lundi 28 novembre 2011

Blog de JMD : « votre commentaire est en attente de validation… »

Le tricot, sans doute
une activité privilégiée au CSF...
Les fonctionnaires qui « oeuvrent » au Conseil du statut de la femme (CSF) ont dû avaler leur camomille de travers en apprenant la décision de la nouvelle présidente, Julie Miville-Dechêne (JMD), de tenir un blog et d’entreprendre une tournée à travers le Québec en vue de prendre le pouls de la population sur leur organisme.  Elles savent pertinemment que les féministes étatiques sont au moins aussi populaires que les grandes centrales syndicales auprès du payeur de taxes.  « Que voilà une présidente kamikaze ! » ont-elles dû se dire, avant de retourner à leurs mots croisés ou à leur tricot. 

L’attitude d’ouverture de JMD, communicatrice chevronnée, ancienne journaliste et ombudsman à Radio-Canada, tranchait singulièrement de celle de sa prédécesseure, Christiane Pelchat, qui, dès ses débuts, faisait la manchette avec ses maladresses au point où l’ex-députée péquiste, Diane Lemieux, avait décrété sur les ondes de la SRC que le Conseil du statut de la femme avait fait son temps et ne conservait plus aucune pertinence.  Le coup portait d’autant plus que Mme Lemieux avait elle-même occupé le siège de présidente de cet organisme vermoulu.

Au fait, je me demande si Mme Pelchat apprécie ses nouvelles fonctions à la délégation du Québec au Mexique.  Ce pays, où la condition des femmes n’est certes pas aussi reluisante qu’au Québec, ne représente-t-il pas une forme de Sibérie féministe ?  Au moins, les propos décousus de la présidente sortante –  et rendue là, sortie – seront-ils moins susceptibles de se rendre à nos oreilles épargnées.

Christiane Pelchat : parlez-moi
d'une ambassadrice pour le Québec...
Diane Lavallée, présidente en poste avant Mme Pelchat, n’avait pas non plus brillé par ses aptitudes auprès des médias.  Elle avait même réussi à développer l’aura d’une grande inquisitrice en lutte contre les groupes de pères en manifestant envers eux un mépris qu’on ne pouvait s’empêcher de comparer à celui de Pierre Trudeau pour les Québécois.  Bien sûr, les comparaisons s’arrêtent là, la stature de l’ancien premier ministre canadien restant nettement plus impressionnante que celle de cette fonctionnaire sans éclat, ni envergure. 

On comprendra aisément pourquoi, devant les remises en question sporadiques de son existence, le CSF ait voulu se doter, cette fois, d’une présidente un peu plus glamour et apte à « vendre » la cause des femmes, tâche qui ressemble désormais bien davantage à la défense du féminisme d’État et de ses privilèges éhontés. 

Comment taire vos commentaires ?

JMD n’a pas tardé à se rendre compte de l’étendue de la tâche, en débutant sa tournée à Trois-Rivières, ma ville d’adoption.  Rassurez-vous, je ne suis pour rien dans les constats alarmés de la nouvelle présidente  : « Tous ou presque, que ce soit parmi les groupes d’aide aux femmes et de défense de leurs droits ou les simples citoyens, sont conscients que notre discours (ou notre vocabulaire) ne passe plus, surtout chez les jeunes : la notion de patriarcat est jugée dépassée et réductrice, et beaucoup ne se reconnaissent pas dans ce qu’ils perçoivent comme un discours de victimisation des femmes. Même le terme féminisme est devenu péjoratif, car il est vu comme un synonyme de radicalisme, alors que dans le dictionnaire, être féministe veut simplement dire être en quête d’égalité entre les sexes. Le Conseil avait déjà eu l’occasion de se rendre compte de cette réalité, mais cela ne la rend pas moins dérangeante et nous force à un examen de conscience. »

Rendons grâce à la nouvelle présidente pour ce surprenant moment de franchise et de lucidité.  Le propos est d’autant plus étonnant qu’il n’est en rien incompatible avec le constat de nombreux défenseurs de la condition masculine, hommes comme femmes.  Un autre constat frappe, à la lumière des quelques articles parus à ce jour : alors que le premier texte publié s’est attiré des commentaires plutôt sympathisants, ceux qui suivent ont vu s’ajouter des propos nettement plus critiques, mais néanmoins pertinents, sur la déviance du féminisme d’État et la nécessité de reconnaître la condition masculine.  Faut-il déduire que, de la condition féminine, les intérêts du public oscillent désormais davantage vers la condition masculine ?

JMD : assumera-t-elle les
conséquences de son audace ?
Autre constat : des militants de la cause des hommes me disent que leurs commentaires restent indéfiniment « en attente de validation » tandis que l’un d’eux m’a assuré que ses propos ont été purement et simplement effacés !  Est-ce qu’au CSF, « commentaire » s’épelle « comment taire » ?  Moi-même, je constate encore aujourd’hui que l’une de mes interventions, envoyée le 18 novembre, est restée depuis lors « en attente de validation ».  Pour que vous puissiez juger de sa « malveillance », voici à quel argument de JMD  j’ai réagi, suivi de mon commentaire « incriminant » et toujours en attente.

JMD : « Un autre exemple qui sort des sentiers battus : Comment réussir à sensibiliser les jeunes, particulièrement les garçons en 4e secondaire, à la délicate question des agressions sexuelles sans les braquer? Une travailleuse qui vient en aide aux victimes d’agression s’est trouvé un allié efficace dans ses interventions auprès des étudiants. Elle partage le podium avec un jeune homme très conscient des efforts d’éducation à faire. Et elle s’aperçoit que le message passe mieux, car les garçons ne voient plus cet enjeu comme une affaire de fille, mais constatent qu’un des leurs porte la cause et réussit à les rejoindre. Une goutte d’eau dans la mer, peut-être, mais une stratégie différente pour arriver au résultat souhaité. »

OK : « J’aimerais bien savoir quelle tactique a été employée par le jeune homme pour que le « message » passe mieux. Quant à moi, je ne suis pas surpris d’apprendre que les garçons se braquent s’ils se font abreuver de statistiques dopées telles que « une femme sur trois sera agressée sexuellement », « 2% seulement des accusations d’agressions sexuelles sont fausses » et « 90 % des victimes ne dénoncent pas ». Ces chiffres biaisés et fantaisistes, provenant de l’enquête sociale générale de Statistique Canada, datant de 1993 – année où, selon Denis Laroche, statisticien à l’Institut de la statistique du Québec, les groupes de femmes se sont immiscés dans l’élaboration de cette étude – n’ont jamais été confirmés par la suite, et pour cause : ils restent subjectifs et impossibles à prouver. Les garçons ont raison de se défendre en refusant d’être identifiés à des violeurs de masse afin de justifier les budgets extravagants des Calacs. »

Avant JMD, la présidente de la FFQ a compris
que la population n'est plus aussi favorable
au féminisme d'État...
En effaçant des propos qui ne vont pas dans le sens des dogmes du CSF, et en en gardant d’autres indéfiniment « en attente de publication », ce qui revient au même, la nouvelle présidente est-elle en train de revenir sur ses positions d’ouverture ?  Et la rareté de participantes et participants favorables au féminisme d’État, que doit-on en conclure ?  Il est difficile d’imaginer que leurs commentaires soient également restés en attente. 

J’ai hâte de voir les conclusions de la tournée de JMD, si jamais elle les rend publiques, ce qui serait souhaitable.  Car enfin il serait à peu près temps, après la marche chaotique de la FFQ, en octobre 2010, que l’État prenne le poulx de la population quant à la pertinence de maintenir l’organisme né en 1973 des revendications du plus important regroupement féministe du Québec.  Si elle ose faire preuve à ce point de transparence en dévoilant le probable verdict populaire sur ce sujet qui revient inévitablement sur la sellette, Julie Miville-Dechêne aura fait passer l’intérêt du public avant le maintien de privilèges désormais considérés comme usurpés parce qu’injustifiables.  Aura-t-elle ce courage et cette honnêteté ?

jeudi 24 novembre 2011

Affaire Shafia : Québec solidaire se… prononce ?

Famille Shafia : de l'honneur à l'horreur...
Il y a quelque temps, j’interpellais Amir Khadir et Françoise David, de Québec solidaire, de même qu’Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), quant à leur - éventuelle - position sur l’affaire Shafia, qui a mené à la mort de quatre femmes à Kingston, Ontario, ainsi qu’au procès fort médiatisé que nous suivons, abasourdis, depuis la mise en accusation de Mohammad Shafia, de sa seconde épouse, Tooba Yahya et de leur fils, Hamed Mohammad Shafia.  Je reproduis ici le courriel envoyé :

« Les quatre femmes assassinées dans un contexte de crime d'honneur, et celles qui pourraient suivre, si nous restons aussi mollement tolérants, allez-vous en parler le 25 novembre, journée de l'élimination de la violence faite aux femmes ?  Allez-vous dénoncer cet intégrisme meurtrier pour les femmes ?

Ou allez-vous encore laisser braire nos militantes à grands coups de statistiques dopées démonisant nos hommes québécois, selon Statistique Canada les plus inoffensifs au Canada ?  Ah, cette racaille de mâle québécois blanc et hétérosexuel !

Le temps serait venu pour vous, et dans l'intérêt réel et légitime des femmes du Québec,  d'un réveil salutaire ! »

Alexa Conradi : un modèle de discrétion.
Si Mme Conradi est restée muette comme une carpe, c’est par la plume de son attaché politique, Christian Dubois, que Québec solidaire m’a consenti la gracieuseté de me répondre, ce 24 novembre, à la veille même de la journée de l’élimination de la violence faite aux femmes  :

« Nous vous prions de tenir compte du fait que nous recevons un grand volume de courrier chaque jour. En conséquence, nous ne sommes pas toujours en mesure de répondre rapidement aux questions et demandes. Merci de votre compréhension.

Québec solidaire, M. Khadir et Mme David ont souvent dénoncé les intégrismes religieux qui écrasent et tuent des femmes. Comme vous semblez suivre ce sujet, vous aurez sans doute entendu parler de leur opposition à la venu au pays des dirigeants de IERA (Islamic Education and Research Academy) qui véhiculent des positions rétrogrades sur le châtiment corporel des femmes et la criminalisation de l'homosexualité. Une motion a été votée à l'Assemblée nationale avec notre appui sur ce sujet. http://209.171.32.187/gouvqc/communiques/GPQF/Octobre2011/18/c5101.html

Vous connaissez peut-être aussi l'appui de M Khadir à Nathalie Morin dont les enfants sont retenus en Arabie Saoudite en raison des lois rétrogrades de ce pays. http://www.youtube.com/watch?v=7c6yylNJ3LY

En espérant que le tout aura permis de corriger cette perception que vous semblez avoir que Québec solidaire ou de ses porte-parole comme étant endormis, voire complaisants, sur les questions qui touchent les danger de l'intégrisme. »

Amir Khadir : pas toujours évident...
On ne pourra pas m’accuser de ne pas avoir donné à Québec solidaire l’occasion d’exposer ses positions sur une tragédie sans précédent.  Bien sûr, son envoi dénote bien ses préoccupations sporadiques sans doute sincères sur des injustices ou des prises de position particulièrement menaçantes pour les femmes de notre collectivité, qu’elles soient d’obédience musulmane, ou Québécoises dites de souche, en contact, passager, régulier ou non, avec des islamistes rétrogrades, individus qu’il ne faudrait cependant pas assimiler à l’ensemble de la collectivité musulmane. 

J’avais bien pris en note que Québec solidaire avait manifesté sa vive désapprobation à la venue des deux conférenciers islamistes misogynes et homophobes de l’IERA, et avait failli tomber en bas de ma chaise en constatant que la FFQ lui avait même emboîté le pas !  Voilà qui confirme la cohésion qui unit ces deux entités sur ces questions délicates.  Je ne peux également que féliciter Québec solidaire pour son soutien à Nathalie Morin, toujours prisonnière en Arabie Saoudite et, semble-t-il, abandonnée par un gouvernement davantage préoccupé par ses liens d’affaires avec ce pays rétrograde, mais riche en pétrole, que par la défense des droits légitimes d’une femme et de ses trois enfants.  J’avais moi-même pris position sur ce sujet interpellant

Je rappelle toutefois ma question : « Les quatre femmes assassinées dans un contexte de crime d'honneur, et celles qui pourraient suivre, si nous restons aussi mollement tolérants, allez-vous en parler le 25 novembre, journée de l'élimination de la violence faite aux femmes ? »  C’était une question claire, non ?  Là-dessus, je n’ai eu aucune réponse.  Il me semble que, si Québec solidaire veut rester cohérent avec les positions qu’il vient lui-même de me communiquer par l’entremise de son attaché politique, il doit se prononcer sur cette épineuse question.

Il aura beau, dans ce cas précis, se réfugier éventuellement derrière la présomption d’innocence, ou le droit des accusés à un procès juste et équitable, la preuve accumulée et divulguée à ce jour est devenue à ce point accablante que l’on voit mal comment un verdict d’homicide volontaire pourrait ne pas conclure cette sordide affaire.  Nous n’avons pas affaire à des causes de décès psychosomatiques, que diable !

Québec solidaire n’est-il pas féministe ?

Le projet de loi 94 : sur la glace...
Bien sûr, le député de Mercier a de nombreuses fois fait adopter des motions condamnant des gestes ou des postions portant atteinte aux droits humains, et il serait injuste de passer ces initiatives louables, à défaut d’être déterminantes, sous silence.  Il arrive toutefois à Amir Khadir de parler des deux côtés de la bouche comme par exemple sur le projet de loi 94, interdisant le port du niqab dans l’espace public, qui doit avoir acquis la dureté du silex, depuis le temps qu’il se trouve sur la glace.  À son dépôt, à l’époque par Yolande James, alors ministre de l’Immigration, Khadir avait manifesté un enthousiasme certain, allant jusqu’à déclarer que le projet allait dans la bonne direction.  Quelques mois après, le même homme disait du même projet que Québec avait manqué l’occasion d’affirmer une société résolument laïque.  Que s’est-il passé entre ces deux pages d’histoire ?

Le meurtre fanatique de quatre femmes a ébranlé notre société et éveillé les consciences au point même où Marie-Claude Lortie, chroniqueuse à La Presse habituellement partisane d’une molle tolérance envers la montée islamique, a réussi à s'indigner.  S’insurger contre le sort de Nathalie Morin en Arabie Saoudite, c’est bien, et je me montrerais incohérent d’affirmer le contraire, mais cette tragédie qui a frappé nos voisins ontariens et qui, selon toute vraisemblance, a été perpétrée par des Montréalais d’adoption, commande une prise de positon énergique et immédiate.  Ce n’est pas faire preuve d’alarmisme que de concevoir que de tels drames familiaux peuvent se reproduire.  Voilà pourquoi le 25 novembre pourrait enfin revêtir une pertinence qui irait au-delà de la sinistre comédie victimaire démonisant l’homme québécois à l’aide d’études biaisées et de chiffres dopés dont nous avons soupé.   Demain, nous serons justement ce 25 novembre, et cette journée a 24 heures, comme toutes les autres.  Il sera encore temps de vraiment prendre position !

25 novembre : tribunes d’opinion et droit à la dissidence

C'est reparti pour la rituelle
démonisation des hommes...
Vous le savez sans doute : demain sera la journée de l’élimination de la violence faite aux femmes.  Comment l’ignorer, puisque nous avons déjà commencé à subir la propagande biaisée et rituelle de cette activité internationale misandre.  Bien sûr, nul ne peut se dire tolérant envers pareille problématique, mais il faudra avant longtemps admettre collectivement le caractère éminemment sexiste et réducteur de l'événement, qui finit par atteindre exactement le résultat inverse à celui escompté en nous faisant soit bailler aux corneilles ou pester d’indignation.  Pas de doute, de plus en plus de gens se désolidarisent de telles « célébrations », et c’est tant mieux.

D’une part, cette journée banalise et relègue à l'arrière-plan les violences et injustices subies par les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées, les communautés culturelles et, surtout, les hommes, particulièrement ostracisés depuis plus de 40 ans.  D’autre part, ces derniers, pour peu qu’ils soient blancs et hétérosexuels, se voient attribuer le rôle exclusif de prédateur tout terrain ne vivant que dans le dessein criminel d’opprimer les femmes par tous les moyens possibles.  D’ailleurs, la gent masculine n'est-elle pas constituée, dans cette optique paranoïaque, en caste dominante, en communauté privilégiée étroitement liée et implacablement organisée en vue de réduire à néant les aspirations légitimes de femmes fragiles et naturellement tournées vers le bien ?  

Cette perception obstinée devient avec les années si incongrue que l’on se demande comment des femmes et leurs valets masculins, majeurs et vaccinés, peuvent encore se ridiculiser publiquement à la propager, et les médias, passifs et d’une complaisance coupable, s’avachir à la  diffuser sans la remettre en cause.  Rien n’est plus facile pourtant que de défaire un argumentaire aussi défaillant, fondé sur le mensonge, le dopage statistique, les affirmations non vérifiées et les jugements de valeurs subjectifs et haineux, drapés de nobles sentiments dont la sincérité ne convainc plus.

Tribunes d’opinion : ouvertes à la dissidence ?

Le visage ignoré de la violence conjugale.
Cette année, je me suis décidé à reprendre du gallon dans une discipline qui m’était chère, avant de lancer ce blog, soit de participer aux tribunes d’opinion des principaux quotidiens du Québec, cette fois par l’envoi d’un texte donnant l’heure juste sur la violence conjugale, en citant études et chiffres gouvernementaux établissant sans l’ombre d’un doute la parité homme femme dans ce domaine. J’ai donc fait parvenir mon topo aux médias suivants : Le Soleil, Le Nouvelliste, Le Journal de Montréal, Le Devoir, La Tribune, Le Quotidien, L’Outaouais et Le Droit.  Je me suis abstenu de perdre mon temps avec Cyberpresse (le média, non le site de Gesca), qui n’ouvre ses portes qu’à une élite dont je ne fais pas partie, et avec La Presse, qui me boude obstinément depuis mes six lettres du jour consécutives dans Le Journal de Montréal, son rival de toujours.

Je dois préciser ici que Le Quotidien, L’Outaouais, La Tribune et Le Droit étant des quotidiens régionaux, ils ont pour politique de privilégier les envois de résidents de leur territoire respectif;  il aurait donc été étonnant que ces médias publient le texte d’un auteur venant de l’extérieur, mais un gars s’essaie.  Je ne leur ferai ainsi pas de procès d’intention.  Il en va différemment pour l’élitiste Devoir, d’envergure provinciale, à qui j’ai dû déjà envoyer près d’une soixantaine de textes, sans qu’aucun ne trouve grâce aux yeux de sa responsable de la tribune d’opinion.  Il faut être Montréalais ou célèbre, semble-t-il, pour y avoir accès.  Et puis, comment ce quotidien « phare » pourrait-il s’abaisser, sans craindre que son lectorat du Plateau Mont-Royal n’avale son café bio Équitable de travers, à publier une lettre en provenance de Trois-Rivières, cette ville mauricienne voisine d’Hérouxville, d’où origine les si scandaleuses normes de vie qui ont ébranlé la planète ?

Le Nouvelliste, jadis ouvert à la pluralité des points de vue, a refusé mon texte, malgré une relance de ma part.  J’ai protesté par l’envoi de ce courriel, auquel la responsable de la tribune d’opinion, habituellement alerte, a cette fois décidé de ne pas répondre :

Une étrange journée de célébration...
« Si je comprends bien, le texte long d'un « intervenant » d'Accord Mauricie (organisme pour hommes violents) se prenant pour un oracle présentant la violence conjugale comme essentiellement masculine, ça passe.  Une autre lettre, aussi longue, d'une représentante d'une maison d'hébergement affirmant que la violence psychologique demeure typiquement masculine, ça passe.  
Mais un texte de ma facture, citant des études gouvernementales officielles qui contredisent ces clichés sexistes et misandres, là, ça passe pas.  
Comment se fait-il que Le Nouvelliste ne soit plus capable de montrer une diversité de points de vue sur un sujet aussi épineux ?  Si je vous avais ensevelie sous mes textes récemment, j'aurais compris, mais là, justement, je ne comprends pas. »

Seul Le Soleil a eu le cran, comme souvent, de publier mon topo.  Ce journal demeure un cas particulier qui mérite des félicitations.  Combien de fois ne me suis-je pas dis : « Cette fois, ça passera pas, c’est trop dérangeant. »… pour constater que ça passait quand même.  Le Soleil s’inscrit-il dans cette tendance que l’on a si savoureusement baptisée « le mystère Québec » ?  Quoi qu’il en soit, j’espère que cette énigme ne soit jamais résolue et que ce journal conservera son ouverture à la dissidence envers un discours aussi dominant que limiteur. 

Au risque de paraître répétitif, je conclurai donc cette chronique par la publication de mon point de vue paru dans Le Soleil.  Dans le contexte de désinformation que nous connaissons, ces évidences doivent être martelées.  Bonne lecture.


À quand une campagne sur le sujet ?
Saviez-vous que Martin S Fiebert, un chercheur du département de psychologie de la California State University, a compilé plus de 282 études dont 218 enquêtes empiriques, qui démontrent que les femmes seraient autant, sinon plus violentes physiquement, que les hommes ?  Comment expliquer que, malgré une documentation aussi abondante, nous ne conservions toujours qu’un seul œil ouvert sur la violence conjugale, celle exercée par les hommes ?  Denis Laroche, chercheur à l’Institut de la statistique du Québec, déclarait en 2005, dans le documentaire intitulé Pied de biche, de Rachel Verdon et Robert Favreau, que l’année 1993 avait vu Statistique Canada investi par les groupes féministes.  Résultat : les hommes ont été écartés des signalements en violence conjugale, avec le résultat que leurs contreparties féminines sont apparues comme les seules victimes de ce fléau.  Et il ne s’agit pas là d’un cas isolé.

Ce n’est pas avant 1999 que Statistique Canada recensait enfin les signalements d’hommes agressés par leur conjointe.  Tout l’historique de violence conjugale qui affectait les hommes avant cette année restera à jamais lettre morte.  En 2005, Statistique Canada brisait le silence en révélant que 546 000 hommes étaient victimes de violence conjugale au pays.  Ces chiffres n’empêchaient pas cependant que, force physique « aidant », la violence physique la plus lourde restait subie par les femmes.

Une autre pierre allait être jetée dans le jardin d’un discours victimaire généralisé avec l’enquête psychosociale du Saguenay-Lac-Saint-Jean, réalisée en 2000 par la Direction de la santé publique.  Selon ce document, 5,4 % des hommes qui ont vécu avec une partenaire au cours de l’année précédant l’enquête avaient subi de la violence physique, en comparaison de 2,4 % de femmes pour la même période.  Il s’agit de plus du double de victimes masculines.  Ce n’est pas tout : 1,3 % des hommes avaient subi de la violence physique sévère, contre 0,8 % des femmes, tandis que, au chapitre de la violence psychologique et des agressions verbales, 35,8 % en avaient vécu, soit 1,5% de plus que les femmes dans la même situation.  Pour compléter le tableau, 5,4 % des hommes avaient subi de la violence physique mineure, en comparaison de 2,4 % de femmes.

L'enquête du Saguenay :
une pierre dans un jardin...
« Le contraste pourrait indiquer que les hommes demeurent plus longtemps que les femmes dans une union marquée par la violence conjugale », affirmait encore Denis Laroche dans Le Quotidien du 25 janvier 2009.  L’enquête du statisticien révèle que 3,9 % d’hommes ont rapporté au moins un événement de violence physique au cours des cinq dernières années en comparaison de 2,9 % de femmes, ce qui représente 70 200 hommes et 52 600 femmes, respectivement. 

Ces chiffres ont de quoi surprendre par leur contraste d’avec les données  artificiellement gonflées par le ministère de la Sécurité publique, qui nous fait régulièrement passer des signalements d’agressions pour des délits sanctionnés par des verdicts de culpabilité.  C’est pourquoi il faut les communiquer le plus possible et faire échec au dopage statistique auquel nous sommes exposés depuis trop longtemps.  Peut-être pourrons-nous alors, en plus de reconnaître la violence subie par des hommes, nous intéresser d'un peu plus près aux réels dangers que représentent pour les femmes les us et coutumes émanant d’une culture rétrograde en vif conflit avec nos valeurs profondes.  Quatre femmes ont été lâchement assassinées dans un tel contexte.  Il ne faudrait surtout pas commettre l’erreur d’attendre, comme le préconisent certains oracles populaires, que l’intégrisme religieux devienne « galopant », avant de réagir…

samedi 19 novembre 2011

Excellente Journée internationale de l’homme, Messieurs !

Un événement méconnu mais essentiel.
Dans nos sociétés occidentales, être femme reste la saveur du jour, l’incarnation suprême de la vertu, la cristallisation des aspirations humaines – et humanistes – les plus nobles.  Il apparaît par conséquent scandaleux de vouloir souligner l’apport incontestable – et pourtant si contesté – de la gent masculine à l’humanité.  N’est-il pas en effet honteux, alors que, sous les efforts obsessifs d’une idéologie alarmiste et culpabilisante, les hommes sont régulièrement dépeints comme la cause de tous les problèmes terrestres, de reconnaître qu’ils restent pourtant les auteurs des principales découvertes scientifiques, des plus déterminantes inventions et qu’ils ont dominé les arts comme la littérature ?

Bien sûr, on m’objectera que c’est par l’oppression systématique de LA femme que le patriarcat a réussi à asservir la planète – comme si chaque homme avait pris part à ce sinistre complot ! – sans pour autant reconnaître que des réalisations essentiellement masculines, soit la croissance économique fulgurante des années 60, la montée du syndicalisme, le contrôle des naissances par la pilule contraceptive et la facilitation du travail domestique par les électroménagers ont permis aux femmes de quitter leurs foyers pour le marché du travail et d’acquérir une relative indépendance économique dans des entreprises dirigées par des hommes.

Oui, il existe une Journée internationale de l’homme !

Figurez-vous que la Journée internationale de l’hommequi se déroule le 19 novembre, a été instaurée dès 1999 et appuyée par l’ONU ainsi que par les principaux regroupements mondiaux de défense des droits des hommes.  Malgré cela, il faudra attendre 2009, soit 10 ans plus tard, avant que le Canada, notre rose patrie, n’y adhère, et que l’événement ne soit finalement célébré qu’à Vancouver et à Oshawa en 2010.  Alors que le Québec se considère la société distincte avant-gardiste par excellence au Canada, elle se voit damer le pion par des provinces réputées aussi conservatrices que la Colombie-Britannique et l’Ontario !  Quelle performance ! 

Ne devons-nous pas veiller sur
les hommes de demain ?
Comme notre province demeure certainement celle où le féminisme d’État a acquis le plus de gallon, il ne faudra pas se surprendre de la tièdeur de notre gouvernement à souligner, comme le stipule l’objectif premier de l’événement, « les contributions positives des hommes à la société, à la communauté, à la famille, au mariage, et au soin des enfants. »  De la tiédeur, certains et certaines idéologues misandres passeront à la rage sourde devant l’objectif suivant, qui consiste à dénoncer « les injustices et les discriminations contre les hommes, dans les secteurs des services sociaux, dans l’attitude sociale, et dans les lois. »

La FFQ, vraiment pas notre meilleure alliée…

Comment ne pas concevoir que des obstacles de taille continuent de menacer les droits légitimes des hommes et des garçons du Québec devant les déclarations misandres de l’emblématique Fédération des femmes du Québec (FFQ), de loin le plus influent et le plus représentatif regroupement féministe de la province ?  Ses propos illustrent à « merveille » le déni presque pathologique de la condition masculine par le féminisme radical. 

Alors que les besoins en santé et en services sociaux des hommes sont onze fois moins financés par l’État que ceux des femmes et que le suicide masculin survient quatre fois plus fréquemment que sa contrepartie féminine, voici ce que pense la FFQ de la détresse des hommes, dans son mémoire au titre évocateur, Vers un nouveau plan d’action : L’heure est à adopter une approche plus contraignante en matière des droit des femmes à l’égalité, présenté lors de la récente commission bidon sur l’égalité homme femme, orchestrée par le ministère de la Condition féminine  :

Alexa Conradi, présidente de la FFQ
et auteure du mémoire.
« 3. Nous incitons également le gouvernement à rejeter systématiquement toute approche et tout discours qui seraient susceptibles d’induire que les problèmes socio-affectifs ou professionnels rencontrés par les hommes seraient de même nature que ceux rencontrés par les femmes ou qu’ils résulteraient d’une discrimination systémique, c’est-à-dire de pratiques de discrimination sexuelle directe ou indirecte. » - FFQ 2011 p. 81 no 3.   Est-il besoin d’ajouter quoi que ce soit ?

Tandis que, selon le ministère de l’Emploi et de la Solidarité du Québec, on retrouve chez les hommes davantage de chômeurs et d’assistés sociaux que chez les femmes, que ces derniers ne peuvent compter sur la pension alimentaire d’une ex-conjointe, quand ils ne doivent pas lui en verser une, même réduits à la mendicité, et que l’itinérance demeure une problématique à 75 % masculine, voici ce que la FFQ décrète d’éventuelles mesures de soutien à l’emploi destinées aux hommes :

 « … Il ne faudrait pas développer des programmes d’accès à l’emploi pour embaucher plus d’infirmiers, de médecins de famille et d’éducateurs. Les hommes dans ces milieux ne font pas face à de la discrimination à l’embauche. …»  - FFQ 2011 p. 14.  La discrimination positive, finalement, n’est valable que pour les femmes.  C’est fou ce que ces militantes nous adorent !

Alors que depuis deux décennies, on sacrifie des générations de garçons sur l’autel d’un système scolaire conçu sur mesure pour les filles, la FFQ trouve le moyen d’affirmer que ledit système : « … masque le taux de décrochage des filles (dont les conséquences sont encore plus importantes que pour les garçons même si leur taux est plus faible). … » - FFQ 2011 p. 14.  Il faut le lire pour le croire !  La FFQ nous apprendra certainement un jour qu'une agonisante meurt encore davantage qu'un agonisant !

Stéphan Pouleur
Je profite de l’occasion pour remercier Stéphan Pouleur d’avoir porté à mon attention ces perles de déviance et partage avec vous son excellent article intitulé Égalité homme-femme au Québec en 2011, l’écart se creuse qui résume avec une nécessaire minutie les principales dérives qui affectent la condition masculine en 2011.

Movembre, un pas dans la bonne direction

«En novembre, la moustache devient un ruban facial, tout comme la boucle rose symbolise le soutien à la lutte au cancer du sein», explique Matt Matheson, porte-parole pour Movember Canada, cette initiative visant à récolter des fonds pour lutter contre le cancer de la prostate.  Comme la presque totalité des argents publics sont consacrés à la recherche sur les cancers féminins, cette initiative est porteuse de sens à plus d’un titre : on reconnaît par là la nécessité de sauver des vies masculines, mais aussi que, malgré le vent de misandrie qui souffle sur nos sociétés occidentales, ces vies méritent, au même titre que celles des femmes, d’être sauvées.  
Pas besoin d'avoir ce look d'enfer
pour se joindre à Movembre...
Peut-être que, conjointement avec la Journée internationale de l’homme, qui se déroule également en novembre, cette événement contribuera à un véritable réveil social en vue  reconnaître et de réhabiliter la moitié la plus discréditée de l’humanité.  En attendant, je souhaite à tous les hommes de bonne volonté, ainsi qu’à toutes femmes qui les aiment et les soutiennent, une merveilleuse Journée de l’homme !

mercredi 16 novembre 2011

Violence conjugale : le programme unidirectionnel du SPVM

SPVM : un programme
du bon vieux temps...
Si l’enfer est pavé de bonnes intentions, il lui arrive plus souvent encore de se voir assiégé de préceptes aussi erronés que malencontreusement fantaisistes.  Figurez-vous que, dans un élan qui relève davantage de l’opération de visibilité que de la prévention scientifique, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) vient de concocter un étonnant programme de lutte à la violence conjugale.  Quel merveilleux timing que d’en faire l’annonce juste avant la journée d’élimination de la violence faite aux femmes !  Fidèle à une vision du siècle dernier, les « concepteurs» inspirés à l’origine de cette utilisation douteuse de fonds publics considèrent que seuls les hommes exercent de la violence envers leurs conjointes.  La réalité inverse n’est même pas évoquée, ce qui n’étonnera personne.  Voilà qui s’appelle joindre la paresse d’esprit à l’encroûtement idéologique.

Jusqu’à quand faudra-t-il répéter à ces esprits ankylosés que trois enquêtes sociales générales de Statistique Canada, des études de l’Institut de la statistique du Québec, sans compter l’enquête psychosociale du Saguenay-Lac-Saint-Jean et les quelque 282 études répertoriées par Martin S. Fiebert, chercheur du département de psychologie de la California State University, établissent sans conteste la parité homme femme en violence conjugale ?  Bien sûr, la violence la plus lourde demeure attribuable à la force physique masculine.  Les concepteurs de ce programme unidirectionnel seraient-ils affligés d’analphabétisme, d’aveuglement volontaire, ou se sentent-ils terrorisés à l’idée de contredire les dogmes de cette religion d’État aussi occulte que puissante et toxique : le féminisme radical ?

Ces plaintes que l’on prend pour des agressions

Ce n'est sans doute pas assez
de se voir arrêté sans motif...
« S’ils y consentent, nous apprend le Journal de Montréal, les hommes écroués pour une plainte de violence conjugale peuvent désormais être rencontrés par des spécialistes lors de leur détention. »  Des « spécialistes »… Cette stratégie semble faire très peu de cas d'une étude maintes fois citée dans ce blog, intitulée Entre les attentes face à la judiciarisation et l’issue des procédures, de Sonia Gauthier, de l’université de Montréal, et de Danielle Laberge, de l’UQÀM, révélant qu'à peine 31,4 % des arrestations d'hommes pour violence conjugale menaient à un verdict de culpabilité tandis que 68,4% débouchaient sur des remises en liberté.  Est-ce à dire que l’on relâche autant de coupables ?  Leurs accusatrices ne sont pas le moins du monde interpellées, et encore moins accusées de méfait public pour fausses allégations.

Un organisme appelé Pro-Gram, appellation d’une finesse inouïe, se rend sur demande au centre opérationnel du SPVM et « communique » avec les hommes arrêtés.  Normand Bourgeois, le directeur de l’organisme en question, se confie candidement : « C’est habituellement un bon moment pour essayer de rentrer en dialogue avec cette personne-là, lui offrir des références, lui montrer qu’il y a quelque chose à faire. »  Touchant, n’est-ce pas ?  Imaginez un pauvre homme, faussement accusé qui, non content de se voir arrêté sans motif, doit affronter ce curieux spécimen de thérapeute pour qui la présomption d’innocence relève de la légende urbaine.  Y a-t-il une limite à ce qu’un homme doit endurer dans un tel contexte ?

Confrontés au précepte « Avoue n’importe quoi si tu veux sortir », faut-il que ces gars séquestrés s’inventent un passé de violence pour complaire à ces « intervenants » chez qui, apparemment, la parole féminine reste sacrée et ne saurait être remise en cause ?   C’est sûrement les yeux pétillants que Stéphane Lemieux, assistant-directeur de SPVM, renchérit : « On pense que ça va nous aider beaucoup à prévenir la récidive, à éviter que ces gens-là retombent dans le même panneau.  La récidive, souvent, peut se rendre jusqu’à l’homicide.  Ce n’est pas toujours le cas, mais une fois est une fois de trop. »  Louable intention préventive, sans doute, mais moi, vivre à Montréal, je songerais à déménager, de crainte de tomber entre les mains de ces fanatiques jovialistes…

Et c’est pas fini…

Est-ce toujours l'homme arrêté
qui ne comprend pas ?...
Le Journal cite aussi Steven Bélanger, psychologue au Pro-Gram : « Les hommes qui se font arrêter pour violence conjugale ont souvent l’impression que leur arrestation est injuste (sic !) et ne comprennent pas pourquoi ils ont été arrêtés (re-sic !). »  Psychologue, le mec…  Il en rajoute : «{Ils se disent} « Voyons donc, c’est une chicane de ménage !  On s’est engueulés, c’est normal de se chicaner. »  En effet, M Bélanger, ça arrive même chez les meilleurs couples de hausser le ton et de s’engueuler.  On n’a pas pour autant affaire à un cas de violence conjugale, c’est aussi simple que ça. Autrement, il faudrait réaménager le stade olympique en prison pour hommes… et pour femmes.  Qui plus est, de fausses allégations, c’est aussi de la violence conjugale, et vous vous en rendez complice, par votre aveuglement idéologique. 

M Bélanger en rajoute encore : «  Et ils en veulent à leur conjointe d’avoir appelé la police (pas possible !).  Il y a un désir de vengeance. »  Il n’y aurait pas de « désir de vengeance » chez moi, comme chez la plupart des hommes vivant pareille situation, sans doute, mais je crois bien que je serais furieux envers la conjointe qui m’aurait faussement accusé, au point de rompre et d’effacer cette femme de ma vie, non par la violence, mais par la distance.  Mais peut-être m’accuserait-on cette fois de violence psychologique, et me retrouverais-je à nouveau entre les griffes misandres et bon enfant de M Bélanger ?  Au secours !

Qui a besoin d’une thérapie ?

C’est ainsi que nous apprenons, en fin d’article du Journal, que 40 hommes ont été « orientés » vers une thérapie… Reste à savoir s’ils en avaient tous vraiment besoin.  Ces thérapeutes étant manifestement incapables d’envisager le mensonge féminin, de braves hommes sont probablement en train de perdre un temps précieux sur un sofa.  « Sur l’île de Montréal, il y a trois ans, près de 40 % des homicides étaient liés à un drame conjugal, nous précise-t-on.  Ce taux avoisine les 10 % aujourd’hui. »  N’allez pas croire que le programme fantaisiste dont il est fait mention ici y soit pour quelque chose : il vient tout juste d’être implanté… 

Jovialisme et thérapie :
un douteux mélange...
Selon cette équipe de bons samaritains, « les hommes aux prises avec des problèmes de violence peinent à l’admettre (et il dit ça sérieusement…) :  87 % de ceux qui se font interroger en détention pour cette raison admettent n’avoir jamais consulté.»  Que doit-on penser de ceux qui n’ont pas de problèmes de violence, aux prises avec cet engrenage « thérapeutique » ?  N’est-il pas normal qu’ils ne consultent pas ?  Faut-il le rappeler : près de 70 % des hommes arrêtés dans le cadre de la politique d’intervention en violence conjugale le sont sans motif.  « Cesse de nier ton problème, méchant garçon, si tu veux que mon oncle te laisse sortir », doivent-ils s’entendre dire.

Reste à espérer que ces spécialistes, idéologiquement intoxiqués, tombent de temps en temps sur un homme vraiment dangereux et évitent effectivement une tragédie. Après tout, même une montre arrêtée donne l’heure juste deux fois par jour...

jeudi 10 novembre 2011

Une religion sans Dieu, ni hommes…

Depuis le temps que je prends position en faveur de la nécessaire reconnaissance de la condition masculine et de l’inévitable redressement des iniquités, voire des injustices grossières, vécues par les hommes, de l’école maternelle jusqu’à l’âge adulte, je prends ici le clavier (la plume est d’un autre temps, comme le féminisme radical) afin d’expliquer le cheminement qui m’a amené à adopter de telles positions. 

Maurice Duplessis
Enfant, je devais rencontrer mon premier groupe de femmes dès le début de mon primaire, en 1966.  Non, ce n’était pas Diana Ross and the Supremes.  Il s’agissait plutôt des Filles de Jésus, religieuses qui tenaient une école élémentaire emphatiquement appelée le Jardin de l’enfance, dotée d’un pensionnat où mes parents jugèrent opportun de m’inscrire.  J’allais constater chez ces femmes qui incarnaient, selon les standards de l’époque, l’exaltation des valeurs féminines les plus élevées - puisque religieuses - les mêmes contradictions et incohérences que j’allais retrouver, une fois adulte, chez les porte-parole féministes.  Il faut souligner que, même si la révolution tranquille était amorcée depuis 1960, la grande noirceur perdurait à Trois-Rivières, comté sur lequel avait régné sans partage un certain Maurice Le Noblet Duplessis, jadis premier ministre du Québec et chef de l’Union nationale, un parti qui périra peu après lui, après un dernier soubresaut de popularité en 1966.

Nos historiens ont abusivement insisté sur l’aspect négatif du règne de Duplessis et sur le lien qui unissait le clergé à l’État.  Comme aujourd’hui avec le féminisme, qui a pris le relais du catholicisme en tant que religion et partenaire étatique, critiquer le pouvoir religieux n’allait pas sans risque.  Paul-Émile Borduas, artiste peintre automatiste et auteur du Refus global, paru en 1948, manifeste qui dénonçait l’emprise du clergé sur la société québécoise, a dû par la suite s’exiler en France, tant les conséquences de son audace lui avaient rendu la vie intenable au Québec.  42 ans plus tard, un certain Roch Côté verra sa carrière journalistique compromise, après avoir publié en 1990 son Manifeste d’un salaud, dans lequel il dénonçait avec brio la misandrie fanatique de nombreuses féministes au lendemain du massacre de Polytechnique. 

Qui contrôle qui ?

Une oeuvre de Paul-Émile Borduas
Mais à bien y penser, qui, de l’État ou du clergé, contrôlait l’autre, au temps de Duplessis ?  Il ne faudrait pas oublier que c’est grâce aux communautés religieuses qui, incidemment, sont à l’origine des coopératives d’habitation et du mouvement syndical, en plus d’avoir offert l’aide de première nécessité, que Duplessis a pu financer la construction d’écoles, d’hôpitaux et d’un système routier qui a permis au Québec de sortir tardivement du siècle précédent.  Malgré toutes les tares du clergé, dont le scandale des prêtres abuseurs demeure la pire page d’histoire, l’omniprésence de sœurs, de frères et de prêtres dans les écoles et les hôpitaux avait permis à l’État d’économiser une masse salariale considérable dont le montant a été investi dans nos infrastructures.  Ne pas reconnaître cet apport relève de l’ignorance ou de la mauvaise foi (sans jeu de mots facile…).

Si l’on compare ce bilan avec ce que nous rapporte aujourd’hui le féminisme d’État, nous nous trouvons largement déficitaires, après de légitimes revendications en vue de redresser les évidentes inégalités qui affligeaient jadis les femmes, corrigées au point où les rôles sont désormais inversés, dans les domaines de l’Éducation, de la Santé et des Services sociaux, de la Justice, de la fonction publique, des médias et de la représentativité ministérielle, pour ne nommer que ces sphères d’activité. 

Figurines représentant les Filles de Jésus
Contrairement au temps jadis, avec les communautés religieuses, c’est l’État, donc le contribuable, qui soutient financièrement le féminisme, devenu féminisme d’État.  Nous finançons donc le ministère de la Condition féminine, son imparable Conseil du statut de la femme, dont la présidente gagne presque autant que le premier ministre du Québec, ainsi que le Secrétariat à la condition féminine, dont on se demande à quoi il doit bien encore servir, s’il a déjà servi à quelque chose. 

C’est encore le payeur de taxes qui défraie la masse salariale des – trop – nombreuses fonctionnaires de ces éléphants blancs.  On se demande à quoi peuvent bien occuper leur temps toutes ces femmes, sans doute devenues expertes en tricot, en crochet, cruciverbistes aguerries, ou spécialistes en toute autre occupation permettant de tuer 35 heures par semaine.   De moins en moins facile de justifier le mandat supposé de convaincre État et contribuable que la situation des femmes ne s'est pas vraiment améliorée en 45 ans de militance « active », devant l’évidence du contraire.

Et ça, c’est sans compter le féminisme communautaire, cette faction prétendument novatrice du féminisme d’État, dont l’emblématique Fédération des femmes du Québec vit de ses splendeurs passées… et d’une confortable subvention assortie des cotisations de 500 membres, soit 400 de moins qu’en de meilleurs jours.  Le vent commence à tourner cependant, puisque Stephen Harper vient de lui supprimer l’intégralité de sa subvention fédérale de l’ordre de 240 000 $.  Au fond, depuis quand le statut de féministe devrait-il être considéré comme un boulot « subventionnable » ?  Est-ce que je reçois un financement de l’État pour tenir un blog et sensibiliser le public à la condition masculine ?  Est-ce que tel devrait être le cas ?  La militance doit-elle nécessairement relever d’un éventuel financement étatique, ou de convictions personnelles ? 

Des intervenantes à la formation questionnable...
Dans cette optique, il serait plus judicieux de financer le salaire des « intervenantes » de centres de santé des femmes, des Calacs ou des maisons d’hébergement, si seulement elles détenaient la compétence correspondant à leurs « fonctions » et pouvaient les exercer sans dénigrement misandre, études maisons foireuses et statistiques dopées à l’appui.  Or, dans ce cas aussi, l’État subventionne trop souvent l’amateurisme : enquête à gogo sur l’hypersexualisation de la femme ménopausée ou travailleuses sans formation : hier, commis au rayon jardinage et camping d’un Canadian Tire, aujourd’hui, intervenante dans une maison d’hébergement où les litanies misandres récitées comme un mantra tiendront lieu d’expertise.  Édifiant.

Main basse sur l’État

Anne-France Goldwater : crédible ?
Tout comme les religieuses de mon enfance, dont un grand nombre pouvait faire preuve d’une flagrante incohérence entre leurs valeurs dites chrétiennes de charité, de tolérance, de pardon et d’amour du prochain, par le recours à la violence physique (strape, claques derrière la tête, écrasement de la nuque, obligation de rester indéfiniment les bras en croix, de manger à nouveau de la nourriture vomie à la cafétéria) et psychologique (menaces, insultes, sarcasmes, mépris, humiliation devant toute la classe, cris stridents, colères incontrôlées), je retrouve les mêmes contradictions entre les valeurs d’égalité homme femme, étalées sans conviction, et la négation du droit des garçons à un système scolaire adapté à leurs différences, le refus pathologique de reconnaître la garde partagée comme base de négociation au lendemain d’une séparation, la discrimination positive jusqu’à l’exclusion des hommes en faveur des femmes, de même que des glissements idéologiques sans fondement scientifique, tel le syndrome de la femme battue, et dont les gender studies représentent le dernier cri.

On fait beaucoup de gorges chaudes du pouvoir syndical et de ses abus dans une certaine presse par les temps qui courent, non sans raison d’ailleurs, mais l’establishment féministe – car il en existe bien un - reste étrangement épargné, malgré quelques voix dissonantes.  C’est comme si, devant des porte-parole de moins en moins crédibles, de Michèle Asselin, en passant par Christiane Pelchat, à Anne-France Goldwater, le public avait conclu un peu vite que plus personne n’écoute pareilles primas donnas.  Le ridicule ne tue plus, mais de là à dire qu’il n’a pas de pouvoir… 

Pelchat, alors sans pouvoir ?
Or, il a suffi d’un claquement de doigts à la rustaude Christiane Pelchat pour amener Jean Charest, premier ministre le plus entêté de l’histoire récente du Québec, à amender un document aussi immuable que notre Charte des droits et libertés en y faisant primer le principe d’égalité homme femme sur toute pratique religieuse et ce, avant même le dépôt du rapport Bouchard Taylor sur les accommodements raisonnables.  Quant à la tonitruante Anne-France Goldwater, elle a tout de même réussi à faire gagner Lola en cour d’appel, menaçant ainsi de marier de force 1,2 millions de Québécois si la Cour suprême, présidée par la féministe misandre Beverley McLachlin, ne renverse pas cette décision portée en appel par notre ministre de la Justice.  Le féminisme, mouvement dépassé et sans pouvoir ?  Dépassé, assurément, mais pour le reste…

Alors, je repose ma question : qui contrôle qui ?