jeudi 18 avril 2013

Incroyable, une femme condamnée pour fausses allégations !

... Et au Québec, par-dessus le marché !  L'événement est si exceptionnel qu'il aurait mérité la première page du Journal de Montréal.  De son côté, ce média n'aurait pas dû rester le seul à en parler.  Dans une société où règne une chloroformante rectitude politique, liée à une idéologie réfractaire à la reconnaissance de problématiques masculines, un tel événement n'aurait cependant pas davantage fait la une, puisque les condamnations pour fausses allégations auraient été monnaie courante.  ...Ou peut-être pas, puisque les auteures - des femmes et adolescentes, pour la plupart - se sachant désormais imputables, y penseraient à deux fois avant de se livrer à leurs projets malveillants ou mythomanes.  

Manipulatrices : désormais imputables ?
C'est là la perspective sociétale la plus souhaitable, à laquelle ce fait divers ouvre peut-être une porte.  On peut toujours rêver, non ?  Il y a pourtant matière à espérer : malgré une tendance lourde de la Justice à fermer les yeux sur les fausses accusations les plus évidentes, au motif que leur condamnation pourrait pénaliser les vraies victimes de violences - qui renonceraient, croit-on, à dénoncer - le juge Louis-Paul Cullen a décidé qu'une mère de famille mériterait cette fois - qui n'est pas coutume - un verdict de condamnation assorti d'un montant de 20 000 $ à payer au père de ses enfants.  Il faut le lire pour le croire...

Abordant cette affaire une première fois, je l'avais située dans le contexte précis d'un méfait public, délit sanctionné par le code criminel canadien.  Un lecteur m'a fait remarquer, en commentaire, qu'il s'agissait plutôt d'un verdict rendu dans le cadre d'un procès en droit civil québécois pour diffamation.  C'est exact.  Cette distinction ferait, selon lui, que « nous sommes toujours à la case départ. »  Je ne partage pas ce constat.

Bien qu'une condamnation pour méfait public, sanctionnée par le code criminel, aurait eu une portée plus significative, le verdict du juge Cullen, rendu en faveur d'un père contre une mère, dans le contexte litigieux, comme nous le verrons, d'une lutte pour la garde d'un enfant, n'en demeure pas moins un événement qui mérite d'être souligné, une lueur dans les ténèbres.  Militants et supporters de la condition masculine n'hésitent pas à parler d'un précédent.

Séparation... à l'amiable ?

La femme en question, répondant au nom fictif de Sarah, dans l'article du Journal, pensait probablement que la tendance à la sacralisation de la parole d'une mère, dans les cas litigieux de séparation et de garde d'enfants, allait lui assurer l'impunité.  Si elle avait su...

Les déboires de Xavier (nom fictif), son conjoint, débutent après leur séparation, en janvier 2006, alors que de trop fréquentes disputes, parfois violentes, précise-t-on dans l'article, auront eu raison de leur union de dix ans, qui leur aura néanmoins donné un fils.  Les deux parents agissent alors de façon responsable et s'entendent sur la garde partagée comme mode parental privilégié.  Jusqu'ici, tout va pour le mieux.  On aura beau cesser d'être conjoints, on n'arrête pas pour autant d'être parents.

L'autre femme

La bonne entente sera de courte durée, puisqu'en octobre de la même année, Xavier fera la rencontre d'une autre femme.  Est-ce la jalousie envers son ex, une rivalité avec sa nouvelle flamme pour l'amour de l'enfant, peut-être ces deux motifs entremêlés, toujours est-il que Sarah, d'ex-conjointe admettant la nécessité pour son fils de la présence de son père, se transformera en intrigante prête à tout pour lui nuire et lui dérober son enfant.

Nouvelle conjointe : début des hostilités...
Au diable la médiation entreprise au lendemain de leur rupture !  Sarah amorcera désormais une lutte sans merci en vue de s'accaparer le fils et d'écarter le père.  Un courriel de ce dernier, informant son ex qu'il ne renoncera jamais à la garde de son enfant, jettera de l'huile sur le feu qui mènera à une interminable, onéreuse et stérile procédure judiciaire dont notre Justice familiale détient le navrant secret.

Hors d'elle, Sarah déposera alors une plainte pour violences soi-disant commises par Xavier lors de leur vie commune, allant même jusqu'à persuader sa fille de 18 ans, née d'une union précédente, d'accuser son ex beau-père de deux agressions.  Ces fausses allégations auront pour conséquence l'arrestation de notre homme, puis sa libération, faute de preuves.  Il sera néanmoins privé de la présence de son fils pendant quelques semaines, le temps que la poussière retombe, à défaut de voir la boue disparaître.

Ce revers n'arrêtera pas Sarah.  Elle s'acharnera à propager de fausses rumeurs dans l'entourage de son ex au point de provoquer une situation conflictuelle entre sa nouvelle conjointe et lui.  «Elle me faisait passer pour un abuseur de femmes, violent avec les femmes et les enfants», devait-il déclarer à la journaliste du Journal de Montréal.  Devant la vindicte de son ex, Xavier entamera une poursuite en diffamation, avec le résultat que l'on sait, la virago ayant mordu la poussière.

Un cas extrême ?

La situation de Xavier n'a rien de surprenant.  La Justice québécoise affichant trop souvent un parti pris non avoué mais tacite envers la gent féminine,  l'homme aux prises avec l'appareil judiciaire se voit fréquemment contraint de prouver sa bonne foi, tandis que celle-ci est présumée standard chez son opposante, par la magie de ce qu'on appelle les valeurs féminines, faut-il présumer.  

Une telle attitude encourage fatalement la prolifération des fausses accusations qui, selon l'auteur, professeur et psychologue judiciaire Michel St-Yves, véritable spécialiste de la problématique des agressions sexuelles, représenteraient entre 30 et 40 % des plaintes dans ce domaine.  Dans les cas de violence conjugale, ce pourcentage pourrait grimper jusqu'à 70 %, tant le protocole d'intervention en violence conjugale - selon lequel on arrête systématiquement l'homme, même quand c'est lui la victime d'une agression de sa conjointe - ouvre la porte à tous les abus, en garantissant l'impunité à l'agresseure.

Cas extrême ne veut pas dire cas rare....
«C'est un cas extrême, devait affirmer l'avocate de Xavier, Me Dominique Goulet.  En 25 ans de pratique, je n'ai pas souvent vu ça.»  Parlait-elle du délit, du procès ou du verdict ?  Ceci étant posé, nous n'en savons pas davantage sur ce qu'il est advenu de la garde, partagée ou non, de l'enfant.  De nouvelles rentrées de fond en perspective dans le vaste tiroir-caisse juridique ?  Avec des dommages et intérêts de 20 000 $, Xavier pourrait avoir de quoi financer cette éventuelle entreprise, mais les bureaux des avocats sont tapissés de jugements non exécutoires, et rien ne garantit que notre homme verra un jour la couleur de son argent...

Le commentaire de la magistrate, d'une franchise pour le moins discutable, se comprend, par ailleurs, s'il ne s'approuve pas.  S'il fallait qu'elle admette la fréquence de causes impliquant de fausses allégations, il lui faudrait également convenir du fait que le système qu'elle représente les encourage forcément.  C'est toute la crédibilité du Barreau du Québec qui serait mise sur le grill.  Mieux vaut faire comme si les femmes intrigantes et manipulatrices ne représentaient que des cas fâcheux, certes, mais exceptionnels.  En réalité, les cas «extrêmes», pour reprendre l'expression même de Me Goulet, n'ont rien de très rares, même si l'on souhaite qu'ils ne représentent pas un majorité.

La vraie rareté

En fait, la véritable rareté, dans toute cette affaire, c'est qu'une mère ait été condamnée pour fausses allégations, envers un père, de surcroît, et dans un contexte de lutte pour la garde d'un enfant, par-dessus le marché.  Ça, c'est vraiment exceptionnel, même s'il ne s'agit que de diffamation et non de méfait public.  C'est l'inexplicable et injustifiable rareté des condamnations dans ce type de cause, surtout, qui pourrait entacher la crédibilité déjà vacillante de notre Justice.  Même si Xavier ne devait jamais encaisser l'argent auquel il a droit, sa victoire recèle une portée symbolique indéniable.  Un signe des temps ?

Imaginez si le public devait prendre acte de la permissivité offerte et de l'irresponsabilité encouragée par l'aveuglement volontaire de nos robes noires.  Essayez par ailleurs de vous représenter la chute du chiffre d'affaires de près de 16 000 avocats familialistes, s'il fallait que les accusatrices mensongères, conscientes des risques qu'elles encourraient de se voir démasquées et condamnées, renonçaient à s'en prendre à leur ex-conjoint.  L'horreur...

Vers de nouveaux marchés...

C'est dans la perspective non avouée de continuer à se nourrir de la misère, immédiate ou provoquée par ses soins, que la magistrature québécoise, spécule sur de nouveaux marchés.  L'exemple le plus probant de ce sinistre plan d'affaires, qui subordonne l'intérêt social aux considérations les plus mercantiles, demeure le «combat» d'Anne-France Goldwater (AFG), féministe radicale autoproclamée, dans la cause qui opposait Éric à Lola.   Rappelons que cette dernière devait mordre la poussière de justesse par une seule voix en Cour suprême en janvier dernier.  Il s'en est fallu de peu que 1,2 millions de Québécois vivant en union libre ne se retrouvent mariés de force par cette inadmissible initiative.  

AFG, figure de proue du droit québécois...
Mais qu'à cela ne tienne, la riposte ne s'est pas fait attendre.  Notre gouvernement péquiste devait précipitamment mettre sur pied un comité d'études mandaté en vue de réexaminer le cadre de l'union de fait.  Font partie de ce comité, comme il fallait s'en douter, des intervenants aussi sympathiques... à Lola que le Barreau du Québec, la Chambre de notaires du Québec et l'inévitable Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, dont la devise semble «Je dépend, donc je suis.»  Curieusement, aucun organisme favorable à la décision de la Cour suprême n'est représenté...

Non content de chercher à multiplier les causes de pensions entre ex conjoints dans le cadre des unions de fait, dans un Québec où le mariage reste en perte de vitesse, notre Justice pourrait créer une jurisprudence pour le moins inusitée, avec le cas de cette ancienne maîtresse qui réclame de son ex riche amant une compensation pour rupture d'un million de dollars... Imaginez les causes qui pourraient se multiplier si notre magistrature, aveuglée par le profit facile, donnait raison à semblable parasite.

C'est dans un tel contexte que l'improbable victoire de Xavier prend une valeur significative.  Improbable, vraiment ?  Dans un Québec où l'on anticipe que le revenu des hommes sera bientôt inférieur à celui des femmes, plus scolarisées, tandis que la pauvreté des hommes, à 9,7% de leur population, dépasse déjà celle de femmes, à 9,0 %, que la gent masculine se voit désormais majoritaire parmi les assistés sociaux, les chômeurs et les itinérants et que l'écart salarial entre les hommes et les femmes n'est plus que de 10 %, la gent féminine pourrait bien représenter un gibier d'avenir...

Et c'est sans doute sous le douteux prétexte de rendre - enfin - justice aux hommes opprimés, et de corriger les erreurs du passé, néanmoins commises, on s'en doute, avec les meilleures intentions, que les fausses allégations féminines pourraient alors s'avérer un marché pour le moins lucratif, une voie d'avenir.  Just follow the money...

vendredi 12 avril 2013

École des Plants : en chaque père sommeille un pédophile...

Si vous imaginez que l'ère des grenouilles de bénitier, punaises de sacristie, femmes esseulées pudibondes, mères de familles armées de chapelets vengeurs ou dames patronnesses à l’œil sévère était derrière vous, détrompez-vous !  Une ère nouvelle pourrait bien prendre naissance à Clergy (Val d'Oise), France, où un père de famille sans reproche vient de se voir ostracisé par deux viragos au cri strident et au scandale facile. 

Frédérick Boscia, père spolié.
Que je vous raconte cet événement à prime abord aussi ridicule qu'insignifiant, mais qui pourrait devenir lourd de conséquence si, dans un pays où le féminisme militant se montre nettement plus agressif - du moins médiatiquement - que dans le nôtre, d'autres esprits fanatisés s'inspiraient de ce triste exploit.

Figurez-vous qu'il aura suffi à une mère de famille, suffisamment perturbée au plan émotionnel pour voir en chaque homme un prédateur sexuel latent, pour convaincre Ève Coviaux, directrice de l'École maternelle des Plants, à la santé mentale manifestement aussi vacillante, d'exclure un père séparé, Frédérick Boscia, d'une sortie à la piscine sous prétexte que, potentiellement dangereux, le malheureux ne devait en aucun cas se retrouver dans le vestiaire mixte où les enfants se changeraient.  Aucun problème, cependant, avec le fait que des femmes se trouvent elles-mêmes en compagnie de garçons dans la même situation... 

Le choc pour le papa a été d'autant plus inattendu qu'il participait régulièrement aux activités de l'école que fréquente sa fille, qu'il ne voit que quelques jours par mois, et dont il pouvait par ce moyen se rapprocher.  

Têtue comme une mule

Qu'une mère de famille sans intelligence adresse à une école une requête absurde, motivée par une paranoïa sexuelle misandre, ça arrive.  La bêtise et la méchanceté se retrouvent chez tous et toutes, nonobstant l'âge, le sexe, la race ou le statut social.  Mais qu'une directrice d'école, chargée de maintenir l'équilibre, le calme, la prudence, le discernement et l'esprit de justice - dans un établissement aussi fondamental, au plan des valeurs à inculquer aux adultes de demain - sombre dans pareil accès d'imbécilité et de haine des hommes, c'est renversant.  Et condamnable.  Cette femme mérite la porte.

Patrick Guillot, du GES.
Son comportement est d'autant plus répréhensible que, malgré la correspondance qui lui est adressée par le père désireux de trouver un terrain d'entente, la mégère garde obstinément le silence.  Dans un texte co-signé par Patrick Guillot, du Groupe d'études sur les sexismes (GES) et Fabrice Méjias, président national de SOS PAPA, paru dans le site même du GES, on apprend que le conjoint de la mère fanatisée à l'origine de cette dérive est allé jusqu'à administrer une raclée au père spolié.  Quel couple finement agencé que celui qui réunit une brute épaisse à une sociopathe.

À la suite de cet événement, Guillot et Méjias établissent les précisions qui suivent.

M.Boscia annonce avoir porté plainte contre l’auteur des coups qu’il a reçu stoïquement (5 à 7 coups de poing et un "coup de boule"), et poser une réclamation contre la Directrice de l’école auprès de Monsieur Dominique Baudis, Défenseur Des Droits, pour discrimination en raison de son genre masculin.

 
M.Boscia tient à préciser que :

- l’opposition à cet accompagnement de jeunes enfants des deux sexes dans le vestiaire n’est pas initiée par une personne se réclamant d’une quelconque religion.
- il a proposé en vain à la directrice plusieurs solutions ou compromis : utiliser le 2ème vestiaire de la piscine pour séparer les sexes, faire passer alternativement filles et garçons dans le même vestiaire, ne pas transiter par le vestiaire commun mais pouvoir surveiller sa fille et les autres enfants sur le bord du bassin.
Les associations signataires déplorent à cette occasion l’ambiance perpétuelle de suspicion et diffamation à caractère sexuel pesant sur les pères à l’occasion des divorces, certes sans aucune suite judiciaire de la part des Juges Aux Affaires Familiales, mais malheureusement aussi sans aucun rappel à l’ordre envers les accusatrices.

Le droit des pères

Cet événement, mettant en scène des protagonistes aussi misandres qu'écervelées, s'inscrit dans une sinistre mais révélatrice continuité mettant de plus en plus en relief l'injustice et le sexisme vécu par les hommes, nommément les pères, et dont l'événement des pères à grue, à Nantes, a été le révélateur en février dernier.  Devant un certain remous médiatique suscité par les protestations de Frédérick Boscia, l'inspection académique du Val d'Oise devait tenter une maladroite opération de damage control en interdisant à tous les parents, mères comme pères, l'accès aux vestiaires pour enfant.  

Bien sûr, pareille reconnaissance du sexisme envers les hommes attire son lot de résistance de la part de porte-parole féministes qui, en France comme au Québec - pour ne pas dire partout en Occident où le féminisme d'État est devenu tentaculaire - ressentent comme une menace à leur hégémonie toute allusion au fait que les hommes, comme les femmes, vivent des problématiques liées au sexisme et à l'exclusion. 

Des médias, en mal de sensations fortes, peu scrupuleux quant à la recherche de la vérité et craintifs devant les foudres de pareilles fanatiques, sont devenus leurs valets, espérant cotes d'écoute et revenus publicitaires.  Voilà où en est le journalisme d'enquête en France, comme le récent passage de France 2 dans notre belle province l'a démontré.  La journaliste Nathalie Sapena a dû rentrer bredouille à Paris, sans avoir trouvé les masculinistes haineux et misogynes qu'elle était venue y chercher.  Depuis sa diffusion, son reportage a même été retiré des ondes...  Au Québec, les représentants des médias ne sont guère plus éthiques, cependant.

Aurélie Fillod-Chabaud, chercheuse.
Parlant de Français venus, comme cette journaliste, sous le faux prétexte de donner l'heure juste sur la condition masculine, je m'en voudrais de passer sous silence le douteux passage de cette doctorante en sociologie à l'Institut universitaire européen, Aurélie Fillod-Chabaud, venue rencontrer Lise Bilodeau, de l'Action des nouvelles conjointes et nouveaux conjoints du Québec, en plus de consulter ses archives.  Est résulté de cette rencontre la publication d'un article calamiteux réduisant les revendications légitimes des pères spoliés à l'habituel discours féministe sur les masculinistes béotiens et irresponsables envers leur progéniture. 

Nul doute que des initiatives aussi malhonnêtes s'inscrivent dans un contexte calamiteux, tant médiatique qu'universitaire, qui conditionne le tissus social français et québécois en le transformant pour le pire.  On prend des préjugés pour des évidences, la haine pour de la vertu.  C'est ainsi que des intelligences primitives et limitées, semblables à celle des deux femmes à l'origine des déboires de Frédérick Boscia, peuvent en arriver à se sentir autorisées à poser des gestes hostiles, discriminatoires et diffamatoires en s'imaginant agir pour le bien de la collectivité.  Triste et malsain paradoxe que d'opprimer l'intègre pour protéger le vulnérable.

samedi 6 avril 2013

France 2, une télé... guidée par Patrick Jean ?

Il y a quelques semaines, un militant de longue date des droits des pères m'informe par courriel qu'une journaliste de France 2, une nommée Nathalie Sapena, veut l'interviewer sur la condition masculine à la suite d'un événement qui a fait la manchette en France au cours duquel deux pères ont revendiqué leurs droits - bafoués, affirment-ils  - envers leurs enfants, au sommet d'une grue.  Mon correspondant semble inquiet, redoutant que ses propos ne soient récupérés de façon à le faire passer pour un homme des cavernes d'extrême droite qui milite pour un retour du patriarcat oppresseur envers les femmes, et qui célèbre, comme il se doit, la Saint-Marc-Lépine, chaque 6 décembre, pour commémorer dans l'euphorie le massacre de 14 jeunes filles à Polytechnique.  

La cause des hommes, selon France 2.
Tel est le refrain à la mode entonné jusqu'ici dans les médias, plus récemment en France, sous la baguette du docu-menteur Patrick Jean, auteur du long-métrage féministe intitulé La domination masculine, qui serine sur toutes les tribunes qui lui sont offertes son concerto ordinaire sur le complot patriarcal, en victimite majeure. Selon cet idéologue à gogo, le masculinisme, né au Québec en 1989, est devenu une telle menace que ce James Bond d'opérette, après avoir infiltré, au péril de sa sécurité personnelle, l'antre de douteux activistes montréalais, redoute maintenant de succomber, s'il remet le pied en sol québécois, sous les balles d'une milice armée masculiniste, désireuse de lui rentrer sa duplicité dans la gorge.  Ajoutons à ce portrait peu reluisant que M Jean considère les masculinistes comme paranoïaques...

Malgré ce contexte calamiteux, je conseille à mon interlocuteur de tantôt de faire parler les faits, les chiffres, les études, comme il en a le talent, et de mettre les émotions de côté.  Il me rétorque qu'il a connu de mauvaises expériences par le passé et qu'il craint d'en ajouter une nouvelle.  Il décide, afin de montrer que la défense de la condition masculine intéresse plusieurs personnes au discours argumenté et crédible, de référer des noms de militants et d'organismes, parmi lesquels Lise Bilodeau, présidente-fondatrice de l'Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec (ANCQ), ainsi que votre humble serviteur.  

Quelques jours après, Lise Bilodeau m'informe que je devrais avoir des nouvelles de Mme Sapena.  Cette journaliste affirme de son côté à mon interlocuteur qu'elle ne cherche à piéger personne, ni à faire la promotion de quelque idéologie que ce soit, sans doute par souci d'objectivité et de respect du droit légitime du public à l'information, bien entendu.  

Allo, allo, allo...

Nathalie Sapena, journaliste ?
Le lendemain, au retour du travail, je trouve sur mon répondeur un message (numéro confidentiel) dans lequel une voix féminine au très fort accent français, répète : Allo, allo, allo, avec une diction qui n'est pas sans rappeler Peter Sellers dans le rôle de l'inspecteur Clouseau, en version originale anglaise.  Ça commence bien, me dis-je, à propos d'une journaliste incapable de s'identifier correctement, comme tout professionnel le ferait.  

Dans les jours qui suivent, six mars, je reçois ce courriel de Mme Sapena : Bonjour.  Je vous contacte sur les conseils de X (mon correspondant), car je prépare un reportage pour l'émission Complément d'enquête sur France 2 un reportage (sic) sur la place des hommes dans la société, et j'envisage d'aller faire un tour au Québec, qui me semble plus avancé en matière de réflexion sur ce sujet.  J'aimerais beaucoup discuter avec vous si vous êtes disponible.  Très cordialement

Je réponds que je suis ouvert et lui laisse mes coordonnées téléphoniques.  Elle me répond le lendemain : Je vous appelle aujourd'hui dès que le décalage horaire me le permet.  Cordialement.  La nuit tombée, aucune nouvelleConstatant, dans les jours qui suivent, que des messages presque monosyllabiques apparaissent de temps à autre sur mon répondeur, tandis que je suis au travail et, pour être certain cette fois que la journaliste me rejoigne, je lui donne le 13 mars par courriel mon numéro de cellulaire.  

M Kaasteul... M Kaasteul... M Kaasteul...

Malgré cette précaution, je retrouve par la suite d'autres tentatives sur mon répondeur résidentiel, cette fois avec une voix masculine, qui m'interpelle : M Kaasteul... M Kaasteul... M Kaasteul... Décidément, à France 2, la présentation, c'est pas leur tasse de thé...  Chez nous, les journalistes savent au moins leur nom.  Le 18 mars, je relance Mme Sapena, lui réexpédiant par courriel mon numéro de cellulaire.  Le lendemain, elle m'écrit qu'elle me téléphonera le soir même, dès son arrivée à Montréal.  Le soir même, cette fois encore, aucune nouvelle.  

C'est à mon travail, tandis que je m'occupe de patients psychiatrisés, heureusement cette fois tranquilles, qu'elle me téléphone le lendemain, 20 mars.  Elle s'informe sur mon engagement dans la cause des hommes, sur ma profession et me pose quelques questions qui démontrent un certain intérêt pour le sujet qu'elle doit traiter, avant de s'informer sur le chemin pour se rendre dans mon patelin, Trois-Rivières, et de me dire qu'elle me rappellera le lendemain.  Ce fut la dernière fois que j'eus des nouvelles de cette journaliste... par elle-même.

Le lendemain, c'est Lise Bilodeau qui m'apprend que ma rencontre, comme la sienne, ont été annulées en raison... d'un bris de caméra.  Imaginez une journaliste, qui arrive à grands frais de France, et qui se laisse arrêter par semblable détail.  La prendriez-vous au sérieux ?  Ce problème n'a pourtant pas empêché Mme Sapena de réaliser une entrevue à Montréal avec Daniel Laforest, de Fathers4Justice. Lise Bilodeau avait cependant tout organisé pour recevoir dignement la journaliste, au cours d'un buffet avec des membres de son association et d'une rencontre avec la station FM 93. 

Lise Bilodeau, de l'ANCQ.
Pas plus de professionnalisme que de savoir-vivre à France 2, donc, mais ce n'est pas tout.  Au début de la semaine suivante, j'apprends, toujours par Lise Bilodeau, que, non seulement Mme Sapena a finalement dégotté une caméra fonctionnelle, mais qu'elle était le samedi même à Trois-Rivières pour rencontrer des membres du Réseau Hommes Québec... Nul doute que ces hommes étaient des interlocuteurs aussi valables que moi, mais pourquoi une telle comédie pour en arriver là ?  Et Lise Bilodeau qui n'a jamais été interviewée...

Mon correspondant avait raison...

Imaginez la qualité des efforts d'investigation de France 2 avec un titre pareil : La croisade des "masculinistes"... La présentation annonçant le reportage de Mme Sapena aurait pu être rédigée par Patrick Jean lui-même : Il y a aussi ces hommes qui se revendiquent comme anti-féministes. Leur mouvement est né au Québec, dans les années 90. On l'appelle le masculinisme. Des hommes qui dénoncent la domination des femmes. Au XXIe siècle, ils n'hésitent pas à réclamer le droit au retour de l'ordre ancien, celui où les femmes étaient soumises aux hommes…  À noter la finesse des caractères gras, sans lesquels le public habituel de France 2 risquerait de ne pas saisir ces enjeux cruciaux, on s'en doute...

Mme Sapena ne voulait piéger personne, naturellement, avec ce portrait du Québec, qui, selon ses propres dires, lui semble plus avancé en matière de réflexion sur ce sujet (la place des hommes dans la société).  Soulignons la mention qui suit cette introduction foireuse, qui démontre à quel point le discours est orienté : En plateau, l'invitée est Safia LEBDI, conseillère régionale EELV (Europe Ecologie - Les Verts), féministe, fondatrice de Ni Putes, Ni Soumises, soutien des Femen, groupe contestataire féministe d'origine ukrainienne.  Aucune mainmise féministe sur l'information en France, dites-vous ?  Récupération, quand tu nous tiens...

Et c'est reparti pour un tour avec Marc Lépine...

 Une icône de la mythologie féministe.
Comme s'il existait un lien évident entre la condition masculine, ceux qui la défendent et la violence faite aux femmes, Mme Sapena et ses complices, Antoine Husser et Vincent Gobert, nous resservent le plus éculé des clichés de la mythologie féministe : Polytechnique et Marc Lépine.  Cet événement est célébré, faut-il le préciser, non pas par des masculinistes attardés, mais par des féministes radicales hostiles aux hommes dont l'attitude des plus fanatiques peut encore se voir résumée par cette formule désormais historique : En chaque homme sommeille un Marc Lépine.

La première moitié du reportage avait pourtant bien démarré, avec une approche presque humaine des hommes dits roses et de la réalité des pères privés de contact avec leurs enfants.  Les porte-parole trifluviens, filmés au cours d'un activité dans une cabane a sucre, sont présentés de façon un rien condescendante mais sympathique, tandis que Daniel Laforest et Andy Srougy, des Fathers4Justice, semblent à un moment très émus par leur situation.  

Polytechnique vient tout gâcher, avec, notamment, une entrevue de la sœur de l'une des 14 victimes, dont les commentaires, qui auraient été à leur place dans un documentaire sur le sujet, détonnent et choquent au cours d'un reportage sur la place des hommes, comme si la violence meurtrière en constituait un passage obligé.  Le problème, dans cette optique, n'est nullement la personne interviewée en soi, mais le choix éditorial de fort mauvais goût de l'avoir présentée dans un tel contexte.

S'ensuit la rituelle entrevue avec la mère du tueur de masse, qui n'apportera toujours aucune réponse à son geste insensé et, heureusement, le mot de la fin laissé à Daniel Laforest, qui dénoncera la récupération idéologique du massacre.  Mais le mal est fait, et Polytechnique restera gravé dans l'esprit du téléspectateur français moyen.  Reste à savoir si le public de l'hexagone, aux prises avec des porte-parole féministes nettement plus agressifs dans l'espace public que les nôtres, au Québec, se montrera réceptif à cette nouvelle dérive.  

L'amour hétéro, cauchemar féministe ?
Il est permis d'en douter, après la réaction du peuple français à cette goutte qui pourrait faire déborder le vase, soit le mariage pour tous et, surtout, à sa corollaire, l'homoparentalité, qui semble indiquer un ras le bol difficile à passer sous silence. Une telle attitude populaire pourrait bien traduire une volonté qui n'a que peu à voir, comme les idéologues féministes cherchent à nous le faire croire, avec le rejet homophobe ou le retour des femmes vers l'âge de pierre.  Cette volonté pourrait au contraire refléter l'affirmation de la nécessité de balises tenant compte d'une nature humaine qui ne relève nullement de conditionnements sociaux, mais bien de ce qu'il existe de plus inné chez les hommes comme chez les femmes.  

Aucune idéologie ne peut durablement se substituer à cet incontournable état de fait.

dimanche 31 mars 2013

Quand l'establishment féministe se veut... constructif.

C'est avec une maladresse touchante, devenue au fil des ans sa marque de commerce, d'une présidente colorée à l'autre, que le Conseil du statut de la femme (CSF) est sorti récemment de sa quiétude pour sensibiliser gouvernement et population sur la tragédie vécue par les femmes sur les chantiers de construction.  Asseyez-vous et veillez à disposer d'une boîte de kleenex non loin de vous afin de vous prémunir contre l'assaut de chiffres désolants qui va suivre.

À gauche, Julie Miville-Dechêne, du CSF.
Selon le CSF, le secteur de la construction serait le plus traditionnellement masculin, avec un taux de 98,7 % d'hommes qui cultiveraient, nous informe-t-on, des valeurs de virilité - oh, le vilain mot - à l'ombre desquelles la femme serait perçue comme une menace.  Comment ne pas ressentir jusque dans nos os tout ce que ces propos évoquent du tentaculaire complot patriarcal qui, inlassablement, guette les femmes, tel le renard tapis aux alentours du poulailler ?

Comme il fallait s'en douter, les femmes assez téméraires pour s'aventurer dans cette chasse-gardée masculine sont nécessairement victimes de discrimination, de harcèlement et d'intimidation, au point où 60 % d'entre elles quitteraient le domaine cinq ans après leur arrivée sur ce terrain miné par les comportements grossiers et misogynes de leurs collègues masculins.  C'est après avoir rencontré... une dizaine de travailleuses (sic !) mais lu bon nombre d'études, que les enquêteuses du CSF en sont arrivées à ce constat accablant.  

Un esprit mal tourné - pourquoi pas le mien ? - pourrait se demander comment on peut en arriver à d'aussi sombres conclusions à partir d'un échantillonnage aussi mince, mais le CSF n'a pas pour habitude de s'enfarger dans les fleurs du tapis quand vient le temps de positions et de chiffres aussi dramatiques qu'himalayens.  

Pas de danger que le manque d'intérêt, comme dans le cas des hommes pour l'enseignement ou la profession d'infirmier, puisse être évoqué comme explication de la sous-représentation féminine dans le domaine de la construction.  Ce n'est pas vrai (...) qu'elles ne sont pas intéressées, affirme Julie Miville-Dechêne, présidente du CSF, c'est qu'elles se confrontent à des barrières dès l'embauche.  Bien sûr...

JMD ne va pas jusqu'à nier l'évidence de la force physique moins développée des femmes  comme facteur désavantageant, mais relativise d'une manière plus que douteuse cette tendance pourtant flagrante : Il est vrai que les hommes sont plus forts, mais il y a des femmes fortes et des hommes maigrelets, il faut briser ces stéréotypes.  Le mot est lâché !


Femmes et hommes : mêmes possibilités ?
Ayant travaillé huit ans dans une usine, je me rappelle des confidences du directeur des ressources humaines à l'effet d'une tentative louable d'intégration de personnel féminin.  Après quelques essais, il fallut se rendre à l'évidence : les candidates n'avaient ni la force physique, et encore moins l'endurance nécessaires à transporter les briques et à supporter la chaleur torride des fours qui devaient les cuire.  Certaines avaient même perdu connaissance dès leur première journée de travail.  Par contre, d'autres femmes avaient démontré des compétences certaines comme mécaniciennes, dans la mesure où la force physique n'était pas requise.  

Ceci dit, le Québec serait la pire province au Canada quant à la représentation féminine en construction, avec 1,3 % d'effectifs, en comparaison de 5,9 % en Alberta.  Cette comparaison a de quoi faire sourire, quand on songe au portrait souvent réducteur que nous entretenons des résidents de cette province, dont la population masculine, souvent présentée comme une congrégation de machos finis, devrait donc représenter le pire obstacle à l'intégration des femmes, en comparaison de nos hommes roses québécois.  Ce constat ne semble pas avoir effleuré l'esprit de la présidente du CSF.

Toujours une société distincte...

Parlant d'hommes roses, saviez vous que le Québec est la province qui regroupe le plus d'hommes occupant la profession d'infirmier, avec presque 10 % des effectifs ?  Se pourrait-il que cette surreprésentation masculine, jointe à la sous-représentation féminine en construction, soit attribuable à un profil ethnique, culturel, le nôtre, davantage latin,  interrelationnel et tourné - pour le meilleur et pour le pire - vers ce qu'on appelle un peu niaisement les valeurs féminines ?

Cette percée masculine est d'autant plus impressionnante qu'en 1970, le Québec se classait bon dernier quant au nombre d'infirmiers.  Aucun Conseil du statut de l'homme, pas plus que de politique de discrimination positive n'a été nécessaire pour opérer cette transformation radicale.  Chapeau les gars !


Le Québec, bon premier pour les infirmiers.
Les hommes seraient par ailleurs davantage attirés par les soins critiques et la santé mentale, avec des pourcentages respectifs de 13 % et de 20 %.  Ils resteraient aussi fidèles à leur profession que les femmes : parmi ceux qui ont obtenu leur permis d'exercice au Québec depuis 1990, 84 % exercent toujours leur métier.

Malgré cela, le gouvernement envisagerait des avenues en vue d'attirer davantage d'hommes dans la profession d'infirmier, le tout se faisant sans tenir de propos alarmistes ni gronder les établissements hospitaliers qui pratiqueraient de la discrimination à l'embauche.  L'intérêt moindre des hommes pour cette profession est perçu, à juste titre, comme la principale raison de leur plus faible représentation.

Dans cette perspective, on peut s'interroger sur la pertinence du quota minimal de 3 % de femmes par entreprise en construction que veut imposer le Conseil du statut de la femme, quitte à menacer de ne pas octroyer de contrat gouvernemental à tout soumissionnaire qui ne rencontrerait pas ce standard.  

Loin de favoriser l'intégration des femmes, une telle mesure contribuera à les marginaliser et à les présenter comme des êtres sans colonne vertébrale nécessitant protection, un portrait qui ne pourra que favoriser le mépris envers elles sur les chantiers de construction.  Le CSF réalise-t-il à quel point son attitude s'avère encore plus misogyne que celles qu'il entend dénoncer ?

dimanche 24 mars 2013

Printemps des pères, automne des féministes ?

Il n'en est pas question dans nos médias québécois, comme c'est le cas pour la plupart des événements en lien avec la condition masculine, mais le Printemps des pères connaît en France un intérêt certain, au fur et à mesure que des pères excédés par l'injustice des lois familiales françaises recourent à des moyens spectaculaires pour arriver à sensibiliser l'opinion publique.  

Nicolas Moréno, père à grue.
L'incident de ces pères, privés de contact avec leurs enfants, juchés au sommet de grues en février dernier a été l'amorce d'un mouvement qui a connu un retentissement international, n'en déplaise à nos médias obnubilés par une rectitude politique digne du Conseil du statut de la femme.  De tels faits d'armes ne sont pas sans évoquer le geste d'éclat d'un certain Andy Srougi qui avait bloqué en 2005 le pont Jacques-Cartier, afin de dénoncer les mêmes iniquités vécues par nombre de pères québécois.  

On comprend que semblables événements viennent perturber la quiétude des féministes radicales françaises, aussi soucieuses que nos activistes québécoises de préserver des privilèges étatiques, tant légaux que monétaires, si chèrement acquis au prix de luttes héroïques.  La simple perspective d'entrevoir des hommes opprimés demeure contraire à l'ordre sociétal qu'elle ont voulu imposer.  Pour l'instant, ces militantes bourdonnent fébrilement comme des guêpes surprises dans leur nid par quelques bonnes dégelées d'insecticide.  Comment faire taire ces hommes, empêcheurs de tourner en rond (tourner en rond reste l'une des  activités préférées des féministes étatiques) ?  Que faire pour éteindre l'incendie médiatique que ces béotiens viennent d'allumer ?

Vers un nouveau complot patriarcal...

Parmi les présumés whistle blowers de ce nouveau complot patriarcal n'existant que dans leurs esprits surchauffés, mentionnons Patrick Jean, ce documentariste persuadé qu'il ne pourra retourner au Québec, après avoir abusé de la confiance de masculinistes québécois, sans s'exposer aux représailles d'une milice armée !  Toujours en proie aux mêmes lubies, Jean affirmait récemment que les associations masculinistes misogynes préparaient des actions coup de poing dans toute la France ce jeudi 21 mars. Elles avaient selon lui planifié d’escalader grues et monuments pour alerter les médias et pour véhiculer des idées réactionnaires à caractère homophobe, misogyne et raciste.  À Paris, leur projet aurait été, toujours selon ce douteux informateur, de monter sur la Tour Eiffel pour y déplier une banderole. 

Nous imputant à nous, infâmes masculinistes québécois, une part de responsabilité dans ce déferlement de revendications, le cinéaste prétend observer notre influence pernicieuse en territoire français depuis qu’il a tourné au Québec La Domination masculine, sorti en 2009, pathétique long-métrage féministe pour lequel il s’est infiltré dans les milieux qualifiés par lui de masculinistes à Montréal. 

Patrick Jean
Finalement, l'action des pères rebelles aura été des plus pacifistes, bien que subversive, avec pour but avoué de demander au gouvern​ement français de réagir concrètement et rapidement à ce problème de société, des pères divorcés privés de leurs enfants.  Ces militants auront mené une action symbolique au Puy-en-Velay, en affichant plusieurs banderoles au sommet d'une grue du chantier du musée Crozatier, pour s'inscrire concrètement dans le mouvement national intitulé Le printemps des pères.  On constate sans peine toute la dangerosité terroriste d'une telle association coup de poing...
 
Ce collectif ayant pour dénomination Un parent de trop, qui rassemble une vingtaine de membres, a déjà été reçu le 6 mars dernier par la présidente du tribunal du Puy-en-Velay et participera prochainement à la marche des pères, une action nationale organisée à Paris le 9 juin prochain.  Vite, M Jean courrez vous cacher sous votre lit, en récitant votre chapelet, le cul à l'air, de crainte qu'un vilain masculiniste ne vienne vous y traquer, armé d'une kalachnikov... 


L'imposture du féminisme universitaire


J'ai déjà dénoncé le féminisme universitaire, si déviant qu'il est impossible, dans nos universités québécoises, de discuter de condition masculine autrement qu'à travers le prisme déformant de l'habituelle ritournelle d'un mouvement d'extrême droite, frustré des percées légitimes des femmes et désireux de les ramener à l'âge des cavernes, à mâcher des peaux d'animaux et à faire la lessive avec une planche au coin d'une rivière.  Mes seuls contacts avec un universitaire français, Romain Carnac, basé à l'université de Rennes, ne m'ont pas convaincu que la situation était plus reluisante en France, mais je reste ouvert à un point de vue différent.  Ce doctorant tient des thèses aussi réactionnaires à la nécessaire reconnaissance de la condition masculine qu'un certain Francis Dupuis-Déry, directeur du Groupe interdisciplinaire d'observation de l'antiféminisme, à l'UQÀM.  C'est tout dire.  

Une doctorante en sociologie à l'Institut universitaire européen, Aurélie Fillod-Chabaud (AFC), n'a pas donné sa place, au chapitre de la désinformation et de la négation d'une problématique pourtant évidente.  Comme c'est l'habitude chez les féministes militantes, quand une réalité leur déplait, qu'il s'agisse de violence féminine, de fausses accusations, du syndrome d'aliénation parentale, de parité homme femme en violence conjugale, la négation de l'évidence la plus manifeste est de mise.  Vous l'aurez deviné, c'est le drame des pères privés de leurs enfants - et des enfants privés de leur père - qui se voit à son tour nié avec la plus consternante mauvaise foi.  

Aurélie Fillod-Chabaud
Dès le début de son article, AFC biaise le propos : Dès lors, plutôt que de nous demander pourquoi les pères n'ont pas la garde de leurs enfants après le divorce, demandons-nous s'ils la réclament.  À cette question, on pourrait répliquer sans hésiter par une autre : Pourquoi ne la demandent-ils pas ?  Le premier quidam venu sait très bien que le père part perdant devant la mère devant la justice et devra, pour conserver le contact avec ses enfants, livrer une lutte acharnée, onéreuse, éprouvante émotionnellement, sans aucune garantie de succès, les juges entretenant un préjugé favorable envers les mères. Est-il possible qu'une chercheuse universitaire vive à ce point dans une tour d'ivoire sans avoir constaté pareille évidence ?  Semblable ignorance - délibérée - est impardonnable. 

Elle enchaîne avec cette autre question : (...) demandons-nous si la justice aux affaires familiales est à l'origine de la rupture du lien parental.  Excellent questionnement, cette fois.  Oui, en quoi la perspective probable d'une pension alimentaire, parfois à vie, la facilité avec laquelle une femme peut exiger et obtenir le remboursement de frais additionnels, et la garantie presque béton pour la mère de conserver la garde de ses enfants peuvent bien favoriser la rupture d'un lien parental ?  Franchement, je ne vois pas...

Se fermant les yeux devant semblable évidence, AFC poursuit sur sa lancée, commentant le fait que 70 % des mères ont la résidence de leurs enfants : (...) ce pourcentage n'est en aucun cas lié à un jugement arbitraire du juge mais bien à un accord des deux parents.  Vous connaissez l'expression Mieux vaut un mauvais arrangement qu'un bon procès ?  Elle connaît ici son heure de gloire, mais bien sûr, aux yeux d'idéologues comme cette doctorante, tout va bien, madame la marquise...

Connaissant les réserves et les appréhensions légitimes des hommes à entreprendre des procédures judiciaires quand la bataille s'annonce ardue, sinon perdue d'avance, que vaut la prochaine affirmation d'AFC : (...) seuls 2% des divorces et 6% de séparations se soldent par un désaccord sur la résidence des enfants, obligeant le juge à statuer selon l'intérêt de l'enfant.  Ces prétentions deviennent biodégradables...

S'ensuit un nouveau questionnement, particulièrement tendancieux : Comment un catégorie statistique si infime peut-elle être surreprésentée à ce point par des associations (de pères NDA) ?  Cette question me paraît aussi pertinente que de remettre en question la nécessité de secourir les victimes de viol sous prétexte qu'elles ne représentent qu'une minorité.  AFC réalise-t-elle l'aberration de son propos ?

Une véritable enquête devient incontournable

Les motifs de la non-judiciarisation de causes possibles de revendications paternelles légitimes ne peuvent être connues puis qu’aucune étude n'existe sur la question.  Il faudrait impérativement effectuer une vaste enquête statistique sur le sujet, selon le modèle des enquêtes sociales générales de Statistique Canada, qui ont permis d'établir la réciprocité en violence conjugale, au grand dam de nos féministes canadiennes, qui préfèrent les chiffres mensongers du ministère de la Sécurité publique, faisant obstinément passer des signalements pour des infractions.  Une étude objective, effectuée par des spécialistes chevronnés, permettrait de recueillir l'opinion des pères, loin de toute interférence indue. 

Je terminerai cette chronique avec la conclusion de l'article émaillé de non-sens et de fausses affirmations d'AFC.  Après s'être demandé pourquoi, selon elle, pères et mères s'entendent pour que, aussi bien avant qu'après la désunion du couple, les mères restent les principales garantes des enfants, la doctorante lance cette affirmation hasardeuse : Plutôt que de s'engager vers une remise en cause profonde de l'ordre sexué, le pouvoir de la grue semble s'accommoder de celui déjà en place.

Pour le plaisir d'argumenter, je remplacerais, dans cette phrase lapidaire, pouvoir de la grue par pouvoir du féminisme d'État.  Devant le penchant marqué par les idéologues du même tonneau qu'AFC pour le statu quo juridique, ne serait-il par plus pertinent de reformuler ainsi la conclusion de son texte : Plutôt que de s'engager vers une remise en cause profonde de l'ordre sexué, le pouvoir du féminisme d'État semble s'accommoder de celui déjà en place.

Pas mal plus exact, non ?

dimanche 10 mars 2013

Les regroupements féministes représentent-ils encore les femmes ?

Voilà la question que posait à ses auditeurs Mario Tremblay ce vendredi 8 mars, journée internationale des femmes, dans le cadre de son émission Show Tard, sur les ondes de CHOI-FM 98,1.  J'y étais invité, en compagnie de ma complice, Lise Bilodeau, présidente fondatrice de l'Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec (ANCQ) et de Maryse Belley, femme d'affaires, mère de famille et militante politique engagée dans la défense de la condition masculine.   

Mario Tremblay, animateur.
Malgré les efforts louables de Mario en vue d'inviter une représentante féministe, aucune n'a jugé pertinent d'accepter.  C'est avec un émoi très relatif que l'animateur devait par ailleurs nous apprendre que CHOI-FM n'était pas particulièrement apprécié par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) qui a placé ce média sur sa rose liste noire.  Sans les approuver, on peut comprendre que cet organisme déphasé ne puisse tolérer des remises en question fondamentales, pourtant devenues incontournables étant donné les sommes colossales que le mouvement féministe coûte au contribuable.  L'organisme l'Après-Rupture, reconnu pour sa rigueur en matière de chiffres, a déjà avancé celui de 600 M $ par an. A-t-on le droit de poser des questions, à ce prix-là ?

C'était d'ailleurs le point de vue exprimé par la presque totalité des auditeurs ayant participé aux sessions de ligne ouverte, pour qui les regroupements féministes, bien qu'ayant joué un rôle marquant et indispensable à une certaine époque, sont devenus obsolètes, répétitifs et hostiles, pour ne pas dire haineux, envers les hommes, tout comme envers les femmes qui ne vivent pas selon leurs dogmes.  À cet égard, plusieurs participants ont constaté à quel point il était difficile pour une femme, désireuse de rester à la maison afin de s'occuper de ses enfants, de ne pas se voir ostracisée par les féministes militantes, qui ne la perçoivent que comme une victime vivant sous la férule d'un mâle dominant.

Vous avez dit création d'un ministère de la condition féminine ?...

Parmi les nombreux sujets abordés pendant cette soirée où invités comme participants se sont montrés pour le moins volubiles, la rencontre dite historique du Collectif du 8 mars, orchestrée par la FFQ et réunissant plusieurs organisations syndicales, avec la première ministre du Québec, Pauline Marois, flanquée de sa ministre de la Condition féminine, Agnès Maltais, a alimenté le débat.  

Lise Bilodeau, invitée.
Sans égard à la capacité de payer du contribuable le plus taxé en Amérique du Nord, ni au fait que le Québec reste le cinquième État le plus endetté au monde, le collectif a revendiqué l'instauration d'une loi cadre sur la conciliation travail-famille, alors que notre province demeure celle qui offre les programmes sociaux les plus généreux au Canada, notamment au chapitre de congés parentaux, des centres à la petite enfance et, bientôt, de la maternelle à quatre ans.  

Il faudrait de plus bonifier les rentes des femmes qui ne toucheraient - chiffres à vérifier, quand on connaît qui les propage - que 65 % des revenus des hommes une fois à la retraite.  Pensez-vous que l'on tienne compte ici des hommes qui vivent aussi la pauvreté, quand on sait maintenant, statistiques québécoises à l'appui, que 9,7 % d'entre eux souffrent de ce fléau, en comparaison de 9,0 % des femmes ?  Eh oui, la pauvreté se conjugue désormais d'abord au masculin, ce qui vient confirmer les chiffres d'Emploi et Solidarité sociale du Québec, à l'effet que la gent masculine est devenue majoritaire chez les assistés sociaux, les chômeurs, et représentent 90 % des itinérants.  

Les perspectives d'avenir des hommes demeurent incertaines, alors qu'ils disparaissent peu à peu de nos universités et de la fonction publique, sous l'impact de programmes de discrimination positives toujours en vigueur dans ce secteur, bien que les femmes représentent plus de 60 % des fonctionnaires.

Mais la meilleure parmi les revendications du Collectif demeure la création d'un ministère de la Condition féminine.  Il a fallu que je me pince et que j'aille voir la date du communiqué contenant cette information : 7 mars 2013, pourtant.  Le premier ministère de la Condition féminine fut créé, comme tout le monde devrait le savoir, avec le premier gouvernement péquiste, élu en 1976, et avait alors pour ministre responsable nulle autre que Lise Payette, figure emblématique de ce que le féminisme peut receler de plus misandre.  

La pauvreté, désormais d'abord masculine.
Alors que le Conseil du statut de la femme étend ses tentacules dans tous les ministères et influence pour le pire les politiques en santé et en services sociaux, en Éducation et en droit familial, et que le plan d'action gouvernemental triennal intitulé Pour que l'égalité de droit devienne égalité de fait, prône déjà l'analyse différenciée selon le sexe - nécessairement défavorable aux hommes - le Collectif concède que le gouvernement a mieux compris que cette mesure (la création d'un ministère de la Condition féminine, NDA) pourrait donner des moyens à l'État de mieux intégrer une analyse qui tient compte des discriminations  systématiques à l'endroit des femmes dans l'adoption de l'ensemble de leurs politiques.  

Les représentants du Collectif souffriraient-ils d'Alzheimer idéologique pour revendiquer si âprement... ce qu'ils ont déjà obtenu ?

Féminisme haineux et maccarthisme militant

Louise Langevin, chercheuse.
Un autre sujet d'importance qui n'a pas manqué de stimuler invités comme participants, a été la tentative aussi maladroite que sournoise de Louise Langevin, chercheuse à la chaire d'étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes, à l'université Laval, de vouloir de criminaliser les sites dits masculinistes et antiféministes. Si seulement le code criminel pouvait inclure le sexe parmi les groupes ciblés par les propos dits haineux ou diffamatoires, au même titre que les gays, lesbiennes ou les communautés ethniques, Mme Langevin n'en dormirait que mieux.  

Mme Langevin ne semble pas comprendre que les hommes représentent également un sexe, et que les modifications demandées par elle pourraient tout aussi bien s'appliquer à ses consœurs militantes.  Comment ne pas constater la haine psychotique des hommes chez les Femens, ces féministes ukrainiennes qui affichent sur leur site une femme aux seins nus - bonsoir, lutte à l'hypersexualisation - brandissant dans une main des testicules d'homme tranchés et dans l'autre une faucille ensanglantée ?

Il est clair qu'il existe des extrémistes dans tous les camps, hoministes comme féministes, mais il est évident que, en se servant d'auteurs misogynes ou hostiles à toutes les féministes, Mme Langevin tente de museler ceux qui déconstruisent le discours féministe dominant, celui du CSF et de la FFQ, notamment, et qui le font honnêtement, chiffres et études crédibles à l'appui, en dénoncant tromperies, volonté de pouvoir, cupidité et haine des hommes entretenue par ces organisations vermoulues et marquées par un gâtisme idéologique certain.

À la demande de Mario, j'ai lu en ondes quelques perles de misandrie féministe.  Après ça, je ne vois pas comment Mme Langevin et ses acolytes pourraient encore ne voir la haine que d'un seul côté.  Voici quelques échantillons...

La haine ne serait que masculiniste ?
J'estime que la haine envers les hommes est un acte politique honorable et valable, en cela que les opprimées ont droit à la haine de classe – contre la classe qui les opprime. 
 Merle Morgan, éditrice du MS Magazine (le Magazine Melle)

Je veux voir un homme battu jusqu’a ce qu’il soit une pulpe sanglante, avec un soulier à talon haut enfoncé dans la gorge, comme un cochon avec une pomme dans la bouche. 
Andrea Dworkin, auteure de Ice and Fire 
 

Les hommes qui sont injustement accusés du viol peuvent parfois profiter de l'expérience.
Catherine Comin, Université Vassar, doyenne auxiliaire des étudiants
 

Tout rapport sexuel, même la sexualité consensuelle dans un mariage, est un acte de violence perpétrée par un homme contre une femme.
Catherine MacKinnon


Les femmes ont leurs défauts; les hommes n’en ont que deux : tout ce qu’ils disent et tout ce qu’ils font.
Graffiti féministe populaire
 

Je soutiens que le viol existe toutes les fois ou il y des rapports sexuels, lorsque ceux-ci ne sont pas initiés par la femme à partir de ses véritables affections et désirs.
Robin Morgan


En guise de conclusion...

Cette chronique ne pouvait présenter un compte-rendu exhaustif des nombreux commentaires et sujets d'intérêt abordés et développés au cours de deux heures et demie de temps d'antenne.  Aussi ai-je privilégié les deux points ci-haut, qui m'ont paru se démarquer plus particulièrement.  Après tant d'élans de verbomotricité - les miens, peut-être plus irrépressibles que ceux de mes complices, n'est-ce pas, Mario ? - une question demeure : la journée de la femme a-t-elle toujours sa place ?

Maryse Belley, invitée.
Maryse Belley a offert une réponse à laquelle nous nous sommes tous ralliés : si au lieu de gémir sur le sort des femmes québécoises, les féministes pouvaient en vanter les mérites, souligner leurs victoires légitimes, manifester une volonté de partenariat avec les hommes, la journée de la femme pourrait enfin trouver un sens unificateur, au lieu d'entretenir une stérile guerre des sexes.  Dans une telle optique, il y aura toujours lieu de souhaiter une belle journée à toutes les femmes de bonne volonté et à ceux qui les aiment !

Envers Trump, la modération n’a pas toujours meilleur goût…

Donald J Trump Jamais, de mon vivant, n’ai-je vu personnalité politique aussi polarisante que Donald J Trump.  Même George W Bush n’était pa...