mardi 18 octobre 2011

Pouvons-nous accepter l’acquittement d’Armande Côté ?

Une femme détient-t-elle désormais le droit de tuer
un homme impunément au Québec ?
Une terrible page de notre histoire judiciaire a été tournée : une femme vient de se voir  acquittée du meurtre de son mari.  Jusqu’ici, au Québec, une femme pouvait en toute impunité accuser faussement un homme de violence conjugale ou d’agression sexuelle sans être le moins du monde inquiétée.  Demandez à n’importe quel policier ou magistrat, il sera contraint d’admettre cette évidence.  Le délit de méfait public sanctionne en théorie ce type d’infraction, mais la gent féminine semble au-dessus des lois et certaines peuvent, avec les intentions les plus malveillantes, ruiner l’existence d’un homme.  Il s’avère bien que, dorénavant, pour peu que les policiers soient assez maladroits, des femmes puissent désormais aussi y mettre un terme.

J’ai beau croire et défendre la présomption d’innocence, il y a toujours des limites.  Armande Côté avait avoué et décrit son crime sur bande vidéo.  Les policiers avaient découvert que le coup de feu fatal avait été tiré à travers une fenêtre de la maison, dont Côté était la seule autre occupante, à l’aide d’une arme appartenant à la victime.  Malheureusement, ces preuves ont été  recueillies illégalement.  À regret, le juge de première instance, Guy Cournoyer, cité dans le Nouvelliste du 30 novembre 2007, devait affirmer, après avoir ordonné l’arrêt des procédures devant une preuve si incriminante rendue caduque par la balourdise policière : « Il est regrettable qu’en 2007, un tribunal soit encore forcé de rendre une telle décision. »  Voilà un commentaire qui en dit long sur l’issue probable du procès, s’il avait pu se dérouler. 

Quand même ses alliées la croient coupable…

Même les trois sœurs d’Armande Côté, qui se portaient pourtant à sa défense, ont reconnu implicitement la culpabilité de l’accusée : « La violence psychologique, c’est pire qu’une tape sur la gueule » s’était exclamée l’une d’elles, citée dans le Journal de Montréal du 25 juillet 2006, peu après le meurtre. « C’est sûr qu’elle n’avait pas toute sa tête ! Sûr ! Sûr !  Armande, c’est une femme qui est droite. » À quelle occasion, pensez-vous, n’avait-elle pas eu toute sa tête, à l’achat d’une robe à grosses fleurs fluorescentes ?  L’institut Philippe Pinel, que l’on ne peut en aucun cas soupçonner d’antiféminisme ni de sévérité indue envers les femmes, devait pourtant la tenir responsable de ses actes, dans son évaluation psychiatrique.  Armande Côté aurait donc non seulement pu être reconnue coupable, mais également d’avoir agi en toute lucidité.

Les soeurs Hogue ont vigoureusement 
défendu la mémoire de leur père.
Les filles de la victime, Stéphanie et Marie-Claude, ont eu beau monter aux barricades contre les affirmations des trois sœurs Côté, les médias ont propulsé la thèse du syndrome de la femme battue qui, ainsi que je l’expliquais dans ma chronique précédente en citant Yvon Dallaire, ne repose sur aucun fondement scientifique.

« Y a beaucoup de femmes qui subissent de la violence, mais quand c’est les hommes qui en sont victimes, y a rien qui sort. » affirmait l’une des soeurs dans le même journal, dès le 26 juillet 2006 devant cette consternante inversion des rôles. Marie-Claude, la fille aînée de la victime, ajoutait : « Je n’ai pas envie qu’on salisse Armande. Mais ce qu’on a lu et entendu ne reflète pas la vérité. » Et la cadette de renchérir : « Ce qu’on voit, c’est que c’est lui le méchant, que c’est lui qui a provoqué ça. Je ne suis pas d’accord ! C’est lui la victime ! » Les deux sœurs d’André Hogue confirmaient par ailleurs avec conviction la perception de ses filles. 

Cinq ans plus tard, Nathalie Villeneuve, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, devait à nouveau inverser les rôles d’agresseure et de victime dans cet extrait du Journal de Montréal du 15 octobre que je citais hier : « Ce qui amène une femme à tuer son conjoint, c’est toute l’impuissance qu’elle vit. » Notez qu’elle reconnaît elle aussi Côté comme l’auteure du meurtre.  Elle ajoutait effrontément : « La violence psychologique blesse autant, sinon plus que la violence physique.  Elle reste dans la tête et elle ne s’oublie pas. »

On peut protester

Aux yeux des féministes radicales,
la vie d'un homme importe peu,
devant l'autel de fausses croyances.
J’ai beau me dire qu’une chronique reste un geste citoyen en soi, cette fois, j’ai senti le besoin de faire connaître mon appréciation personnelle de la prise de position de  Mme Villeneuve à l’intéressée elle-même :

« J'ai pris connaissance de vos propos concernant l'affaire Armande Côté dans le Journal de Montréal et franchement, je ne vous en félicite pas.  Ce n'est pas suffisant que les deux filles de la vraie victime, en l'occurrence André Hogue, doivent faire le deuil de leur père, mort dans les circonstances les plus tragiques qui puissent se concevoir.  Ce n'est pas assez qu'elles doivent admettre que sa meurtrière probable s'en tire impunément.  Il faut en prime que vous jetiez de l'huile sur le feu en insinuant qu'Armande Côté était victime de violence psychologique, quand les deux soeurs ont répété que leur père était un homme doux et paisible.

Comment pouvez-vous vous montrer asservie par une idéologie aussi déviante au point de formuler des accusations aussi abjectes sans preuves ?  Non seulement une accusée évite-t-elle un procès - et probablement un verdict de culpabilité - mérité, mais vous avez l'étourderie, pour ne pas dire l'inhumanité, de tourmenter les enfants de la victime.  Avez-vous un coeur, Madame, ou le credo du syndrome de la femme battue, thèse qui ne repose sur aucun fondement scientifique, en a-t-il pris la place ?  Vous avez souillé la mémoire d'un honnête homme sur la place publique, c'est sur la place publique que vous devez présenter des excuses.  Et le plus tôt sera le mieux. »

Il faut aller plus loin !

La sympathique Me Carole Gladu.
Nul doute que Mme Villeneuve mérite la réprobation la plus définitive, mais ce n’est tout de même pas elle qui fait les lois.  Le commentaire de l’une des avocates d’Armande Côté, Me Carole Gladu, cité dans le Journal de Montréal du 15 octobre a par ailleurs de quoi glacer le sang, par sa persistance manifeste à vouloir transformer Armande Côté en victime du système : « (...) Nous sommes même très contentes du verdict d'acquittement. Nous avions été extrêmement déçues de l'interprétation des juges à la Cour d'appel.»  J’ai beau savoir qu’il existe des avocats intègres et bons, il me semble toujours, à la lecture de tels commentaires, qu’une totale sécheresse de cœur et un mercantilisme immodéré, subordonnés à la cause la moins défendable, demeurent des atouts pour qui veut faire une longue carrière dans ce domaine frelaté.

Devant pareille errance légale et humaine, pour ne pas dire humaniste, devons-nous laisser faire sans réagir ?  Faut-il accepter les faits comme une aberration de plus dans une interminable succession ?  Sinon, comment pouvons-nous intervenir, en tant que citoyens ?  Les contestataires du verdict Turcotte n’auraient-ils pas là matière à ressortir pancartes et porte-voix ?  La moindre des choses serait sûrement de communiquer son opinion au ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier.  C’est peu, mais ça reste un début.  La somme des commentaires pourrait cependant tirer une sonnette d’alarme.

Car un très fâcheux précédent vient d’être créé au Québec : un citoyen, bon et irréprochable, nous disent ses filles et ses sœurs, a été abattu !  La principale suspecte, acquittée, a admis les faits, même si la preuve recueillie a été refusée.  Il y a tout lieu de croire qu’un homme peut être tué par une femme, dans notre belle province, sans que cette dernière n’ait à répondre de ses actes.  Messieurs, si vous envisagez la vie à deux, renoncez à vos armes de chasse…

Comme d'avec le clergé du temps jadis, l'État devra se séparer du féminisme radical.
Plus qu’une aberration légale, ce triste épisode trahit en filigrane l’idéologie misandre qui interfère avec le sain exercice de la Justice.  Le commentaire de Nathalie Villeneuve en dit long sur cette horrible mentalité.  Malheureusement, cette féministe ne représente pas un cas isolé : cette façon de voir est « propre » à toute militante radicale.  À travers le procès évité d’Armande Côté, c’est celui du féminisme d’État qu’il importe impérativement d’envisager : en cet incertain mois d’octobre, son influence déviante vient de cautionner un pouvoir mortel.

7 commentaires:

adordoi a dit…

On peut sortir tous les faits objectif possible pour dénoncer les misandres mais ça aura peut d’effets (discours politiquement incorrect donc interdit dans les médias, plus terrorisme intellectuel vous discutez de ce que dit le dogme féministes alors vous êtes des tueurs de femmes etc etc).
Car la misandrie est une idéologie et une idéologie n’a pas besoin de faits ou de preuves (elles les inventent de toutes pièces), une idéologie elle s’impose, l’idéologie misandre c’est imposé avec une telle facilité que ça laisse perplexe (c’est nouveau).
(Probablement un nouveau type de manipulation tirait de l’émotionnel, de la culpabilité et de la honte que les femmes savent très bien maniés peut être que dans 20 ans on parlera de cette technique de manipulation dans les universités ou l’exemple de cette manipulation sera le féminisme).

Les misandres ont la main mise sur 4 blocs essentiels de la société :
-Enfants
-Justice
-Police
-Médias.
Il suffit juste de bloquer la police et tous le système s’effondre, sans son armés la misandrie s’écroulera.
Le prochain grand rendez vous est dans la rue.

Anonyme a dit…

C’est une honte… un dégoût… un écoeurement… je ne trouve pas les mots pour m’exprimer… c’est une indignation indescriptible quand on sait qu’il y a bien plus de femmes... (que d'hommes) qui battent et maltraitent leurs conjoints !
Voici une enquête :
http://wn.com/Hommes_BATTUS_par_leur_femme_

1- Depuis 10 ans, les hommes sont de moins en moins violents… alors que les femmes sont de plus en plus violentes !
2- Il y a bien plus de femmes qui battent leurs hommes que d’hommes qui battent leurs femmes !
3- il y a 30 femmes sur 1.000 qui sont battues par leurs conjoints et 44 hommes sur 1.000 qui sont battus par leurs conjointes.
Ça vous étonne ? Ça nous étonne aussi !!!

Olivier Kaestlé a dit…

@ adordoi Je suis en partie d'accord avec vous : les blogs à eux seuls ne suffiront pas à renverser l'idéologie misandre dominante, mais ils ont leur incontournable utilité; autrement, j'aurais rangé mon clavier depuis longtemps.

Car seule l'ignorance du bon peuple de l'étendue des dégâts que vous avez si bien énumérés permet à ce jour à ces manipulatrices de se maintenir. Le jour où les élus comprendront qu'électoralement parlant, soutenir et financer le féminisme d'État n'est pas rentable, voire toxique, ces dames devront fermer boutique.

Je l'ai dit précédemment et je le répète : une certaine gauche est en train de périr au Québec, gauche bidon, relative, mais gauche quand même : Bloc québécois, bientôt PQ, le tour du féminisme d'État n'est pas si loin. http://olivierkaestle.blogspot.com/2011/08/quebec-vers-limplosion-dune-forme-de.html

Olivier Kaestlé a dit…

"3- il y a 30 femmes sur 1.000 qui sont battues par leurs conjoints et 44 hommes sur 1.000 qui sont battus par leurs conjointes."

Voici un hyperlien vers un site qui répertorie 282 études qui vont dans le même sens.
http://www.csulb.edu/~mfiebert/assault.htm

Oui, il y a de quoi être indigné de tant de mensonges féministes et de tant d'insensibilité de la part de ces militantes envers la détresse masculine. L'attitude de Mme Villeneuve est à cet égard inexcusable. Je précise ici qu'elle n'a toujours pas répondu à mon envoi, mais j'espère sincèrement que c'est parce qu'elle est trop occupée à répondre à d'autres.

Bisbille 101 a dit…

Pourquoi les accusations de méfait public, l'art. 140 du Code Criminel, est-il employé dans ce cas précis http://bit.ly/oKyWpj puisé à même l'actualité récente mais jamais à l'encontre des menteuses qui accusent leur conjoint des pires atrocités sans l'ombre d'une preuve ? La police au Qc est une police politique qui n'a rien a envier au régime de Staline. Lire « La nouvelle « Gestapo » pour les sceptiques http://bit.ly/hsTTgs

Olivier Kaestlé a dit…

Ceux et surtout celles qui appuient la Cour suprême dans sa décision insensée (l'arrêt Croft aurait pu être invoqué pour ordonner la tenue d'un nouveau procès), alléguant que d'admettre une preuve recueillie illégalement nous précipiterait vers un État policier, semblent ignorer , ou feindre d'ignorer, que nous y sommes déjà, mais à sens unique, envers les hommes, et pour les raisons que vous invoquez.

Anonyme a dit…

Carole Gladu est la directrice du bureau de l'aide juridique à Longueuil. Elle abuse sur un de ses clients et le responsable sur son travaille est son conjoint Haroled Gagnon. Ces gens n'ont aucun respect pour leur occupation dans la fonction publique et ils agissent comme s'ils étaient dans un république de banane.