samedi 26 mai 2012

Facebook, désormais adepte de la censure ?

Quelle ne fut pas ma surprise il y a une heure, quand j’ai essayé de partager à nouveau sur Facebook ma dernière chronique intitulée Féminisme radical et Alzheimer : troublantes analogies, de constater non seulement qu’il m’était impossible d’exécuter cette banale opération routinière, mais en plus, de découvrir le motif de cette impossibilité pour le moins questionnable, par le biais du message suivant, communiqué par les aimables administrateurs du site :

Un Facebook dont je ne veux pas.
« Le contenu que vous essayez de partager contient un lien qui a été bloqué car il contient des messages indésirables ou dangereux :

blogspot.ca

Pour en savoir plus, consultez nos page (sic) d’aide. Si vous pensez qu’il s’agit d’une erreur, veuillez nous en informer. »

Je n’en ai rien à cirer de vos pages d’aide, mesdames et messieurs les administrateurs.  « Indésirables ou dangereux » ?  Êtes-vous sérieux ?  Vous vous préparez à quoi, une attaque nucléaire ou des manifestations antiféministes massives à Montréal ?

J’ai déjà eu le douteux privilège de me voir censuré par le Conseil du statut de la femme (CSF), dans son blog de la présidente, en raison de sa règle de la « nétiquette », mais une telle attitude, si malhonnête soit-elle, n’avait rien de surprenant de la part d’une instance relevant du féminisme d’ État.  Rien de plus naturel, chez pareilles individues, que d’étouffer toute velléité de contestation de leur autorité en tentant de faire passer les odieux contestataires pour des infâmes masculinistes, misogynes et adeptes du complot patriarcal ayant pour but la domination masculine, ce concept si cher à un certain documentariste en mal de notoriété qui affirme redouter de mettre les pieds en sol québécois, de peur de se voir la proie d’une milice masculiniste elle aussi « indésirable et dangereuse »…

Quant à la volonté de rabattre le caquet de quiconque oserait remettre en cause l’hégémonie féministe radicale, elle ne surprendra personne au courant des desseins de Christiane Pelchat, présidente sortante – et, Dieu merci, sortie, au Mexique – du CSF, jadis désireuse de légiférer en vue de museler tout mouvement de contestation de son idéologie rétrograde.  Le procédé est simpliste au possible : chercher les citations les plus hargneuses de « masculinistes » extrémistes et les généraliser à tous les défenseurs de la condition masculine en vue de les discréditer et de les faire taire. 

Facebook serait-il contaminé par semblable déviance ?  J'avoue désormais me poser la question.  Un fait cocasse, cependant : alors que Facebook censure ma chronique parue dans mon blog, je peux partager la version du même texte, publiée dans ma page publique... Facebook dans leur site… Facebook !  Vive la démocratie et la cohérence, chers administrateurs FB !

Un peu plus tard...

Je viens de constater qu'après un premier partage, il m'est impossible de partager à nouveau le présent texte sur Facebook, pas plus qu'il ne m'est possible de le reproduire dans ma page publique FB, comme j'en ai l'habitude.  Bonsoir, liberté d'expression...

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Bienvenue sur la planète FEMME. Losqu'on voit une Louise Deschatelets dire dans sa chronique du Journal de Moutréal qu'elle considère correct qu'une petite femme pompière qui n'a pas assez de force pour manoeuvrer la boyau se fasse aider par un homme, où est-ce qu'on ça va ????? À Joliette, c'est une femme qui engage au service postal. Elle n'engage que des femmes. À peine deux mois à l'ouvrage, ellles vont sur la CSST, car elles se font mal au dos, le sac étant trop lourd. Et ça continu en plus. Et surtout, il ne faut pas faire de discrimination. La chambre, pas la chambre à couchette bien-sûr, mais la chambre à gaz des récriminations pour ces hommes-là. I've got the power. Oui, elles ont le pouvoir. Serge

Olivier Kaestlé a dit…

Le cas, de plus en plus divulgué, non pas dans les médias traditionnels, mais dans les médias sociaux, des exigences moins élevées pour les policières que pour les policiers, à salaire cependant égal, a de quoi faire réfléchir.

Un policier m'a déjà écrit que, si les femmes rédigent avec plus de facilité des rapports que les hommes, les exigences sémantiques et syntaxiques imposées à ces derniers devraient alors être moindres. Comme de fait, ce n'est pas le cas.

Jeremy a dit…

Bonjour,
J'ai lancé un site/blog sur comment faire du pain chez soi et le bouton de développement facebook , produit par facebook, trouve mon contenu indésirable voir dangereux!! ouch!

Olivier Kaestlé a dit…

Vous comprendrez qu'avec un thème aussi menaçant que "Comment faire du pain chez soi", vous ne pouviez que vous attirer les craintes et réprobation les plus aiguës... ;-)

Bon, blague à part, j'espère que toute cette saga qui, dans mon cas s'est réglée rapidement à la suite, étrangement, de la parution de cette chronique, résulte d'une erreur technique et non d'une volonté délibérée de censure. Bonne chance pour votre site !