jeudi 2 février 2017

Les islamistes ont désormais leur « drame de Polytechnique »…

C’était écrit dans le ciel à la suite de l’horrible tragédie survenue à la grande Mosquée de Québec où six hommes ont péri et cinq autres ont été grièvement blessés dimanche dernier.  Contrairement à la tuerie de Polytechnique où 14 jeunes filles ont été assassinées par Marc Lépine, on ne s’est pas arrêté sur le sexe des victimes, mais sur leur appartenance religieuse. 

Francine Pelletier, polytechniquologue...
Ce détail mis à part, nous avons tous les ingrédients qui ont fait le « succès » d’une boucherie monstrueuse, commémorée – certaines méchantes langues diront « récupérée » - chaque année par les groupes féministes : un être profondément frustré et introverti, une préméditation évidente, une haine maladive et homicide envers un groupe de personnes bien précises, et la démence de passer aux actes par la destruction aveugle et gratuite de plusieurs vies humaines.

Ne restait plus qu’à attendre de voir qui, le premier, allait ouvrir le feu, si je puis dire, en rapprochant les deux événements.  Comment se surprendre de constater que la féministe et polytechniquologue, Francine Pelletier, allait se prévaloir de cette prérogative ?  Mme Pelletier avait pris position au lendemain du massacre de Lépine en termes misandres et venimeux et a remis ça à plusieurs reprises depuis.  Comment aurait-elle pu résister à la tentation de récidiver devant une opportunité aussi tentante, d’autant plus que le parallèle, le plus objectivement du monde, tient la route ?

Frappantes analogies…

Dans une récente chronique, Mme Pelletier associe, d’entrée de jeu, Lépine et Bissonnette :

« Alexandre Bissonnette ressemble à s’y méprendre à Marc Lépine. Un « loner » que tout le monde trouvait un peu bizarre, un jeune homme blanc de classe moyenne « mal dans sa peau », mais sans plus. Personne n’aurait cru que ce nerd un peu bourru, aimant choquer son entourage avec des propos malvenus sur les femmes et/ou les immigrants, entretenait des idées de meurtre à grande échelle. Pourtant, Bissonnette comme Lépine ont méticuleusement préparé leur coup, choisi leur arme, rêvé de devenir le héros de leurs machinations abjectes. (Du moins le présume-t-on, dans le cas du premier, puisqu’il n’a pas encore été condamné). »

Le rapprochement est tout à fait pertinent et justifié.  Jusque-là, rien à redire.  Si bien partie, la chroniqueuse du Devoir poursuit :

« Substituez des hommes musulmans pour des étudiantes en génie, une mosquée pour une université, Québec pour Montréal, le droit à la religion pour le droit à l’égalité et vous avez, 25 ans plus tard, le même crime, la même atteinte à un droit fondamental, la même horreur qui crée la même sourde angoisse chez ceux ou celles qui sont visés. Lépine et Bissonnette sont tous deux des modèles « classiques » de tueur de masse. Deux opportunistes politiques qui ont choisi leurs victimes en fonction de ce qui saurait mieux nous choquer, nous écœurer. »

Là encore, le parallèle tient la route, mais le « meilleur » reste à venir…

Encore les « radios poubelles »…

Michel Juneau-Katsuya, spécialiste de quatre sous ?
Après avoir fait preuve d’une analyse pertinente et sans failles, Pelletier dérape sans ménagements :

« Mais pourquoi ici ? Pourquoi le Québec ? Heureusement, et c’est une différence notoire avec les événements de 1989, on commence aujourd’hui à se poser la question. N’en déplaise au maire de la « belle ville » de Québec et aux Bernard Drainville de ce monde, on commence à relier les radios-poubelles et le « climat délétère » qui règne dans la capitale nationale, le débat identitaire et le rejet de ceux qui ne nous ressemblent pas, la charte des valeurs et le fait de cracher sur des femmes musulmanes dans le métro de Montréal. »

Eh vlan, on crache sur les femmes musulmanes dans le métro !  Et à Québec, en plus !  Mme Pelletier se garde bien, en passant, de faire la différence entre les femmes voilées et celles qui ne le sont pas, victimes de harcèlement et de menaces de la part de leur pairs pour leur rejet de ce symbole de soumission qu’est le hijab.  Ce torchon, la féministe se garde bien de le condamner au nom du « respect de la différence », et ces musulmanes, qui arborent fièrement leur chevelure, des bigots islamiques peuvent toujours cracher dessus.  La féministe ne les condamnera pas.

Les radios poubelles ?  Étrangement, rien dans les archives d’Alexandre Bissonnette n’a permis de relier ses convictions à quelque chroniqueur que ce soit, qu’il s’agisse des radios de Québec ou de médias main stream.  On se demande où Mme Pelletier va chercher une hypothèse aussi saugrenue.  Sans doute en lisant les lamentations victimaires et insidieusement censeures du « spécialiste » Michel Juneau-Katsuya.

Faut-il respecter la différence d'Adil Charkaoui ?
Le nécessaire débat identitaire, associé un temps au projet de charte du PQ, irrite au plus haut point Mme Pelletier.  Il ne faudrait pas soupçonner une montée de l’islam politique, pourtant reconnue par la journaliste même qui en avait nié l’existence à l’émission Enquête, de Radio-Canada.  Il faudrait se mettre la tête dans le sable devant les Adil Charkaoui, soupçonné d’avoir radicalisé des étudiants au collège Maisonneuve, ou Salam Elmenyawi, notamment, qui a voulu imposer les tribunaux islamiques au Québec, au nom d’une tolérance qui s’apparente à l’aveuglement volontaire le plus servile ?  Sentons-nous coupables à cette idée même :

« Cela dit, la tendance à « l’angélisme », comme le notait Stéphane Berthomet cette semaine, est une tendance lourde au Québec. Plus qu’ailleurs, nous sommes portés à nous donner le Bon Dieu sans confession, à nous innocenter, à nous croire exemplaires. »

Par ses raccourcis faciles et sa malhonnêteté intellectuelle, Francine Pelletier trahit clairement une tendance lourde, déjà bien implantée chez une gauche bien-pensante et sur-médiatisée, qui va se cristalliser encore davantage à la suite du massacre de la mosquée de Québec.  

Tout comme depuis Polytechnique, il est devenu immoral de critiquer le féminisme étatique et d’en questionner les dogmes, il deviendra encore plus difficile de dénoncer la montée de l’islam radical et ses dérives pourtant flagrantes.
 
C’est cette boîte de Pandore que des idiots utiles comme Mme Pelletier vont contribuer à ouvrir davantage au mépris de véritables valeurs de tolérance, de démocratie et de respect de la différence.  Inch Allah  !

3 commentaires:

Prof Solitaire a dit…

Je pensais presque précisément la même chose... c'est épeurant de voir comment nos cerveaux sont sur la même longueur d'ondes, cher collègue! ;-)

Bill Meeh a dit…

Gamil Gharbi aka Marc Lépine.

Anonyme a dit…

Belle article Olivier,

Je n'ai aucun commentaire, car, toute cette situation me laisse indifférent! La seule chose qui me fait peur (un peu), s’est le récupérage politiques qui va se faire et toute demande d’accommodements (déraisonnable) futur de divers groupes.

Si vous me permettez, je vais retourner dans mon monde de «loner et introverti !»

Merci Madame Pelletier de me rappeler de conserver mes distance de gens comme vous et apprécier ma belle vie simple et sans aucun drame en campagne.

FreeHappyBob