lundi 25 juin 2012

Si vous êtes féministe, et croyez la violence exclusivement masculine…

… Vous avez dû trouver ces derniers temps particulièrement éprouvants.  Il y a eu tout d’abord l’affaire Claudia Carbonneau, cette procureure en arrêt de travail, quittée par son mari, Jacques Caza, enquêteur haut placé à la Régie intermunicipale de police Thérèse-de-Blainville, à l’origine d’une plainte contre la magistrate pour violence conjugale.  Les faits allégués se seraient échelonnés sur plusieurs mois : un premier événement de voies de faits, survenu en janvier, un autre, en mai, un événement de voies de faits armées, cette fois, survenu le 17 juin, un événement de méfait et un épisode de conduite dangereuse arrivés le même jour. 

Claudia Carbonneau
On se perd en conjectures en vue d’expliquer comment une procureure, dépeinte par ses pairs comme une « superwoman » qui s’était méritée le respect de tous, a pu en arriver là.  Parmi les hypothèses émises, il y a son échec à faire reconnaître Guy Turcotte criminellement responsable du meurtre de ses deux enfants au terme d’un procès ultra médiatisé, le fait d’avoir été quittée par son « grand amour » pour une autre femme, puis un diagnostique de sclérose en plaques, prononcé il y a 11 ans, mais dont la réalité l’a récemment rattrapée au point de la forcer au repos.  L’une ou l’autre de ces circonstances suffirait à ébranler une personne solide.  Combinées, elles ont pu plonger Carbonneau dans la dépression.

Les médias font d’ailleurs preuve d’une certaine compassion dont on peut se demander si l’on pourrait trouver l’équivalent envers un homme aux prises avec la même situation.  Alors que Le Journal de Montréal met l’accent sur la « tristesse » et la « consternation » qui habitent ses collègues, La Presse place en titre une citation de la famille de l’accusée : « Claudia Carbonneau ‘avait besoin d’une ambulance, pas de se faire arrêter’ ».  On ne semble pas trop s’en faire pour la sécurité de l’ex-conjoint, ni pour celle de « l’autre femme » de cet épisode triangulaire. 

Il est à parier que si un tel drame avait mis en cause des gens anonymes et sans pouvoir, il aurait tout au plus fait l’objet d’un entrefilet relatant l’arrestation de l’ex-conjoint en vertu de la politique d’intervention en violence conjugale selon laquelle même agressé, un homme doit être isolé de son agresseure.  Bien sûr, dans le cas d’un plaignant policier, il peut en aller autrement.

Mario Roy
Je souligne cependant le courage éditorial de Mario Roy, de La Presse, quotidien si apte, en temps normal, à hurler avec les louves féministes.  Il semble le seul à ce jour à s’être exprimé sur cette affaire, allant même jusqu’à citer l’enquête sociale générale (esg) de Statistique Canada, sur laquelle restent bien frileusement assis ses collègues de la rue Saint-Jacques : « En 2009, presque autant d'hommes que de femmes (6,0 contre 6,4%) étant en relation avec un conjoint présent ou passé ont déclaré avoir été victimes de violence conjugale au cours des cinq années précédentes, au Canada. Les gestes d'agression contre les femmes sont cependant plus graves : au Québec, 10 des 13 décès survenus dans ce contexte en 2010 étaient des femmes (selon la Sécurité publique du Québec). »

Le chroniqueur garde le meilleur pour la fin : « (…) les femmes sont beaucoup plus nombreuses à chercher de l'aide que les hommes, que ce soit auprès de la famille et des amis, ou auprès de ressources officielles. Dans ce dernier cas, selon Statistique Canada, elles seules en trouvent... pour la bonne raison qu'il n'existe à peu près pas de ressources destinées aux hommes victimes de violence conjugale.  Cette situation a été maintes fois dénoncée. Mais cela aussi est hors d'ordre, apparemment. » 

Et vlan, misérabilistes militantes des maisons d’hébergement pour femmes, qui clamez que la violence conjugale n’est que masculine, vous dont le monopole des établissements surfinancés et sous fréquentés a été dénoncé par Renaud Lachance, en 2008, alors qu’il était vérificateur général.  Et encore vlan, ministère de la Sécurité publique, vous qui vous obstinez à présenter dans les médias des signalements comme étant des agressions sanctionnées par un verdict de culpabilité, rendant les conjoints de sexe masculin artificiellement et faussement responsables de 82 % de la violence conjugale, fumisterie démentie par l’enquête citée plus haut dans ce texte par Mario Roy.

Mères indignes

Palais de justice de Montréal
Si le cas de Me Carbonneau peut inspirer une certaine empathie, il en va différemment de cette mère accusée de 38 chefs de sévices physiques, psychologiques et sexuels envers ses trois enfants.  À sept ans d’intervalle, elle a été à nouveau reconnue coupable, le 23 juin dernier, de la majorité des chefs d’accusation par la juge Nathalie Fafard, peu impressionnée par les faux sanglots de la mère indigne, dont le nom ne peut être révélé pour protéger l’identité des victimes.  Un nouveau procès avait été ordonné par la Cour d’appel, qui avait invoqué des erreurs de droits dans le premier.

La Presse résume ainsi les faits : « Les événements se sont produits de 1977 à 1995. V. G. (la mère) se plaisait à humilier ses enfants, à les punir et à les faire souffrir. Coups de poing, de pied, de marteau, de bâton, repas avariés, enfants agenouillés pour un tout et pour un rien, parfois sur du gros sel, étouffement, crises d'hystérie, contrôle absolu, même sur les besoins naturels de ses enfants... La vie était infernale avec V. G., selon le récit des trois enfants. La femme avait des lubies. Il lui est même arrivé de laver le vagin de sa fille avec une brosse à dents, et de «désinfecter» ses parties intimes avec de l'alcool à friction. Elle agissait de même avec ses deux fils, notamment en leur étirant inutilement le pénis, et en les ridiculisant. »

Ce n’est pas tout.  Le Journal de Québec relate quant à lui cet autre cas de maltraitance maternelle : « La Couronne a réclamé, vendredi (22 juin) au palais de justice de Québec, une peine d’emprisonnement exemplaire d’au moins cinq ans pour une femme de 64 ans reconnue coupable de complicité de viol sur sa fille lorsque celle-ci avait entre 11 et 14 ans.  L’accusée a été condamnée, l’an passé, à 21 mois de prison pour avoir abusé sexuellement de cette même fille et pour l’avoir battue dans les années 1960, 1970 et 1980.  Afin de ne pas identifier la victime, aujourd’hui âgée de 45 ans, l’identité de la mère ne peut être dévoilée. 

« Le juge Pierre Rousseau a trouvé la mère coupable, la semaine dernière, de viol par complicité pour des gestes qui se sont produits entre 1977 et 1980. La victime a raconté que sa mère l’amenait dans des bars de Québec alors qu’elle n’avait pas encore 12 ans et l’utilisait comme appât pour dénicher des hommes. Lorsque ces hommes revenaient au logement que la jeune fille et sa mère occupaient, ceux-ci « payaient » la mère en argent ou en drogues pour avoir des relations sexuelles avec la victime.  Cette dernière a raconté que les événements se sont reproduits tellement souvent pendant près de trois ans qu’elle ne peut en faire le décompte exact. » 

Palais de justice de Québec
De tels cas, impliquant une mère, ne sont pas uniques.  Je me demande ce que nos valeureuses « intervenantes » des Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) trouveraient à dire dans l’improbable éventualité où des journalistes un tant soit peu inorthodoxes s’aventureraient à leur demander leur opinion sur les agressions sexuelles au féminin, en se basant sur les deux exemples de cette section.  Notamment...

Conduite et inconduite…

C’est sans doute parce que l’événement s’est déroulé à l’étranger (en Ontario, plus précisément…) que nous en avons peu entendu parler.  Toujours est-il que Radio-Canada nous révélait, ce 25 juin, qu'une enseignante, Nathalie Champagne, travaillant jusqu’ici à l’école secondaire catholique Monseigneur-de-Charbonnel, à Toronto, a été soupçonnée d’avoir eu des relations sexuelles avec l’un de ses élèves, en plus d’avoir utilisé un langage inadéquat avec des adolescents et d’avoir infligé de mauvais traitements d’ordre psychologique aux élèves.  Le comité de discipline de l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario l’a reconnue coupable d’inconduite professionnelle et lui a retiré son droit d’enseigner.  On ne sait si des accusations au criminel seront portées.

Plus près de chez nous, un conductrice survoltée a frappé, le 19 juin, huit voitures et trois personnes, dont une, âgée de 70 ans, atteinte d’un traumatisme crânien sévère, se trouve dans un état critique.  Une autre victime  aurait subi une fracture ouverte en plus de souffrir de détresse respiratoire.  Après son douteux exploit, la chauffarde serait sortie de son camion BMW, aurait constaté l’étendue des dégâts, serait remontée et aurait filé en direction de Jean-Talon, a affirmé un témoin.  Voilà deux autres cas à méditer pour qui considère que pareils comportements demeurent l’apanage exclusif des hommes.

Triangle à neuf côtés

Le dernier cas de cette chronique est vraiment survenu à l’étranger, en France, cette fois, le 24 juin. Ce n’était pas assez de vivre une situation triangulaire, il aura fallu qu’une rivale spoliée recourre à plusieurs acolytes pour régler son cas à celle qui tournait autour de l’objet de son amour, ou qui le lui a ravi.  Voici les faits, relatés par France 3 : « Tombée dans une sorte de guet-apens, six jeunes filles la frappent (la rivale infortunée) et la giflent.  Contusionnée, elle est ensuite emmenée au domicile de la prétendue rivale pour soi-disant la soigner. Et fait, les violences reprennent de plus belles (sic) à l'abri des regards des habitants. Elle sera alors brûlée avec des mégots de cigarette et mordue à la hanche par un chien d'attaque.

Le lieu de l'agression.
« Soudain, prise de vertiges, elle sera emmenée à la pharmacie (par deux de ses agresseuses). Ce n'est que vers 17h00 que le calvaire de cette rémoise prend fin. Deux mineures (12 & 15 ans) et quatre majeures sont interpellées par la Police. Elles ont été présentées au Parquet de Reims. Les quatre majeures sont mises en examen pour "séquestration", "actes de torture et de barbarie en réunion". Elles sont passibles de vingt ans de réclusion criminelle devant une Cour d'Assise. Deux d'entre-elles sont placées en détention provisoire à Châlons-en-Champagne. »  Un téléroman mettra-t-il un jour en scène pareil fait d’armes ?

Même une fille de député…

Personne ne semble à l’abri de la violence, tant du côté de ceux qui la subissent que de ceux qui l’exercent.  Nombreux sont les gens, pourtant, qui jugent toujours inconcevable qu’une mère de famille, une procureure de la Couronne ou une enseignante de niveau secondaire, puisse s’abaisser à des turpitudes relevant du code criminel.  Les faits sont pourtant là et parlent d’eux-mêmes.  Il n’est pas jusqu’à une fille de député de l’Assemblée nationale du Québec à s’être vu récemment accusée d’avoir participé au blocage du pont Jacques-Cartier, d’avoir causé pour 50 000 $ de dommages à l’université de Montréal, 15 000 $ au bureau de la ministre de l’Éducation, ainsi que de voies de faits sur un policier et sur une photographe de presse.   Non, chères féministes, nul ne peut prévoir d’où peut survenir la violence et ce, tant du côté masculin que féminin.  Faudra vous faire une raison...

14 commentaires:

Anonyme a dit…

Il y a maintenant une juge de Winnipeg qui sera peut-être destitué en raison de harcellement sexuelle envers un noir. Elle voulait sans dout assouvir un fantasme de 7 pouces et demie. Oh Olivier, il y a environ, j'avais un site Web avec plein de cas de violence, de meurtres, etc, etc. de la part des femmes. Je l'ai fermé après deux ans, Ça n'interessait personne. Pas les femmes, et surtout pas les hommes. C'est comme la pollution, personne ne veut réellement y faire quelque chose. Serge

Olivier Kaestlé a dit…

Assez troublante, cette histoire de la juge Williams. Est-elle victime de fausses accusations de harcèlement pour avoir refusé de donner plus que les 25 000 $ consentis lors d'une entente précédente, ou a-t-elle, elle et son conjoint, véritablement quelque chose à se reprocher ? Pas clair tout ça, et je ne suis pas prêt à condamner cette femme, ni son mari, sans en savoir davantage. Le fait que sa conduite n'ait rien de politically correct (photos de nu sur un site échangiste) n'en fait pas une harceleuse pour autant. À suivre, donc.

Anonyme a dit…

Qu'un magistrat ou n'importe qui d'autre ayant le devoir de faire ce qu'ils disent, ou de ce qu'ils défendent, la loi, l'ordre, la bienséance, la moralité, etc... pose(nt) nu(e) et commettent des choses indignent des valeurs qu'ils représentent, se doivent d'être intègres et donner l'exemple. Et surtout un juge, lui qui a la charge de rendre des jugements et des verdicts. Ceci est élémentaire. Un enfant peut-il avoir confiance en son père, si celui-ci trompe sa mère et vice versa ? L'honnêteté est la base, la pierre angulaire, de toute relation saine. Je n'invente rien. Ceci est vrai depuis les temps les plus reculés. Les joueurs de hockey ont des couvres-feux et doivent s'entraîner, se discipliner. Pour gagner une médaille, l'olympien doit-être sérieux, véritable et avoir une vie bien réglée. Quand je pense qu'il y a des universitaires, des futurs médecins, chirurgiens, qui sont topless et se prostituent pour payer leurs études, etc... Je ne voudrais certes pas être opéré par elles ou eux. Serge

Olivier Kaestlé a dit…

Votre dernier commentaire m'a rappelé une chronique où je comparais George W Bush, présumé fidèle à Laura Bush, et Bill Clinton, dont la réputation de tombeur n'est plus à démontrer. Lequel a été le meilleur président ?

http://olivierkaestle.blogspot.ca/2010/02/don-juan-et-canard-boiteux.html

Anonyme a dit…

Votre dernier commentaire (Bush/Clinton) m'a bien fait sourire Olivier et j'ai presqu'été d'accord jusqu'à je me souvienne d'un adage: there are two things you don't want to know how they're done- laws and sausages.
On s'attend à de la magouille et du jeux d'ombre chez un politicien. Les juges, quant à eux, doivent être au-dessus de tout soupcon et ne jamais inspirer autre chose que le respect.
Même en admettant que Madame n'ait rien fait d'illégal, elle recevra très certainement une reprimande... et dégringolera aux derniers rangs de l'échelle des promotions. On lui épargnera l'odieux d'une destitution pure et dure mais je ne serai pas surpris d'apprendre que "pour des raisons familiales", dans quelques mois, elle décide de passer au privé.
Alea Jacta Est! comme le dirait si bien le centurion de Goscinny.

Malthus

Olivier Kaestlé a dit…

Le pire, Malthus, c'est que vous avez probablement raison dans la pratique, ce qui ne contredit en rien mon appréciation de Bush/Clinton dans la théorie. À suivre, donc.

Anonyme a dit…

Si la théorie met juges et présidents sur le même clavier moral.... Loin d'être un consencus acquis.
Pour ce qui est de laviolence féminine en général, je ne cesse de m'étonner de la légèreté des sentences imposées lorsqu'une femme est aux commandes des abus. 5 ans pour viol
" La Couronne a réclamé, vendredi (22 juin) au palais de justice de Québec, une *peine d’emprisonnement exemplaire d’au moins cinq ans* pour une femme de 64 ans reconnue coupable de complicité de viol sur sa fille lorsque celle-ci avait entre 11 et 14 ans. L’accusée a été condamnée, l’an passé, à 21 mois de prison pour avoir abusé sexuellement de cette même fille et pour l’avoir battue dans les années 1960, 1970 et 1980. (...)"
Peine *exemplaire* de 5 ans?!?
*EXEMPLAIRE*????
Considérant que la sentence *moyenne* pour un homme reconnu coupable du même crime (première offense) est 11.8 ans, nous sommesen droit de nous demander en quel point une telle sentence pour une *deuxième offense* est exemplaire.
Les Francais- si on se fie à votre article- ont une meilleure appréciation de ce qui constitue une sentence normale pour des crimes aussi abjectes- et nos québecoises devraient frissonner à l'idée de *sentences exemplaires* chez nos cousins outre-atlantique dut une accusations de viol ou de participation à un viol se glisser dans le docket!!!
20 ans de bagne- pas une seule accusation de viol!!! Et notre petit 5 ans, en deuxième phase d'accusations, doit être considéré comme *exemplaire*?????
BWA-HA-HA!!!
Can you spell PUSSY PASS?
I knew you could!

Malthus

Anonyme a dit…

Sexual Assault Defined
In 1983, Canada passed Bill C-127, which made changes to the laws of rape, attempted rape, and indecent assault. The new legislation defined sexual assault according to three levels that include acts such as unwanted sexual touching to violent physical harm to the victim. The following (Statistics Canada, 1999: 3) are the Criminal Code offences that will be included in the definition of sexual assault:

Sexual assault (level 1) ? involves minor physical injuries or no injuries to the victim. It carries *a maximum sentence of 10 years imprisonment.*

Sexual assault (level 2) involves sexual assault with a weapon, *threats or causing bodily harm.* It carries a maximum sentence of *14 years imprisonment.*

Aggravated sexual assault (level 3) results in wounding, maiming, disfiguring or endangering the life of the victim. *The maximum sentence for this offence is life imprisonment.*

Comme l'age de consentement est passé de 14 à 16 ans en 2008, et que la mère pimped out sa propre fille alors qu'elle était agée de 11 à 14 ans, *MEME SANS LES NOUVEAUX TERMES LÉGAUX* elle devrait se mériter un emprisonnement digne d'Al Capone!
Mais bon! Comme la Loi ne prévoit pas plus que 5 ans pour le meurtre de ses enfants, comment diable pourrait=on demander plus que 5 ans pour cette femme?
P-u-s-s-y p-a-s-s, institutionalisé.

Anonyme a dit…

Bonjour M. Kaestlé,
Que l'on punisse sévèrement cette mère prostituant sa propre fille n'est que justice. A combien ont été condamné ces hommes, sûrement des bons pères de famille et de bons maris s'étant vautrés sur le corps de cette petite fille?
Apparemment, il est clair que homme ou femme, chacun a sa part d'ombres. Pourquoi donc, personne ne pose t-il la question? mais ma bonne dame, parceque ce n'est pas le sujet de l'article!
La victime aurait sûrement voulu que ses violeurs payent autant que sa mère. Pourquoi critiquer violemment la femme alors que des hommes sont aussi coupables.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Malthus "Pour ce qui est de laviolence féminine en général, je ne cesse de m'étonner de la légèreté des sentences imposées lorsqu'une femme est aux commandes des abus. 5 ans pour viol "

En effet, Malthus, le deux poids, deux mesures prévaut toujours dans les sentences comme dans les verdicts. Mais le vent tourne, ce qui ne veut pas pour autant dire automatiquement plus de justice. Guy Turcotte a été reconnu non responsable du meurtre de ses deux filles et pourra bientôt sortir sans supervision (sic !) tandis que Cathy Gauthier, reconnue coupable du meurtre de ses trois enfants, a été condamnée à la perpétuité, sans possibilité de libération avant 25 ans. Étonnamment, le facteur de dépression qui, dans son cas, aurait été plausible, n'a pas été retenu, s'il a même été présenté.

À mon avis, son avocat n'a pas joué le bon cheval en plaidant l'ignorance de sa cliente des projets de son mari. Le défense du contrôle physique et psychologique de la femme par le conjoint reste toujours la meilleure défense, qu'elle coïncide avec les faits ou pas.

J'avais abordé la question du durcissement des peines infligées aux meurtrières dans cette chronique :
http://olivierkaestle.blogspot.ca/2012/02/fin-du-mythe-de-la-meurtriere-opprimee.html

Olivier Kaestlé a dit…

@ Anonyme
"Pourquoi critiquer violemment la femme alors que des hommes sont aussi coupables."

La violence est dans la réalité, et non dans mon compte-rendu. Faudra vous faire une raison. Vous dites que la victime aurait sans doute voulu que les agresseurs paient autant que la mère. Plausible, mais pas certain.

Ne vous paraît-il pas concevable au contraire que la victime en ait davantage voulu à sa génitrice, celle-là même qui aurait dû la protéger, celle-là même aussi sans qui rien ne serait arrivé, si elle n'avait pas livré son enfant aux vautours ? Les abuseurs étaient des étrangers, la mère était l'être le plus proche de sa victime. Bien sur, il s'agit de pure spéculation de ma part, comme votre propos, de la vôtre.

Non, le fait de mettre l'accent sur les déviances de ces hommes, si dégueulasses soient-ils, n'est pas, comme vous dites, le sujet de cet article. Le sujet de cet article est de faire réaliser au plus grand nombre et, sait-on jamais, à nos dirigeants et magistrats, que la violence féminine doit être identifiée et dénoncée pour être punie avec la justesse et le sévérité requises.

Si, par contre, vous ne voulez mettre en péril votre confort intellectuel en admettant cette réalité qui en incommode plus d'un et plus d'une, il existe une pléthore de sites féministes qui vous présenteront les hommes comme d'éternels prédateurs et les femmes, comme leur victimes privilégiées, dans le contexte général d'un vaste complot patriarcal mondial.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Anonyme Ceci étant dit, vous avez raison de souligner l'injustice à l'effet que ces prédateurs n'ont pas été punis.

Anonyme a dit…

Monsieur Kaestlé,
Je suis féministe mais dans le sens premier du terme, et non pas comme ce féminisme sectaire que vous combattez. Je ne veux que l'égalité des droits, des devoirs des chances des respects dus aux hommes comme aux femmes. Que l'on considère la femme à l'égale de l'homme aussi bien dans la vie courante que judiciaire dans l'intimité du couple et un tas d'autres choses encore, c'est cela mon féminisme.
Cette femme qui a prostitué sa fille est indigne du nom de mère. Cinq ans c'est bien trop peu pour ce qu'elle a fait endurer à sa propre enfant. Mais cette enfant a été violée par des hommes, des adultes qui eux-mêmes doivent être père d'une petite fille de 12 ans père ou même grand-père, qui sait?
Peut-être qu'à 12 ans, elle ne conçoit pas les choses comme nous, vous et moi, en tant que personnes responsables, mais lorsqu'elle grandira, verra ce qu'est le monde, elle voudra sûrement que l'on punisse ses violeurs;
Si on ne punit pas les violeurs, est-ce à dire que la loi les autorise à recommencer avec une autre petite fille? ce sentiment d'impunité qu'ils doivent avoir, doit les conforter dans leur bon droit, celui de violer, et pourquoi pas un petit garçon pour changer?
Ma démarche n'est pas celle d'une femme contre vous l'homme. Vous, en tant que père, imaginez-vous un instant de laisser libre des prédateurs qui auraient fait du mal à votre chair? la justice est ce qu'elle est, mais nous, adultes sains avons le droit et le devoir de dénoncer ces atrocités.

Olivier Kaestlé a dit…

La victime, qui avait 12 ans au moment des faits, survenus entre 1977 et 1980, a sûrement dû, depuis, réfléchir à la question. Votre interprétation demeure cependant plausible. Il serait intéressant d'obtenir son point de vue sur cette question épineuse.

Parmi les auteurs de ces gestes dégradants, il y avait probablement des pères de famille tels que vous les décrivez, mais aussi ce type d'individu, solitaire et déphasé, que l'on retrouve dans n'importe quelle ville.

Pour le reste, je souscris entièrement à votre point de vue sur ce drame humain, en plus de reconnaître la pertinence du féminisme auquel vous souscrivez, hélas, trop souvent récupéré et dénaturé à des fins corporatistes. Merci de vos éclaircissements.