samedi 16 avril 2016

Une police des moeurs bien pensante veille : oui, on est rendu là…

Je me demande combien de temps il faudra avant qu’un nouveau psychodrame féministe ou inclusif – parfois, l’un ne va pas sans l’autre – n’éclate et ne devienne la nouvelle virale du jour. Prenez par exemple la plaisanterie tout à fait anodine de Guy Nantel, devant les simagrées clownesques de Justin Trudeau et Mélanie Joly, les Ken et Barbie de la politique fédérale, arborant un turban sikh, à l’occasion de la célébration de Vaisakhi.

Justin Trudeau, visiblement inspiré...
Précisons que c’est au cours de cet événement que notre valeureux premier ministre a annoncé qu’il présenterait des excuses officielles envers la communauté sikh le 18 mai prochain pour l’incident du Kogamata Maru, un paquebot amenant à son bord en 1914 une majorité de Sikhs parmi 376 passagers, à qui l’accès au port de Vancouver avait été refusé, leur interdisant d'aborder au Canada. Bien sûr, une telle démarche commandait du tact, mais fallait-il pousser l’obséquiosité jusqu’à arborer un turban sikh en signe de repentance et à participer à pareille cérémonie ?  

« Bon ben, on est rendu là ça a l'air. » 
- Guy Nantel

Il aura suffi de cette toute petite boutade, mise en post dans Facebook par Guy Nantel, pour que s’enflamme la toile, invectivant l’humoriste pour avoir simplement constaté l’évidence que, depuis le départ de Stephen Harper, le nouveau gouvernement fédéral, flagorneur dans l’âme, était désormais prêt à toutes les courbettes, au mépris de la plus élémentaire dignité et du respect de notre identité nationale, si fragile soit-elle, pour espérer glaner davantage de votes.  

Simon Jodoin, rédacteur en chef de Voir, dont on attend chaque semaine avec fébrilité les points de vue originaux, n’a pas manqué de reprocher à Nantel, avec la sagacité qu’on lui connaît, d’attiser la xénophobie avec cette phrase. Petite cause, grands effets, semble-t-il. Par contre, M Jodoin s’autorise quant à lui ce commentaire :  

« Bon, donc, cette vidéo (mise en post par Nantel nda). Je vous disais qu’il y avait 1876 gags à faire avec ça. Pas sur le triste épisode du Kogamata Maru, mais la mise en scène, le spin politique, tout le truc, Mélanie Joly qui se la joue patrimoine machin, Justin qui a l’air de Tintin en reportage je ne sais trop où. Oui, c’est très drôle. D’ailleurs, on rit par respect, avec humilité, avec l’envie de dire: pardonnez-nous, pour le paquebot et pour ça aussi, un peu. » 

Je ne sais si je pèche par excès d’ambition en voulant pénétrer les méandres audacieusement surréalistes de la pensée jodoinienne, mais il me semble que, en bien davantage de mots, ce fin penseur en arrive au même constat que Guy Nantel, à savoir que notre premier ministre est prêt à recourir aux procédés les plus ridicules, pour courtiser sa clientèle cible. 

Après avoir judicieusement sélectionné les propos les plus disgracieux appuyant la déclaration de Nantel, et distraitement oublié ceux qui le crucifient ou l'appuient intelligemment, Jodoin lui assène la question qui tue : 

Avec Jodoin, on ne rigole plus...
« Je reprends la question : avec qui rigoles-tu, au juste, Guy Nantel? Par quelle espèce de prodige, ton humour que tu souhaites intelligent et porteur d’une réflexion, n’est-il compris que par des tatas fondamentalement épais qui ne savent pas distinguer un sikh d’un musulman? 

« C’est quand même une question intéressante. Comment se fait-il qu’au terme de toutes tes aventures humoristiques, qui selon tes prétentions devraient inviter le nono moyen à réfléchir un peu, les seuls qui jouent du thumbs up à tes gags sont des parfaits imbéciles et semblent vouloir le demeurer? » 

Tenez-vous le pour dit : si vous avez souri à la répartie de l’humoriste, vous savez ce que le pape de la bien-pensance de Voir pense de vous. Dire que Richard Martineau a déjà occupé son fauteuil. Incroyable…  

Judith Lussier ignore où elle est rendue…  

Les habitués de mon blog savent bien en quelle estime je tiens Judith Lussier, égérie de ce qu’on appelle néo féminisme ou féministe intersectionnel. Elle n’allait pas manquer pareille occasion de prendre position, avec la fougue et la pertinence qu’on lui devine, sur un sujet aussi déterminant pour notre devenir collectif. Elle devait intervenir ! À la question si pénétrante de Jodoin, elle ajoute celle-ci, tout aussi acérée (Moi, à la place de Guy Nantel, j’aurais peur…) : 

« On est rendu où au juste? Le statut ouvre à toutes les interprétations. On est rendu avec un Premier ministre qui porte un bandeau. On est rendu qu’on offre enfin ses excuses envers la communauté sikh pour un impair commis en 1914. On est rendu à se plier aux exigences d’une religion minoritaire. On est rendu envahis par les sikhs. On est rendu tellement ouverts d’esprits que c’est l’fun on est honorés par nos concitoyens sikhs. Ciel! On est rendu au Pendjab! »

Heureusement, des précisions fournies par l’humoriste lui-même sont parvenues providentiellement à la démêler en plus de la détourner d'un séjour improductif au Pendjab : 

« L’explication est venue suite à la critique de Jodoin. En gros, le «Bon ben, on est rendu là ça a l’air» de Guy Nantel, c’était pour critiquer le ridicule de Justin Trudeau et de Mélanie Joly d’être allé «faire les clowns pour licher le derrière de la communauté sikh», le «vote religieux de plus en plus puissant dans cette belle société multi-culturelle et multi-religieuse qu’est le Canada», le fait que lorsqu’un «sikh est invité à une cérémonie officielle au Canada, on doit à tous les égards respecter son choix vestimentaire» sans que ça soit réciproque, etc. 

Lussier, en quête de vérité...
« Bien sûr, tout ça était contenu dans le «Bon ben, on est rendu là ça a l’air». 

Bizarre hein, aux yeux du « tata fondamentalement épais » ou du « parfait imbécile qui semble vouloir le demeurer» que je suis - pour faire écho au raffinement analytique de Jodoin -, l’interprétation du commentaire de Nantel sautait aux yeux. Eh oui, tout ça était contenu dans le «Bon ben, on est rendu là ça a l’air».

Mme Lussier fait preuve par ailleurs d'une grande souplesse intellectuelle, en appuyant le choix des Trudeau et Joly de revêtir le turban sikh, elle qui dénonçait récemment les dérives de l'appropriation culturelle.  Affaire de contexte, bien entendu... 

Mais nous sommes rendus là… aussi.  

Aujourd’hui même, le député libéral Guy Ouellet a vu ses propos qualifiés de sexistes pour avoir prononcé cette phrase : « Monsieur le premier ministre, on avait besoin d’une touche féminine pour notre première partie de crédits. Mme la députée de Crémazie, à vous la parole» Heureusement, Carole Poirier, du PQ, et Manon Massé, de Québec solidaire, ont réussi à débusquer le sexisme ordurier derrière ce qui semblait à prime abord un compliment maladroit… 

Nantel, face à la police de la pensée...
Cet incident n’est pas sans rappeler les déclarations de Robert Poëti, sur les femmes et les centres commerciaux, vivement condamnées par les mêmes chiennes de garde, tout comme celles, si « islamophobes » du député conservateur Larry Miller, qui avait eu l’intolérance de déclarer qu’une femme désireuse de garder son niqab lors d’une cérémonie d’assermentation ferait mieux de retourner chez elle. Et que dire de la plaisanterie scandaleuse de Jean-François Mercier sur les allumeuses qui se plaignent ensuite de l’attention qu’elles génèrent. Lui a-t-on expliqué que toute vérité n’est pas bonne à dire ? 

Oui, à l’ombre du projet de loi 59, une police de la pensée veille sur nous et scrute nos propos, même les plus anodins, comme l’épisode Nantel vient de le démontrer. Pas de doute, pour paraphraser ce dernier, on est rendu là, ça a l’air…

dimanche 10 avril 2016

71 % des victimes autochtones de meurtre ou de disparition sont… des hommes !

… Et on s’en bat les flancs, comme le révèle un blogueur spécialiste des questions autochtones, Mr Mônijâw, cité dans un article pour le moins remarquable et troublant d’Adam Jones, du National Post :  « Les hommes autochtones sont plus fréquemment assassinés, en comparaison de tous les autres groupes, et leurs homicides sont rarement résolus.  Et vous pouvez même déclarer publiquement, si vous êtes officier de police, que vous vous en fichez, parce que personne ne se soucie d'eux. »[1]

Laissés pour compte, parce que du mauvais sexe...
À l’opposé, alors que l’on voit dans les femmes autochtones des victimes de notre indifférence sociétale, 88 % des homicides commis sur leur personne ont été résolus, en comparaison de 89 % pour les femmes non autochtones.  Voilà qui met à mal un mythe très cher à notre gauche militante.  Étrangement, il n’existe aucune statistique sur le taux de résolution de meurtres concernant les hommes autochtones.  C’est comme s’ils n’existaient pas.  « Mais si l’on considère que 83 % des homicides non résolus touchent surtout des victimes masculines, nous pouvons conclure que le taux de résolution des meurtres d’hommes autochtones est significativement bas, »[2] d’ajouter Mr Mônijâw.  Ces réalités, notre gauche militante s’essuie avec…

Des chiffres qui ne sautent pas aux yeux…

Tout comme il est difficile d’obtenir des statistiques sur la répartition selon le sexe des auteurs de meurtres d’enfants sans rémunérer Statistique Canada, les données sur les homicides d’hommes autochtones semblent demander des recherches particulières, comme le souligne implicitement Adam Jones :

« Selon des données de Statistique Canada, compilées par ma recherchiste Penny Handley, environ 2 500 Canadiens autochtones ont été assassinés au Canada entre 1982 et 2011, sur un total de 15 000 victimes canadiennes.  De ces 2 500 personnes, 71 %, soit 1 750 victimes, étaient de sexe masculin, 745, de sexe féminin, et une autre, « de genre indéterminé ».[3]  Signalons que le taux d’homicide sur les hommes autochtones avoisine celui de 72,5 % des hommes non autochtones révélé par Statistique Canada.

La disparition… des disparus.

Le journaliste ne manque pas d’exprimer son indignation devant une nouvelle absence de statistiques, qui touche cette fois les cas de disparition des hommes autochtones : « En ce qui concerne les disparus, l’absence de statistiques représente une choquante désertion d’au moins l’une de nos institutions publiques, qui pourrait faire l’objet d’un examen selon notre Charte (des droits et libertés nda.)  Il est cependant plausible de spéculer que le nombre d’hommes autochtones disparus surclasse par une vaste majorité celui des femmes.  On peut s’attendre à pouvoir transposer les pourcentages relatifs aux homicides à cette réalité, les itinérants étant de toute façon à forte majorité masculine en Amérique du Nord (…). »[4]

Des gamins, tout autant ignorés.
Faut-il s’étonner, devant une telle passivité humaniste et intellectuelle, si la prochaine commission fédérale d’enquête sur les meurtres et les disparitions d’autochtones n'envisage que les femmes et les filles tout en excluant les hommes et les garçons ?  Comment s’en surprendre, quand on sait que notre premier ministre, féministe autoproclamé, se montre plus soucieux du ph équilibré de sa coiffure et de l’augmentation de sa collection privée de selfies que de la misère des êtres humains de son sexe. 

Parlant de féministes, Adam Jones ne mâche pas ses mots à leur égard : « Il n’y a pas que la GRC et nos institutions politiques qui se mettent la tête dans le sable.  La campagne visant à dénoncer la victimisation et l’extermination des femmes autochtones est devenue une cause célèbre féministe (et même féministe autochtone) avec un tel impact qu’elle est parvenue à étouffer toute considération pour des problématiques de violence encore plus étendues au sein de la communauté autochtone canadienne, impliquant les hommes et les garçons.  Ces campagnes promeuvent, comme pierre angulaire, les vieilles constructions idéologiques présentant les femmes comme spécialement vulnérables, fragiles et dépendantes de l’aide extérieure et de l’intervention de l’État.(...) »[5]

Je n’ose imaginer Adam Jones travaillant à Radio-Canada ou à La Presse…

Necktie Campaign…

En vue de faire contrepoids à cette mainmise féministe sur une problématique pourtant universelle, un organisme torontois appelé Canadian Association for Equality vient de lancer une campagne intitulée Necktie Campaign, la cravate – necktie – étant un accessoire typiquement masculin, en vue de convaincre le gouvernement fédéral d’inclure les hommes et les garçons dans leur commission d’enquête.  L’idée de la cravate vient de Lydia Daniels, dont le fils est lui-même disparu.  Une série d’activités et une pétition ont été annoncées dans ce lien.

Les organisateurs et leurs supporters arriveront-ils à infléchir notre gouvernement féministement attardé ?  Leur combat ressemble à celui de David contre Golitath, mais il mérite d’être soutenu.  Eh puis, j’aime bien leur devise : « Equality means equality for every one. »  Par définition, l’égalité de droits devrait pourtant s’adresser à tout le monde…

[1] “aboriginal men are murdered extremely often, relative to all other groups, and their homicides are more rarely solved. And nobody really cares. And you can even say you don’t care in public, as a representative of the police. Because you know nobody else really cares either.”

[2] But given that fully “83 per cent of unsolved homicides overall are male … we can assume the rate for solved murders among Aboriginal males is significantly lower,” writes a perceptive blogger on these issues, Mr. Mônijâw.

[3] According to Statistics Canada data compiled by my research assistant Penny Handley, approximately 2,500 aboriginal people were murdered in Canada between 1982 and 2011, out of 15,000 murders in Canada overall. Of the 2,500 murdered aboriginal Canadians, fully 71 per cent — 1,750 — were male, and 745 were female (and one was “of unknown gender”).

[4] As for the missing, the absence of statistics represents a shocking abdication of at least one public institution’s responsibility — perhaps worthy of a Charter challenge. But it is reasonable speculation that missing aboriginal men outnumber aboriginal women, perhaps by a wide margin. One would expect the ratio of murdered-men-to-women to carry over, roughly, to the ranks of the missing. Homeless and street populations in North American inner cities are likewise heavily male, including their indigenous component, and it is surely members of these most marginalized and fragmented communities that are most likely to fall off the precipice.

[5] It is not just the RCMP and Canadian political institutions that have turned a blind eye. The campaign to highlight the victimization and extermination of aboriginal women has become a feminist cause célèbre (including an aboriginal-feminist one), in a way that has suffocated consideration of even more pervasive patterns of violence among and against all aboriginal Canadians, including men and boys.  All such campaigns reproduce, in central respects, ancient patriarchal/paternalistic constructions of women as especially vulnerable, fragile and dependent on outside aid and state intervention.
aid and state intervention.

samedi 9 avril 2016

Nouvelle menace patriarcale : l’épilation, aussi oppressive que le hijab…

La semaine passée, je sortais presque indemne d’un accident d’auto qui devait se solder par un véhicule perte totale et quelques contusions. Le jour même, l’animateur Jean Lapierre et quatre membres de sa famille périssaient dans un accident d’avion en se rendant préparer les obsèques du père de l’ancien politicien aux Îles de la Madeleine. Je me disais alors combien j’étais chanceux, dans l’adversité, de m’en tirer à si bon compte. La ferraille n’est jamais que de la ferraille, mais la vie humaine n’a pas de prix… Non, la mienne non plus ! Et que dire de la santé ?

Julia Roberts, conscientisée..
J’en étais là de mes ruminations existentielles quand mon regard tomba sur une dépêche, dans mon compte Facebook, qui me fit envisager ma situation et celle de Jean Lapierre sous un angle tout à fait inédit. Réalise-t-on seulement que, dans l’intimité trompeusement sécuritaire de leur foyer, des femmes, aliénées sans le savoir, souffrent, pleurent, dépriment, en proie à une tragique oppression qu’elles ont intériorisée, et ce, par le biais de cette société bassement patriarcale, hétéro sexiste et hétéro normative, dont l’ultime finalité reste de les écraser toujours davantage ?

Marie Thibaut de Maisière nous conscientise !

Heureusement, des militantes perspicaces et conscientisées veillent au grain, avec une vigilance et un dévouement inlassables, afin de faire réaliser à une majorité de femmes, inconscientes et peu aptes à le devenir seules, les innombrables traquenards qui les guettent à l’ombre phallocrate qui assombrit la route qui les mènera vers le nirvana égalitaire enfin dominé par le genre féminin.

Le dernier fléau en date s’avère, vous le pressentez, j’en suis sûr, cette insoutenable calamité de plus en plus répandue qu’est devenue l’épilation. Prenons connaissance des doctes enseignements de Marie Thibaut de Maisière, féministe et éditrice, et élargissons notre champ de conscience à la lumière de ses constats surprenants :

« (…) l’épilation des poils sous les bras (et plus si affinité) est pour moi le "voile" de la femme occidentale. Symbole visible de l’autoasservissement des femmes à notre société consumériste aux goûts aseptisés et standardisés encore plus violente pour les femmes que pour les hommes. » Voilà,c’est dit !

Il était grand temps que quelqu'un lance l’alarme sur l’horreur sournoise, insidieuse et… irritante que représente une malédiction aussi intolérable, nous apprend-t-on, et peut-être plus répandue que l’asservissement au voile islamique à cause duquel 150 000 femmes peuvent se voir harcelées, molestées ou incarcérées en une semaine en Iran pour ne l’avoir pas, ou l’avoir mal porté. 

Oui, l’épilation est aussi lourde de conséquences pour certaines femmes que le refus de porter son hijab l’a été pour Aqsa Parvez, cette jeune musulmane assassinée en Ontario en 2007 par son père et son frère. Et que dire de ces femmes battues, violées, vitriolées ou tuées en pays islamistes au nom du voile islamique ?

L’épilation est devenue aussi empreinte de menaces que les enseignements de l’islam radical propagés, par exemple, en 2007 par le Centre communautaire canadien de Montréal, cité par la chroniqueuse Rima Elkouri :

Marie Thibaut de Maisière, surconscientisée... 
« Mets un voile, sinon tu pourrais être violée. C’est ce que l’on recevait comme message jusqu’à tout récemment sur le site internet du Centre communautaire musulman de Montréal, sous une rubrique visant à informer l’internaute non voilée des supposés dangers liés à sa condition.

Ne pas porter le hijab peut entraîner « des cas de divorce, d’adultère, de viol et d’enfants illégitimes », disait l’avertissement pour le moins ahurissant. On y disait aussi que celle qui enlève son voile voit sa « foi détruite », adopte un « comportement indécent » et sera punie en « enfer ».

Ainsi donc, Mesdames, refusez de vous épiler et vous attirerez sur vous les calamités du divorce, de l’adultère, des enfants illégitimes et du viol. La voilà enfin, la clé de la compréhension de la culture du viol, si omniprésente en Occident ! C’est sans doute ça, l’enfer de la femme occidentale...

Un autre témoignage d’une femme ayant assisté à la montée de l’intégrisme religieux en Algérie nous permet, par comparaison, de prendre la pleine mesure des risques liés à l’épilation :

« Comme Rayhana (une amie militante), elle a grandi sur l'autre rive de la Méditerranée et vécu la montée progressive de l'intégrisme musulman, dans les années 80. «Tout s'est passé crescendo, raconte-t-elle. Avant, les écoles étaient mixtes. Puis les barbus ont voulu séparer garçons et filles, imposer une tenue stricte. Ensuite, il y a eu le foulard: celles qui refusaient de le porter payaient de leur vie.»

Oui, Mesdames, c’est crescendo que l’épilation aura raison de vous : d’abord les aisselles, puis les jambes, ensuite les bras et le pubis... Va-t-il vous falloir attendre que le refus de l’épilation vous coûte votre vie même ? Conscientisez-vous et mobilisez vous !

Des chiffres consternants…

Imaginez si elles s'épilaient... 
Mme Thibaut de Maisière vous exhorte à réaliser que la femme occidentale est égale, dans la souffrance et l’oppression, à la femme musulmane. Mais plongeons, guidés par cette signifiante militante, dans le récent labyrinthe de cette souffrance féminine, occultée:

« D’après sondage Ipsos de 2014, 45 % des jeunes filles françaises de 18 à 25 ans s’épileraient intégralement le maillot. Information ahurissante pour moi qui ai à peine dix ans de plus que les sondées, et qui n’ai pratiquement aucune copine qui pratique ce style d’épilation… Mais que me confirme mon ami Bruno (né en 1983, (très) actif sexuellement depuis plus de dix ans dans notre pays et qui dit n’avoir jamais trouvé de poils en enlevant une culotte). C’est donc un phénomène effrayant et récent. »

Imaginez l’horreur, non mais, imaginez l’horreur… En tout cas, moi j’essaie. Mais puisque Bruno l’a confirmée, slips en main, alors... « Effrayant et récent, » de souligner Mme Thibaut de Maisière. On constate la même dangereuse progression à établir entre la montée de cette nouvelle oppression et celle vécue en Algérie dans les années 80. 

 La militante ajoute : « Comme dirait le précité Bruno : "La génération Youporn est sur le marché." Pour ces pauvres chéries, s’ajoutent à la pression du BMG (belle, mince et glabre), celle de la performance sexuelle et les démangeaisons des repousses. Bref, l’épilation des poils sous les bras (et plus si affinité) est pour moi le "voile" de la femme occidentale.»

Et dire qu’il y en a pour trouver que le hijab confère le monopole de l’oppression subie…

dimanche 3 avril 2016

Les centres de femmes, des mosquées comme les autres ?

Les médias en parlent peu, mais la gent masculine représente l’écrasante majorité des itinérants, des toxicomanes, des morts par suicide, par meurtre, des accidentés du travail, des détenus et des décrocheurs, en plus d’augmenter sans cesse le nombre de chômeurs et d’assistés sociaux au point de supplanter les femmes dans ces deux catégories peu enviables.  

Les femmes auraient-elles le monopole de la misère ?
Au contraire, du côté des femmes, les mêmes organes de presse nous écorchent sans cesse les oreilles avec le concept de pauvreté au féminin et de discrimination systémique, comme si les femmes avaient le monopole de la misère. 

C'est aussi avec une compassion des plus modérées que j’ai lu les admonestations récemment adressées au gouvernement Couillard par Valérie Gilker Létourneau, porte-parole de l’R des centres de femmes du Québec, organisation féministe radicale pour qui l’humanité est composée d’un seul sexe :

«Les droits (...) des femmes sont compromis à plusieurs égards. C'est grave et il faut rectifier le tir», a-t-elle soutenu.  Elle a ajouté qu'il suffit de s'intéresser à «l'effet conjugué» des mesures d'austérité «pour réaliser qu'il y a une discrimination systématique amplifiée» à leur endroit.

«D'un point de vue global, ces politiques font subir aux femmes un préjudice, elles les limitent dans leur liberté», a-t-elle déploré.

À son avis, il faudra que le gouvernement provincial opère tout un virage s'il veut redresser la barre.

«Il devra (désormais) prendre en considération les caractéristiques spécifiques des femmes avant de planifier ses actions», a mentionné Mme Gilker Létourneau.

En termes clairs, seules les femmes doivent être prises en compte, et prises en charge, devant le rouleau compresseur de l’austérité qui ne vise qu’elles et elles seules, bien sûr, les hommes n'étant que d’éternels grands gamins privilégiés…

Une maison à bout de souffle…

C'est cette vision tout à fait faussée qui explique que, alors qu’il existe environ 120 maisons d’hébergement pour femmes battues ou en difficulté, on n’en trouve que deux pour les hommes et leurs enfants.  L’une d’elles, la maison Oxygène, de Sherbrooke, a failli fermer ses portes le premier avril dernier, faute de financement. Fondé en 2012, cet établissement accueille des pères sans foyer à la suite d’une rupture amoureuse (38 %) ou en situation d’itinérance (31 %).

C’est à la suite d’une collecte de fonds inespérée que ses responsables ont réussi à amasser 25 000 $ qui leur donneront un bref répit jusqu’en juin prochain, nouvelle date butoir où la survie de cet établissement plus que nécessaire sera à nouveau remise en question.  Cinq familles pourront entre-temps bénéficier de ses services.

« Cette aide permettra à la Maison de fonctionner pendant deux mois en attendant des réponses aux démarches effectuées pour l'obtention de financement gouvernemental à moyen et à long terme », rappelle la directrice de l'organisme, Sarah Gaudet.
Sarah Gaudet, directrice de Maison Oxygène
« On va garder les dépenses le plus serrées possible pour rester ouvert le plus longtemps possible. On ne sait pas ce qui va se passer. Oui, il y a une possibilité que nous ne soyons pas financés, mais je suis positive. Il y a une sensibilité que l'on voit au ministère de la Santé et au CIUSSS de l'Estrie. Ils reconnaissent les bienfaits d'une ressource comme la nôtre. J'ai espoir. Est-ce que ce sera à la hauteur de ce que nous avons besoin? On verra. Est-ce que nous recevrons rapidement une réponse? C'est à voir. »  Oui,en effet…

« L’austérité » des centres de femmes…

Revenons maintenant aux centres de femmes.  Un lecteur polisson m’a envoyé un document de Revenu Canada regroupant leurs états financiers.  Pas l’Eldorado, vous me direz, mais on n’est pas à la mendicité.  Loin de là, si je compare ces chiffres à la situation plus que précaire de la Maison Oxygène.  Si le financement de ces organismes semble offrir des perspectives salariales variables, les enveloppes budgétaires globales auraient de quoi faire rêver le conseil d’administration de la maison pour pères en détresse.  Jugez-en plutôt.

Au 31 mars 2015, le centre des femmes de Longueuil comptabilisait des revenus de 315 015 $, avec quatre employées dont le salaire variait entre 40 000 $ et 79 000 $; le centre des femmes solidaires et engagées encaissait 288 786 $, avec cinq employées à moins de 40 000 $ par an; le Centre des femmes-Lennoxville et environs affichait quant à lui 232 577 $, avec une employée dont le salaire oscillait entre 40 000 $ et 79 000 $ et une autre de moins de 40 000 $ ; le centre d’éducation et d’action des femmes de Montréal inc a touché 319 548 $, avec quatre employées au salaire variant entre 40 000 $ et 79 000 $.
Je pourrais encore continuer, avec quelques centres moins financés et d'autres plus, mais je ne cherche pas à m'enliser dans une guerre de chiffres. À noter que malgré de tels subsides, certains trouvent le moyen d'être déficitaires...
Ce qui me dérange toutefois dans la pertinence de subventionner de tels centres, c’est la même raison qui me fait déplorer le financement d'instances telles que le conseil du statut de la femme ou la fédération des femmes du Québec.  Ces organismes n'offrent aucune aide directe réelle aux femmes, et ne servent qu'à des fins de prosélytisme d'un discours formaté, dépassé, biaisé, misandre et caricatural des rapports homme femme présentés comme nécessairement antagonistes. Ces instances doivent diviser pour régner et conserver leur financement. 

Pourquoi donc ai-je l’impression, quand j'évalue « l'apport » des centres de femmes, de me retrouver devant certaines mosquées dont l’apparente respectabilité dissimule un discours qui vise en catimini la destruction de notre tissus social ?  Je dramatise ?  Le « patriarcat » n’est-il pas encore et toujours l’ennemi à abattre, aux yeux des centres de femmes, tout comme « l’Occident oppresseur », à ceux des intégristes musulmans ?  Eh oui, que de questions…

Vision insoutenable pour nos intégristes...
En voici une autre : est-ce faire preuve de paranoïa que de constater la communion de pensée, de buts et de valeurs, si improbable puisse-t-elle sembler, entre féministes inter sectionnelles et tenants de l’islam politique ?  Pendant que nous finançons des centres de femmes, faut-il s’étonner si les ressources pour hommes restent alors bloquées?  Comment pourrait-il en aller autrement, les pères hétéros de souche étant l’ennemi commun des militants de ces deux intégrismes toxiques que sont l'islam radical et le féminisme étatique.  Et tant pis pour leurs enfants…

samedi 2 avril 2016

Ghomeshi : DeCoutere et ses complices doivent être inculpées de méfait public !

Il existe des gens qui, comme ça, restent imperméables à l’expérience, téflons aux leçons de la vie, sourds au bon sens, indifférents au plus élémentaire esprit de justice et handicapés devant la vérité, si flagrante soit-elle, quand ils ne tentent pas de la travestir, de la contourner ou de la dissimuler à des fins strictement égoïstes, opportunistes et toxiques. 

DeCoutere, vers un nouvelle errance mentale...
Alors qu’elle aurait eu tout intérêt à se faire oublier après la cuisante défaite qu’elle et ses deux consoeurs viennent d’essuyer au terme du procès Ghomeshi au cours duquel elles ont hypocritement, maladroitement et, finalement, vainement tenté de manipuler le système judiciaire à des fins de vengeance, Lucy DeCoutere fait à nouveau la manchette en jouant gauchement les redresseuses de tort.  En route vers un nouveau flop.  Mais laissons-la à nouveau se tirer dans le pied, alors qu'elle annonce les motifs de son départ de l'émission Trailer Park Boys :

«Je viens de quitter “Trailer Park Boys”», a écrit Mme DeCoutere.

«Lorsque je découvre que quelqu’un est un agresseur, je l’élimine de ma vie. C’est très simple», a-t-elle aussi déclaré.

Une internaute lui a demandé si sa décision avait été prise en lien avec l’arrestation de Mike Smith — qui incarne le personnage de Bubbles –, Lucy DeCoutere a répondu «oui».

Or, figurez-vous que la présumée victime du comédien dément toute agression :

« L’acteur et son amie, la présumée victime, démentent les accusations. En effet, dans un communiqué publié samedi sur le site de «Trailer Park Boys», la femme affirme qu’en aucun temps elle ne s’est sentie en danger et que la police a mal interprété les événements.»

Mme DeCoutere n’en a-t-elle pas assez de se ridiculiser de façon aussi malveillante aux yeux du public ?  Même les groupes féministes les plus fanatisés, qui s’obstinent stupidement à voir en elle la victime de Ghomeshi malgré l’évidence accablante des faits, vont finir par vouloir s’en distancer.  C’est tout dire…

La poussière n’est pas encore retombée…

Mike Smith, nouvelle cible de DeCoutere...
Rappelons, si besoin est, que Mme DeCoutere est cette femme en quête de publicité – ou de duplicité - et de vengeance qui a déclaré avoir subi une agression sexuelle de la part de l’animateur vedette de CBC, Jian Ghomeshi, 13 ans après une relation bdsm mouvementée au lendemain de laquelle elle lui avait toutefois déclaré qu’elle voulait le « baiser à mort », avant de lui envoyer une lettre d’amour enflammée manuscrite de six pages.  Parlez-moi d’une vraie victime…

Comme si ce n’était pas suffisant, après avoir nié avoir entretenu une correspondance avec ses co plaignantes, voilà qu’on en a découvert une de 5000 courriels échangés avec l’une d’elle, au cours de laquelle les deux intrigantes ont clairement comploté afin de détruire la vie de Ghomeshi, ce qu’elles ont réussi, malgré la victoire judiciaire de ce dernier, maintenant ruiné, sans emploi et démonisé par les groupes féministes les plus fanatiques et les plus hystériques.  

Parmi les plus importants mentionnons le Conseil du statut de la femme, la fédération des femmes du Québec et le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, qui aimeraient en arriver à l’éradication pure et simple d’une présomption d’innocence déjà fort malmenée.

Elle n’a rien compris…

Le comportement aussi stupide que dogmatique de DeCoutere revèle que la leçon servie par son cuisant revers judiciaire, dans un procès qui n’aurait jamais dû se dérouler, n’a pas suffi.  Malgré les déclarations de la présumée victime qui, semble-t-il, n’en est même pas une, l’intrigante a déjà condamné publiquement un homme vraisemblablement sans reproche.  

De là à envisager que cette perverse narcissique n’hésiterait pas à récidiver à des fins personnelles envers un homme qui susciterait à nouveau son courroux, il n’y a qu’un pas.  Aussi serait-il grand temps d’un salutaire rappel à l’ordre.

Ghomeshi, seule vraie victime de son  procès...
Le délit de méfait public de notre code criminel reste le véhicule idéal, le vêtement judiciaire sur mesure parfait, afin de mettre au pas des gens comme Lucy DeCoutere et ses complices dans le procès Ghomeshi.  Mais voilà, les femmes qui portent de fausses accusations d’agression sexuelle et de violence conjugale bénéficient la plupart du temps d’une immunité diplomatique totale.  Voici une définition du méfait public :

Le méfait public se définit principalement comme le fait d’accuser quelqu’un faussement d’une infraction criminelle auprès de la police ou encore de prétendre qu’un geste criminel a été commis tout en sachant que ce n’est pas vrai (article 140 Code criminel). Ces gestes sont faits avec la connaissance que le policier va débuter une enquête sur la base de fausses informations.

N’est-ce pas exactement ce que les trois menteuses au procès Ghomeshi ont fait ?  A-t-on seulement entendu évoquer la possibilité qu’elles aient à répondre de leur imposture devant la justice ?  On prétend que le système a fonctionné avec le verdict d’acquittement de Jian Ghomeshi.  Je ne serais pas aussi laudatif.  À la présentation d’une preuve aussi inconsistante, il est évident que, si notre système judiciaire avait vraiment fonctionné, jamais pareille parodie de justice n’aurait eu lieu.  Les trois manipulatrices auraient été éconduites sine die.

Notre système de justice ne fonctionnera vraiment que lorsque les Lucy DeCoutere de ce monde répondront de leurs actes, et seront inculpées et condamnées en vertu du délit de méfait public.  Tôt ou tard, une juste fermeté devra s’appliquer envers pareilles criminelles, autant dans l’intérêt des hommes principales victimes de fausses allégations, que dans celui des femmes vraiment agressées, que les mensonges de ces perverses narcissiques contribuent à discréditer. 

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