dimanche 16 octobre 2016

« Affaire Maire » : un lourdaud au service de la « culture du viol »…

L’affaire en question en enflammé la toile et je dois admettre que, pour un temps, moi aussi, j’ai marché.  Sur le plateau d’une émission française, un animateur, Cyril Hanouna, se tape un parcours du combattant en animant 35 heures d’affilée.  Pendant cet exploit, un chroniqueur, Jean-Michel Maire, insiste avec balourdise pour embrasser une plantureuse invitée au décolleté plongeant qui lui adresse deux refus sans équivoque.  Obstiné, le lourdaud décide de lui baiser le sein en direct, rien de moins.

Un balourd et sa « victime »...
J’ai beau être un défenseur des droits des hommes, jamais je ne cautionnerai ce genre de geste, pensais-je alors.  Cet abruti, par sa stupidité, importune sans raison une femme qui a le droit inaliénable de refuser ses assiduités gluantes.  Qui plus est, sa connerie vient cautionner un discours victimaire et paranoïde ayant pour thème la soi-disant culture du viol qui sévirait en Occident, mais certainement pas dans certains pays islamiques où le témoignage de quatre hommes est nécessaire pour inculper un agresseur de viol.

Le chroniqueuse du Journal de Montréal, Sophie Durocher, y est allée d’un papier bien senti dénonçant un geste apparemment inacceptable, dont j’ai sur le coup approuvé chaque syllabe, d’autant plus que cette journaliste n’hésite pas à dénoncer également les fausses victimes, comme elle l’a éloquemment démontré avec les trois menteuses de la sinistre farce judiciaire impliquant Jian Ghomeshi.

Mais il y a un mais…

À beau mentir qui vient de loin, dit le proverbe.  L’indignation suscitée par le lourdaud néandertalien, parfaitement compréhensible et légitime de notre côté de l’Atlantique, peut être perçue avec un recul critique chez certains de nos cousins hexagonaux.   Un commentaire laissé sur un fil de discussion par Patrick Guillot, hoministe connu des médias français et auteur de l’essai La misandrie, est venu jeter un sévère démenti sur ce qui avait toutes les apparences d’une agression mineure, mais d’une agression tout de même.  Le voici :

« Les femmes (et les hommes) qui viennent dans les émissions animées par le sieur Hanouna savent très bien ce qui va se passer : humiliations, insultes, propos grossiers, homophobes, chantages au bisous qui dégénère, etc. Ils viennent parce qu'ils acceptent ça par avance, sachant que c'est très bien payé. La nana en question, qui arrive de plus avec les seins à l'air, a déjà consenti lorsqu'elle passe le seuil : peu importe qu'elle dise "non" ensuite, elle a déjà donné un "oui" global et implicite. Elle est donc totalement responsable de sa présumée "agression" (qui par ailleurs va lui rapporter gros en termes de notoriété télé). »

Osez le féminisme a bien sûr sauté à pieds joints sur cette aubaine évènementielle qui venait valider son discours idéologique.  Gageons que ces militantes doivent secrètement bénir l’idiot utile involontaire (du moins je le suppose) qui vient de justifier avec une si embarrassante éloquence leurs positions formatées sur le mythe de la culture du viol.

Il existe des machos finis qui, comme ça, deviennent les meilleurs amis des féministes intégristes, mais elles ne l’admettront jamais.  En attendant, les vraies victimes d’agression, devant une mise en scène aussi ridicule que déplorable, ne gagneront certainement pas au change sur le plan de la crédibilité…

4 commentaires:

Prof Solitaire a dit…

Ah ben, je suis tombé dans le panneau moi aussi, dirait-on! :-P Merci pour le contexte!

Olivier Kaestlé a dit…

Oui, ça change pas mal la donne. Évitons de devenir les idiots utiles d'un féminisme déjanté...

Anonyme a dit…

Ouin, ça m’étonnent pas des Français avec leurs émission quétaines. La meilleurs solution, qu’en une femme porte une tenue de type « regardez-moi tous-le-monde » est de complètement la ignorez et jeter votre regard ailleurs.

Mais quand même pas fort d’embrasser cette femme sur son sein. Pour qui il se prend ? Bill Clinton ou Donald Trump ? LOL

Anonyme a dit…

Il y a pire,dans la même émission, peu après, devant tout le monde Enora Malagré chroniqueuse met avec insistance la main sur le sexe d'un autre membre de l'équipe non consentant, pour vérifier si il bande. Que croyez vous qu'il advint? la foule s'est ruée pour dénoncer cette véritable agression sexuelle?.... que non tout le monde a sourit.
Comme quoi mettre une main ce n'est pas grave du tout... quand c'est une femme qui le fait , c'est ça la culture du deux poids deux mesures.