dimanche 4 août 2013

Non, elle ne portera plus jamais sa jolie petite robe blanche...

Après deux chroniques passées à relater les pires horreurs en matière de violence au féminin, tant envers les enfants qu'envers les conjoints ou ex-conjoints, quoi de mieux qu'un sujet léger, à la limite de  la futilité, en ce dimanche nuageux.  Figurez-vous qu'une blogueuse, Judith Lussier, a ressenti en elle l'impérieux désir de briser le silence, dans le site Urbania, sur la tyrannie du regard et de la parole qu'elle affirme avoir subi de la part des hommes quand elle a eu l'audace de porter une seule fois une robe « tout ce qu'il y a de plus simple, blanc cassé, pas tellement sexy».  Elle précise : « Elle m'arrive aux genoux et couvre tout ce qu'il faut par en haut. »  Quel nid à fantasme que cette robe !

Judith Lussier, « victime »... d'elle-même ?
Avec pareil attirail, croyez-vous qu'une femme s'expose à se voir, le temps d'une promenade, promue au rang de symbole sexuel paroissial ?  Faut croire que oui, à lire les confidence de Mme Lussier, prise malgré elle dans un constant tourbillon de regards libidineux et de commentaires obsédés par sa beauté, qui transcendait implacablement son modeste habillement.   Certaines de ses observations s'avèrent si angoissées qu'on les imaginerait davantage dans la bouche d'un jeune Adonis âgé de 22 ans incarcéré dans une prison à sécurité maximale que chez une femme majeure, vaccinée et jouissant de toutes ses facultés.

Elle nous livre ce troublant aveu : « Je ne me suis pas sentie bien, je n'ai plus jamais remis la robe. »  Pauvre petite chose.  En Iran, parmi plusieurs pays islamistes, aucune femme ne peut circuler dans les rues sans risquer de se faire apostropher par la police des mœurs si son habillement n'est pas conforme à la charia.  150 000 femmes croupissent ainsi en prison dans ce pays rétrograde pour n'avoir pas su ou voulu répondre à des normes moyenâgeuses.  Pendant ce temps, Mme Lussier espère attirer notre sympathie avec ses atermoiements parce qu'elle peut en toute liberté porter ce qu'elle veut, mais ne sait pas vivre avec les conséquences, soit le regard des hommes.  

« Terrorisée » par de « potentiels agresseurs »...

Or les regards et les paroles, quand il s'agit de compliments, ne sont pas des agressions.  Il semble que Mme Lussier ne dispose pas du discernement nécessaire pour faire la différence : « Je suis la personne la plus mal à l’aise sur terre quand je reçois un compliment. Je ne sais jamais quoi dire, quoi faire. Les gars pensent peut-être qu’ils me font une fleur lorsqu’ils me sifflent dans la rue, et le but de ce texte n’est aucunement de me «vanter» de me faire siffler dans la rue, mais la vérité est que quand ça arrive, je suis terrorisée. »

Oui, vous avez bien lu « terrorisée »...  En pleine rue, éventuellement en plein jour, au Québec, une femme s'avoue mortifiée devant un sifflement.  Je pourrais comprendre piquée au vif, mais terrorisée... Peut-être lui faudrait-il une escorte pour la protéger ?  En Iran, une femme peut rarement sortir sans un membre de sa famille.  Burka aidant, elle n'attire aucun regard concupiscent.  Sans doute est-ce là le type d'environnement sécuritaire dans lequel la blogueuse souhaiterait « évoluer » ?

Les hommes, des « potentiels agresseurs » ?
Le degré de paranoïa de Mme Lussier atteint son paroxysme avec la déclaration suivante : « J’ignore les compliments des passants, puisque je ne sais jamais comment réagir ni où ils mèneront. Si je souris poliment, suis-je en train de donner mon accord à un potentiel agresseur dans son esprit dérangé? »  

Oui, vous avez bien lu « potentiel agresseur »...  J'imagine notre « potentielle victime », marchant les fesses serrées, au risque de trébucher sur ses talons hauts (auxquels elle a probablement renoncé également), regardant droit devant elle, le regard vitreux, en espérant que sa promenade la mène sans danger à destination, voire qu'il ne s'agisse pas de la dernière...  Rendu là, je me demande vraiment qui a le plus « l'esprit dérangé ». 

Vous me trouvez sarcastique, vous pensez que j'exagère ?  Attendez la suite : « Quand un inconnu dans la rue me dit «yo t’es belle», je paralyse en dedans et je prends tout mon petit change pour poursuivre ma route en ruminant. Pourquoi me dit-il ça? De quel droit s’autorise-t-il? Quelles images défilent dans sa tête? Ce sont des compliments, et pourtant, je me sens exactement comme lorsque j’étais la cible d’intimidateurs au primaire. Moi, qui fonce dans la vie avec cette confiance inébranlable que le monde m’appartient, je marche la tête basse jusqu’à ma destination lorsque ça arrive. »

Dire que je connais des femmes assez étourdies pour aimer se promener, pour qui cet exercice demeure obstinément synonyme de détente, de relaxation, d'oxygénation, et qui ne se formalisent nullement de compliments, quand ils ne sont pas déplacés naturellement, et - pire encore - qui peuvent même aller jusqu'à les apprécier.  Réalisent-elles l'étendue de leur aliénation ?  Que dirait Andrea Dworkin devant semblable inconscience de la domination masculine qui les opprime ?  

Je parierai que Mme Lussier a lu cette auteure. À témoin ce commentaire, que la féministe radicale n'aurait pas renié : « La plupart du temps, parce qu’ils me mettent dans cet état de terreur, ces compliments (quand ce ne sont que des compliments) détruisent ma journée. Parce que je me sens impuissante, vulnérable, et placée devant un fait indéniable : de véritable égalité entre les hommes et les femmes, il n’y en aura jamais. »  Et voilà, le chat sort du sac !  Discours féministe misérabiliste, quand tu nous tiens...

Terreur irrationnelle, quand tu nous tiens...
C'est fou comme un bol d'air ne réussit pas à tout le monde !  Pourtant Mme Lussier nous avoue n'avoir jamais été violée en plus de nous assurer que son orientation sexuelle - elle dit avoir une blonde, désolé, messieurs - n'a « rien à voir avec ça » (ses perceptions victimaires).  

Tant qu'il y aura des hommes...

S'il existe un effet secondaire indésirable de l'idéologie qui conditionne les propos et les attitudes de Mme Lussier, c'est bien la conviction apparemment irréductible que l'univers doit changer pour les femmes, et non que les femmes doivent s'adapter à leur environnement.  Incapable, de son propre aveu, de composer avec la masculinité dans les rues, la blogueuse considère sans doute que les hommes doivent cesser d'être des hommes, marcher la tête basse, sous la menace de sanctions légales, allant jusqu'à l'emprisonnement sur simple délation ?  

J'ai beau me dire qu'il existe en effet des balourds grossiers et sans éducation, et que leurs comportements méritent amplement un rappel à l'ordre - que des femmes plus combatives que Mme Lussier ne se gênent pas pour faire - je n'arrive tout simplement pas à croire qu'il s'agisse d'une majorité et que les états d'âme larmoyants de la blogueuse soient justifiés.  Je vois au contraire dans ces propos une misandrie insidieuse démonisant la moitié de l'humanité, celle qui ne l'attire pas sexuellement.  

Un panneau qui réconforterait Mme Lussier...
Au fait, à quoi ressemblerait donc l'étrange égalité à laquelle Mme Lussier prétend aspirer ?  Une société où seules les personnes partageant son orientation sexuelle seraient autorisées à circuler dans les rues ?  J'essaie, mais je ne vois pas du tout à quoi pourrait ressembler « la société égalitaire » qu'elle préconise.  Quant à moi, je considère toujours que les deux sexes sont faits pour vivre ensemble, dans le respect et l'appréciation des différences.  Celles qui se privent de porter les vêtements qui leur plaisent par crainte de la masculinité sont d'abord et avant tout les victimes de leur propre paranoïa.  

33 commentaires:

Paschef a dit…

Excellent Olivier.

Olivier Kaestlé a dit…

Merci, Patrick.

Bisbille sang-un a dit…

Je seconde Paschef
Chapeau !
Beau billet...
Au Québec, les relations entre les hommes et les femmes sont désormais impossibles depuis l'adoption de la ‘politique d'intervention en matière de violence conjugale', une politique, et non une loi, qui fut adoptée sans la moindre discussion dans le milieu des années ’80 sur la base du grossier mensonge à l’effet qu’il y avait pas moins de 300 000 femmes battues chaque année au Québec. Depuis l’adoption de cette ‘politique’, il est en effet possible à n’importe quelle femme d'expédier en prison l’homme vivant en situation de couple à ses côtés sur la seule base d'une unique parole dont la véracité ne sera JAMAIS évaluée.

Notez en passant que cette 'politique' contrevient à de nombreuses reprises aux dispositions du code criminel canadien qui couvre déjà les infractions visées par la 'politique' en question. Depuis l'adoption de cette 'politique', les arrestations sans mandat sont désormais non seulement possibles, mais ces pratiques illégales sont devenues la norme tout autant que les périodes de détentions arbitraires qui s’ensuivent. Et, comme pour ajouter l'injure à l'insulte, les sentences avant jugement sont administrées sur une base quotidienne. Il s’agit sans doute de la plus grave atteinte à l’intégrité du processus judiciaire qu’il faudra nécessairement corriger avant de rétablir l’ordre au sein de nos institutions et l'harmonie dans les relations humaines.

Olivier Kaestlé a dit…

Imaginez l’extension d'une telle politique aux passantes qui se diraient - à tort ou à raison - victimes de sifflets dans les rues. Cette perspective peut paraître loufoque, mais je ne la tiens pas pour autant invraisemblable au plan d'une possible application.

Anonyme a dit…

Et les femmes ont le droit de dire à un homme: Je t'aime.

Et ce qu'elles ne disent pas: Je t'aime parce que tu es riche ou millionnaire. Tu es une merveilleuse machine à travailler. Et lorsque je divorcerai, je te lessiverai. Autrement dit, on a vraiment les deux pieds dans la merd... Serge

Olivier Kaestlé a dit…

Il y en a beaucoup des comme ça, mais elles ne le sont pas toutes. Vous en connaissez sûrement qui valent le détour, tout comme moi. Plusieurs d'entre elles soutiennent notre cause, il ne faudrait pas l'oublier. Je crois même que nous n'en sortirons pas sans leur concours, tant notre discours est disqualifié par 40 ans de misandrie étatique. Évitons d'être pessimistes... ;-)

Anonyme a dit…

Je rejoins l'avis d'Olivier tout comme il y a des hommes qui se couchent devant les féministes, ennemis à leur propre vocation masculine et traitres à la solidarité masculine ce vide est heureusement bien rempli par de grandes femmes qui soutiennent notre cause.

Ce n'est pas parce que le féminisme fait un grand bruit médiatique, que toutes les femmes sont les ennemies des hommes.

Et puisque cette femme lesbienne n'aime pas les hommes comme certaines qui ont fondé la théorie du genre et autres lois misandres, je ne crois pas que toutes les lesbiennes soient comme celà, mais simplement que s'en est à nous hommes de se méfier davantage quand on veut draguer, sachant que l'on ne sait pas sur quelle personne on peut tomber.

Et des paranoïaques comme cette jeune femme il y en a et pas que des homosexuelle ... Puis sachant la cruauté dont sont capables certaines - car pour moi la paranoïa est le petit frère de la violence - nous ne pouvons pour l'instant pas sauter sur la première donzelle qui passe et la complimenter.

Cédric FLEURIGEON a dit…

Bel extrait de la victimisation outrancière...

Olivier Kaestlé a dit…

@ Anonyme Entièrement d'accord avec vous. Si nous commençons à voir en chaque femme une ennemie potentielle, nous ne vaudrons pas plus cher que Mme Lussier. Contrairement à elle, nous sommes en mesure de faire la part des choses et devons nous appliquer à faire la différence entre les femmes dignes de confiance et les autres. C'est une responsabilité qui nous incombe si nous ne voulons pas à notre tour jouer aux « victims without a cause ».

Olivier Kaestlé a dit…

@ Cédric C'est triste en effet de voir que des gens deviennent à ce point victimes de leur imaginaire...

Anonyme a dit…

Enfin un texte qui résume parfaitement ma pensée. Cette femme devrait à mon avis consulter elle en a grand besoin. On ne peut pas dire que cette femme fait dans la nuance. Marcher dans la rue nous place effectivement en situation de rencontres plus ou moins agréables. Mais un "con" qui m'aborde de façon cavalière je le remet à sa place ou bien je l'ignore. Je ne sais pas où cette femme se promène mais sûrement pas sur la même planète que la mienne.

Olivier Kaestlé a dit…

Au moins, si elle devait se déplacer à Harlem, je comprendrais, mais dans notre Québec si convivial, je n'en reviens pas. Cette femme a bel en bien un problème de santé mentale, mais ne le sachant pas, elle devra continuer à vivre sa paranoïa avec l'illusoire conviction d'avoir raison. Pathétique...

Anonyme a dit…

Personnellement sa pensée ne me surprend pas, l'homme au Québec et dans l'ensemble de l'Amérique est victime de mauvaise presse.

Il serait probable que certains évènement en 1989 et de la politisation de cet évènement est eu un important rôle à jouer dans cette affaire.

La réputation de l'homme n'est plus ce quelle était. L'homme est suspect jusqu'à preuve du contraire. Le résultat est ce que l'on observe dans le texte de cette dame.

Les médias manipule de plus en plus l'information, les héros sont des policiers, pompiers, voisin, amis... et les coupables sont un homme.

Quand le coupable est une femme... on parle de Karla, d'un individu de sexe féminin, mais jamais d'une femme. Cette manipulation est subtil, mais constante, elle est amplifier dans les oeuvres de fiction, ou jamais un homme est décent, au mieux il est idiot ou inutile.

Cet état des choses est ni plus ni moins que le résultat de cette constante démonisation du masculin, Martin peut être sexy, mais les hommes sont dégueulasses.

C'est exactement le texte d'une petite fille qui aime bien répété les dogmes qu'elle à bien appris. Qui bénéficie principalement au femme, qui n'assume pas que si elle s'habille pour plaire à ces copines, elle risque aussi de plaire à ces sous être que l'on appelle les hommes.

En effet une lesbienne peut être sexy, mais masculophobe... pas vraiment. La différence entre une sexualité qui n'est pas un choix et une sexualité qui est le résultat d'une démonisation est la suivante, dans un premier cas, les hommes ne nous intéresse pas comme ça, on peut les trouver beaux, et sympathique, mais il ne nous intéresse pas comme ça, et dans l'autre c'est une aversion, le moindre faux mouvement nous fais peur, la moindre parole est analysé dans le but de décelé le danger.

Nous en somme rendu la, nous somme coupable et mauvais jusqu'à preuve du contraire.

Olivier Kaestlé a dit…

Même les héros de séries policières sont présentés comme des hommes à problèmes, divorcés et pères maladroits (coroner Da Vinci ou l'inspecteur dont je ne me rappelle plus le nom dans Law and Order, sexual crimes) et nous avons même jusqu'à un tueur en série recyclé en justicier (Dexter). Il ne nous manque à ce tableau qu'une réincarnation de Staline comme enquêteur-exécuteur du défunt KGB.

Côté séduction, est-il possible que l'on ne fasse pas le lien entre les Judith Lussier de notre belle province et le fait que les hommes québécois ne veulent plus draguer ?

Anonyme a dit…

Vous accusez cette femme d'être incapable de composer avec la masculinité dans la rue. J'en déduis que vous avez une définition de la masculinité différente de celle de beaucoup d'hommes que je côtoie. De quel droit pensez-vous qu'il soit "masculin" de siffler une femme dans la rue, de la jauger comme de la viande et de lui balancer, sous couvert de "compliments", un prix à sa beauté ? Non, décidément, vous n'avez pas encore compris que la rue n'est pas un marché aux bestiaux.

Anonyme a dit…

Rares sont les femmes qui n'apprécient pas un compliment sur leur beauté. Le sifflet est peut-être un peu gauche mais il n'en demeure pas moins un compliment que la plupart apprécient à sa juste valeur.
Ce n'est pas pour rien qu'une femme passe tant de temps à se maquiller, se teindre les cheveux, s'épiler les cils, se faire des mèches se nacrer les ongles et s'engluer de crèmes anti-rides. Sa beauté et son charme (certains diront: sa sexualité, mais je ne suis pas de ceux-là)lui sont des outils précieux et elle en est bien consciente.
Mon expérience m'indique que ce sont généralement les femmes moches- celles qui ne se font jamais siffler dans la rue- qui pestent et ragent le plus contre ce genre de compliments et qui l'associent à "jauger de la viande".
Je ne sais pas pour vous, anonyme, mais je n'ai pas l'habitude de siffler mon appréciation devant une belle tranche de steak, pas plus que je ne complimente mon rôti du roi. Un homme qui complimente une femme sur son apparence ne la traite donc pas comme une pièce de viande ou une tête de bétail.
Ces tentatives de nous culpabiliser pour un comportement sain et anodin et de victimiser la belle femme qui fait tout pour attirer le regard et faire tourner les têtes ne sont pas seulement obsolètes et inefficaces, elles sont le gage assuré que ce cri émanent de femmes moches et envieuses qui donneraient tout pour qu'une fois dans leur vie, un chantier de construction se retourne sur son passage et lui siffle son admiration.

Malthus

Olivier Kaestlé a dit…

@ Anonyme Beaucoup d'hommes que vous côtoyez ne correspondraient pas à votre - et semble-t-il, à leur - définition de la masculinité qui se résumerait, dites-vous, aux gestes « de siffler une femme dans la rue, de la jauger comme de la viande et de lui balancer, sous couvert de "compliments", un prix à sa beauté ? »

N'est-ce pas précisément une preuve, fournie par vous-même, que ces comportements balourds, à défaut d'être dangereux, sont loin d'être aussi répandus que vous l'insinuez ?

Quant à moi, j'ai une bien meilleure opinion de la gent masculine québécoise, que je considère parmi les hommes les mieux éduqués et les plus respectueux des femmes qui soient.

Si vous êtes une femme, allez donc vous promener à Kaboul ou à Téhéran, vous saisirez un peu mieux la chance que vous avez de circuler dans une société civilisée.

C'est pour cette raison que, contrairement à ce que vous affirmez, j'ai compris depuis longtemps que nos rues n'ont jamais été, et ne seront probablement jamais un « marché à bestiaux ». À quand votre tour ?...

Olivier Kaestlé a dit…

@ Malthus Très d'accord avec vous quant à l'impact de la mocheté sur les effets de balustre féministes « dénonçant » le sort « odieux » que nous réservons aux femmes en ne voyant en elles que des objets sexuels.

Un coup d’œil à nos militantes notoires suffit pour constater que le sex appeal n'est pas leur matière forte. Il y a bien les Femen, mais ce ne sont pas de vraies féministes. Comme vous le savez, ces femmes passent des auditions en fonction... de leur look sexy, suivent les chorégraphies qu'on leur dit de suivre, le tout pour 1000 euros par mois en salaire et l'équivalent en frais de déplacement. Les motivations et l'identité exacte de celui - ça pourrait bien être un homme... - ou de ceux qui les téléguident restent à ce jour obscures.

Yann Takvorian a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Olivier Kaestlé a dit…

J'aimerais pouvoir vous contredire, Yann, mais j'ai bien peur que votre lucidité décapante mette dans le mille quant aux probabilités de l'avènement d'une société aussi sclérosée si nous n'y prenons pas garde.

Certains me disent que je devrais cesser d'écrire pour agir davantage. Je leur répond que j'écris pour agir. Je maintiens ma ligne de conduite, puis qu'elle demeure celle où je me sens le plus utile et le plus efficace.

Charley a dit…

This is gorgeous!

Anonyme a dit…

J'ai vu dans la rue des regards et entendu des "compliments" adressés à des femmes par des hommes qui m'ont glacé.
La drague ne me pose pas de problème. C'est juste que ça, ce n'est pas de la drague. Ces hommes (pas tous donc)ne veulent pas entamer une relation avec ces femmes, ils veulent simplement prendre l'ascendant à la fois dans l'espace et sur les femmes. Je comprends donc leur terreur.
Aimeriez-vous vous faire siffler,complimenter,tripoter par des mecs dans la rue. Pas moi. J'imagine pas plus que vous. On veut pouvoir circuler peinard dans la rue, elles aussi.

Matthieu

Olivier Kaestlé a dit…

Je ne sais dans quelle municipalité vous vivez, Mathieu, mais dans la mienne, où je me balade de façon presque quotidienne, je n'assiste pas au triste spectacle d'intimidation macho par le regard, le sifflement, le geste de tripoter. Pourtant, je réside dans un quartier populeux et populaire, et me promène régulièrement au centre-ville de Trois-Rivières, où les femmes circulent librement, radieuses et détendues. Je ne saurais expliquer le contraste d'avec chez vous, qui incite à la même « terreur », selon votre expression que Mme Lussier. L'eau du robinet peut-être...

Anonyme a dit…

Olivier,
Vous habitez au Canada si je comprends bien.
Je connais de nombreuses amies françaises qui ont visité ou vécu quelques mois dans votre pays. Elles m'ont toutes souligné combien il plus facile pour une fille de vivre au Canada qu'en France. Elle m'ont décrit des rues canadiennes dans lesquelles il est possible pour une fille de se promener sans se faire tripoter, sans se voir imposer un "t'es bonne, tu suces ?", pas de regards libidineux à tous les coins de rues. Cet été je suis allé à Stockhom avec ma copine et elle a fait le même constat.
Il existe de réelles différences selon les lieux. Quels sont les facteurs qui font que la situation est différente ? Je ne sais pas. Mais je vous assure où il est des endroits où il fait moins bon vivre qu'à Trois rivières ou Stockholm lorsqu'on est une fille.

Matthieu

Anonyme a dit…

Monsieur Olivier, avez vous au la permission de cette jeune femme pour publier ses commentaires et sa photo? Ou bien est-ce une pure invention de votre part? Vous la rabaissez sans aucune retenue, de plus, si cette personne a un problème quelconque, ce n'est certainement pas à vous de divulguer et encore moins de juger!!

Olivier Kaestlé a dit…

@ Anonyme Votre intervention reste la plus niaise qu'il m'ait été donné de lire depuis des semaines. Savez-vous seulement lire une chronique ?

Il est clair que vous avez décidé de donner à mon propos un tour malveillant, en fonction de votre lecture biaisée et malhonnête.

Si vous aviez lu correctement mon texte, vous auriez trouvé dès le premier paragraphe l'hyperlien en bleu vous renvoyant à la chronique que je critiquais et constaté qu'il s'agissait du propos d'une blogueuse, Judith Lussier, travaillant pour le média alternatif Urbania, détails que je répète à plusieurs reprises.

Puisqu'il faut vous l'expliquer, une blogueuse ou un blogueur, tout comme un chroniqueur ou un analyste, s'exprime publiquement et doit s'attendre - comme moi - à se voir critiqué publiquement. Ça fait partie du jeu, ainsi va la vie. Il n'y a par conséquent aucune permission à demander.

Je trouve particulièrement vicieuse et injurieuse votre supposition à l'effet que j'ai pu inventer l'enfilade de citations douteuses de Mme Lussier en vue de la rabaisser. Elle peut très bien y parvenir sans mon intervention.

Votre propos, par la reconnaissance qu'elle implique que la blogueuse, selon votre expression, puisse avoir « un problème quelconque » ajoute de l'eau à mon moulin à l'effet que ses idées relèvent de la phobie et de l'exagération paranoïaque.

Anonyme a dit…

Salut Olivier,

En même temps,as-tu jamais porté de petite robe blanche dans la rue ? Si non, comment peux tu préjuger de ce que cela peut provoquer comme situation ou ressenti ?...

Jean Luc

Olivier Kaestlé a dit…

@ Jean-Luc Ma blonde, magnifique grande femme, blonde aux yeux bleus, dotée d'une taille de mannequin, s'est chargée pour moi de porter une adorable robe blanche très fréquemment cet été. Elle trouve les prétentions de Mme Lussier ridicules, paranoïaques et misandres. Salutations.

Anonyme a dit…

Donc ta réponse est non, tu n'as jamais expérimenté la petite robe blanche dans la rue*.
Le prends pas mal mais quand tu parles de "ridicule, paranoïaque et misandre", ça me fait un peu penser à toi au masculin ;-) Tu juges sans savoir* ou essayer de comprendre. Un peu d'humilité ça ne te ferait pas de mal mon gars.
Bon sinon, si tu veux bien me prêter ta blonde, vu ta description de poupée Barbie, je dirai pas non. Bon, dégonflée et par voie postale hein ! ;-)

Jean Luc

Olivier Kaestlé a dit…

Et voilà un vrai féministe, incapable d'argumenter sans attaques personnelles, ni procès d'intention... Si prévisible, si ordinaire...

Olivier Kaestlé a dit…

Au fait, j'imagine que toi, t'es allé te promener sur la Main de ton bled en jolie petite robe blanche... tu peux envoyer tes photos à l'adresse courriel de mon blog... Avec le succès que tu dois avoir avec les femmes, je ne m' étonne pas que tu veuilles emprunter celles des autres. En passant, tout un respect des femmes de la part d'un p'tit moralisateur, et quelle absence de préjugés ! Les grandes blondes sont des Barbies... Chapeau l'artiste ! Retourne sur ton trottoir avec ta jolie robe blanche... On a les sensations que l'on peut.

Anonyme a dit…

Et voilà un vrai masculiniste, incapable d'argumenter sans attaques personnelles, ni procès d'intention... Si prévisible, si ordinaire...

Anonyme a dit…

Héhéhé... :)