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Justin Trudeau et Emmanuel Macron |
Pourtant,
plusieurs leaders soi-disant intègres, dont notre premier ministre canadien,
Justin Trudeau, notre premier ministre québécois, François Legault et le
président français, Emmanuel Macron, dilapident sans vergogne les fonds publics
en les versant à cette entreprise gloutonne et inefficace sans pour autant qu’elle
ne produise ensuite de résultats concluants, peu importe la demande adressée.
Cet autre article, datant de février 2022, nous apprenait que
les partis d’opposition demandaient à l’auditeur général d’enquêter sur des
contrats liant le gouvernement fédéral à McKinsey. Un ancien de cette firme, Dominic Barton,
avait été nommé ambassadeur du Canada en Chine par Trudeau le 4 septembre 2019 mais
avait déjà été appelé en 2016 afin de « sauver » l’économie canadienne,
bien sûr sans résultats concluants.
Une augmentation de 40 % de recours aux firmes
externes depuis 2015
Occupant alors le poste de directeur général mondial
de la firme, Barton travaillait simultanément pour le gouvernement et pour
McKinsey, ce qui n’était pas sans déranger les partis d’opposition, du moins en
apparence… L’article, citant le Globe
and Mail, poursuit :
« Ottawa se tourne vers la
société d’experts-conseils McKinsey pour
réparer le système de paie Phoenix, doublant ainsi les dépenses.
Le Globe a également rapporté cette semaine que les
dépenses fédérales en contrats d’externalisation, dans la catégorie des services
professionnels et spéciaux ont augmenté de plus de 40 % depuis que les
libéraux ont formé le gouvernement en 2015, atteignant 11,8 milliards de
dollars au cours de l’exercice précédent. Dans son programme de 2015, le
Parti libéral avait promis de réduire le recours aux consultants externes. »
Pensez-vous qu’on apprendra, droit du public à l’information
aidant, si de possibles conflits d’intérêt ont lié McKinsey, notre gouvernement
et la Chine ? Voici, pour toute réponse :
« Le géant mondial du conseil McKinsey and Co. refuse de
fournir à une commission parlementaire canadienne les listes des entreprises
d’État chinoises pour lesquelles Dominic Barton, ambassadeur du Canada à Pékin,
a travaillé pendant les neuf années où il a dirigé la société.
Les députés de l’opposition avaient demandé ces
informations afin de déterminer si M. Barton se trouve en conflit
d’intérêts en tant qu’ambassadeur en Chine. »
Les mêmes
soupçons pouvaient tout aussi bien s’adresser à Trudeau lui-même…
Pendant ce temps, du côté de l’hexagone…
Une tenace odeur de conflits d’intérêt et de corruption s’échappe
de chez nos cousins français, visiblement eux aussi en mauvaise posture avec le
président douteux qu’ils viennent de réélire, malgré les nombreuses mises en
garde de cet
article signé Alicia Mihami :
« Un
rapport du Sénat pointe du doigt le recours excessif du gouvernement Macron
au cabinet de conseil McKinsey. Des commandes trop fréquentes, trop chères, et
qui trop souvent, ne débouchent sur rien. »
L’auteure ajoute :
« Avec ses 361
pages, le rapport de
la commission d'enquête sénatoriale sur l'influence des cabinets de conseil a
fait l’effet d’un pavé dans la mare de la campagne présidentielle. Le Sénat
parle d’un phénomène “tentaculaire”,
et dénonce une augmentation constante du recours à des cabinets privés au cours
du mandat d’Emmanuel Macron. Depuis 2018, les dépenses de conseil de l’État
français ont plus que doublé, pour dépasser le milliard d’euros en 2021.
En tête de la liste des prestataires, le cabinet de
conseil américain McKinsey. Surnommé
“La Firme”, McKinsey a été sollicité pour la réforme des Aides Personnalisées
au Logement (APL), la gestion de la pandémie de Covid-19, notamment
l’organisation de la campagne vaccinale ou encore pour préparer la réforme des
retraites. »
Congé d’impôts depuis 10 ans
!
En plus de l’absence de
résultats probants quant à la gestion de la crise sanitaire (tout comme au Québec),
on apprend, médusés, à défaut d’être vraiment surpris :
« Cerise
sur le gâteau : McKinsey, qui déclare un chiffre d'affaires de 329 millions
d’euros en France pour l’année 2020, n’aurait pas payé l'impôt sur les sociétés
depuis 10 ans. Soupçonné d’optimisation fiscale, le cabinet fait actuellement l’objet d’un contrôle fiscal,
ordonné “avant le rapport” assure le ministre de l’Économie Bruno Lemaire. Mais
selon la commission d’enquête du Sénat, les vérifications de Bercy n’auraient
commencé qu’en décembre, après le début de ses travaux. »
Donc les résultats n’ont pas été disponibles à temps pour les
élections.
Pendant ce temps, au Québec…
Avec Legault, l’urgence sanitaire a le dos large. En plus d’imposer un vaccin expérimental qui
ne serait jamais autorisé sans elle, cette merveille antidémocratique permet à notre
petit Napoléon d’accorder des contrats sans appels d’offre, comme le révèle cet article signé Sam Harper :
« Il faut mettre de côté
les règles ordinaires pour aller plus vite, »
a déclaré le premier ministre lorsque le gouvernement a décrété l’état
d’urgence sanitaire en mars 2020. C’est donc sans passer par le processus
d’appel d’offres classique que McKinsey a obtenu deux contrats avec le
gouvernement du Québec. »
En un paragraphe, Harper fait le tour de la question :
« La pandémie a été lucrative pour McKinsey &
Company. La firme de consultants aux 130 bureaux répartis sur les cinq
continents a été embauchée par de nombreuses administrations – dont le
gouvernement du Québec – pour apporter des conseils de gestion durant la crise
sanitaire. Au Québec,
la facture pourrait s’élever à plus de 6 millions $. Quels conseils
le gouvernement a-t-il reçu de la part de la firme privée? C’est confidentiel,
nous a répondu le gouvernement. Le coût est-il justifié ? Difficile à dire
tant que le gouvernement retient l’information. Mais un peu partout,
journalistes et vérificateurs généraux critiquent les factures salées que leurs
administrations ont réglées à des consultants privés. »
Bien sûr, le Québec reste un petit gouvernement
provincial. Les montants alloués à la
Firme restent minimes en comparaisons des milliards que Trudeau et Macron
jettent allégrement par les fenêtres.
Fonctionnaires indignés
Des fonctionnaires s’indignent de voir des contrats attribués
sans vergogne à une firme extérieure alors qu’ils affirment avoir été en mesure
de les réaliser. Payons-nous deux factures
au lien d’une ? Voici un commentaire :
« Il me semble
assez incroyable de penser qu’il n’y a pas de personnel [à
l’interne] capable de faire ce genre d’analyse-là »,
réagit Line Lamarre, présidente du Syndicat des professionnelles et
professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) en entrevue. Elle ajoute que
ce type de contrat illustre le problème plus large du recours à la
sous-traitance par le gouvernement du Québec. En octobre, le SPGQ qualifiait le
phénomène de « véritable fléau endémique » et se disait
« estomaqué par les coûts. »
Pour quels motifs le Canada, le Québec et la France ont-ils
si « spontanément » recours à une firme conseil d’aussi mauvaise
réputation plutôt qu’à leur fonction publique respective ? Soulignons, si besoin est, que Trudeau,
Legault et Macron ont tous en commun une déférence idolâtre envers Klaus Schwab
et son Forum économique mondial. McKinsey
reste le bras armé du FÉM, comme
le précise ce document :
« À titre de
partenaire stratégique, McKinsey soutient le Forum économique mondial dans sa
mission d’améliorer l’état du monde. McKinsey collabore avec le Forum par le biais
de multiples groupes d’intervention industrielle, de recherches et de parutions
qui aident à informer sur la conversation globale pertinente, et en participant
à la réunion annuelle tenue à Davos, en Suisse. »
Si après une telle profession de foi, vous n’avez toujours pas compris qui dirige le Canada, le Québec et la France, il n’y a rien à faire avec vous. Trudeau, Macron et Legault ne sont que des sous-fifres, des mauvais comédiens de téléréalité ineptes, sans âme, en attente de leur prochain texte. Trudeau et Macron ont été réélus avec de faibles majorités. Ayons au moins la décence de ne pas donner à Legault de victoire éclatante…
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