Voilà la question que posait à ses auditeurs Mario Tremblay ce vendredi 8 mars, journée internationale des femmes, dans le cadre de son émission Show Tard, sur les ondes de CHOI-FM 98,1. J'y étais invité, en compagnie de ma complice, Lise Bilodeau, présidente fondatrice de l'Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec (ANCQ) et de Maryse Belley, femme d'affaires, mère de famille et militante politique engagée dans la défense de la condition masculine.
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| Mario Tremblay, animateur. |
Malgré les efforts louables de Mario en vue d'inviter une représentante féministe, aucune n'a jugé pertinent d'accepter. C'est avec un émoi très relatif que l'animateur devait par ailleurs nous apprendre que CHOI-FM n'était pas particulièrement apprécié par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) qui a placé ce média sur sa rose liste noire. Sans les approuver, on peut comprendre que cet organisme déphasé ne puisse tolérer des remises en question fondamentales, pourtant devenues incontournables étant donné les sommes colossales que le mouvement féministe coûte au contribuable. L'organisme l'Après-Rupture, reconnu pour sa rigueur en matière de chiffres, a déjà avancé celui de 600 M $ par an. A-t-on le droit de poser des questions, à ce prix-là ?
C'était d'ailleurs le point de vue exprimé par la presque totalité des auditeurs ayant participé aux sessions de ligne ouverte, pour qui les regroupements féministes, bien qu'ayant joué un rôle marquant et indispensable à une certaine époque, sont devenus obsolètes, répétitifs et hostiles, pour ne pas dire haineux, envers les hommes, tout comme envers les femmes qui ne vivent pas selon leurs dogmes. À cet égard, plusieurs participants ont constaté à quel point il était difficile pour une femme, désireuse de rester à la maison afin de s'occuper de ses enfants, de ne pas se voir ostracisée par les féministes militantes, qui ne la perçoivent que comme une victime vivant sous la férule d'un mâle dominant.
Vous avez dit création d'un ministère de la condition féminine ?...
Parmi les nombreux sujets abordés pendant cette soirée où invités comme participants se sont montrés pour le moins volubiles, la rencontre dite historique du Collectif du 8 mars, orchestrée par la FFQ et réunissant plusieurs organisations syndicales, avec la première ministre du Québec, Pauline Marois, flanquée de sa ministre de la Condition féminine, Agnès Maltais, a alimenté le débat.
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| Lise Bilodeau, invitée. |
Sans égard à la capacité de payer du contribuable le plus taxé en Amérique du Nord, ni au fait que le Québec reste le cinquième État le plus endetté au monde, le collectif a revendiqué l'instauration d'une loi cadre sur la conciliation travail-famille, alors que notre province demeure celle qui offre les programmes sociaux les plus généreux au Canada, notamment au chapitre de congés parentaux, des centres à la petite enfance et, bientôt, de la maternelle à quatre ans.
Il faudrait de plus bonifier les rentes des femmes qui ne toucheraient - chiffres à vérifier, quand on connaît qui les propage - que 65 % des revenus des hommes une fois à la retraite. Pensez-vous que l'on tienne compte ici des hommes qui vivent aussi la pauvreté, quand on sait maintenant, statistiques québécoises à l'appui, que 9,7 % d'entre eux souffrent de ce fléau, en comparaison de 9,0 % des femmes ? Eh oui, la pauvreté se conjugue désormais d'abord au masculin, ce qui vient confirmer les chiffres d'Emploi et Solidarité sociale du Québec, à l'effet que la gent masculine est devenue majoritaire chez les assistés sociaux, les chômeurs, et représentent 90 % des itinérants.
Les perspectives d'avenir des hommes demeurent incertaines, alors qu'ils disparaissent peu à peu de nos universités et de la fonction publique, sous l'impact de programmes de discrimination positives toujours en vigueur dans ce secteur, bien que les femmes représentent plus de 60 % des fonctionnaires.
Mais la meilleure parmi les revendications du Collectif demeure la création d'un ministère de la Condition féminine. Il a fallu que je me pince et que j'aille voir la date du communiqué contenant cette information : 7 mars 2013, pourtant. Le premier ministère de la Condition féminine fut créé, comme tout le monde devrait le savoir, avec le premier gouvernement péquiste, élu en 1976, et avait alors pour ministre responsable nulle autre que Lise Payette, figure emblématique de ce que le féminisme peut receler de plus misandre.
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| La pauvreté, désormais d'abord masculine. |
Alors que le Conseil du statut de la femme étend ses tentacules dans tous les ministères et influence pour le pire les politiques en santé et en services sociaux, en Éducation et en droit familial, et que le plan d'action gouvernemental triennal intitulé Pour que l'égalité de droit devienne égalité de fait, prône déjà l'analyse différenciée selon le sexe - nécessairement défavorable aux hommes - le Collectif concède que le gouvernement a mieux compris que cette mesure (la création d'un ministère de la Condition féminine, NDA) pourrait donner des moyens à l'État de mieux intégrer une analyse qui tient compte des discriminations systématiques à l'endroit des femmes dans l'adoption de l'ensemble de leurs politiques.
Les représentants du Collectif souffriraient-ils d'Alzheimer idéologique pour revendiquer si âprement... ce qu'ils ont déjà obtenu ?
Féminisme haineux et maccarthisme militant
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| Louise Langevin, chercheuse. |
Un autre sujet d'importance qui n'a pas manqué de stimuler invités comme participants, a été la tentative aussi maladroite que sournoise de Louise Langevin, chercheuse à la chaire d'étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes, à l'université Laval, de vouloir de criminaliser les sites dits masculinistes et antiféministes. Si seulement le code criminel pouvait inclure le sexe parmi les groupes ciblés par les propos dits haineux ou diffamatoires, au même titre que les gays, lesbiennes ou les communautés ethniques, Mme Langevin n'en dormirait que mieux.
Mme Langevin ne semble pas comprendre que les hommes représentent également un sexe, et que les modifications demandées par elle pourraient tout aussi bien s'appliquer à ses consœurs militantes. Comment ne pas constater la haine psychotique des hommes chez les Femens, ces féministes ukrainiennes qui affichent sur leur site une femme aux seins nus - bonsoir, lutte à l'hypersexualisation - brandissant dans une main des testicules d'homme tranchés et dans l'autre une faucille ensanglantée ?
Il est clair qu'il existe des extrémistes dans tous les camps, hoministes comme féministes, mais il est évident que, en se servant d'auteurs misogynes ou hostiles à toutes les féministes, Mme Langevin tente de museler ceux qui déconstruisent le discours féministe dominant, celui du CSF et de la FFQ, notamment, et qui le font honnêtement, chiffres et études crédibles à l'appui, en dénoncant tromperies, volonté de pouvoir, cupidité et haine des hommes entretenue par ces organisations vermoulues et marquées par un gâtisme idéologique certain.
À la demande de Mario, j'ai lu en ondes quelques perles de misandrie féministe. Après ça, je ne vois pas comment Mme Langevin et ses acolytes pourraient encore ne voir la haine que d'un seul côté. Voici quelques échantillons...
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| La haine ne serait que masculiniste ? |
J'estime que la haine envers les hommes est un acte politique honorable et valable, en cela que les opprimées ont droit à la haine de classe – contre la classe qui les opprime.
Merle Morgan, éditrice du MS Magazine (le Magazine Melle)
Je veux voir un homme battu jusqu’a ce qu’il soit une pulpe sanglante, avec un soulier à talon haut enfoncé dans la gorge, comme un cochon avec une pomme dans la bouche.
Andrea Dworkin, auteure de Ice and Fire
Les hommes qui sont injustement accusés du viol peuvent parfois profiter de l'expérience.
Catherine Comin, Université Vassar, doyenne auxiliaire des étudiants
Tout rapport sexuel, même la sexualité consensuelle dans un mariage, est un acte de violence perpétrée par un homme contre une femme.
Catherine MacKinnon
Les femmes ont leurs défauts; les hommes n’en ont que deux : tout ce qu’ils disent et tout ce qu’ils font.
Graffiti féministe populaire
Je soutiens que le viol existe toutes les fois ou il y des rapports sexuels, lorsque ceux-ci ne sont pas initiés par la femme à partir de ses véritables affections et désirs.
Robin Morgan
En guise de conclusion...
Cette chronique ne pouvait présenter un compte-rendu exhaustif des nombreux commentaires et sujets d'intérêt abordés et développés au cours de deux heures et demie de temps d'antenne. Aussi ai-je privilégié les deux points ci-haut, qui m'ont paru se démarquer plus particulièrement. Après tant d'élans de verbomotricité - les miens, peut-être plus irrépressibles que ceux de mes complices, n'est-ce pas, Mario ? - une question demeure : la journée de la femme a-t-elle toujours sa place ?
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| Maryse Belley, invitée. |
Maryse Belley a offert une réponse à laquelle nous nous sommes tous ralliés : si au lieu de gémir sur le sort des femmes québécoises, les féministes pouvaient en vanter les mérites, souligner leurs victoires légitimes, manifester une volonté de partenariat avec les hommes, la journée de la femme pourrait enfin trouver un sens unificateur, au lieu d'entretenir une stérile guerre des sexes. Dans une telle optique, il y aura toujours lieu de souhaiter une belle journée à toutes les femmes de bonne volonté et à ceux qui les aiment !


























