, l’interprétation la plus nauséeuse de vos propos sera toujours la meilleure, même si elle n’a plus rien à voir avec ce que vous avez dit.

Dans la maison, point de salut !

Nos bienpensants du temps jadis croyaient dur comme fer que la place d’une femme ne pouvait se trouver qu’à la maison.  Toute volonté de s’aventurer dans le maléfique marché du travail annonçait un comportement délinquant, peu compatible avec le destin tracé d'avance de toute jeune femme de se consacrer à la vocation maternelle et aux soins prodigués à l’époux.

En ce début de 21e siècle, ce sont les femmes qui font le choix de rester à la maison pour élever leurs enfants qui se voient condamnées par nos bienpensants contemporains.  L’indignation de ces dames patronnesses des deux sexes atteint son paroxysme si d’aventure une femme ainsi « aliénée » ose déclarer aimer se faire belle pour son homme au retour du travail…

Non mais, est-elle assez attardée, celle-là !  Ne voit-elle pas qu’elle joue le jeu du patriarcat oppressant, qu’elle a abandonné tout libre arbitre, qu’elle n’est devenue qu’une prostituée exclusive, une bête de somme dont le travail ne sera jamais reconnu, qu’elle fait le sacrifice de sa carrière, et j’en passe, et des meilleures, sans doute…

Et moi qui croyais candidement que la vraie libération des femmes résidait dans leur droit de choisir le style de vie qui leur convient, qu’elles souhaitent rester à la maison ou conquérir le marché du travail…  Sans doute suis-je moi aussi dépossédé de mon libre arbitre…

Sein-féminisme, riez pour nous…

Duplessis, icône d'une bienpensance révolue...
Au temps de Maurice Duplessis et de l’emprise du clergé catholique sur le bon peuple, une jupe trop courte ou un décolleté plongeant avait vite fait d’attirer à celle qui osait pareille tenue des qualificatifs peu flatteurs : putain, guidoune, trainée, salope, fille à matelots, etc.  Une jeune fille ou une femme ainsi affublée courrait le risque de se voir ostracisée et considérée comme une femme « de mauvaise vie », une fille « facile ».  Et puis, peut-être avait-elle perdue sa virginité avant le mariage ?  Juste ciel !

De nos jours, en partie sous l’influence de cette mode, lancée par les femen, qui consiste à montrer ses seins partout au nom de l’égalité homme femme, nos bienpensants, apparemment toujours hantés par notre passé collectif religieux, semblent croire dur comme fer que le soutien-gorge est resté l’arme ultime du patriarcat misogyne et toute manifestation de pudeur, la résultante d’une oppression religieuse fanatisée.

L’argument « massue » de ces gentils idéologues réside dans le fait que, si les hommes peuvent se promener torse nu, les femmes devraient avoir le même droit, surtout en période de canicule.  Comme la vaste majorité des hommes que je connais ou que je croise sur la voie publique, je ne sors jamais de chez moi sans avoir le torse couvert, pour des raisons élémentaires et évidentes de pudeur et de respect de ma personne.  Que quelques douchebags improvisés ressentent le besoin d’afficher leurs abdos ne me parait pas une raison suffisante pour les imiter.  Mais je suis sans doute cléricalement aliéné.

Le Huffington Post a publié récemment deux articles sur la revendications des seins nus en public, le premier à propos d’une initiative prônant ce choix et ayant pour thème GoTopless, instaurée par nul autre que… Raël (Féministes et extraterrestres, quand les grands esprits se rencontrent…) et l’autre, rédigé par une journaliste ayant choisi de se promener les seins nus, sans doute dans le but louable d’écrire une page d’histoire du journalisme d’investigation, au risque d’attraper un coup de soleil sur les mamelons.  Ces articles restent davantage instructifs et divertissants par les interventions de bienpensants qui les suivent que par leur contenu. 

Mais les bienpensants ne sont pas toujours d’accord.  Prenez l’exemple de la blogueuse Judith Lussier, d’Urbania, qui se disait terrorisée (ses propres termes) par les regards masculins quand elle marchait dans la rue vêtue de sa petite robe blanche.  Imaginez comment elle pourrait se sentir, les seins nus sur la voie publique ?  Comment, par ailleurs, afficher des poitrines féminines dénudées devant le plus grand nombre d’une part, et dénoncer d’autre part l’hyper sexualisation de nos jeunes filles ?  On s'interroge encore...

La poursuite d’idéaux  « élevés » ne va par toujours de… pair avec la cohérence, apparemment !  Voilà ce qui arrive quand on se prend pour des agents de changement de notre devenir collectif… Misère !

L’hétérosexualité, une preuve d’homophobie ?

Cette intolérance qui naît de l'intolérance...
Avant la Révolution tranquille, la reconnaissance de l’homosexualité restait la revendication d’esprits jugés dépravés et nécessairement pédophiles.  Les malheureux qui osaient afficher pareille orientation sexuelle se voyaient stigmatisés sur le champ par des âmes sensibles aussi ulcérées qu’intolérantes.

De nos jours, c’est à se demander, devant certaines prises de position du lobby LGBT, invariablement acoquiné avec celui des féministes radicales, si l'on n’est pas en train d’assister à l’émergence d’une nouvelle tare appelée hétérophobie.  En effet, le mouvement qui défend becs et ongles le mariage gay et l’homoparentalité se révèle curieusement le même qui s’oppose à la garde alternée, n’hésitant pas à présenter les pères hétérosexuels comme des batteurs des femmes et des prédateurs pédophiles. 

En France, des slogans plus qu’évocateurs illustrent bien cette tendance hétérophobe : Mieux vaut une paire de mères qu’un père de merde ! ou Les lesbiennes font des parents hors père ! 

Sous l’influence de féministes radicales comme Andrea Dworkin et Catharine MacKinnon, notamment, qui affirment que l’hétérosexualité n’est rien de moins qu’un instrument d’oppression patriarcale envers les femmes, des bienpensants, sous le couvert de l’ouverture à la différence, se livrent à de curieuses manœuvres de prosélytisme homosexuel par le biais des études de genre, cette idéologie fumeuse qui prétend que l’hétérosexualité n’est pas biologique mais exclusivement culturelle.

La fumisterie – pour ne pas parler d’idiotie - voulant qu’on peut choisir son orientation sexuelle comme on choisi un manteau dans un magasin est en train de se répandre auprès des enfants des systèmes scolaires suédois, français et, bientôt, chez nous au Québec.  Nos bienpensants, prenant leurs lubies pour la réalité, semblent davantage préoccupés par l’idée fixe de prouver leur point de vue absurde que par le bienêtre des enfants qu’ils risquent de perturber pour longtemps.  Ces illuminés ne savent plus faire la différence entre nécessaire tolérance de la différence quant à l’orientation sexuelle et prosélytisme forcené.

Haro sur « l’islamophobie » !

Toujours avant la révolution tranquille et les swinging sixties, il était bien vu, chez les bienpensants d’alors, d’afficher la plus profonde réserve, pour ne pas dire le plus farouche mépris, envers tout ce qui n’était pas Canadien français de souche, blanc et catholique pratiquant.  L’étranger était regardé de haut et soupçonné des pires bassesses.  Même les Français, nos plus proches parents par la culture et la religion, étaient perçus comme des dépravés potentiels, enclin à l’athéisme, à l’alcoolisme, à l’adultère et à l’homosexualité.

Mieux vaut éviter les photos de 
particuliers musulmans, ces temps-ci...
Nos bienpensants actuels se sont persuadés d’une illusoire ouverture d’esprit en prêchant, par réaction à notre passé collectif, l’attitude exactement contraire.  Ainsi les militants inclusifs croient que toute immigration doit se voir accueillie comme un cadeau du ciel, pourquoi pas d’Allah lui-même, qui ne peut qu’enrichir notre culture, du coup perçue comme nécessairement limitée et repliée sur elle-même.  Hors de l’immigration, point de salut !

Aux yeux de ces braves gens, aussi naïfs que décalés, il demeure plus adéquat de s’intéresser aux multiples variétés de couscous que de se demander si les valeurs de nos nouveaux venus sont bien compatibles avec les nôtres.  Quiconque tentera de mettre en doute cette capacité d’adaptation de la faction extrémiste de la communauté musulmane, par exemple, qui suscite tensions et inconfort partout en Occident, se verra taxé de racisme, de xénophobie, et affublé du substantif si commode d’islamophobe…

Les bienpensants jugeront louable de trouver arriérés et réactionnaires des gens qui contestent et dénoncent des coutumes et positions aussi barbares que l’homophobie (que ces mêmes idéologues n’hésitent pas à dénoncer chez des gens d'ici), la misogynie (même incohérence), la séquestration des femmes à domicile, les heures de piscine pour musulmanes seulement, les femmes médecins exclusivement pour ces dernières, l’exigence de lieux de prières dans des établissements publics mais le refus des sapins de Noël dans les mêmes espaces, l’imposition d’aliments halal dans les cafétérias d’écoles et ailleurs, les cabanes à sucre sans jambon, la tentative d'imposer le niqab dans les garderies familiales (position défendue par la FFQ), et j’en passe.

Au nom du respect de la différence, les bienpensants jugent inconvenant de critiquer pareilles aberrations mais trouvent judicieux de tenter de museler par une culpabilisation malhabile quiconque dénonce ces dérives flagrantes qui érodent peu à peu notre sérénité sociale au mépris de la culture d’une société d’accueil beaucoup trop tolérante.  Des étudiants britanniques sont allés jusqu'à refuser de condamner l'État islamique au nom de la lutte à l'islamophobie.  Comme quoi même pour la bêtise, il existe une relève...

En conclusion…

De par la rigidité de sa pensée et sa manie d’ériger en dogmes des pseudos vérités, la bien-pensance actuelle ressemble à une maladie de l’esprit, un cancer de la lucidité qui poussent ceux et celles qui en sont atteints à se croire seuls dépositaires de valeurs suprêmes, quand ils ne se prennent pas pour des leaders spirituels ou des pionniers d’un changement social dont les bénéfices illusoires n’existent que dans leur esprit surmené et inconsciemment fanatisé.

Tenter de les réveiller reste peine perdue.  Gardons-nous à tout le moins de laisser radoter ces idéologues à gogo, non pas en tentant, comme eux, de les museler, ni même en perdant notre temps à les contredire, mais bien en affirmant nos positions – authentiquement – humanistes et en ne redoutant pas le jugement de ces malades qui s’ignorent.

vendredi 27 juin 2014

Avenir : vers une société féministement québécoise...

Projetons-nous dans l'avenir et tâchons de nous représenter ce à quoi pourrait ressembler notre société québécoise à l'apogée du féminisme militant.  Sans doute à un avant-goût du paradis terrestre, non ?  Où l'égalité homme femme serait enfin devenue la norme absolue ?  Lançons-nous dans le temps, et consultons les entrefilets médiatiques du futur qui suivent, inspirés par cette idéologie dominante.  Tâchons ensuite d'anticiper vers quels progrès le féminisme pourrait nous mener, ainsi que nos institutions, dont le Barreau du Québec.  Les mêmes exemples pourraient tout autant provenir de tout pays occidental où le féminisme d'État a force de loi.  Imaginez le bonheur...

Refus de don de sperme obligatoire

Le sperme, c'est la vie...
Le 21 février 2027, Marcel Labonté-D'amours a été condamné à 5000 $ d'amende et à dix dons de sperme obligatoires pour avoir refusé sa contribution annuelle de cinq dons séminaux au Centre de procréation assisté du Québec (CPAQ). Comme si son crime n'était pas assez odieux, l'individu a également été reconnu coupable d'hétérosexualité au premier degré avec intention de faire jouir sa voisine, un fait malencontreusement attesté par celle-ci et par les témoignages de voisins accablés par les cris de la victime.  L'agression étant survenue la nuit, l'accusé a été de plus reconnu coupable de tapage nocturne.  S'ajouteront à sa peine initiale six mois de prison ferme.

Est-il nécessaire de rappeler que l'hétérosexualité a été criminalisée en 2022 à titre de déviance sexuelle patriarcale et ne peut exceptionnellement se voir autorisée qu'à des fins reproductives dans le cadre d'une union de fait ou maritale garantissant progéniture et pension à venir aux épouses souffrant de la même affliction hétérophile, hélas, toujours dominante dans notre société !   Les contributions obligatoires au CPAQ seront sollicitées du coupable manu militanti, si nécessaire, et ce jusqu'à ce que sperme s'ensuive. 

Violence conjugale par omission

Le 30 mars 2029, Carl Lebon-Paiement a été reconnu coupable de violence conjugale par omission, de désertion de foyer et de refus de s'acquitter de ses obligations alimentaires envers les enfants qu'il aurait éventuellement pu avoir avec Gisèle Malenfant s'il avait consenti à l'épouser trente ans auparavant quand elle attendait de lui qu'Il lui en fasse la demande pendant leurs études collégiales.  Non seulement la demande n'a-t-elle jamais été faite, d'où le chef retenu de violence psychologique par absence imposée, mais la victime, en proie à une violente dépression, a tenté à trois reprises de mettre fin à ses jours, deux fois par absorption massive de Life Savers, et une troisième en faisant de l'exercice. 

Un autre triste cas d'irresponsabilité...
Loin de représenter des circonstances atténuantes, le fait que l'homme n'ait jamais tenté d'entrer en contact avec la victime a au contraire aggravé son cas, tandis qu'il avouait candidement à la Cour ne même pas se souvenir de la plaignante.  Compte tenu du fait que l'accusé, selon Mme Malenfant, aurait dû lui faire la cour il y a trente ans, la fiancer l'année suivante pour l'épouser l'année d'après, et compte tenu aussi du fait qu'elle estime qu'il aurait dû lui donner au moins les trois enfants dont elle rêvait, pourquoi pas la même année sous forme de triplets, la Juge Lédwah-Khroshu a condamné l'accusé à verser une pension alimentaire pour la femme qu'il n'a jamais épousé et une autre pour les trois enfants dont il l'a si injustement privée.  

Les montants des pensions tiendront compte du fait que, même adultes, les enfants auraient pu nécessiter le soutien financier de leur père pour faire de hautes études, et incluront des arrérages de 28 ans, la moindre des choses.

Les vraies victimes, enfin identifiées

Une autre sordide affaire de détournement majeur, survenue dans une école secondaire de Québec, a connu son juste dénouement, ce 3 octobre 2025, avec la condamnation de Jérôme Lamoureux, 15 ans, pour avoir honteusement séduit sa professeur de musique, Mme Jeanine Dupire, 32 ans, profitant ainsi du fait que la vie sexuelle de cette dernière avec son mari était, selon les dires de la victime, tombée au neutre.  Le jeune délinquant devra subir une cure de désintoxication hétérosexuelle dans un centre jeunesse où il demeurera en garde fermée pendant deux ans.  Nos sympathies à la victime qui, lentement, reprend goût à la vie.  Espérons qu'elle saura retrouver une existence normale après une aussi bouleversante épreuve.

De graves injustices, enfin redressées...
Une tragédie scolaire n'attendant pas l'autre, Guillaume Lefort-Têtu, 14 ans, a été reconnu coupable le 9 août 2027 de ne pas avoir compris les explications mathématiques de son enseignante, Martha-Théo Rêmes, 40 ans.  L'agression est survenue dans une école secondaire de Shawinigan.  Le fait que la victime ait admis au directeur de l'établissement ne pas avoir elle-même assimilé la matière enseignée n'a pas été retenu par la juge Lapierre-Durocher, qui a préféré prendre en considération le traumatisme évident de la plaignante, perturbée au point de suivre une thérapie chez les Alcooliques anonymes alors qu'elle n'avait jamais bu une goutte d'alcool.  Une telle confusion a aussitôt éveillé l’empathie de la magistrate, restée sourde aux objections de simulation de la défense.

Ces regards qui violent

Un cas particulièrement vicieux d'agression sexuelle par contact visuel prolongé vient d'être sanctionné dans la région de Montréal ce 28 avril 2026.  L'agresseur, Jean-Jacques Beauregard, partisan du Canadien de Montréal, a été reconnu coupable d'avoir ainsi agressé sa victime, une femen qui lui barrait le chemin avant un match lors d'une manifestation contre les éliminatoires au hockey, sport patriarcal et misogyne.  Cette atteinte à la pudeur a été jugée d'autan plus odieuse que la militante s'est vue bouleversée du fait que sa poitrine ne retienne pas davantage l'attention du forcené.   

Par son geste délibérément violent, Beauregard a enfreint la plus récente disposition du code criminel canadien sanctionnant tout regard adressé à une femme dont la durée excéderait 30 secondes, peu importe le contexte de l'agression.  Line Laterreur-Lagacé, porte-parole du Groupe d'aide et de lutte contre les agressions à caractère X (GALACX), s'est dite réjouie de la victoire de sensibilisation remportée dans la reconnaissance de la violence sexuelle subie par les femmes.  

Victimes à jamais...
Et notre militante de renchérir : « Nos dirigeants ont compris que l'ancienne statistique voulant qu'une femme sur trois sera un jour victime d'une agression sexuelle était bien en deçà de la vérité.  En fait,  trois femmes sur trois seront un jour agressées.  On n'arrête pas le progrès. »

Les valeurs féminines

Même si les valeurs féminines innées ne peuvent exister, puisque les études de genre féministes ont démontré que ce qui différencie les hommes des femmes reste purement culturel et n'a donc rien à cirer de la biologie, lesdites valeurs sauront néanmoins guider notre société vers le nirvana idéologique où l'égalité homme femme sera enfin la norme.  Imaginez un gouvernement féministe chez qui la suprématie des femmes, contrebalançant le patriarcat destructeur, étendrait sa bienfaisante influence dans toutes les sphères de la société pour son bien ultime !  Moi, j'en frémis.

dimanche 8 juin 2014

Quand le hijab devient bâillon...

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, c'est tant à titre personnel que dans une perspective collectiviste que je prendrai la plume afin de commenter une saga qui se poursuit dans la plus grande indifférence médiatique malgré les enjeux fondamentaux qu'elle représente pour la sauvegarde de notre vie démocratique et de notre liberté d'expression.  

Louise Mailloux, attaquée.
Je veux parler de la poursuite bâillon « en diffamation » de 120 000 $ intentée par la militante islamique Dalila Awada contre Louise Mailloux, militante laïque, contre Philippe Magnan, qui opère le site Poste de veille, et contre Vigile.net, qui a diffusé quatre textes d'opinion que Mme Awada a décrété diffamatoires.  

Je ne suis pas visé personnellement par la poursuite, mais je reste néanmoins l'auteur de deux des quatre textes « diffamatoires » publiés dans Vigile.net, soit « Féminisme » islamique : quand le masque tombe, le hijab reste, déjà paru dans le Huffington Post, et Les islamistes félicitent déjà Couillard..., qui annonçait la débandade du PQ aux dernières élections.  J'endosse toujours chaque syllabe de ces textes.

J'ajoute que j'aurais pris position de toute manière sur la question brûlante de la poursuite, mais que je le fais aujourd'hui d'autant plus intensément que c'est également mon droit de citoyen de m'exprimer sur un sujet controversé qui se trouve remis en cause par elle.  Comment expliquer l'attitude de Dalila Awada autrement que par la thèse d'une agression victimaire, mais implacable, visant à museler quiconque remet en cause la légitimité de ses motivations à contester la charte et, surtout, à faire la promotion du hijab, instrument d'oppression des femmes dans les pays écrasés par l'islam politique ?

Que ça choque sa délicate sensibilité ou pas, on emprisonne, torture, mutile et tue des femmes qui refusent de porter cet oripeau.  Quand on affiche une position aussi déconnectée et dénuée de solidarité envers des femmes opprimées, il est inévitable de se voir accuser, à tort ou à raison, d'entretenir des sympathies pour le moins contestables envers des éléments parmi les moins recommandables de notre société.   Quand a-t-on vu, par ailleurs, des musulmans affranchis de l'usage arriéré du voile islamique infliger des sévices aussi abjects et infamants aux femmes qui, comme la militante de Québec solidaire, prétendent le porter par choix personnel ?

Quand on n'a pas d'arguments...

La violence, qu'elle soit physique ou morale et économique, par l'agression judiciaire visant à faire taire des adversaires en les ruinant financièrement, reste l'arme de gens qui n'ont pas d'arguments à faire valoir contre eux.  Comment expliquer qu'une femme disposant d'une tribune publique et invitée par tous les médias ne trouve pas en elle les ressources de contester les arguments de Mme Mailloux ou de M Magnan ?  Dans une société démocratique et civilisée, c'est ainsi qu'on défend ses positions ou sa réputation.  Quand on se sent légitimé par ses convictions, bien sûr.

Le bâillon, compatible avec la démocratie ?
Si les arguments de ces deux porte-parole sont si faibles et contestables, pourquoi ne pas leur river leur clou publiquement ?  L'opprobre qu'ils s'attireraient pour avoir parlé à travers leur chapeau les discréditerait pour longtemps et le tour serait joué.  Mais est-ce seulement possible ?  Leurs prétentions sont-elles si infondées et diffamatoires que la musulmane le prétend ?

Loin de calmer le jeu en sa faveur, Mme Awada accréditera par son geste insensé la thèse voulant qu'elle soit téléguidée par une mouvance fanatisée et ce, qu'elle le soit ou pas.  Cette perception pourrait se voir renforcée par l'étonnement de voir une simple étudiante en sociologie de l'UQÀM en mesure de se payer les services de l'onéreuse Anne-France Goldwater.  Cette dernière a bien prétendu que sa cliente bénéficierait d'un tarif préférentiel, mais qui a confiance en la parole des avocats ?

Aucun média n'a risqué de sondage sur la pertinence d'une telle poursuite.  Dommage.  Il existe pourtant un site, The Muslim News, qui prétend lutter contre « l'islamophobie », qui a tenté l'aventure.  C'est bien pour dire...  Ce média social a posé cette question : Dalila a-t-elle raison de poursuivre ?  79 % de répondants ont répondu simplement : non.  Clair, non ? 

Par delà Awada...

Si notre Justice devait s'abaisser à donner raison à Dalila Awada, elle ouvrirait une brèche déplorable qui scellerait pour longtemps notre droit légitime à débattre d'enjeux sociaux aussi incontournables que sensibles.  Le chantage victimaire musèlerait alors notre droit de parole et les agresseurs victimes de toutes déviances idéologiques contrôleraient le débat populaire avec la complicité de nos institutions démocratiques.  Quel paradoxe ce serait alors de nous voir imposer le bâillon au nom d'une société juste et tolérante !

À ce stade, déterminer si Dalila Awada est partisane de l'islam radical ou pas n'importe plus.  Les enjeux vont bien au-delà de sa petite personne.  Il est évident que les ténors de cette mouvance rétrograde, comme tout autres extrémistes, récupèreraient à leurs fins prosélytes un verdict favorable aux prétentions de la femme voilée.  C'est cette dérive délétère qui doit être à tout prix évitée.  

Des enjeux dépassent la petite personne d'Awada.
 Sitôt la poursuite entreprise, la riposte s'est organisée et la mobilisation citoyenne bat son plein.  Louise Mailloux, la société des amis de Vigile et Philippe Magnan, épaulé par l'éditeur Daniel Laprès, ont entrepris de tenir tête à la militante islamique.  Il n'est pas jusqu'au parti québécois qui vient de sauter dans l'arène pour soutenir inconditionnellement sa candidate défaite dans Gouin.  

La poursuite de Dalila Awada, peu importe les motivations de cette dernière, n'aura été que l'élément déclencheur d'une manipulation odieuse, qui va bien au-delà de la susceptibilité exacerbée d'une gamine inexpérimentée incapable de vivre avec les conséquences de ses positions.  

Ce serait un comble si notre société civile et civilisée permettait à des groupes d'individus aux valeurs arriérées et déshumanisées de la museler en raison de la démesure même de sa propre tolérance.

Envers Trump, la modération n’a pas toujours meilleur goût…

Donald J Trump Jamais, de mon vivant, n’ai-je vu personnalité politique aussi polarisante que Donald J Trump.  Même George W Bush n’était pa...