dimanche 10 mars 2013

Les regroupements féministes représentent-ils encore les femmes ?

Voilà la question que posait à ses auditeurs Mario Tremblay ce vendredi 8 mars, journée internationale des femmes, dans le cadre de son émission Show Tard, sur les ondes de CHOI-FM 98,1.  J'y étais invité, en compagnie de ma complice, Lise Bilodeau, présidente fondatrice de l'Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec (ANCQ) et de Maryse Belley, femme d'affaires, mère de famille et militante politique engagée dans la défense de la condition masculine.   

Mario Tremblay, animateur.
Malgré les efforts louables de Mario en vue d'inviter une représentante féministe, aucune n'a jugé pertinent d'accepter.  C'est avec un émoi très relatif que l'animateur devait par ailleurs nous apprendre que CHOI-FM n'était pas particulièrement apprécié par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) qui a placé ce média sur sa rose liste noire.  Sans les approuver, on peut comprendre que cet organisme déphasé ne puisse tolérer des remises en question fondamentales, pourtant devenues incontournables étant donné les sommes colossales que le mouvement féministe coûte au contribuable.  L'organisme l'Après-Rupture, reconnu pour sa rigueur en matière de chiffres, a déjà avancé celui de 600 M $ par an. A-t-on le droit de poser des questions, à ce prix-là ?

C'était d'ailleurs le point de vue exprimé par la presque totalité des auditeurs ayant participé aux sessions de ligne ouverte, pour qui les regroupements féministes, bien qu'ayant joué un rôle marquant et indispensable à une certaine époque, sont devenus obsolètes, répétitifs et hostiles, pour ne pas dire haineux, envers les hommes, tout comme envers les femmes qui ne vivent pas selon leurs dogmes.  À cet égard, plusieurs participants ont constaté à quel point il était difficile pour une femme, désireuse de rester à la maison afin de s'occuper de ses enfants, de ne pas se voir ostracisée par les féministes militantes, qui ne la perçoivent que comme une victime vivant sous la férule d'un mâle dominant.

Vous avez dit création d'un ministère de la condition féminine ?...

Parmi les nombreux sujets abordés pendant cette soirée où invités comme participants se sont montrés pour le moins volubiles, la rencontre dite historique du Collectif du 8 mars, orchestrée par la FFQ et réunissant plusieurs organisations syndicales, avec la première ministre du Québec, Pauline Marois, flanquée de sa ministre de la Condition féminine, Agnès Maltais, a alimenté le débat.  

Lise Bilodeau, invitée.
Sans égard à la capacité de payer du contribuable le plus taxé en Amérique du Nord, ni au fait que le Québec reste le cinquième État le plus endetté au monde, le collectif a revendiqué l'instauration d'une loi cadre sur la conciliation travail-famille, alors que notre province demeure celle qui offre les programmes sociaux les plus généreux au Canada, notamment au chapitre de congés parentaux, des centres à la petite enfance et, bientôt, de la maternelle à quatre ans.  

Il faudrait de plus bonifier les rentes des femmes qui ne toucheraient - chiffres à vérifier, quand on connaît qui les propage - que 65 % des revenus des hommes une fois à la retraite.  Pensez-vous que l'on tienne compte ici des hommes qui vivent aussi la pauvreté, quand on sait maintenant, statistiques québécoises à l'appui, que 9,7 % d'entre eux souffrent de ce fléau, en comparaison de 9,0 % des femmes ?  Eh oui, la pauvreté se conjugue désormais d'abord au masculin, ce qui vient confirmer les chiffres d'Emploi et Solidarité sociale du Québec, à l'effet que la gent masculine est devenue majoritaire chez les assistés sociaux, les chômeurs, et représentent 90 % des itinérants.  

Les perspectives d'avenir des hommes demeurent incertaines, alors qu'ils disparaissent peu à peu de nos universités et de la fonction publique, sous l'impact de programmes de discrimination positives toujours en vigueur dans ce secteur, bien que les femmes représentent plus de 60 % des fonctionnaires.

Mais la meilleure parmi les revendications du Collectif demeure la création d'un ministère de la Condition féminine.  Il a fallu que je me pince et que j'aille voir la date du communiqué contenant cette information : 7 mars 2013, pourtant.  Le premier ministère de la Condition féminine fut créé, comme tout le monde devrait le savoir, avec le premier gouvernement péquiste, élu en 1976, et avait alors pour ministre responsable nulle autre que Lise Payette, figure emblématique de ce que le féminisme peut receler de plus misandre.  

La pauvreté, désormais d'abord masculine.
Alors que le Conseil du statut de la femme étend ses tentacules dans tous les ministères et influence pour le pire les politiques en santé et en services sociaux, en Éducation et en droit familial, et que le plan d'action gouvernemental triennal intitulé Pour que l'égalité de droit devienne égalité de fait, prône déjà l'analyse différenciée selon le sexe - nécessairement défavorable aux hommes - le Collectif concède que le gouvernement a mieux compris que cette mesure (la création d'un ministère de la Condition féminine, NDA) pourrait donner des moyens à l'État de mieux intégrer une analyse qui tient compte des discriminations  systématiques à l'endroit des femmes dans l'adoption de l'ensemble de leurs politiques.  

Les représentants du Collectif souffriraient-ils d'Alzheimer idéologique pour revendiquer si âprement... ce qu'ils ont déjà obtenu ?

Féminisme haineux et maccarthisme militant

Louise Langevin, chercheuse.
Un autre sujet d'importance qui n'a pas manqué de stimuler invités comme participants, a été la tentative aussi maladroite que sournoise de Louise Langevin, chercheuse à la chaire d'étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes, à l'université Laval, de vouloir de criminaliser les sites dits masculinistes et antiféministes. Si seulement le code criminel pouvait inclure le sexe parmi les groupes ciblés par les propos dits haineux ou diffamatoires, au même titre que les gays, lesbiennes ou les communautés ethniques, Mme Langevin n'en dormirait que mieux.  

Mme Langevin ne semble pas comprendre que les hommes représentent également un sexe, et que les modifications demandées par elle pourraient tout aussi bien s'appliquer à ses consœurs militantes.  Comment ne pas constater la haine psychotique des hommes chez les Femens, ces féministes ukrainiennes qui affichent sur leur site une femme aux seins nus - bonsoir, lutte à l'hypersexualisation - brandissant dans une main des testicules d'homme tranchés et dans l'autre une faucille ensanglantée ?

Il est clair qu'il existe des extrémistes dans tous les camps, hoministes comme féministes, mais il est évident que, en se servant d'auteurs misogynes ou hostiles à toutes les féministes, Mme Langevin tente de museler ceux qui déconstruisent le discours féministe dominant, celui du CSF et de la FFQ, notamment, et qui le font honnêtement, chiffres et études crédibles à l'appui, en dénoncant tromperies, volonté de pouvoir, cupidité et haine des hommes entretenue par ces organisations vermoulues et marquées par un gâtisme idéologique certain.

À la demande de Mario, j'ai lu en ondes quelques perles de misandrie féministe.  Après ça, je ne vois pas comment Mme Langevin et ses acolytes pourraient encore ne voir la haine que d'un seul côté.  Voici quelques échantillons...

La haine ne serait que masculiniste ?
J'estime que la haine envers les hommes est un acte politique honorable et valable, en cela que les opprimées ont droit à la haine de classe – contre la classe qui les opprime. 
 Merle Morgan, éditrice du MS Magazine (le Magazine Melle)

Je veux voir un homme battu jusqu’a ce qu’il soit une pulpe sanglante, avec un soulier à talon haut enfoncé dans la gorge, comme un cochon avec une pomme dans la bouche. 
Andrea Dworkin, auteure de Ice and Fire 
 

Les hommes qui sont injustement accusés du viol peuvent parfois profiter de l'expérience.
Catherine Comin, Université Vassar, doyenne auxiliaire des étudiants
 

Tout rapport sexuel, même la sexualité consensuelle dans un mariage, est un acte de violence perpétrée par un homme contre une femme.
Catherine MacKinnon


Les femmes ont leurs défauts; les hommes n’en ont que deux : tout ce qu’ils disent et tout ce qu’ils font.
Graffiti féministe populaire
 

Je soutiens que le viol existe toutes les fois ou il y des rapports sexuels, lorsque ceux-ci ne sont pas initiés par la femme à partir de ses véritables affections et désirs.
Robin Morgan


En guise de conclusion...

Cette chronique ne pouvait présenter un compte-rendu exhaustif des nombreux commentaires et sujets d'intérêt abordés et développés au cours de deux heures et demie de temps d'antenne.  Aussi ai-je privilégié les deux points ci-haut, qui m'ont paru se démarquer plus particulièrement.  Après tant d'élans de verbomotricité - les miens, peut-être plus irrépressibles que ceux de mes complices, n'est-ce pas, Mario ? - une question demeure : la journée de la femme a-t-elle toujours sa place ?

Maryse Belley, invitée.
Maryse Belley a offert une réponse à laquelle nous nous sommes tous ralliés : si au lieu de gémir sur le sort des femmes québécoises, les féministes pouvaient en vanter les mérites, souligner leurs victoires légitimes, manifester une volonté de partenariat avec les hommes, la journée de la femme pourrait enfin trouver un sens unificateur, au lieu d'entretenir une stérile guerre des sexes.  Dans une telle optique, il y aura toujours lieu de souhaiter une belle journée à toutes les femmes de bonne volonté et à ceux qui les aiment !

dimanche 24 février 2013

Pauline Marois : gare aux hommes seuls !

Je doute fort que Mme Marois soit allergique aux hommes seuls en raison d'un hypothétique pouvoir de séduction qui assujettirait la gent masculine à son fulgurant magnétisme animal.  Si toutefois elle se perçoit aussi ensorcelante que menacée par l'afflux de pulsions incontrôlables de célibataires en rut ou d'hommes seuls ne serait-ce qu'une soirée, pouvons-nous suggérer à sa garde rapprochée, composée exclusivement, il faut le présumer, de femmes ou d'hommes accompagnés de leur légitime, de la rassurer au plus vite.  Qu'on ait tenté de lui tirer dessus le soir même de son élection, c'est incontestable, mais qu'un obsédé érotomane ose braver un cordon de sécurité pour tirer son coup avec la première ministre relève d'un imaginaire surmené.

Les hommes seuls, une menace ?
Pourquoi pareille entrée en matière, demanderez-vous ?  Parce que, à l'approche de la journée de la femme, Pauline Marois, invitée par les gens d'affaires de la Côte-de-Beaupré, prononcera ce sept mars une allocution sur son vécu de femme au Resto-Pub Le St-Bernard.  Ça promet d'être captivant.  Jusque là, rien de bien méchant, direz-vous.  Attendez, le meilleur s'en vient.  C'est dans L'Autre Voix, citée par le chroniqueur Dominic Maurais, dans le Journal de Québec, que l'on peut lire la restriction suivante : Les hommes sont aussi invités à ce dîner, mais ils doivent être accompagnés d'une femme.  Je n'invente rien.  L'article ne précise pas si une fouille au corps des hommes accompagnés se déroulera avant l'activité.  

Le spectre de Marc Lépine

Il serait malhonnête d'affirmer que c'est avec le sentiment d'une intense privation que les hommes seuls renonceront à se rendre à un événement aussi soporifique, si tant est qu'il s'en trouve parmi eux pour même y avoir songé.  Le problème vient plutôt du fait que l'interdiction émise par la représentante étatique de tous les Québécois et de toutes les Québécoises relève du sexisme le plus primaire et de la misandrie la plus évidente.  Elle trahit une perception à l'effet que, jusqu'à preuve du contraire, un homme seul est un suspect potentiel.  On voit se profiler derrière ce portrait-robot le spectre tant redouté de Marc Lépine, dont le folklore féministe veut toujours, semble-t-il, qu'il sommeille en chaque homme.

Georges Dupuy
Le geste est d'autant plus inadmissible qu'il est posé par une ancienne ministre de la Condition féminine, à l'origine de la très méconnue mais non moins inquisitoriale politique d'intervention en violence conjugale.  C'est grâce à cette douteuse initiative que, même quand l'homme fait appel à la police lorsqu'il subit de la violence de la part de sa conjointe, il se voit embarqué dans la grande majorité des cas.  Chaque année, c'est près de 10 000 hommes qui sont ainsi arrêtés arbitrairement, puis relâchés.  Cette réalité n'est pas loin de nous rappeler le titre d'un pamphlet signé Georges Dupuy dénonçant les dérives judiciaires et policières visant les hommes au Québec : Coupable d'être un homme.  J'en recommande la lecture à Mme Marois.

Pauline La Gaffe

La - nouvelle - bévue de notre première ministre survient au moment même où un sondage CROP révèle que, six mois après son élection, le présent gouvernement a vu son mince capital de sympathie fondre comme neige au micro-ondes.  Soixante pour cent des gens interrogés pensent que le Québec va dans la mauvaise direction, tandis que 58 % se disent insatisfaits du gouvernement.  À peine 37 % se déclarent satisfaits de ce dernier.

La popularité de Mme Marois atteint un nouveau sommet inversé avec 21 %, sa performance la plus faible depuis son élection.  Du côté des intentions de vote, le PQ se retrouve maintenant au coude à coude avec la parti libéral.  Il s'agit également de son plus bas résultat depuis le 4 septembre, ce qui confirme le sentiment largement répandu voulant que ce gouvernement minoritaire ne fera pas de vieux os.

Gaffes en gros

On ne compte plus les bourdes du parti québécois, marqué par une amateurisme arrogant et par une absence de vision, particulièrement au plan du développement économique.  Les dépenses augmentent, mais les moyens de les financer diminuent.  Et le Québec était déjà le cinquième État le plus endetté au monde avant l'arrivée du PQ. 

Pierre Duchesne
Tout développement énergétique, qu'il s'agisse du plan Nord, des gaz de schistes ou de notre potentiel pétrolier devient vite suspect, assujetti au lobby environnementaliste, tandis que, du côté de l'Éducation, avant même la tenue d'un sommet qui portera en grande partie sur le financement des universités, le ministre Pierre Duchesne ampute les budgets universitaires de l'année en cours de 124 M $... tout en maintenant son abolition de la hausse des frais de scolarité et le maintien de la bonification du régime des prêts et bourses qui devait la compenser. 

Comment expliquer que pareilles mesures soient décidées avant même la tenue d'un sommet sur le financement ?  On tire les conclusions avant d'entamer la réflexion ?  Et l'impact de ces coupures sur les diplômes, s'en soucie-t-on ?  Ah j'oubliais : le sous-financement des universités, qui faisait consensus l'an passé, n'existe plus !

On pourrait parler également du cafouillage de la taxe santé, de la fermeture sauvage de Gentilly 2, de celle des mini-centrales hydroélectriques dont celle de La Tuque, un projet pourtant rassembleur au plan de la communauté, au faible coût de production, au profit de celui de Val-Jalbert, maintenu malgré la controverse et un plus faible seuil de rentabilité.  L'obsession de l'énergie éolienne, nettement plus onéreuse, demeure par ailleurs une priorité de ce gouvernement aussi assujetti aux lobby environnementaliste qu'à genoux devant les associations étudiantes.  

Que dire par ailleurs de l'idée fixe de créer 28 000 places en centres à la petite enfance, en dehors des 10 000 places déjà disponibles en garderies privées qui répondent déjà à des critères gouvernementaux.  Quant à la nouvelle vocation de Gestapo linguistique de notre intrépide Office québécois de la langue française, aux yeux de qui même les voyants on/off d'une cafetière de restaurant relèvent du complot d'assimilation, elle ne fait que confirmer l'aura idéologique de gauche à gauche de la gauche qui s'attache obstinément au PQ.

Gaffes à gogo

Un lobby onéreux politiquement... et autrement.
Mme Marois nous a habitués aux gaffes en série.  C'est à se demander comment elle a réussi à devenir notre première ministre.  L'épisode de Pauline et ses casseroles, largement diffusé sur le Web, fait désormais partie de notre folklore politique et la suivra probablement longtemps après son retrait de la vie publique.  La première ministre ne semble toujours pas avoir compris que son appui aux associations étudiantes lui aura certainement coûté sa majorité, devant le gouvernement le plus impopulaire des 30 dernières années.  Elle ne comprendra pas davantage si le maintien de son à-plat-ventrisme devant le même lobby contribue en bonne partie au renversement de son gouvernement.  Mais d'autres motifs, depuis, se sont accumulés. 

L'idée même d'une nouvelle campagne électorale avec Pauline Marois à  la tête du PQ devrait avoir de quoi faire frémir les membres de ce parti.  Le parti québécois, naturellement miné par les dissensions internes, osera-t-il la laisser sortir en plein jour au lendemain d'un renversement ?  Lui fera-t-il à nouveau confiance ?  L'actuelle première ministre reste à coup sûr la pire postulante à sa propre succession.  Un vote de confiance deviendra plus urgent que jamais. 

Les délégués péquistes devraient alors se rappeler ses déclarations mesquines, en pleine campagne électorale, sur l'embonpoint du candidat caquiste, Gaétan Barrette, alors qu'elle-même passe si souvent pour une victime des railleries de ses adversaires pour son maintien hautain et ses goûts vestimentaires relatifs.  Se souviendront-ils, au moment de voter, de l'évocation, par leur chef, du projet de loi 195, qui excluait tout immigrant ne disposant pas d'une compétence appropriée du français du statut de citoyen québécois en plus d'écarter d'une élection tout candidat ne remplissant pas cette même condition.  Imaginez une telle politique à Beaconsfield, Pointe-Claire ou Kirkland, des municipalités si ouvertes au fait français.  Sitôt évoqué, le projet de loi retourna aux boules à mites.

Ce feu éteint, Mme Marois allait sortir de son sac à malice les référendums d'initiative populaire, qui devaient être tenus pour peu que 15 % de la population les demandent... avant de préciser que le gouvernement jugerait, malgré cette condition remplie, s'il y a lieu de procéder.  Nouvelle indignation populaire, nouveau recul.  Le lendemain de cet épisode, la chef du PQ allait en rajouter en priant les conservateurs souverainistes de voter pour le parti libéral du Québec !  

Djemila Benhabib
L'annonce de la candidature péquiste de Djemila Benhabib dans mon comté, Trois-Rivières, a failli me faire renoncer à mon projet de ne pas voter pour ce parti déphasé et à bout de souffle, au même stade que le Bloc québécois.  J'ai beau partager depuis toujours les convictions de cette militante anti-islamiste et saluer son courage à défendre ses convictions, quand, à deux jours des élections, Mme Marois, poussée par quelque force obscure, s'est sentie obligée de déclarer qu'elle souhaitait créer un conseil des ministres majoritairement féminin, mon vote pour son parti se désagrégea instantanément.  Trop, c'est trop !  

Certaines personnes restent imperméables à l'expérience, incapables d'apprendre de leurs erreurs.  Pauline Marois est de celles-là.  Mais qu'à cela ne tienne, si elle perd le pouvoir au prochaines élections, elle trouvera sans doute des émules de Lise Payette et de Janette Bertrand pour lui rappeler que sa déconfiture ne peut être attribuée qu'à son sexe.  Ce sera sans doute encore la faute des hommes seuls...

dimanche 17 février 2013

Lettre ouverte d'une militante sur le noir complot patriarcal...

Avertissement : le texte qui suit recoure au second degré de façon éhontée.  Je tiens à cette mise au point, à la suite de tentatives passées où mon propos avait malencontreusement été interprété de façon littérale, alors qu'il signifiait exactement le contraire.  Je reçois déjà suffisamment de témoignages d'appréciation négative de la part de militantes radicales qui m'affirment que toute critique du féminisme d'État résulte de ma haine des femmes, en provenance de musulmans dits modérés qui croient que je les mets dans le même sac que les islamistes, sans compter les adorateurs de Robert Downey Jr, dans le rôle de Sherlock Holmes, qui me reprochent de ne rien connaître à l'oeuvre de Conan Doyle (sic !), pour augmenter davantage mon lectorat de détracteurs.  Mais, comme dit le proverbe, qui vous conteste vous constate...

Considérez-vous donc prévenus.  Voici le corps du délit...

Soeurs de souffrance, victimes éternelles, bref, femmes,

Femmes, à jamais victimes...
Des esprits sulfureux, baignant dans un marécage d'intentions perverses et insidieusement manipulatrices vous surveillent, tel le renard affamé le poulailler où dorment, inconsciente de la fatalité qui les menace, des volatiles inoffensifs aux intentions pures et sans reproches.  Ces poules (évitons ici tout jeu de mots misogyne) innocentes, vous l'aurez compris, vous représentent.  Voyez dans cette subtile métaphore l'avertissement suprême visant à vous mettre en garde contre le fléau millénaire qui rôde autour de vous avec un sournois mépris, alimenté par une décapante détermination à vous asservir et par une soif inaltérable de destruction.  J'ai nommé la patriarcat ! Mes doigts brûlent sur le clavier quand je tape ce mot cent fois honni !

Trop de femmes croient que l'égalité est atteinte et que toutes peuvent marcher sereinement et la tête haute dans les rues.  Gare au faux pas qui les entraînera dans la bouche d'égout de cette force tentaculaire, souterraine, omniprésente et corrosive instaurée par les hommes et leurs instincts naturellement tournés vers le sexe, la violence, la dépravation, la bière, le sport, les boissons gazeuses et les calendriers de femmes nues.  Sœurs de souffrance, martyres de la cause, ne les laissez pas vous berner !

C'est scientifiquement prouvé !

Depuis que les gender studies ont démontré avec la plus grande rigueur scientifique la différence entre le sexe, homme ou femme, et le genre, soit l'identité sexuelle culturellement attribuée à chaque sexe, nous savons désormais à quel point nous nous trouvons conditionnées dès le berceau à des gestes et comportements qui nous sont préjudiciables et étrangers.  Parmi ceux-ci, la damnation des damnations, l'asservissement des asservissements, demeure l'hétérosexualité, cette atroce supercherie sociétale qui, depuis la nuit des temps, soumet la femme aux pires dépravations du désir animal masculin.  Andrea Dworkin et Marilyn French n'ont-elle pas affirmé que tout acte sexuel entre un homme et une femme demeurait un viol de celle-ci ?  Femmes, brisez le cycle du vice, de la violence, du séchage !

On vous rétorquera que, sans homme, la procréation demeure impossible.  Et l'insémination artificielle alors, c'est fait pour qui ?  Éloignons le plus possible les hommes, ces tyrans dépravés, potentiels ou effectifs, de notre progéniture.  Ne relâchons pas notre lutte contre la présomption de garde partagée, qui reconnaîtrait des droits insupportables et égalitaires aux pères hétérosexuels, ouvrant ainsi la porte, comme Ann McLellan, ancienne ministre fédérale de la Justice, l'avait si judicieusement affirmé, à une oppression patriarcale insoutenable.  

Qui a besoin d'un homme
pour enfanter ?
En lieu et place des pères hétérosexuels, poursuivons le combat et militons encore plus hardiment en faveur de l'homoparentalité, sans balises ni réserves, afin de substituer ce mode de vie parentale idyllique à celui des couples hétérosexuels, dignes, si l'on peut dire, d'un musée des horreurs !  Bien sûr, il se trouvera des fâcheux pour vous dire, chiffres et études à l'appui, que la violence conjugale est deux fois plus élevée chez les couples gays et lesbiens, que la fidélité reste nettement moins répandue, que les hommes homosexuels agressent de sept à dix fois plus les enfants.  Ignorez-les !  Surtout n'essayez pas d'argumenter avec eux !  Culpabilisez-les plutôt en les traitant d'homophobes.  

Ce qui marche avec les médias, qui se garderaient bien de nous critiquer, fonctionnera avec ces hérétiques et, si un journaliste imprudent avait l'outrecuidance de remettre en question vos options, il sera toujours temps de ressortir le couplet sur l'antiféminisme dans les médias et la progression des infâmes masculinistes.  Efficace.  Nous avons les universitaires de notre côté, dont l'Institut de recherche et d'études féministes, bénéficiant d'un financement de 2,2 M $ par an.  C'est pas que leurs spéculations soient marquées au coin du génie, particulièrement celles de Francis Dupuy-Déri, qui vient de publier une étude  au titre aussi inspiré que Quand l'antiféminisme cible les féministes, comme si cette mouvance pouvait cibler les orignaux, mais bon, c'est un homme, il ne faut pas trop lui en demander.

Les pieux mensonges

Parlant d'homme au propos favorable à notre cause et dont les tactiques maladroites restent néanmoins touchantes au point que le Conseil du statut de la femme lui a décerné le titre de compagnon de route de la cause, il y a ce type qui, depuis des années, publie à l'automne un bilan de statistiques qui prétend dénoncer les meurtres de femmes et d'enfants commis par des hommes en prenant soin d'omettre ceux commis par des mères.  Pour défendre la situation si tragique des femmes, quoi de mieux qu'une petite omission qui pourrait démontrer qu'elles tuent presque autant d'enfants que les hommes ?
Que seraient nos vies, sans
les propos éclairants du CSF ?


En plus du Conseil du statut de la femme, financé jusqu'à concurrence de quatre M $ par an pour 40 employées, l'État québécois nous soutient, pas autant qu'on le voudrait, mais enfin, il n'y a pas de petites économies.  Qui a dit que nous sommes des parasites, alors que nous créons tant d'emplois ?  En à peine cinq ans, le budget d'environ 110 maisons d'hébergement a doublé, passant de 30 M $ à 60 M $.  Bon, il y a ce masculiniste de Renaud Lachance qui s'est chargé de dire, quand il occupait en 2008 le poste de vérificateur général, que ces établissements sont presque déserts et qu'aucune étude des besoins soi-disant réels n'a été effectuée par les agences de santé et de services sociaux, mais qui se soucie de pareils détails, quand la cause des femmes demeure aussi précaire ?  Militantes, à vos mouchoirs !

Il faut se défendre contre toutes ces études antiféministes qui prouveraient la bidirectionnalité de la violence conjugale.  Statistique Canada et l'Institut de la statistique du Québec, est-ce bien sérieux ?  Un chercheur californien aurait recensé 282 enquêtes qui prouveraient cette fumisterie.  C'est outrageant !   Heureusement, nous pouvons compter sur les ministères de la Justice, de la Sécurité publique, de la Santé et des Services sociaux et, bien sûr, sur celui de la Condition féminine pour présenter des signalements comme des infractions, ce qui permet d'affirmer que plus de 82 % des victimes de violence conjugale sont des femmes.  Qu'est-ce qu'une petite exagération quand il reste tant à faire pour la cause des femmes ?

Les prédateurs de demain

A-t-on fini de nous faire chier avec le décrochage des garçons ?  Soeurs de souffrance, victimes éternelles, ne vous laissez pas attendrir par leurs airs de chérubins !  Plus tard, ils deviendront des hommes, des prédateurs.  Ils grandiront, et ce qu'ils ont entre les jambes sera à l'échelle.  Plus tôt on les découragera de l'école, moins nombreux ils seront à entreprendre de hautes études, à nous faire concurrence et à décrocher de bons salaires.  Il ne faut sous aucune considération que l'État les secoure par un environnement plus adéquat ou des programmes de discrimination positive et de bourses d'études comme pour nos filles, le Québec de demain.  Chapeau les garçons !  Imaginez l'horreur ! j'ai envie de dégobiller.  Écartons-les des programmes scientifiques, dans lesquels ils s'obstinent, malgré tous nos efforts de dissuasion, à rester majoritaires.

Heureusement, nous sommes en train de faire disparaître les hommes hétérosexuels et de souche de la fonction publique; leur nombre continue de baisser en deçà des 40 %.  Beaucoup a été accompli, mais il reste tant à faire.  Quarante pour cent de ces bargeots à éradiquer. 

Attention !  Une fois grand,
il deviendra votre ennemi !
Nous pouvons également nous sentir fières d'avoir réussi à faire tabletter le rapport Rondeau qui présentait le système de santé et de services sociaux comme inadéquat pour les hommes.  Imaginez s'il fallait que l'État dépense pour ces dangers pubiques des sommes qui nous reviennent de droit, étant donné notre statut bien mérité de victimes millénaires !  Vous rendez-vous compte ?  On prétend que le suicide masculin serait attribuable au fait que leurs besoins seraient onze fois moins financés que les nôtres.  N'importe quoi.  Et puis, un homme mort est un homme qui ne peut plus nuire.

Le pire ennemi...

Je reste toujours étonnée de constater à quel point - entre nous soit dit - il est facile de museler les médias en les culpabilisant.  Je me bidonne à chaque fois devant toutes les couleuvres qu'on peut leur faire gober par ce stratagème.  Non mais, quelles nouilles !  300 000 femmes chroniquement battues au Québec - ça ne marche plus, mais bon - , une femme sur trois agressée sexuellement - Ipsos Reid l'a dit ! -, 90 % de victimes qui ne dénoncent pas - comme si on pouvait dénombrer des femmes qui ne disent rien -, à peine 2 % de fausses allégations, quand 10 000 hommes sont arrêtés, puis relâchés chaque année, il faut vraiment que les journalistes aient les yeux dans leurs poches et leur cerveau à off pour avaler et retransmettre aussi bêtement toute cette désinformation.

Sont-ils aussi bêtes qu'ils en ont l'air ?  Pas si sûr.  Nous avons si bien réussi à instaurer un climat de suspicion et de crainte qu'ils redoutent de perdre leur emploi s'ils n'obéissent pas à nos dictats.  Les hommes ont peur et marchent la queue entre les jambes, les femmes y voient leur avantage et n'ont que faire de la vérité.  La vérité, l'évidence... notre pire ennemi.

dimanche 27 janvier 2013

La cinquantaine, c'est plus comme dans le temps...

Un sujet plus léger aujourd'hui, en attendant que la poussière retombe sur la défaite inespérée et salutaire de Lola, une victoire de la - véritable - liberté de choix sur le féminisme victimaire et le corporatisme familialiste.  Toujours accessible à tous, cette chronique s'adresse plus particulièrement aux personnes de 50 ans et plus, mais les plus jeunes ne perdront probablement pas leur temps.

Mon père, José Kaestlé.
Avez-vous remarqué comme la réalité de vivre aujourd'hui sa cinquantaine n'a que peu à voir avec celle de traverser le même cap dans le temps de nos parents ?  À 54 ans, contrairement à mon père au même âge, ma vie reste toujours devant moi, avec mes activités immédiates, mes projets à moyen et à long termes, mes aspirations et mes ambitions.  Je suis en mouvement, et ma vie suit cette trajectoire, à moins que ce ne soit le contraire.  Hier soir, parti souper chez des amis, je relevais cette évolution, du temps de nos parents à nos jours, et mes hôtes en arrivaient au même constat.   

J'évoquais alors une anecdote mettant en cause mon père et moi, qui confirmait bien, pensais-je, ce point de vue.  Un jour, mon paternel, alors âgé de 55 ans, me tint ce discours : Tu sais, mon fils, nos vies, à ta mère et moi,  sont derrière nous.  C'est pour toi et pour ta sœur que ta mère et moi travaillons chaque jour.  À une autre occasion, avant de faire l'épicerie avec ma mère, il renchérit : Tu sais, mon fils, c'est pour ta sœur et pour toi que ta mère et moi travaillons, ce qui nous permet de payer cette épicerie afin que vous ne manquiez de rien.  Une fois suivante, évoquant le montant de notre hypothèque, et son taux d'intérêt majoré, il souligna : Tu sais, mon fils, c'est pour ta sœur et pour toi que ta mère et moi travaillons, afin de vous offrir un toit sur vos têtes.  

Il en allait de commentaires similaires concernant le chauffage, les vêtements, l'entretien de la maison et d'autres sujets dont je vous épargnerai l'inventaire.  Je crois que mon père avait raison de nous inculquer, à ma soeur et moi, l'importance du travail dans la vie, et de nous enseigner le principe que l'on n'a rien sans effort.  Un jour, pourtant, ayant compris depuis longtemps la leçon, je finis par trouver son discours redondant.

Tu sais, mon fils...
J'avais la plus grande estime pour mon père, chez nous le parent principal, devant ma mère, dont les compétences parentales ne pouvaient rivaliser avec celles de son mari.  Ma mère incarnait à elle seule plusieurs des incohérences dont je devais plus tard trouver l'écho - pour ne pas parler de correspondances flagrantes - dans le féminisme d'État actuel, mais ça c'est un autre débat.

Malgré l'affection et l'admiration que j'éprouvais pour mon père, je ne pus m'empêcher de réagir, lors de son énième commentaire débutant par Tu sais, mon fils,  c'est pour ta soeur et pour toi que ta mère et moi...

Avant qu'il ne finisse sa phrase, je rétorquais : Tu sais, Papa, si je comprends bien, si Maman et toi ne nous aviez pas, Marie-Josée et moi, vous ne travailleriez pas, vous ne feriez donc jamais l'épicerie, vous n'auriez pas de toit sur vos têtes, vous chaufferiez encore moins, seriez frigorifiés sans vêtements chauds, et finiriez probablement vos jours sous le pont Laviolette, transis, une bouteille d'alcool cheap dissimulée dans un sac brun ?

D'abord estomaqué par cette tirade, mon père ne trouva tout simplement rien à répliquer.  Je surpris un peu plus tard un sourire malicieux dont il avait le secret, qui semblait vouloir dire : Bon, le jeune coq vient de pousser son cocorico !  Mon père prenait souvent un malin plaisir à mettre mes idées à l'épreuve en se faisant l'avocat du diable, exercice salutaire dont je réalise aujourd'hui à quel point il m'a été utile pour forger ma pensée.  Je suis sûr que, d'abord désarçonné, il s'est ensuite senti fier de l'esprit de répartie et de l'argumentaire de son fils.  Il ne me l'a pas dit, il n'en avait pas besoin.  Entre un père et son fils, parfois, un sourire suffit.

Il existe cependant des leçons que nos parents nous donnent malgré eux.  Au fil des ans, j'ai toujours décidé que, contrairement à la philosophie de mon père, ma vie serait toujours devant moi.  Jusqu'au bout.

jeudi 17 janvier 2013

Le mariage pour tous à toutes conditions ?

Si l'on en croit les récents comptes rendus de la presse française, il y aurait eu, ce 13 janvier, dans les rues de Paris, entre 340 000 manifestants, selon les autorités policières, et 1 000 000, selon les organisateurs de l'événement, à s'opposer à la légalisation imminente du mariage pour tous mise de l'avant par le gouvernement de François Hollande.  On n'hésite pas à parler d'une mobilisation historique, la plus importante depuis celle de 1984 sur l'école libre.  Par mariage pour tous, expression diplomatique et ô combien prudente, il faut comprendre mariage des couples homosexuels et, implicitement, droit à l'homoparentalité, aspect du projet de loi qui suscite les plus vives réactions.  

Le gouvernement français ne l'aura 
pas facile dans ce débat...
De leur côté, les tenants du projet de loi, n'avaient réussi à réunir, le 16 octobre dernier, que 60 000 manifestants en appui au président français, selon les autorités policières, 150 000, selon les participants. N'est-il pas curieux, pour ne pas dire significatif, que le nombre le plus conservateur d'opposants au projet de loi, celui estimé par la police, représente plus du double du chiffre, maximal, de ses aficionados, revendiqué par ces derniers ? Car enfin, ce n'est pas dans le sud profond des États-Unis que ces événements se sont déroulés, mais bien en France, un pays qui s'enorgueillit de son identité et de son passé dits progressistes.  On pourrait bien sûr rétorquer que gays, lesbiennes et tutti quanti sont minoritaires, d'où le nombre inférieur de supporters, mais de nombreux hétérosexuels se disent en faveur de ce nouveau projet de société.  Où étaient-ils donc ce 16 octobre ?

Il n'y a pas si longtemps encore, j'étais sans réserve favorable au mariage gay et à la parentalité par des couples gays ou lesbiens, pour peu que la compétence parentale soit au rendez-vous.  Après tout, si deux individus de même sexe veulent se marier, en quoi cela nous empêche-t-il de respirer ?  Par ailleurs, la compétence parentale serait-elle exclusive aux hétérosexuels ?  L'hétérosexualité n'a jamais représenté un garantie contre les abus physiques ni sexuels envers les enfants, pas plus que le fait d'être homosexuel ne constitue un passeport pour la pédophilie.  Trois événements récents m'ont cependant ébranlé dans mes convictions, et contraint à un examen plus approfondi de la question qui, jusqu'ici, me semblait aller de soi.

Deux lesbiennes et un garçon... manqué ?

C'est fou ce que les médias officiels sont pudiques sur ce type d'événements. Pouvez-vous m'en citer un au Québec qui ait fait état de cette nouvelle tout à fait déconcertante à l'effet qu'un couple de lesbiennes ait demandé et obtenu de la justice californienne de procéder au changement de sexe du garçon, maintenant âgé de 11 ans, qu'il a adopté ?  Oui, vous avez très bien lu. 

Une photo de famille qui respire 
la joie de vivre...
C'est toutefois par le Daily Mail que certains lecteurs ont pu apprendre que Thomas Lobel, le gamin en question, prendra bientôt des hormones afin de réfréner la progression de sa masculinité et qu'il devrait un jour passer au bistouri afin de subir une opération chirurgicale appelée vaginoplastie en vue de se faire enlever le pénis.  La raison ?  Selon les deux mères attentionnées, Pauline Moreno et Debra Lobel, le petit n'accepterait pas son identité, ni son corps de garçon, et se sentirait même une petite fille depuis toujours.  Il aurait même tenté  de mutiler ses parties génitales et préférerait porter des vêtements féminins.  Ces dames assurent, diagnostiques de psychiatres à l'appui, que Tammy - car c'est ainsi maintenant qu'il - ou elle ? - se nomme, risquerait d'attenter à sa vie une fois adolescent, s'il continuait à se voir privé d'un vagin bien à... lui. 

Il est difficile, voire impossible, de savoir en détail par quel audacieux processus psychiatres et parentes en sont venus à une conclusion aussi surprenante, ni comment un enfant aussi jeune puisse déjà se voir en mesure de prendre une décision si cruciale pour son développement, encore moins de concevoir comment deux présumées mères puissent se sentir suffisamment confiantes dans leur, oh pardon, dans le choix de leur rejeton de vouloir devenir fille au point de tout mettre en œuvre pour le concrétiser.  

Ces femmes sont-elles certaines que le petit n'est pas victime d'un mimétisme insidieux, qu'il ne tente pas de se conformer à des attentes non formulées que ses deux prétendues mères, malgré elles, auraient pu distiller en lui ?  Quelle perception des hommes Debra et Pauline ont-elles ?  Si elle était négative, se peut-il que le garçon puisse en arriver à renoncer à son identité masculine pour conserver l'amour de celles qui sont devenues son unique point de référence - et d'identification - à l'aube de sa jeune existence ?  Les psychiatres impliqués dans le processus transgénique ont-ils sérieusement considéré ces aspects cruciaux avant de donner leur aval à un projet aussi téméraire ?

Thomas, huit ans, 
et bientôt Tammy, 11 ans.
Si, comme c'est très possible, la décision est prématurée, Thomas-Tammy pourrait bien plus tard donner un sens nouveau à l'expression garçon manqué...  Gardons-nous cependant de considérer que ce danger d'une opération radicale et précipitée ne guette que les garçons ou que les enfants de couples lesbiens.  En Australie, une gamine de 12 ans s'était vue autorisée dès 2008 à changer de sexe contre l'avis de son père.  

La mère, dont on ne sait si elle est toujours en couple avec le père, un autre homme, une conjointe ou si elle est célibataire, a cependant eu le dernier mot, devant le tribunal de Melbourne : sa fille a pu subir, comme Thomas, après elle, un traitement hormonal afin de freiner sa puberté, avant de pouvoir recevoir des injections de testostérone aux trois mois.  Ce n'est pas avant 18 ans, donc bientôt, qu'elle pourra recevoir la greffe d'un pénis artificiel.  

Une question, comme ça : imaginons la même situation, mais avec une mère qui s'oppose et un père qui revendique le changement de sexe pour sa fille, ce dernier aurait-il eu gain de cause ?  N'aurait-on pas alors dénoncé, dans les médias officiels, le père indigne désireux de charcuter ainsi sa progéniture ?


De la sensibilisation au prosélytisme... 


Il est curieux de constater à quel point certains lobbies s'avèrent les premiers à reproduire à leur compte les travers qu'ils prétendent combattre.  Prenez le lobby lesbien, gay, bisexuel et transsexuel (LGBT), par exemple.  Non contentes de se plaindre, non sans raison, de la discrimination dont les minorités qu'elles représentent sont victimes, certaines associations militantes vont pourtant jusqu'à inverser les rôles et à présenter comme le mal absolu l'homme blanc hétérosexuel et de souche.  Les préjugés réducteurs jouent à la chaise musicale.

L'incohérence n'étouffe 
pas ces lobbyistes...
Comme un malheur, ou une imposture, ne vient jamais seul, le féminisme d'État appuie ces activistes, allant jusqu'à se prononcer contre la garde partagée tout en défendant le mariage gay et l'homoparentalité.  Si de telles positions ne révèlent pas que les parents homosexuels font, à leurs yeux, de meilleurs parents que les hétérosexuels de sexe masculin, je ne sais quelle évidence saura ouvrir les yeux du public.  Sous prétexte de revendiquer la tolérance, ne devient-il pas flagrant que l'on fasse la promotion d'un prosélytisme désireux de substituer l'homoparentalité à l'hétéroparentalité ?  
Un slogan, qui a fait récemment la une des médias français, est à cet égard révélateur : Mieux vaut une paire de mères qu'un père de merde !  Il faut le lire pour le croire.  Curieux, tout de même, qu'on n'ait pas mentionné les paires de pères... La question qui s'impose, devant pareille profession de foi, est la suivante : une couple homosexuel offre-t-il vraiment un environnement familial plus propice à l'épanouissement et au développement des aspirations légitimes d'un enfant qu'un couple hétérosexuel et ce, dans un milieu sécuritaire et harmonieux ?

Sans doute pense-t-on, chez ces esprits appelés à tort progressistes, que les parents homosexuels offrent des compétences plus pacifiantes et conciliatrices, par leur exemple même  ?  Statistique Canada fait tinter un tout autre son de cloche : Lorsqu’on examine plus particulièrement ceux et celles qui se sont dits gais, lesbiennes ou bisexuels, on constate qu’ils affichent des taux plus élevés de violence conjugale5,6 , que les hétérosexuels. En effet, 
15 %3 des gais et lesbiennes et 28 % des bisexuels3,7 ont déclaré avoir été victimes de violence conjugale par rapport à 7 % des hétérosexuels. Ces résultats concordent avec ceux de recherches antérieures (Cameron, 2003). 

Mais il y a pire, qui concerne les enfants, et cette citation me vaudra certainement l'accusation d'homophobe, puisqu'elle fait état d'un taux d'agressions sexuelles sept fois plus élevé  des agresseurs homosexuels que chez les agresseurs hétérosexuels, ce qui n'empêche pas qu'en nombre absolu, ces derniers soient plus nombreux.  C'est en proportion de leur population que les agresseurs homosexuels se... distinguent des agresseurs hétérosexuels.  Les enfants de sexe masculin resteraient, et de loin, leurs principales victimes, une réalité passée sous silence par nos Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (calacs) qui préfèrent ne voir de victimes que chez les femmes et les filles, malgré les scandales endémiques de pédophilie impliquant notamment le clergé catholique.


Des victimes ignorées...
Il ne faudrait pas passer sous silence les crimes de violence menant à la mort, comme celui, passé inaperçu de nos médias en 2006, mais publié dans The Star, journal sud-africain, de ce garçon âgé de quatre ans tué par une mère lesbienne parce qu'il refusait de l'appeler Papa.

Bien sûr, les couples hétérosexuels sont loin d'être tous sans reproche, mais avant de donner des leçon de vertu et de s'improviser autorité suprême dans l'art d'élever des enfants, le lobby LGBT aurait intérêt à s'informer sur ses propres réalités et lacunes.  Une telle démarche pourrait l'amener à une salutaire humilité.

Un loup dans la bergerie...

Voilà encore une manchette digne d'intérêt passée sous silence par nos médias.  Les faits, survenus il y a trois ans, n'ont été que très peu diffusés,  Figurez-vous que James Rennie, 38 ans, directeur très en vue d'une association LGBT écossaise, LGBT Youth Scotland, a été condamné pour pédophilie aggravée en décembre 2009.  Ce militant fervent - pour dire le moins - du mariage gay et de l'adoption pour ces couples, avait été arrêté pour avoir abusé sexuellement, notamment, du bébé d'amis qu'il connaissait depuis 15 ans.  L'enfant a été violé pendant trois ans dès l'âge de trois mois par le militant et ses crimes ont été diffusés par celui-ci auprès de ses complices, arrêtés eux aussi.  

Ce qui laisse un goût amer dans cette histoire, chez les militants sincères - je crois toujours qu'il y en a - du mariage gay et de l'homoparentalité, c'est d'apprendre que pareille crapule puisse avoir joué, par ses contacts avec des parlementaires écossais, et jusque avec Tony Blair lui-même, ancien premier ministre britannique, un rôle d'importance dans l'évolution du droit anglais et écossais vers la reconnaissance de l'adoption pour les couples du même sexe.  On ne peut imaginer pire porte-parole. 


Le lobby LGBT, avant les enfants ?

Malgré ces faits divers, je reste persuadé que l'union de couples de même sexe ne regarde qu'eux, et que s'ils tiennent à vivre celle-ci entre les liens du mariage, eh bien, grand bien leur fasse !  Je crois également que certains homosexuels possèdent des compétences parentales comparables aux plus doués parmi les hétéros.  Là où je ne marche plus, c'est dans l'absence de débat franc sur la question qui permettrait de baliser une initiative qui se prétend à tort progressiste, mais qui trahit de plus en plus un parti pris où les droits des minorités sexuelles l'emportent sur celles de l'enfant, comme si l'homoparentalité ne représentait non seulement une option valable, mais le choix optimal.  

James Rennie, leader LGBT pédophile.
Car enfin, quand, dans les échanges passionnés que la question de l'homoparentalité soulève, s'interroge-t-on sans parti pris, du côté du lobby LGBT, sur l'impact d'un tel choix de société sur l'avenir de nos enfants, qui représente celui de nos sociétés ?  Comment se fait-il que le simple fait de vouloir prévenir des dérives flagrantes comme celles de Thomas-Tammy, de l'infiltration d'individus sans scrupule, voire criminels, parmi les défenseurs de l'homoparentalité, de problématiques propres à l'homosexualité ou de la misandrie du lobby LGBT doivent immanquablement nous attirer des accusations d'homophobie, d'intolérance et d'arriération ?

Au Québec, le mariage gay et l'homoparentalité sont passés comme lettre à la poste, sans aucun débat.  Nous sommes si ouverts d'esprit.  Entre l'absence de débat québécois et le chantage à la culpabilisation français envers quiconque ose s'insurger ou seulement critiquer cette initiative, il ne se trouve aucun pilote dans l'avion.  Or le vol est en cours et l'avion pourrait bien, sans plan de vol, s'écraser.  Ce sont les enfants, indéniablement, qui seront les premières victimes du désastre.

jeudi 3 janvier 2013

Question-quiz : l'avortement selon le sexe existe-t-il au Québec ?

Je n'ai à ma disposition aucune étude, aucun article, aucun témoignage à   cet effet, mais je crois que, dans la société démocratique dans laquelle nous croyons vivre, la question se pose.  Évidemment, le simple fait d'aborder le sujet hautement émotionnel du libre-choix au Québec ou, comme la ministre fédérale de la Condition féminine, Rona Ambrose, a dû s'en rendre compte, au Canada, ne manque pas de remuer les passions et les estomacs. 

Rona Ambrose
La position d'Ambrose en a étonné plus d'un, pour ne pas dire plus d'une, alors qu'elle avait appuyé en septembre dernier la motion du député conservateur Stephen Woodworth qui visait à délimiter le moment où commence la vie humaine dans le sein d'une femme enceinte, alors que 203 députés avaient voté contre et seulement 91, pour. Même Stephen Harper avait rejeté la motion qui aurait pu mener à une réouverture du débat sur l'avortement, un sujet devenu sporadiquement explosif sur la colline parlementaire, depuis sa décriminalisation en 1988. 

Pourra-t-on toujours éviter ce débat ? 

Il importe, pour avoir une vue claire d'un sujet aussi controversé, d'établir que le Canada fait partie de la minorité des trois pays, les autres étant la Chine et la Corée du Nord, à n'avoir qu'un vide juridique pour toute législation sur l'avortement.  Ceci implique que chez nous, une femme peut décider, même une semaine avant son accouchement, de mettre un terme à sa grossesse,  intervention financée par le contribuable.  Dans ce cas précis, parlons-nous encore d'un foetus, ou d'un enfant à naître ?  Bien sûr, la popularité des conservateurs au Québec reste comparable à celle de Lise Payette auprès des hoministes, mais au delà du messager, le message du député d'arrière-banc Woodworth ne mérite-t-il pas d'être considéré pour ce qu'il est : un questionnement crucial et incontournable ?

Une autre question essentielle a été soulevée, devant le rejet de la motion : l'avortement sélectif ne trouve-t-il pas dans l'absence d'encadrement de l'IVG un terreau fertile à sa propagation ?  En Inde et en Chine, le recours systématique à cette pratique, pour des raisons dites économiques, les filles étant perçues comme des fardeaux familiaux à entretenir, a été dénoncée par nombre de féministes, avec raison.  Pourquoi ce qui est condamnable dans ces pays qualifiés de barbares et de rétrogrades deviendrait-il soudainement admissible dans notre pays si évolué ?

Des représentantes du CSF vers 1978.
Une photo digne d'un musée...
Comme piste de réponse, il importe de rappeler la tendance fortement patriarcale de ces États, alors qu'au Canada, les droits des femmes sont reconnus au point qu'au Québec, nous vivons au sein d'une société résolument matriarcale, renforcée par une féminisme d'État omniprésent au poids gouvernemental considérable, avec son désuet ministère de la Condition féminine chapeautant un larmoyant Conseil du statut de la femme et un plus que facultatif Secrétariat à la Condition féminine.  Des structures aussi dépassées qu'onéreuses.  N'est-il pas déconcertant d'envisager que l'avortement selon le sexe risque de se voir toléré au nom du droit absolu de la femme de disposer de son corps, défendu par les féministes ?

Les foetus masculins, moins tendance ? 

Quand on oppose au refus de reconsidérer le statut du foetus le risque de l'avortement sélectif au Canada, il est toujours exclusivement question des  filles, sans doute en lien avec certains extrémistes parmi nos communautés culturelles.  La communauté indo-canadienne a été à cet effet récemment pointée du doigt, sans toutefois s'attirer d'accusations formelles.  Et si, au sein de notre société féministe et matriarcale, c'était plutôt les gars qui risquaient de devenir les premières victimes de cette pratique sexiste et barbare ?  Avons-nous besoin de l'immigration pour compter parmi nous des extrémistes ?

Encore là, je n'ai aucune documentation à l'appui de mon hypothèse, mais j'imagine mal des chercheurs subventionnés par nos impôts mandatés afin de la valider, dans une société où seul le sexe féminin mérite ce genre de considération.    C'est un événement personnel qui m'a amené à me poser cette question :  les foetus masculins peuvent-ils se voir menacés d'IVG en fonction de leur sexe ?  Si oui, dans quelle proportion ?  Sans évoquer  l'hypothèse d'une épidémie androcide, une seule IVG pour le motif que l'enfant à naître n'est pas du sexe désiré, qu'il soit garçon ou fille, n'en demeure-t-elle pas une intervention injustifiable ?

Flashback interpellant

Mon fils, Jérémie, peu après sa naissance.
Allez savoir pourquoi, avant même qu'il soit question de la grossesse de ma conjointe d'alors, je savais que j'allais être père.  Pire encore, je savais que je serais père d'un garçon, ce qui arriva.  Faut croire que l'intuition n'est pas une prérogative exclusivement féminine...  Aussi, quand, à la suite d'un retard dans ses règles, ma conjointe, ayant passé un test de grossesse, découvrit qu'elle était enceinte, je fus ravi... mais nullement surpris.

Ce qui allait m'étonner, et pas en bien, c'est la réaction des gens à l'inévitable question : Espérez-vous un gars ou une fille ?  Moi, je restais intimement convaincu qu'un garçon allait naître.  Vous dire ma désolation devant l'accueil qui semblait se dessiner pour ma progéniture.  Je ne me rappelle pas un seul interlocuteur, pas un seul, qui m'ait dit : Moi, j'aimerais un gars.  Non, il était de bon ton de préférer une fille !  Je me rappellerai toujours  un grand dadais, flanqué de sa femme, me lancer un vibrant Moi, je préférerais une fille, avant d'adresser un regard niais à sa conjointe, l'air de dire Hein, Chérie, que j'ai donné la bonne réponse ?  Crétin...  Nul doute qu'un garçon ne mériterait pas un père pareil.

Or, même dans ma famille, dans ma belle-famille, sans compter chez ma propre conjointe et ma belle-fille, les voeux étaient unanimes : on espérait une fille !  Quel comité d'accueil attend mon gars ? ne cessais-je de me répéter.  Je me rappellerai toujours la réaction catastrophée de la future mère et de sa fille quand l'échographie confirma leurs pires appréhensions ainsi que ma profonde conviction : c'était un garçon !  Heureusement, la naissance d'un aussi bel enfant, portrait de son père, allait changer la donne.  En moins de temps qu'il n'en faut pour dire Oh qu'il est beau!, Jérémie, majestueux et rayonnant, mit tout le monde dans son sac.  Dès la  naissance, il semble qu'il n'y ait pas de limite à la magnanimité masculine...  Bon, j'exagère peut-être un peu.

Vouloir un gars en 2013, c'est out ?

Alors, vous me voyez venir avec mes gros sabots ?  Pour mignonne que puisse   sembler cette anecdote, du moins, dans sa conclusion, elle n'en pose pas moins un questionnement d'importance.  Devant l'impopularité des enfants à naître de sexe masculin, est-il si improbable que des parents ou des mères sans grand jugement en arrivent à préférer l'IVG à la naissance d'un enfant envisagé, pour une foule de mauvaises raisons, comme un encombrement, ou comme un individu de seconde classe, moins intéressant qu'une fille ?  Aujourd'hui, je regarde avec émerveillement mon garçon, et je ne peux m'empêcher de me demander s'il y en a pas eu, qui n'auront pas connu, comme lui, la chance de naître, faute de n'avoir pas été du bon sexe.  Si j'ai raison, je me demande s'il n'y en aura pas encore plus dans ce cas.  À quand, des réponses à ces questionnements ?

Pfizer, le gros client de la firme McKinsey qui a géré la « pandémie » au Québec...

Petit rappel pour nos chers normies et autres vaccinocrates : Radio-Canada révélait en 2022 que la firme McKinsey, qui a joué un rôle domina...