vendredi 9 octobre 2009

Masculinisme : quand des hommes s’en mêlent…


Le pont Jacques-Cartier finira par devenir une attraction touristique si davantage d’hommes désespérés continuent d’en bloquer l’accès…

Le texte qui suit est le troisième chapitre d'un essai inédit dont je suis l'auteur. Il s'intitule Le syndrome de la vache sacrée et a pour thème la condition masculine.

Même si le phénomène ne fait pas souvent la manchette, la montée du masculinisme semble ébranler le mouvement féministe québécois depuis quelques années. C’est à se demander parfois si cette mouvance relativement récente, liée à la reconnaissance et à la défense de la condition masculine, ne supplante pas, dans l’esprit des représentantes des groupes de femmes, des problématiques féminines plus « sérieuses » tel que l’équité salariale, la prostitution ou la violence conjugale. Le masculinisme (ou masculisme ou hominisme, selon les tendances) est-il devenu une problématique féministe ? On pourrait le croire, au nombre d’interventions formulées sur le sujet dans le blogue Sisyphe, véritable « Pravda » des groupes de femmes québécois.

Le discours féministe dominant, celui des groupes de condition féminine, est unanime : le masculinisme est un mouvement réactionnaire d’extrême droite, dont la progression sans cesse croissante menace les acquis toujours fragiles des femmes, durement arrachés au fil de plusieurs décennies : droit à l’avortement, aux garderies, pension alimentaire, recours policiers et légaux en cas de violence conjugale, pour ne nommer que ceux-là.

Il faut reconnaître que certains militants parmi ces groupes d’hommes affichent par moment des positions pour le moins exacerbées ou maladroites et manifestent un don inné pour se tirer dans le pied quant à la défense de valeurs égalitaires, si légitimes soient-elles.[1]  La révolte et le désarroi influencent trop fréquemment leurs positions, mais il faut admettre que les injustices grossières subies par eux expliquent, sans toutefois l'excuser, cet état d'esprit.

Heureusement, il n’en demeure pas moins que d’autres – et parfois étonnamment les mêmes - savent faire preuve d’une analyse rigoureuse, documentée et pertinente, qui met en lumière des failles et des injustices criantes dont les hommes sont victimes. Des porte-parole crédibles par ailleurs se démarquent, tels les Yvon Dallaire, François Brooks, Serge Ferrand, Lise Bilodeau, Patrick Guillot, John Goetelen, pour ne nommer que ceux-là.  Ces communicateurs hors pair cernent les enjeux de la condition masculine et les vulgarisent, chacun avec un angle de traitement original.

Leurs prises de positions empêchent que les problématiques masculines ne se trouvent tout à fait banalisées et balayées par d’autres préoccupations, plus à la page ou en apparence antagonistes, comme les agressions sexuelles ou les meurtres de conjointes, deux délits où les hommes restent les premiers dénoncés.

Pour dominant qu’il soit, le discours sévère des groupes de femmes sur le masculinisme recèle des effets pervers qui nuisent à la reconnaissance de la condition masculine. En tirant sur le messager, ces dames nient ou banalisent le message. De fait, il n’existe pas, selon elles, de difficultés vraiment sérieuses liées spécifiquement au fait d’être un homme ou un garçon. D’autres vont même jusqu’à affirmer que la condition masculine n’existe pas, puisque que les hommes n’ont pas de problèmes ![2]

Alors que les groupes de pères réclament un plus grand accès à leurs enfants (et un plus grand accès de leurs enfants à eux), incluant la garde partagée comme base de négociation en cas de séparation ou de divorce, des représentantes de groupes affirment, statistiques à l’appui, que dans la majorité des cas, la mère garde les enfants sans que le père ne s’y objecte.

Les masculinistes provoqueraient ainsi selon elles une tempête dans un verre d’eau. Or, l’hypothèse qu’une majorité d’hommes abdique à l’avance, sachant très bien que le système judiciaire leur fera faux bond, n’est jamais retenue comme explication d’une telle sous-représentation.

La réalité a toutefois rattrapé les féministes. Si en 1995, à peine 11 % des enfants de parents divorcés vivaient en garde partagée, ils représentaient 29 % d’entre eux en 2003. Cinq ans plus tard, ce pourcentage pourrait bien avoir encore augmenté.[3]

Le décrochage scolaire au masculin ne semble pas émouvoir davantage ces dames : les garçons n’ont qu’à secouer leur indolence naturelle. Et que dire de ces pères absents, tous par leur faute, jamais exclus par un système judiciaire partial, et des stéréotypes sexuels qui conditionnent nos petits gars ?

Le fait que, depuis trente-cinq ans, le système scolaire ait été adapté en profondeur en fonction des besoins d’apprentissage spécifiques des filles n’explique en rien le décrochage scolaire des garçons, bien entendu. En fait, les masculinistes, frustrés, n’accepteraient pas la réussite scolaire des filles, un phénomène spontané qui ne doit rien à personne, la force de travail et la détermination féminines suffisant à tout expliquer.[4]

Fidèle garante de l’ « autonomie » des femmes, la pension alimentaire à vie pour l’ex-conjointe, même quand elle refait sa vie avec un autre homme pourvoyeur, va de soi pour ces féministes[5]. Le fait que ladite pension puisse être révisée à la hausse en fonction du revenu de la nouvelle conjointe reste un facteur d’épanouissement indispensable à leurs yeux.

Devant ces droits acquis au prix de luttes dites méritoires, les masculinistes tiennent, selon elles, un discours déresponsabilisant (sic!) visant à soustraire les hommes à leurs obligations… On semble ici confondre responsabilités et servitude éternelle.

Par ailleurs, les masculinistes ne sont plus les seuls à dénoncer pareils excès. l’Association des nouvelles conjointes, qui milite en vue d’une limitation à deux ans de la pension alimentaire versée à l’ex-conjointe et de la suppression pure et simple de la contribution obligatoire de la nouvelle conjointe, se voit également taxée d’antiféminisme.

La perception des groupes de condition féminine est-elle bien représentative de l’opinion de la majorité des femmes qui, sans militer dans pareils organismes, se définissent comme féministes par leurs convictions ou leur style de vie ? On pourrait en douter.

Des personnalités publiques, qui se réclament de l’étiquette féministe, n’hésitent pas de leur côté à dénoncer les limites de ce mouvement ou les injustices vécues par les hommes. Qu’il suffise de nommer les Louise Deschâtelets, Denise Bombardier ou Nicole Verdun, des femmes qu’il vaudrait mieux ne pas inviter au même party que Lise Payette, Michelle Asselin ou Christiane Pelchat…



[1] Qui ne se souvient pas de l’exploit du coordonnateur québécois des Fathers-4-Justice, Andy Srougy, qui avait bloqué en 2005 le pont Jacques-Cartier pendant plus de 13 heures, avant d’être accusé de méfait public ? Si incongrue qu’ait pu sembler son initiative, de plus en plus de gens concèdent que, si le moyen employé reste contestable, la cause des pères, elle, est de plus en plus perçue comme louable. Fallait-il en arriver à pareille extrémité pour sensibiliser l’opinion publique ? Les paris sont ouverts.

[2] Il aura fallu qu’un certain Gilles Rondeau dépose un rapport sur le manque de ressources offertes aux hommes pour qu’une quinzaine d’instances féministes dénoncent avec véhémence les faux problèmes pour lesquels il aurait été bien absurde de financer des solutions. Car voyez-vous, si le bonheur des femmes n’a pas de prix, la militance, la sensibilisation et la conscientisation, elles, ont un coût qui ne souffre pas que les sommes qui y sont consacrées soient détournées. Dire que Michelle Courchesne, alors ministre à la condition féminine, ait pu songer à transformer le Conseil du statut de la femme en conseil de l’égalité ! Avec Christine St-Pierre à sa place, les féministes peuvent dormir tranquilles: leur petit monde ne sera pas perturbé de sitôt.
Aimons-les quand même ! Olivier Kaestlé, Le Soleil, 13 août 2009.

[3] On note toutefois que le rôle de pourvoyeur attribué au père reste déterminant aux yeux de la justice. Un homme à la situation financière précaire aura moins de chances d’obtenir la garde de sa progéniture qu’une mère nécessiteuse, qui pourra plus sûrement compter sur la pension d’un ex-conjoint. Il n’y a rien d’étonnant à cela puisque les hommes représentent 95 % des payeurs de pensions au Québec. Il s’ensuit cependant une dévalorisation du rôle de père en tant que personne interactive auprès de ses enfants.

La persistance de ce rôle traditionnel explique peut-être en partie la diminution du temps que les pères consacrent à leurs enfants depuis 10 ans au profit du travail et des déplacements. Il serait toutefois injuste de mettre un tel choix de priorités sur le compte d’un désengagement, avec les fluctuations de l'économie. Selon le Conseil (de la famille et de l’enfance, NDA), « (…) la dernière chose dont les hommes ont besoin pour être soutenus dans leur parcours vers une paternité assumée, c’est d’être décrits à l’aide de clichés réducteurs. » Ainsi soit dit !

Les pères : de l’engagement à la reconnaissance, Olivier Kaestlé, Cyberpresse, 20 octobre 2008.

[4] À les en croire, dès le moment où les filles ont eu accès aux mêmes études que les garçons, elles ne pouvaient que faire mieux. C’est oublier le discours alarmiste, des années 70 à nos jours, pressant le ministère de l’Éducation du Québec de rendre plus accessibles aux filles les mathématiques et les sciences pures et appliquées. Leur avenir en dépendait et leurs résultats dans ces matières s’avéraient nettement moins probants que ceux des garçons dès le secondaire. Malgré des scores de nos jours comparables, les filles deviennent étrangement sous-représentées dès le secondaire dans ces mêmes domaines.

[5] Le comble de l’absurdité a été récemment atteint avec l’affaire « Lola ». Il s’agit de cette femme qui, soutenue financièrement par son riche partenaire de vie actuel, demande à son ex-conjoint de fait, nommé pour la circonstance « Éric », une pension alimentaire princière. Voici le commentaire que ce cas m’avait inspiré, quand il a été rendu public :

Ceux et celles qui frémissaient de sollicitude à la vue de Donalda, frottant ses planchers à quatre pattes au savon brun tandis que l’indifférent Séraphin comptait ses écus, ressortiront sans doute leur mouchoir. Celles qui, par ailleurs, trouvent que les hommes fuient l’engagement n’ont pas fini d’user le leur. En effet, la récente saga judiciaire intentée par « Lola », cette mère monoparentale de trois enfants réduite à la mendicité avec une maigre pension de 420 000 $, nets d’impôts, pourrait changer les normes des séparations survenant dans un contexte d’union de faits. Comment survivre avec si peu ?

Rappelons que Madame, sans doute émue par le sort des gagne-petit tels que son chauffeur, son jardinier et ses domestiques, a décidé de briser le silence et de demander une pension de 50 millions $ afin de joindre les deux bouts. Une autre militante, Heather Mills, a déjà obtenu 40 millions $ de Sir Paul McCartney, milliardaire égocentrique semblable à « Éric », l’ex que tout le monde connaît mais dont il faut taire le nom.

Comme 95 % des payeurs de pensions alimentaires dans un contexte marital sont des hommes, et que 90% s’acquittent de leurs obligations, un verdict favorable à la plaignante pourrait bien refroidir les ardeurs pour la vie à deux de la gent masculine, naturellement encline à dépenser davantage pour elle-même que pour ses enfants. Cette récente dénonciation énergique de l’égoïsme patriarcal émane de l’avocate de la martyre, Anne-France Goldwater, personnage haut en couleurs, dont le look vestimentaire et capillaire évoque RBO et les réparties, un téléroman oublié signé Lise Payette.

Redoutable avocate, Mme Goldwater l’est davantage pour sa cliente qu’envers la partie adverse. Grâce à elle, aucune mauvaise langue ne pourra plus assimiler sa protégée à l’espèce bovine de sexe féminin. La juriste l’a déjà fait, comparant Madame à une vache reproductrice. Ne comprenant sans doute pas la portée humanitaire de cette audacieuse analogie, Me Nicole Gibeau, présidente du conseil d’administration de l’École du Barreau du Québec, a bien sévèrement réprimandé Me Goldwater. L’incompréhension étant le sort des grands esprits, cette dernière s’est également fait ramasser par la juge Carole Hallée, pour ses sorties publiques concernant une affaire jugée à huis clos. Faut-il être assez procédurière ? Et la cause des femmes dans tout ça ?

Ce nouveau chapitre s’ouvrant sur une ex-conjointe dépossédée et une justicière bafouée vient illustrer à quel point le sort des femmes est précaire au Québec. N’avons-nous pas été suffisamment sensibilisés à la suite de l’affaire Julie Couillard, cette victime d’un ministre insensible et de tous les conjoints mafieux qui l’ont précédé, sans compter le cas des animatrices et lectrices de nouvelles spoliées de Radio-Canada, ni oublier le drame de nos adolescentes et, affirment maintenant les CALACS, de nos femmes adultes, manœuvrées à leur insu par l’hypersexualisation véhiculée par les médias ? Un autre drame humain, tragiquement, se dévoile peu à peu à notre regard horrifié.

Le vent qui souffle avec rage dans cette vallée de larmes ne devrait pas nous faire oublier un détail, accessoire sans doute, mais tout de même important : le droit des enfants issus des unions de fait à l’aide financière directe nécessaire à leur bonheur et à leur réalisation.

Où sont-elles passées, nos victimes d’antan ? Olivier Kaestlé, Le Nouvelliste, 31 janvier 2009; Le Soleil, 1er février 2009.

9 commentaires:

Anonyme a dit…

La violence domestique n'est pas, a proprement parler, une question féministe. Elles se la sont appropriée pour les milliards que ca rapporte mais sachant que les mères et belles-mères tuent chaque année plus d'enfants que les pères et beaux-pères et sachant que la violence entre conjoints est rarement à sens unique ou même que les femmes sont souvent les seules personnes violentes de la famille, on voit bien qu'il nàppartient pas aux féministes dèn définir les balises et encore moins d`y apporter des solutions viables.
La violence domestique est un problème humain qui touche les vieillards, les enfants, les femmes et les hommes assez équitablement. En faire un problème `de femmes` relève de la mythomanie narcissique et n`a pas sa place dans un discours raisonable.

Malthus

Malthus a dit…

Le masculinisme devient-il une problématique féministe?
Et comment! Après un demi siècle d'abus, de procès d`intentions, de haine ouverte, de haute-voltige sémantique, de pseudo science et de discours orwelliens, les hommes n'en peuvent plus et contre-attaquent.
Les féministes ont toutes les raisons du monde de craindre ce mouvement. D'abord parceque son centre (plus raisonnable) cherche effectivement à leur enlever des acquis (pension à vie, garde automatique des enfants, droit au choix à sens unique, etc...)mais, surtout, parceque les extremistes de l'antiféminisme ne font pas dans la dentelle!
Ceux qui pronent le retour de la femme au foyer font figure de modérés si on les comparent à ceux qui célèbre la fête de St-Marc en Décembre ou ceux qui pronent le retrait du droit de vote aux femmes. Et que dire des partisans du mouvement "dead ex don't collect!"!?!
Les féministes sont tout autant capable de lire que quiconque et la prolifération de blogs, de sites, de clubs de discussion, de mouvements masculistes ou anti-féministes devrait normalement leur donner des sueurs froides. Et ce n'est pas qu'içi- que non! Dans tous les pays ou le féminisme s'est étatisé (Australie, Canada, France, UK, Usm etc...) la grogne est palpable et cette 'écoeurantite aigue' du féminisme ne vient pas seulement des hommes. Vous mentionez souvent l'ANCQ mais Mme Bilodeau n'est que la pointe de l'iceberg de femmes qui n'en peuvent plus. Toutes ces femmes qui, comme Pailey, ont été muselées ou contraintes au silence par la menace de leurs "soeurs" (arumph) prennent maintenant leur place auprès des hommes et joignent leur voix aux notres.
Le vent à tourné et elles le savent très bien- d'où leurs craintes parfaitement fondées. Finie l'époque ou être antiféministe nous attirait index et opprobe. Nous nous tenons maintenant debout, ouvertement, faits en mains.
Et c'est sans doute là où réside la puissance du discours antiféministe- les faits! Contrairement aux hippies ayant un peu trop sniffé de grrrl powder, nous ne faisons pas dans la science ironique et la ré-interprétation de romans. L'antiféministe énonce des faits, des écarts; dénonce le mensonge ou la manipulation statistique, preuves à l'appui. Plus encore, l'antiféministe révèle aux yeux de tous l'écart abominable entre la théorie égalitaire,humaniste et noble à la source du mouvement féministe et sa pratique courante ancrée dans la discrimination, l'inéquité et la bassesse de la pensée-sacoche.
Les féministes font bien de mettre en plan leurs militantisme coutumier et ne s'occuper que de nous. C'est, comme on dit, savoir mettre ses priorités en ordre.

Olivier Kaestlé a dit…

Le moins que je puisse dire est que nous sommes tout à fait sur la même longueur d'ondes, Maltus. Vos commentaires, par leur angle de traitement et leur analyse, confirment bien des perspectives de ma chronique en plus de les prolonger. Merci de votre contribution.

Malthus a dit…

Il est difficile de contrer un discours ancré dans les faits par une réthorique mythomane.
Example: sous la poussée de la célèbre phrase "les hommes sont tous des violeurs potentiels" mise de l'avant par l'intelligentsia féministe (ugh!), plus une seule femme n'ose abandonner son drink dans un bar, par crainte de la drogue du viol.
On a parlé en long et en large de cette drogue et du "fléau" de viols qu'elle rendait si facile. A un point tel, en fait, que des millions de femmes (au Québec seulement) vivent dans la crainte de celle-çi.
FAIT: *Aucun* (zéro, pas un, nil, zilch) cas de viol via cette drogue n'est répertorié au Québec, et c'est la même chose en UK. Les corps policiers ne savent tout simplement pas de quoi les journaux parlent.
Pour résumer: a-travers une propagande haineuse et mythomane, créée de toute pièce par ces femmes-qui-veulent-le-bien-des-femmes, des millions de femmes craignent aujourd`hui une réalité qui, dans les faits, n'existe pas.
Mon Larousse indique sous le mot mythe "récit mettant en cause des actions imaginaires, des fantasmes collectifs".
Je ne sais pas si le viol drogué est un fantasme collectif féminin (j'en doute fort!) mais je sais ceci cependant: ;les femmes apprécient guère se faire controler par la terreur.
Comment s'étonner, ensuite, que tant de femmes se distancent des féministes qui se comportent comme le pire des conjoints???
Mythe féministe: 0
Fait masculiste: 1
Let the games begin!

Olivier Kaestlé a dit…

Très vrai, ce que vous dites. La récente marche des femmes de la FFQ, chaotique à souhait, confirme que de plus en plus de femmes ne se reconnaissent plus dans le féminisme radical qui véhicule, faut-il le rappeler, le discours féministe dominant.

On peut même trouver, sur Facebook un site appelé "Vers un un mouvement de femmes modernes" qui affiche des positions de femmes qui prônent des valeurs égalitaires mais dont plusieures se dissocient d'un angle féministe radical. Une curiosité qui vaut le détour et qui indique que tout n'est pas perdu quant à notre avenir sociétal.
http://www.facebook.com/pages/Vers-un-mouvement-de-femmes-modernes/154787947892134

Malthus a dit…

Honnêtement Olivier, ce groupe de "femmes modernes" ne m'inspire guère plus que d'entendre un groupe de femmes chanter "Amazing Grace"...
Pour avoir lu tous les commentaires, j'ai l'impression de retomber dans une cuisine circa 1965 avec comme gros débat sur la table: une action frontale commune ou une multitude de petits combats...? Pension alimentaire, oui ou non? L'homme devrait-il faire la vaisselle...?
OY!
Ces femmes ont beau se qualifier de "modernes" leur discours et positions (et attitudes) sont aussi passé date qu'une pinte de lait de l'époque de Sol et Gobelet!
Une chance que des femmes comme Mme Bilodeau ont le courage de dire NON! ASSEZ! C'EST TROP! Et d'y aller de commentaires précis et incisifs- quitte à se faire des ennemis- parceque la bande tricotteuses qui veulent le beurre, l'argent du beurre et le cul du fermier sans offenser personne- J'EN AI MON CHAR!

Olivier Kaestlé a dit…

Je vous concède qu'il en a certaines qui correspondent au profil acidulé que vous proposez. Toutes ne peuvent pas être des Lise Bilodeau.

Même si elles n'ont pas toutes le même capacité d'analyse que celle-ci, ou la même volonté de faire bouger les choses, certaines parmi ces "femmes modernes" s'inscrivent dans le même courant de pensée.

J'apprécie votre franchise et votre humour, Malthus.

Malthus a dit…

Olivier, vous m'avez inspiré!
J'ai suivi votre exemple et suis maintenant membre en règle de la blogosphère.
http://antifeminismeselonmalthus.blogspot.com/

Au plaisir de lire vos commentaires....

Olivier Kaestlé a dit…

Ravi de l'apprendre ! Franchement, je me demandais pourquoi vous n'aviez pas déjà de blog. Vous pouvez compter sur mes visites. À bientôt !