samedi 14 septembre 2013

Un islamisme rampant, tout près de chez vous...

Vous souvenez-vous de Naïma Atef Amed, cette Égyptienne voilée d'un niqab qui, en 2010, non seulement refusait de l'enlever pendant ses cours de francisation au Cégep Saint-Laurent, mais qui exigeait également que les hommes de sa classe lui tournent le dos pendant ses allocutions ? 

Naïma, celle par qui le niqab arrive...
Cette curieuse musulmane, refusant d'obtempérer aux directives de son école, s'était entêtée, lors d'une entrevue accordée à Radio-Canada le 4 mars 2010, à affirmer qu'elle n'avait pas demandé d'accommodements lors de son cours : « C'est plutôt dans la classe et dans l'école qu'on me demandait beaucoup de choses », devait-elle affirmer.  Si le concept d'agresseur-victime vous était jusqu'ici étranger...

Quand des gens refusent le bon sens, des balises s'imposent.  Que la personne interpellée en admette ou non la pertinence, elle doit s'y conformer.  Or, l'attitude de Naïma s'avérait à ce point butée et intransigeante que la ministre québécoise de l'immigration de l'époque, Yolande James, dût intervenir, devant le tollé suscité par la nouvelle arrivante, afin de lui interdire l'accès aux cours si elle ne revenait pas à la raison. 

L'attitude de mépris de Naïma envers sa société d'accueil était à ce point flagrante que Gérard Bouchard, ancien coprésident de la commission Bouchard-Taylor, devait même arriver à s'en rendre compte, non sans ajouter avec désinvolture qu'il s'agissait là d'une tempête dans un verre d'eau.  « Ce qu'on doit retenir, devait-il préciser, c'est le manque d'assurance des gestionnaires qui ont cru devoir référer cette question au ministère plutôt que de prendre la décision eux-mêmes, alors qu'ils avaient tout pour le faire. »

Tout, vraiment ?  En vertu de quelles normes, de quelles lois ?  Naïma avait porté sa « cause » à l'attention de la Commission des droits de la personne.  Le timide projet de loi 94, qui devait notamment proscrire le port du niqab et de la burqa dans l'espace public allait rester sur la glace tandis que le parti libéral du Québec priait conjointement Dieu et Allah pour que le dossier des accommodements religieux sombre peu à peu dans l'oubli.  Pensée magique et électoraliste, quand tu nous tiens...

Toujours dans le registre de la pensée magique, Gérard Bouchard semblait se comporter comme si les tenants de l'islam radical, avoués ou insidieux, allaient rester de marbre devant l'ampleur du débat soulevé.  Voilà qui n'allait pas effacer son image d'universitaire déconnecté des réalités sur le terrain, tandis que les accusations d'atteintes aux symboles religieux surgissaient de toute part.

Les prémisses d'un débat de société

Parmi les défenseurs de Naïma, un écrivain, Daood Hamdani, auteur du  livre sur les musulmanes du Canada intitulé In the Footsteps of Canadian Muslim Women 1837-2007, devait déclarer : « Selon la législation qui est envisagée au Québec, les musulmanes seraient forcées de choisir entre le niqab et l'accès aux administrations publiques. Ce projet, connu sous le nom de Projet n° 94 témoigne d'une conception étriquée, fondée sur des stéréotypes, de l'intégration des minorités religieuses. »  On retrouve déjà le principal argument des détracteurs actuels de la Charte des valeurs québécoises.

Daood Hamdani
Ne s'arrêtant pas en aussi bon chemin, il concluait ainsi : « La culture est une norme qui évolue, surtout dans une société pluraliste. C'est le mécanisme social qui permet aux membres d'une société - anciens et nouveaux venus - de s'adapter à des situations nouvelles. Il appartient aux états démocratiques ouverts de faciliter cette évolution et non de la dicter au prix d'une restriction des libertés. »  Curieuse façon, pour des « anciens et nouveaux venus » de « s'adapter à des situations nouvelles » en imposant des us et coutumes rétrogrades et misogynes, non ?

Voilà qui achevait de poser on ne peut plus clairement, avant même qu'elle ne soit proposée, les positions des opposants à la Charte des valeurs québécoises mises de l'avant trois ans plus tard par le parti québécois.  L'inertie du gouvernement précédent sur le sujet, tout en irritant la majorité dite de souche et des régions, avait momentanément tranquillisé les factions intégristes des communautés ethniques concentrées en métropole.  Mais l'incident de Naïma n'était qu'un tranquille prélude à la crise bien plus forte qui allait être déclenchée récemment.

Puis vint le PQ...

... Afin de réveiller la bête intégriste religieuse.  Devant la montée de lait initiale des maires et aspirants maires de la métropole, l'inquiétude des milieux scolaires montréalais et celle d'associations ethniques, le parti québécois a dû s'accrocher, soutenu d'abord par un appui populaire fort de 68 %, fluctuant par la suite, et par le soutien non négligeable du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).


À travers ce brouhaha, l'exclusion de la députée bloquiste Maria Mourani, officiellement opposée à la charte, par son chef Daniel Paillé, n'avait pas manqué de retenir l'attention des médias, qui avaient présenté l'événement sous l'angle de l'éternelle division des souverainistes.  Dans les médias sociaux, ce sont les accointances de Mme Mourani qui ont entraîné des questionnements allant bien au-delà de la personnalité même de l'intéressée.  
Maria Mourani, ex bloquiste.
Il est maintenant de notoriété publique qu'Angela Merkel, chancelière allemande, David Cameron, premier ministre britannique, comme Nicolas Sarkozy, alors qu'il était président français, ont tour à tour constaté l'échec lamentable dans leur pays respectif du multiculturalisme, celui-là même auquel Pierre Trudeau a ouvert la porte en le consacrant si naïvement avec sa Charte des droits et libertés, presque aussi chère aux islamistes que leur Coran.  Son fils Justin, le Sean Lennon de la politique fédérale, suit docilement les traces de son père.

À la lumière de certaines fréquentations de Mme Mourani, il devient nécessaire de s'interroger sur la possibilité de troubles sociaux qui nous guettent si notre gouvernement ne pose pas des limites claires à une mouvance religieuse prosélyte, tout particulièrement, qui préconise la conversion de tout ce qui respire en Amérique du Nord.  Il faudra bien davantage qu'une charte, probablement une réforme de nos politiques d'immigration, mais c'est déjà un début.

Strange bedfellows...

Théorie du complot islamiste sans fondement, pensez-vous ?   Dès son assermentation comme députée à Ottawa le 6 mars 2006, Mme Mourani avait invité les représentants de huit pays membres de l'Organisation de la coopération islamique à y assister, leur déclarant : « Je serai à votre écoute. » L'Arabie saoudite et la Turquie, au nombre des pays invités, sont reconnus pour leur désir de promouvoir l'islam radical. 

Le site web Point de Bascule, qui diffuse ces informations, a déjà révélé que l'Arabie saoudite travaillait activement à promouvoir l'islam radical au Canada, par la diffusion de documentation dans les mosquées et les écoles qui vivent sous sa coupe.

La Ligue islamique mondiale (LIM), organisation saoudienne opérant en Amérique du Nord, est d'ailleurs à l'origine de la tentative ratée d'implantation des tribunaux islamiques au Canada.  Dès 1991, cette organisation avait convoqué des imams vivant aux États-Unis et au Canada à une réunion ayant pour thème « Élaborer des stratégies pour introduire la charia au Canada et aux États-Unis ».  Ces gens ont de la suite dans les idées.

Et ils ne sont pas les seuls.  Lors des procès survenus aux États-Unis, en 2007 et 2008, de la Holy Land Foundation,  la plus importante organisation de charité islamique aux États-Unis - dont les fonds servaient à financer le terrorisme islamiste - , des documents déposés en preuve démontraient que le Hamas avait développé une importante structure nord-américaine qui n'avait pas que pour but de financer ses activités terroristes, mais aussi de promouvoir l'islam radical en Amérique du Nord.

Après avoir étourdiment envoyé par courriel à ses collègues députés des liens glorifiant les attentats-suicide et le jihad, puis s'en être excusée, Mme Mourani, précise toujours Point de Bascule, a voyagé en Turquie, en février 2010, aux frais de l'ambassade et du gouvernements turcs, ouvertement solidaire du Hamas.
Assermentation de Maria Mourani : portrait de famille.
La députée d'Ahuntsic, en agissant de façon aussi inconsidérée, servait-elle adéquatement les intérêts de ses commettants, ou s'était-elle assujettie à un lobby dont les valeurs antidémocratiques, violentes et sexistes heurtent de plein fouet - parfois au sens propre - les nôtres ?  Nul doute que le chef du Bloc québécois a bien fait d'expulser de son caucus pareil canard boiteux.

Pour la charia... 

On pouvait apprendre le 14 septembre dernier dans Le Journal de Montréal, sous la plume de Richard Martineau, que, parmi les présumés défenseurs de libertés individuelles islamistes qui préparaient leur première manifestation monstre - de plus d'une façon  - contre la Charte des valeurs québécoise, on retrouvait, en plus d'Adil Charkaoui, jadis soupçonné de terrorisme, un étrange individu ayant pour nom Salam Elmenyawi.

Qui est donc ce sympathique personnage ?  Nul autre que le président du Conseil musulman de Montréal, regroupant une quarantaine de mosquées et d'organismes musulmans qui, en 2004, avait fait pression sur le gouvernement du Québec afin de le persuader d'autoriser les tribunaux islamiques dans notre belle province, tout simplement.   

Martineau citait un article du Devoir en date du 11 décembre, relatant les positions de l'individu : «   Cette cour religieuse porterait le nom de Conseil de la charia, indique Salam Elmenyawi (...) Tout ce qu'on veut, c'est un accord pour que les musulmans aient une instance officielle pour s'assurer qu'ils gèrent leur vie selon les préceptes de leur religion, affirme monsieur Elmenyawi.  Si Québec refuse, nous devrons nous-même donner la crédibilité au Conseil de la charia... »  Bref, accord de Québec ou pas, on en fera à notre tête...

Salam Elmenyawi
L'insipide Naïma et son entêtement représentent peu de chose en comparaison d'un islamisme rampant de plus en plus structuré et « articulé » sévissant non seulement au Québec mais aussi en Amérique du Nord.  S'il est un fait important que la crise entourant la charte du PQ révèle de plus en plus, c'est l'étendue du phénomène et l'identification des organisations et des individus fanatisés qui servent la « cause » de l'islam politique.  Pour reprendre un calembour plus que jamais d'actualité, nous ne sommes pas sortis de la mosquée...

samedi 7 septembre 2013

Mon voile ou l'Ontario ? Bon voyage !

La charte des valeurs québécoises du parti québécois, qui entend notamment bannir les symboles religieux de la fonction publique, la moindre des choses, n'est pas encore déposée que déjà des fétichistes du voile islamique poussent les hauts cris.  Il y a gros à parier que les turbanophiles qui ont mené le Canada au bord de la crise nationale avec l'interdiction - maintenant levée - du turban de la Fédération québécoise de soccer prendront le relais avant que les juifs hassidiques ne défendent à leur tour avec véhémence leur particularités vestimentaires si attrayantes et exotiques.  

Bouchara et Lysanne Couture.
Des citoyens et citoyennes ont manifesté leur opinion, favorable ou non, au bannissement des signes religieux ostentatoires.  J'en ai retenu trois, que je m'apprête à commenter.

Le chantage à la main d’œuvre

Une nommée Lysanne Couture, professeure de sociologie dans le programme de soins infirmiers au Cégep Édouard-Montpetit, y est allée d'une salve culpabilisante à l'égard de ce qu'elle appelle « l'un des dommages collatéraux que le PQ risque fort d'entraîner s'il va de l'avant avec sa charte des valeurs québécoises. »  Quel est ce dommage collatéral ?  Des femmes, qualifiées selon elle, pourraient quitter le Québec si on leur impose de renoncer à ce bout de tissus sans attrait appelé hijab pour travailler dans la fonction publique.  Elles ne pourraient survivre, un peu comme un asthmatique chronique sans tente à oxygène, si on le leur retire.  Pauvres choupettes !

Le chantage au racisme reste l'une de armes favorites des tenants de l'islam radical.  Je ne sais si la jeune Bouchara, étudiante modèle en soins infirmiers présentée par la sociologue, est instrumentée par cette mouvance insidieuse et tenace, ou si elle est tout simplement étroite d'esprit, voire idiote, toujours est-il que son attitude de refuser de retirer son hijab, si son futur employeur gouvernemental le lui demande, ne relève en rien d'une requête légitime.  

Il y a là une volonté manifeste d'imposer au sein de la fonction publique un symbole d'oppression envers les femmes, en flagrante contradiction avec nos valeurs égalitaires.  Commençons avec le hijab, nous enchaînerons avec la burqa, les manches longues, non hygiéniques en milieu hospitalier, pour finir avec le refus, par les infirmières les plus intégristes, de soigner les patients masculins.  

Sans doute faudra-il en plus accorder cinq pauses prières par jour et aménager des locaux pour cet exercice, comme c'est déjà le cas dans certaines universités.  La nourriture de la cafétéria devra alors devenir halal, malgré les risques, au plan de l'hygiène, que cette pratique barbare et cruelle implique.  C'est petit à petit que l'islam politique fait son nid dans nos sociétés démocratiques et finit par générer des tensions sociales inacceptables. 

Ladite Bouchara avait quitté la France, résolument laïque,  justement parce qu'elle ne pouvait se séparer de son carré d'étoffe, et espérait trouver dans le Québec une société « tolérante » qui lui permettrait de le conserver en tout temps.  Imaginez, tout ça pour ça !  Il faut vraiment avoir l'esprit paralysé par un conditionnement culturel dépassant tout entendement.  Pire que ça, la greffe du voile islamique sera bientôt envisagée. 

Qui veut d'un tel climat social ?
Interrogée par Mme Couture à savoir ce qu'elle ferait si on lui interdisait de porter le voile au travail, l'étudiante, radicale et intransigeante, a répliqué : « J'apprendrais l'anglais et j'irai travailler en Ontario. »   Je suis certain que cette jeune femme s'imaginerait rejetée, alors qu'elle s'exclurait elle-même d'une société d'accueil ouverte et - parfois trop - tolérante.  Ce chantage au voile est assommant.  Le Québec, quoiqu'en pense Mme Couture, peut faire l'économie d'une telle citoyenne.

Malgré son étroitesse de vue et son idée fixe évidentes, Bouchara est présentée ainsi par sa professeure : « Ce que j'ai trouvé le plus remarquable, cependant, c'est sa capacité d'ouverture et l'intérêt qu'elle manifestait pour les sujets abordés en classe. Les cours de sociologie dispensés dans le programme de soins infirmiers ont pour objectif d'amener les infirmières à mieux comprendre le milieu social des personnes qu'elles soignent et, donc, de dépasser leurs préjugés pour établir une meilleure relation d'aide. Bref, elles doivent être capables de dépasser leurs préjugés. Or, elle a plus qu'atteint ces objectifs. »  Je pense au contraire qu'elle a manifestement échoué.

En quoi le refus de renoncer à son hijab témoigne-t-il d'une « capacité d'ouverture et d'intérêt », d'une aptitude à « mieux comprendre le milieu social des personnes qu'elles soignent » et, mieux encore, de « dépasser ses préjugés pour établir une meilleurs relation d'aide ».  Il est clair que cette jeune femme, exigeant un privilège illégitime, ne s'arrêtera pas en si bon chemin si on le lui accorde.  Elle trahit, par son obstination, une attitude intransigeante et conflictuelle dont notre société peut faire l'économie.

Une charte des valeurs québécoises qui afficherait des balises claires aurait déjà le mérite d'informer les nouveaux venus de nos valeurs et éviterait que les Bouchara de ce monde ne viennent inutilement encombrer des bancs d'école qui pourraient accueillir des citoyens soucieux de s'intégrer à notre société.  Bouchara aurait ainsi pu apprendre l'anglais avant son départ de la France et se rendre directement en Ontario, nous épargnant ses lubies vestimentaires.

À la question en titre de la lettre ouverte de Mme Couture, à savoir « Peut-on se passer d'elle ? », la réponse est claire : certainement !

Le chantage à l'amour

Un autre intervenant larmoyant, professeur agrégé du département d'anthropologie de l'université Laval, un nommé Abdelwahed Mekki-Berrada, y est allé à son tour de son laïus culpabilisant. Ne reculant devant aucune insinuation venimeuse, il écrit : « Je me souviens que toute petite personne ou tout petit groupe qui tentent d'imposer au reste de la population une idéologie unique étaient qualifiés de nazis, de fascistes ou, au mieux, de dictateurs. »  Aussi subtil qu'ordurier comme propos.  Cet individu enseigne dans une université et « forme » le Québec de demain.  Nous ne sommes pas sortis de la mosquée...

Ce sont apparemment les journalistes devenus ministres, donc Jean-François Lisée et Bernard Drainville, par leur défense de la laïcité, qui l'exaspèrent.   « La menace est encore et toujours incarnée par l'Autre, celui qui porte le hidjab-turban-kippa-crucifix. » nous interpelle cet universitaire aux affinités évidentes avec les Bouchard-Taylor de ce monde.  

Bernard Drainville, ministre.
Oui, monsieur l'anthropologue, tant et aussi longtemps que des intégristes se serviront de symboles soi-disant religieux pour faire reculer notre société civile et démocratique par l'octroi de privilèges immérités, l'Autre, comme vous dites, représentera une menace.  On commence par le hijab, et on finit avec les tribunaux islamiques, mais ça, ce n'est pas du fascisme, ou au mieux, des dictateurs, qui l'imposent, naturellement.

L'auteur conclut avec ce « cri du cœur » : « (...) coudon Québec, tu m'aimes-tu ? »  J'espère que vous maîtrisez bien l'anglais, M Mekki-Berrada.  Paraît qu'en Ontario, on vous aimerait déjà pas mal plus... 

Enfin, une intervention pertinente... 

Pour racheter l'honneur - passablement compromis avec les témoignages précédents - de représentants du corps enseignant voué aux hautes études, un retraité de l'UQÀM - comme il doit se sentir mieux - un nommé Denis Gaumond, qui a participé à la commission Bouchard-Taylor, nous offre un point de vue très lucide et - véritablement - humaniste.

Après avoir indiqué à quel point les commissaires Bouchard et Taylor l'avaient impressionné, mais « pas toujours dans le bon sens cependant », l'auteur relate l'intervention de quelques femmes musulmanes voilées venues présenter leur point de vue à leur commission : 

« Structurées et bien documentées, ces jeunes femmes ont ébloui les commissaires. Elles ont défendu avec aplomb le port du voile, le respect de l'époux, la charia appliquée à la famille, la bonté d'Allah, leur auto-exclusion si nécessaire. Un travail bien fait. Classique. Au point que messieurs les commissaires ont remercié mielleusement ces émissaires, de toute évidence en service commandé et bien escortées. Pour en rajouter une couche, les commissaires les ont explicitement félicitées pour la qualité de leur «féminisme» à la sauce musulmane! »

M Gaumond enchaîne avec un événement qui l'a profondément marqué : le meurtre d'Aqsa Parvez, tuée par son père et son frère, à Mississsauga, en banlieue de Toronto, le 10 décembre 2007.  Le motif ?  Par - réel - souci d'intégration, elle refusait de porter le hijab à l'école, cet oripeau auquel la déconnectée Bouchara et l'idéologue larmoyant de l'université Laval se montrent si inconsciemment et si stupidement attachés. 

M Gaumond pose une question fondamentale : « Depuis, je me demande chaque jour si Aqsa n'aurait pas eu la vie sauve si l'Ontario avait eu une loi pour interdire les signes religieux ostentatoires à l'école. Comme cela se passe en France depuis 2005. Comme, je l'espère, cela se passera bientôt au Québec. »

Que valent, devant la préservation de vies humaines, cette prétention obstinée, imbécile, de vouloir à tout prix conserver sur la tête un oripeau symbolisant l'oppression des femmes ?  Comment les Bouchara de ce monde peuvent-elles revendiquer de porter pareil déchet ?  Et les hommes, qui prétendent les respecter, soutenir une coutume aussi barbare que misogyne ?  

Aqsa Parvez, assassinée.
Aucune femme digne de ce nom, musulmane ou autre, aucun homme, digne de ce nom, qui prétend aimer et respecter la gent féminine, ne peut moralement cautionner le port de ces signes avilissants.  Qu'importe que le PQ agisse par opportunisme avec sa charte des valeurs québécoises !  Pour une fois que ce parti pose un geste signifiant depuis un an qu'il occupe le pouvoir, nous devons l'encourager.  Si nous ne voulons pas tourner le dos à nos valeurs au profits d'un retour vers l'obscurantisme - véritablement - patriarcal.  

Quant aux partisans de cette lubie appelée « laïcité ouverte », je recommande l'apprentissage de l'anglais et un aller simple vers l'Ontario.  Bon voyage ! 

mardi 3 septembre 2013

Société pro-choix : aussi pour les hommes ?

C'est rare, pour ne pas dire exceptionnel, que je tombe d'accord avec une féministe.  Et quand, en plus, ladite féministe se double d'une juriste, c'est encore plus rare.  Il faut croire que tout arrive.  Je viens de visualiser une interview avec l'auteure d'un essai intitulé Paternités imposées, une nommée Mary Plard, avocate familialiste s'il vous plaît, et je suis d'accord avec elle.  Incroyable.

Marie Plard, féministe et juriste.
Comment pourrais-je ne pas l'être ?  Plard affirme que les hommes ne disposent pas des mêmes droits que les femmes devant une grossesse non désirée, l'évidence même.  Dans les faits, ceci implique que, quand une génitrice potentielle ne veut pas de l'enfant, elle avorte, que ça plaise au géniteur ou non.  Dans un autre cas de figure, si celui-ci ne veut pas de l'enfant, et que la génitrice le veut, elle, le géniteur potentiel subit et devient géniteur effectif.  Pourquoi en est-il encore ainsi au 21e siècle ?  

Bien sûr, il existe des cas où un homme impose à une femme sans ressort une paternité ou un avortement, mais reste que, légalement, c'est la femme qui tient le gros bout du bâton.  Pourquoi, dans une société où le concept de l'égalité homme femme finira un jour par devenir un hymne national, devons-nous accepter sans broncher une inégalité de droits aussi flagrante ?  C'est inadmissible.

Parce qu'au nom du droit de la femme à disposer de son corps, avoir un enfant ou pas, pour celle-ci, relève du choix.  Pour un homme, avoir un enfant ou pas relève de l'arbitraire, qu'il s'agisse de chance ou de fatalité.  Bien sûr, il arrive qu'il n'en veuille pas, et que la génitrice non plus, alors tout va bien, le couple renonce.  Il arrive également, et c'est heureux, qu'il le désire et que la future maman aussi.  Mais tout dépend tout de même de la femme, et du projet de vie à deux - ou à plus - qu'ils ont prévu, ou pas.

Le grand chantage...

Qui ne connaît pas un homme qui s'est fait faire un enfant dans le dos, pour emprunter une expression consacrée ?  La femme qui lui joue ce tour pendable, soit en « oubliant » de prendre la pilule, soit en récupérant le sperme d'un condom utilisé ou par tout autre moyen aussi pernicieux, sait très bien qu'elle a la loi pour elle et que l'homme devra tôt ou tard « faire face à ses responsabilités ».  

Et ce, même quand il est clair qu'il aura été carrément manipulé.  Le juge en profitera pour sermonner la fautive, lui donnera quelques petites tapes de convenance sur les doigts, et cette dernière, les yeux baissés, jurera, d'un mince filet de voix, qu'elle ne recommencera plus jamais, bien entendu...


Pour éviter les robes noires, l'homme piégé se verra contraint dans certains cas de rester avec une femme dont il commençait justement à se détacher, ou dont il ne voulait carrément plus, piégé à la fois comme père et comme conjoint malgré lui.  Ou alors il osera se séparer et devra éventuellement payer une pension alimentaire pour l'enfant, à laquelle pourrait s'ajouter une autre pour la mère, si les parents étaient mariés.  Trouvez-moi une femme soumise à pareil chantage ?


Qui ne connaît pas l'un d'eux ?

Beau contexte pour refaire sa vie quand on sait qu'au Québec féministe, le revenu d'une éventuelle nouvelle conjointe peut être mis à contribution lors d'une révision à la hausse de la pension de madame l'ex, et que les allocations familiales peuvent atterrir dans le compte de la nouvelle partenaire de vie de l'homme, ce dernier étant jugé de facto inapte à administrer l'argent de sa progéniture en raison de son sexe.



Le libre choix sans balises...

Personnellement, je suis pro-choix. Mais pas mur à mur.  J'estime qu'il existe des différences fondamentales entre un embryon, un fœtus et un enfant à naître.  La gravité du geste à poser augmente avec le temps et la condition.  Or, selon de code criminel canadien, un enfant est reconnu comme tel seulement à partir du moment où il est complètement sorti du ventre de sa mère.  Vingt-quatre heures avant, ce n'est toujours pas un enfant.  Cherchez l'erreur... ou l'enfant. 


Le Barreau du Québec s'oppose par ailleurs à toute révision de cet état de fait, et cite le code criminel canadien : « Actuellement, l’article 223 stipule qu’un enfant ne devient un être humain que lorsqu’il est complètement sorti, vivant, du ventre de sa mère. »  Je vous l'avais dit...

Le contribuable a défrayé le coût de 26 248 avortements en 2011 dans la province et de 64 641 autres dans le reste du pays en 2010, dernière année pour laquelle les chiffres sont disponibles.  Je reste par ailleurs sidéré du taux québécois d'avortements par 100 naissances, passé de 7,3 en 1976 à 27,3 en 2011, ce qui signifie que plus d'une grossesse sur cinq finit par une IVG.  Existerait-il un vaste de complot de désinformation sur la contraception ?

Je réprouve les avortements tardifs - sauf si la vie de la génitrice est en danger - et tout autant les avortements sélectifs, que l'on favorise la naissance de garçons, comme en Chine ou aux Indes, ou que l'on privilégie celle des filles, dans l'éventualité où ce serait déjà le cas chez certaines personnes misandres ou idéologiquement dérangées bien de chez nous, ou d'ailleurs en Occident. 


Comment piéger un homme ?
Le Canada fait partie des trois seuls pays dits civilisés à n'avoir qu'un vide juridique pour seule loi régissant l'IVG.  Que la situation plaise ou pas, c'est ça qui est ça.  En me fondant sur ce contexte si particulier, je ne vois pas pourquoi le droit de refuser une parentalité ne devrait pas être le même pour les géniteurs potentiels que pour leurs contreparties féminines.  

Si l'on prétend vivre dans une société égalitaire, bien sûr. 

L'histoire de Paul

À l'appui de sa défense du droit des hommes à refuser une paternité, Mary Plard, citée dans Libération raconte l’histoire de Paul : « L’homme est quinqua, marié, père de grands enfants. Lors d’un déplacement, il croise Barbara, 44 ans, célibataire. Quelques semaines plus tard, Barbara annonce à Paul qu’elle est enceinte de lui, elle qui n’a pas eu d’enfants. Qu’elle le garde. 

Paul cherche des réponses, juridiques, et n’en trouve pas. «Sur le terrain de la conception, les hommes ont aujourd’hui moins de droits que les femmes, constate Mary. Ils doivent juste se taire. C’est normal, ça, en 2013 ?» Et voilà comment Paul a réveillé son féminisme, qu’elle définit tout simplement comme «une recherche d’égalité, et pas une surpuissance de la femme». 

Il ne s’est pas protégé ? Soit. Mais quid des filles qui avortent ? Leur reproche-t-on, à elles, de n’avoir pas utilisé un préservatif ? Si Paul est un salaud, les femmes qui avortent, alors, sont des salopes ? »

Troublante question, n'est-il pas, trahissant un double standard étatique et social.  Une juriste féministe le dénonce.  Sans doute aura-t-elle plus de chances d'être entendue que les habituels défenseurs de la cause des hommes...

dimanche 25 août 2013

FFQ : comment se servir des islamistes pour frapper les hoministes...

J'ai été aussi étonné que le plus grand nombre qui, à force de constater la « tolérance » à l'islamisme de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), ne croyait plus que ce regroupement féministe emblématique se déciderait enfin à condamner les positions de quatre prédicateurs rétrogrades, misogynes et homophobes, qui considèrent les femmes  comme des sous-citoyennes et les homosexuels, comme des non-citoyens.  Rappelons que ces individus indésirables ont été invités à Montréal par le Collectif Indépendance, qui regroupe de jeunes musulmans montréalais.  Toute une relève...

Alexa Conradi, présidente de la FFQ.
On se souviendra des positions pour le moins incohérentes de la FFQ, désormais assujettie à Québec solidaire (QS), un parti politique flirtant avec des groupuscules d'extrême gauche, dont le parti communiste du Québec, qui inscrit automatiquement ses membres à QS, et les Palestiniens et Juifs unis (PAJU), qui préconisent l'embargo économique en vue de l'éradication d'Israël, ambitieux et utopique programme, mais bon.  Quand on sait que Françoise David, leader de QS, a déjà été présidente de la FFQ et que l'actuelle présidente de cet organisme, Alexa Conradi, a déjà été présidente de QS, il ne faut se surprendre de rien.

À commencer par l'opposition de la FFQ, en 2009, sous les pressions de Conseil islamique canadien et de Présence musulmane, à l'interdiction des signes religieux visibles dans la fonction publique que la militante anti-islamiste, Djemila Benhabib devait dénoncer avec une légitime sévérité.

Cette dénonciation énergique ne devait pas empêcher la FFQ de revenir très vite à la charge avec la proposition pour le moins déplacée d'autoriser les gardiennes musulmanes en milieu familial de se présenter au travail attifées d'un voile intégral, sans égard à l'impact psychologique qu'un tel accoutrement pourrait forcément susciter chez des enfants en bas âge, possiblement traumatisés par l'approche de femmes masquées et sinistrement vêtues de noir. 

Suivez l'argent...

Quand j'ai lu que la FFQ, cette fois, condamnait très officiellement les prédicateurs islamistes sur le point d'arriver au Québec - cet organisme avait déjà fait de même, mais très discrètement, comme QS du reste, lors d'un précédent passage controversé de prédicateurs qui s'étaient finalement abstenus - je me suis tout de suite demandé si ces militantes n'avaient pas eu vent, entre les branches, d'un programme de subvention, fédéral ou provincial, destiné à financer la militance anti-islamiste.

Après tout, le parti conservateur du Canada, a bien déjà annoncé, en juin dernier, un programme de sensibilisation aux crimes d'honneur, financé à raison de 200 000 $ répartis sur deux ans, octroyés à une obscure organisation de Vancouver, comme s'il n'existait aucun fonctionnaire capable d'intervenir dans pareils cas.  L'affaire Shafia, à l'origine de cette initiative, pourrait inciter à croire à une incompétence généralisée, mais le quadruple meurtre a fait tant de bruit qu'il est probable que les policiers, les intervenants sociaux et le personnel scolaire impliqués dans cette tragédie, comme leurs homologues des autres provinces, ne tiennent pas à refaire la manchette pour les mêmes erreurs.

Affaire Shafia : portrait de famille...
Rappelons que la FFQ s'était vue annoncer en 2011 la suppression de sa subvention fédérale de 240 000 $, représentant 40 % de son financement global de 650 000 $, au moment où cet organisme, qui a déjà compté plus de 900 membres, n'en retenait plus que 500.  Et Québec annonçait, par la bouche de sa ministre de la Condition féminine, qu'il n'avait nullement l'intention de compenser cette perte.  L'argent ne rentrerait plus aussi facilement qu'avant pour cet organisme qui, bien qu'affichant un misérabilisme de convenance, a longtemps mené grand train.  

Un choix de priorités révélateur

Lorsque nous comparons l'attention portée par la FFQ, comme de la part de principaux regroupements et groupes féministes, aux dérives des islamistes en comparaison de la menace que représente à leurs yeux les défenseurs de la condition masculine, force est de constater le peu d'importance accordée par ces militantes aux premiers en comparaison de l'obsession que représentent pour elles les seconds.

Existe-t-il à l'hyper féministe université du Québec à Montréal (UQÀM), par exemple, un groupe interdisciplinaire de recherche sur l'islamisme ?  Bien sûr que non, mais vous y retrouverez, depuis 2011, un groupe interdisciplinaire de recherche sur l'antiféminisme. Comment expliquer pareille priorisation ?  Tout simplement parce que les « masculinistes » menacent l'hégémonie étatique féministe - comme son financement - et dénoncent ses répercussions désastreuses sur les hommes et les garçons, tandis que l'islamisme ne menace que les femmes et les homosexuels.

UQÀM : forteresse féministe...
Or ces deux catégories de citoyens constituent le fonds de commerce des féministes militantes.  Plus ces gens sont opprimés, ou du moins en donnent l'impression, mieux marchent les affaires.  « Beaucoup a été fait, mais tant reste à faire. » demeure le grand mantra féministe, auquel on pourrait ajouter « Et tant de fric à soutirer ».

Le cheval de Troie

Il pourrait bien exister une autre raison, plus sournoise encore, à l'origine de la prise de position inusitée de la FFQ.  Et si, sous le couvert de dénoncer l'islamisme, c'était plutôt les hoministes qui, indirectement, étaient les premières cibles de l'organisme de Mmes Conradi et David ? 

Voici ce que dit la FFQ dans son communiqué laconique dénonçant les prédicateurs invités par le Collectif indépendance : « D’ailleurs, le gouvernement canadien refuse encore et toujours, en 2013, de modifier le Code criminel en reconnaissant le sexe comme groupe pouvant être victime de propagande haineuse, au même titre que la couleur, la race, la religion, l’origine ethnique et l’orientation sexuelle. Or, l’absence du sexe comme facteur de différenciation sur lequel se fonde la propagande haineuse constitue certainement une forme de discrimination basée sur le sexe… Quand le gouvernement canadien reconnaîtra-t-il que la propagande haineuse basée sur le sexe est d’une telle ampleur qu’il faut apporter des modifications au Code criminel pour y faire face? »

Voilà curieusement un propos identique à celui de Louise Langevin, de la chaire Claire Bonenfant, à l'université Laval, qui, dans un projet de recherche intitulé Internet et antiféminisme: le difficile équilibre entre la liberté d’expression et le droit des femmes à l’égalité, formulait la même recommandation en vue de criminaliser les sites voués à la défense de la condition masculine.

Claire Langevin, « chercheuse ».
En voici un extrait éloquent : « Cependant, l’article 319 du Code criminel est inutile pour enrayer la propagande haineuse dirigée contre les femmes en tant que femmes. En effet, il ne vise que la propagande haineuse fondée sur la couleur, la race, la religion, l'origine ethnique et l'orientation sexuelle. Une protection contre la propagande haineuse est offerte à plusieurs groupes de la société, mais pas aux femmes en tant que femmes. L’absence du sexe comme facteur de différenciation sur lequel se fonde la propagande haineuse constitue certainement une forme de discrimination basée sur le sexe . Cette situation est pour le moins un anachronisme qui doit être corrigé.  »

Même recommandation que la FFQ, mais une cible différente.  Et s'il s'agissait de la même ?  Au moins Mme Langevin aura eu le mérite d'annoncer clairement la couleur...  Il est certain que ces lamentos ne visent pas à dénoncer la misandrie dans laquelle baigne le Québec comme l'Occident.  De telles modifications, si un jour elles étaient adoptées, ne protègeraient probablement que les femmes, tout en continuant d'ignorer les hommes.  Après tout la gent féminine ne reste-t-elle pas la seule victime du sexisme ?

Je me disais aussi...

Il me semblait aussi que la FFQ ne se ressemblait pas, avec son opposition apparente aussi nette à des islamistes.  Si la perspective de subventions à encaisser, dans le cas où des programmes de lutte à l'islam politique devenaient disponibles, demeure tout de même hypothétique, la volonté de se servir des islamistes pour museler les défenseurs de la cause des hommes, quant à elle, s'avère plus que plausible.  Je me disais bien aussi...

samedi 24 août 2013

Études de genres : quand la grenouille sociologique veut se faire aussi grosse que le bœuf scientifique...

Lors de ma dernière chronique, je vous ai entretenu des dérives des études universitaires féministes et de leur financement himalayen en totale contradiction avec leur apport réel à la société.  J'ai été interpellé par un lecteur qui voyait dans ma contestation une volonté de censure, comme si un financement si exagéré de telles études, au détriment de sujets autrement plus pertinents, comme la reconnaissance de la condition masculine par exemple, s'avérait légitime et justifiable dans un monde démocratique.  Ou qu'une telle dépense représentait une contribution humaniste digne d'intérêt.

Harald Eia, l'anti Patrick Jean...
Que des gens se consacrent - pour ne pas dire qu'ils perdent leur temps - à de telles explorations, grand bien leur fasse, mais qu'il soit normal de les financer autant, dans un contexte de déficit abyssal, qui place le Québec au cinquième rang des États les plus endettés, alors que le sous-financement de nos universités représente un manque à gagner de 850 M $ en comparaison de la moyenne nationale, mérite que l'on y prête quelque attention.  Et qu'on modère nos ardeurs.  Voilà qui n'a rien à voir avec la censure.  À ce titre, la chaire Claire-Bonenfant, de l'université Laval, qui préconise la criminalisation des sites hoministes, a plusieurs longueurs d'avance... 

Je ne dois pas être le seul à comprendre que, s'il existe de beaux esprits dont la compétence mérite d'être soulignée parmi les universitaires, ces derniers ne représentent en rien la majorité des intelligences novatrices qui ont fait de notre monde et de notre époque ce qu'elles sont, pour le meilleur comme pour le pire.

Quand un libre penseur ose poser les bonnes questions

La preuve.  Un humoriste norvégien a récemment fait la barbe aux chercheurs de son pays adeptes de la théorie des genres, comme des universitaires partageant leurs vues, ainsi que des journalistes, qui n'ont jamais pris le peine de questionner   sérieusement et objectivement la pertinence d'une telle ineptie.  Le documenteur Patrick Jean, d'une malhonnêteté misandre finie, pourrait prendre des notes et s'inspirer d'un travail professionnel aussi rigoureux et intègre.

L'homme en question,  Harald Eia, s'est livré, dans un documentaire digne de mention, à une démarche journalistique rigoureuse, étrangère à ses compatriotes des médias sur le sujet, exposant aussi bien les points de vue des défenseurs de la théorie des genres que celui de ses détracteurs, pour en arriver à la conclusion, devant la pauvreté des explications des premiers, à la pertinence des conclusions des seconds.  Résultat : après la diffusion du film, la Norvège a purement et simplement fermé le robinet aux subventions de telles sornettes.  Doit-on parler de censure ?...

Plantant dès le début le décor de son questionnement, en précisant que la Norvège a été déclarée le pays où l'égalité homme femme était la plus aboutie, le documentariste amateur, paradoxalement davantage connu dans son pays pour son talent de fantaisiste - être journaliste norvégien, je serais embarrassé de me voir damé le pion par un amuseur public  - constate, statistiques à l'appui, que les hommes et les femmes persistent à choisir de métiers traditionnellement en rapport avec leur sexe.  

Ainsi, malgré toutes les tentatives étatiques pour « corriger le tir », la Norvège ne recrute que 10 % de femmes parmi les ingénieurs tandis que ces dernières représentent 90 % des infirmières.  L'apocalypse est proche...

Quand la grenouille sociologique...

Joergen Lorentzen, arrogant.
D'entrée de jeu, le documentariste amateur donne la parole à deux prétendus chercheurs, défenseurs de la théorie des genres.  Le premier, Joergen Lorentzen, du Centre de recherche interdisciplinaire sur le genre à l'université d'Oslo, affiche une morgue et une arrogance assommantes lorsque questionné sur le fait que des différences biologiques, inhérentes aux cerveaux respectifs des hommes et des femmes, pourraient expliquer des choix professionnels à majorités masculine et féminine.

Il déclare : « Toutes ces recherches (affirmant des différences biologiques entre le cerveau masculin et sa contrepartie féminine) ont été réfutées par des études récentes.  La plupart des gens disent de nos jours qu'il n'y a pas de différences. »  Quelles sont ces études récentes, qui sont ces gens qui disent qu'il n'y a pas de différences ?  Mystère et bœuf en daube.

Tout aussi énigmatique, Catherine Egeland, chercheuse sur le genre à l'Institut de recherche sur le travail, lève les yeux au ciel d'exaspération lorsque questionnée sur les différences fondamentales entre les hommes et les femmes qui n'ont, selon elle, aucun fondement biologique, mais ne peuvent qu'être le résultat de l'environnement social.

Elle finira par trahir les prétentions de sa discipline d'appartenance, la sociologie, et de ses dogmes, par l'affirmation suivante : « J'ai ce que vous appelleriez des bases théoriques.  Il n'y a pas de place pour la biologie là-dedans pour moi.  Je pense que les sciences sociales doivent "challenger" l'idée selon laquelle tout cela est basé sur des différences biologiques. »  À quoi ressemble ces bases théoriques ?  Pourquoi cette obstination puérile à vouloir « challenger » les sciences pures ?  

Cette attitude suffisante, pour ne pas dire méprisante, trahit en réalité chez les pro-gender une frustration, un sentiment d'infériorité intolérable devant les vrais chercheurs qui testent et vérifient leurs hypothèses de façon empirique, et arrivent à prouver leurs dires.  Ces scientifiques ne décident pas à l'avance des conclusions de leurs thèses pour ensuite tenter d'y faire coller leurs expériences. Ils gardent l'esprit ouvert à la découverte.  Ce n'est pas le cas des pro-gender. 

Nos « scientifiques » à gogo décident à l'avance de leurs constats, s'en persuadent à l'aide de « base théoriques » nébuleuses connues d'eux seuls, mais qu'il faudrait prendre pour argent comptant sans discuter, et se gardent bien de toute expérimentation scientifique (une démarche aussi dépassés que leurs résultats, semble-t-il) qui pourrait invalider leur point de vue.

.... Veut se faire aussi grosse que le bœuf scientifique...

Richard Lippa, exhaustif.
Les choses sérieuses commencent vraiment à partir du moment où le documentariste se déplace afin de recueillir les points de vue de véritables scientifiques.  Il commence avec Richard Lippa, professeur de psychologie à l'université Fullerton, en Californie, qui a mené une vaste recherche au sein de 53 pays sur les choix professionnels comparés des hommes et des femmes.  Il a constaté que, peu importe la culture, que l'on compare un pays islamiste à une société plus égalitaire, hommes et femmes ont tendance à faire des choix en lien avec leur sexe.  

Il n'écarte pas pour autant tout à fait l'impact culturel, mais le juge non déterminant, tout comme Trond Diseth, professeur à l'Université d'Oslo, spécialiste en psychiatrie enfantine, qui n'hésite pas à réfuter, posément, mais fermement, les prétentions de Lorentzen, à l'effet que les études démontrant les différences biologiques entre les hommes et les femmes soient déphasées. Il parle même d'études récentes, à la fine pointe du progrès, qui confirment au contraire ces thèses.

Expérimentation à l'appui, Diseth affirme qu'à partir de l'âge de neuf mois, garçons et filles démontrent un intérêt marqué pour des jouets en lien avec leur sexe.  Ses propos sont consolidés par Simon Baron Cohen, le frère de l'humoriste Sacha Baron Cohen, professeur de psychiatrie à Cambridge et directeur du Centre de recherche sur l'autisme, qui affirme que « même au premier jour de la vie », garçons et filles ne sont pas attirés par les mêmes centres d'intérêt, les premiers, étant fascinés par les objets mécaniques, les secondes, attirées par les visages.  

Les différences dans les taux de testostérones, deux fois plus élevé chez les garçons que chez les filles, expliquent cette réalité, déjà prévisible alors que l'enfant habite l'utérus.  La psychologue évolutionniste Anne Campbell, de l'université Durham, Royaume-Uni, affirme quant à elle que l'humanité est influencée par des gênes vieux de plusieurs centaines d'années et que le milieu n'a qu'une importance restreinte.  

Quand l'humoriste-documentariste lui fait écouter les propos déjantés de Lorentzen réfutant l'apport fondamental de la biologie dans les différences entre les sexes, la scientifique en reste pantoise : « Absolument incroyable !  Cela me laisse sans voix que quelqu'un puisse dire cela ! »  Nous aussi...

Le nez dans leurs excréments...

De retour en Norvège, Harald Eia confronte les pseudos scientifiques, qu'il avait interrogés avant son départ, à ses découvertes.  Très embarrassés, Joergen Lorentzen et son acolyte, Catherine Egeland, pataugent maladroitement et perdent passablement de leur superbe, s'affichant davantage comme des Laurel et Hardy idéologiques qu'en tant que chercheurs crédibles.

Catherine Egeland, au tapis...
Dépitée, Egeland ira jusqu'à accuser Diseth d'avoir faussé ses expériences pour les faire coïncider avec ses conclusions.  Un cas flagrant de projection, même si on ne connaît aucune expérimentation à la pseudo-chercheuse.  C'est à ce moment qu'elle nous sortira l'argument des énigmatiques « bases théoriques » pour justifier sa foi indéfectible envers les études de genre.

De son côté, telle une baudruche dégonflée, Lorentzen affirme que les études des scientifiques, médiocres, selon lui, ne l'ont pas convaincu que les hommes et les femmes étaient biologiquement différents, hormis sur le plan génital, ni que leur cerveau n'était pas similaire.  Tant qu'il ne sera pas persuadé par une base scientifique crédible, il s'en tiendra à ses convictions, sans pour autant expliquer sur quelle base scientifique il s'appuie pour affirmer l'absence de différences en laquelle il dit croire.

Et nous, dans tout ça ?

Peu de temps après la diffusion de ce documentaire choc et du KO final infligé au dynamique duo idéologique norvégien, le gouvernement de leur pays décidait de couper tout financement aux études de genre.  En France, le débat sur cette question, enflammé par celui du mariage pour tous, qui présente insidieusement l'hétérosexualité comme un phénomène culturel sans assise biologique, fait toujours rage.  

Pouvoir du féminisme d'État québécois « aidant », cette question pourrait venir contaminer le paysage universitaire québécois, et par conséquent social, malgré l'incontestable défaite norvégienne.  Quand on sait à quel point il est aisé pour les féministes universitaires du Québec d'obtenir un financement injustifié pour les sujets les plus déconcertants, voire les plus absurdes, avec l'argent du contribuable, il est de première importance de faire connaître le documentaire de Harald Eia au grand public (disponible en fin de chronique).

Il ne s'agit pas ici que d'économie de fonds publics.  Un coup d’œil au délire suédois sur l'éducation asexuée des enfants dès leur entrée dans leur système scolaire a de quoi faire frémir.  La perspective de voir les hommes et les  femmes de demain en perpétuel conflit entre leur identité spontanée et des attentes sociales déconnectées du réel n'annonce rien de bon pour notre devenir collectif.  Quand arrêterons-nous de prendre des différences innées pour des stéréotypes culturels ? 


samedi 17 août 2013

Le sous-financement n'inquiète pas les féministes universitaires...

Saviez-vous que, tout en affichant les droits de scolarité les plus bas au Canada, le système universitaire québécois accuse un manque à gagner frôlant le milliard $ si on le compare aux autres universités canadiennes ? 

Michel Patry
C'est le constat auquel en arrive Michel Patry, directeur de HEC Montréal et membre du comité exécutif de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) : « Une nouvelle étude réalisée par la CREPUQ révèle que le sous-financement des budgets de fonctionnement des universités québécoises, lorsqu’ils sont comparés à ceux des autres universités canadiennes, a atteint 850 M$ en 2009-2010, soit l’équivalent de 24 % de leur budget de fonctionnement de cette année-là. Ce montant représente 4 000 $ par étudiant à temps complet. L’écart s’élargit sans cesse depuis qu’il a été mesuré une première fois à 375 M$ en 2002 par un comité conjoint formé par la CREPUQ et le ministère de l’Éducation.»  

N'est-il pas rassurant d'anticiper la qualité et la compétitivité à venir de nos universités alors que, à la suite de la pression souvent rageuse exercée par le lobby étudiant lors du « printemps érable », l'augmentation pourtant nécessaire des droits ne scolarité ne dépassera pas une indexation annuelle de 3 %.  Autant espérer éteindre un incendie avec une tasse d'eau...

L'UQÀM coûte cher au payeur de taxes...

C'est dans ce contexte si particulier qu'il y a lieu de s'interroger sur le financement pour le moins généreux que le Québec octroie au féminisme universitaire, surtout quand une structure aussi onéreuse que l'Institut de recherches et d'études féministes (IREF) cumule à lui seul des rentrées de plus de deux millions $ en projets de recherche dont la pertinence ne saute pas toujours aux yeux, ou beaucoup s'en faut.  

Rappelons, si besoin est, que l'IREF fait partie de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM) qui s'est manifestée à plusieurs reprises comme un gestionnaire désastreux au fil des ans avec, notamment, l'épisode catastrophique de l'îlot Voyageur, vertement dénoncé en 2008 par le vérificateur général du Québec : 

« L'aventure immobilière du Complexe des sciences et de l'îlot Voyageur laisse à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) un endettement qui atteindra un demi-milliard de dollars en 2012. Mauvaise gestion, manque de transparence et irrespect des instances décisionnelles ont marqué ce dossier, a conclu cette semaine le vérificateur général du Québec. Le nœud du problème fut l'îlot Voyageur, dont le développement a été confié au promoteur immobilier, Busac, qui devait en retirer une rémunération totale de 90 millions. »  

Îlot Voyageur :  une totale déroute...
Inutile de préciser que Busac fut le grand gagnant de ce naufrage administratif duquel ne résultât finalement aucun îlot Voyageur...

L'UQÀM avait dû, en janvier dernier, débourser une petite fortune en dédommagements envers Nicolas Buono, ex-directeur des immobilisations, identifié comme un des principaux responsables du fiasco de l'Îlot Voyageur (200 000 $) et envers Serge Gosselin, un acteur du scandale des commandites, qui avait été directeur des projets de développement de la Fondation de l'UQÀM.  Le montant de cette dernière entente devait rester inconnu des médias.  C'est une assurance contractée par l'UQÀM qui a défrayé ces indemnités de départs forcés, mais nul doute que les primes augmenteront de façon exponentielle... 

L'UQÀM allait encore trouver récemment le moyen de faire parler d'elle avec sa tentative douteuse d'appel d'offres de 13 millions $ avec un seul manufacturier pour la mise à niveau de son système informatique.  À la suite de reportages dénonçant cette tactique, l'appel d'offres avait été reporté à deux reprises avant de prendre enfin une tournure normale afin d'augmenter la concurrence entre les manufacturiers, initiative saluée par le Conseil du trésor du Québec.

Bien sûr, vous me direz, après ces exemples désastreux, que l'octroi de subventions ne relève pas de l'administration de cette université, et c'est exact, mais UQÀM comme IREF restent de institutions financées par nos impôts et il serait grand temps d'orienter nos priorités vers des choix plus sensés que ceux que nous allons découvrir plus bas.

Le féminisme universitaire, à quoi ça sert ?

C'est dans ce contexte particulier de sous-financement chronique, de dédommagements hymalayens versés à des individus peu recommandables et d'incompétence administrative suspecte qu'il y a lieu de se questionner sur le financement à l'Institut de recherches et d'études féministes de l'UQÀM, fondé dès 1990, qui vient de créer, rien qu'en 2011, soit un an avant la crise étudiante, deux nouvelles structures dont la pertinence ne saute pas aux yeux.

Ainsi, le Réseau québécois en études féministes, si « nécessaire » à notre vie démocratique, a été créé cette année-là au coût de 258 691 $ répartis sur trois ans.  Son but : 

« Le Réseau québécois en études féministes (RéQEF) est un regroupement stratégique de chercheur-e-s créé en 2011 et ancré au sein de l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Le RéQEF a été mis sur pied grâce à une subvention du Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC), obtenue par la professeure Francine Descarries du département de sociologie de l’UQAM, et directrice du RéQEF.  Les principaux objectifs du RéQEF sont de promouvoir la recherche en études féministes, de stimuler les échanges entre les chercheures et de favoriser l’élaboration de projets de recherche communs dans le domaine (comprendre : trouver le moyen de les financer à même les fonds publics NDA). 


Francis Dupuis-Déry
On tente de nous arracher des sanglots : « Rappelons que dans beaucoup de lieux de recherche au Québec, les études féministes et sur le genre sont minoritaires, souvent isolées. »  Que doit-on dire des études sur la condition masculine, envisagée autrement qu'à travers le prisme déformant et réducteur du féminisme universitaire ?

Dans cette perspective, la création du Groupe interdisciplinaire de recherche sur l'antiféminisme (GIRAF !) déclencherait l'hilarité par son caractère dogmatique et paranoïaque si le payeur de taxes n'avait pas à en financer l'errance mentale et idéologique.  Cette structure vide de sens, est dirigée par Francis Dupuis-Déry, auteur ou co-auteur des grands classiques féministes que sont Quand l'antiféminisme vise les féministes (Et moi qui croyait qu'il visait les plantes grimpantes...) et surtout, le worst-seller Le mouvement masculiniste au Québec. L'antiféminisme démasqué.  Et oui, payeurs et payeuses de taxes, votre argent a financé aussi ces chefs d’œuvres... 

Voici la mission du... GIRAF : « Le GIRAF se veut un espace de convergence interdisciplinaire et de synergie de la recherche sur l’antiféminisme à l’UQAM, en plus d’offrir un cadre favorable au développement de nouveaux projets de recherche et de demandes de financement (les affaires sont les affaires NDA), de stimuler l’enseignement sur l’antiféminisme et de permettre à des étudiantes et des étudiants aux études supérieures qui se spécialisent sur ce sujet de s’insérer dans une équipe de recherche. »

De captivants projets de recherche...


En consultant la liste des subventions consacrées à la recherche féministe qui, pour l'année 2010-2011, dépasse les deux millions $, il y a de quoi parfois rester pantois quant aux thèmes financés... tout autant qu'aux montants des subventions accordées.

Ainsi, alors que le rapport Rondeau sur la santé des hommes blanc hétérosexuels du Québec a été mis au rancart en 2005 sous les pressions de 15 instances féministes dont justement l'IREF, cette institution a reçu un montant de 161 179 $ réparti sur deux ans pour financer une recherche ayant pour thème « Déterminants sociaux de la santé et accès à des services équitables pour les personnes de minorités sexuelles ».  Vous avez bien lu !

L'avenir du Québec, c'est aussi les garçons.
Alors que les hommes et les garçons du Québec restent les laissés pour compte de notre système de santé et d'éducation, en plus de se voir de plus en plus fermer les portes d'une carrière dans la fonction publique, une subvention de 38 001 $, d'un an, subventionnera le projet « Droit des femmes et autorégulation; la gestion du droit à l'égalité par les organismes de contrôle canadien.  

Précisons que les femmes et les filles du Canada, donc du Québec, demeurent négligées au point où le Programme fédéral de promotion de la femme, des 30,8 millions $ de dépenses prévues pour l’exercice en cours, a déjà versé 19,9 millions sous forme de subventions et de contributions à des groupes féministes. Le programme met principalement l’accent sur « l’amélioration de la sécurité et de la prospérité économiques des femmes et des filles. » Rien de trop beau pour ces éternelles opprimées...

Le décrochage masculin et la violence sexuelle endémique vécue par les garçons restent négligés de nos dirigeants, mais l'IREF a néanmoins reçu pas moins de 439 260 $ sur quatre ans pour financer une recherche intitulée « Les jeunes des minorités sexuelles : vulnérabilité, résilience et pratiques d'intervention. »  L'hétérosexualité, c'est « out ».

Dégainez vos mouchoirs sur le triste sort des femmes aînées immigrantes et leur rapport au vieillissement.  Se pencher sur leur drame intime sera financé à raison de 200 891 $ sur trois ans.  Enfin, comme l'empathie reste une valeur féminine fondamentale, 69 339 $ seront consacrés au thème « Le souci de l'autre (care) comme système global d'intervention des organisations transnationales de femmes (France/Canada, 1880-1950) ».

En avez-vous assez ?

Notre système universitaire est en passe de devenir la risée de l'Amérique du Nord tant l'État québécois ne parvient pas à cibler adéquatement ses priorités, néglige des nécessités pressantes et soutient des initiatives douteuses relevant d'une adolescence en prolongation.  Je cite à nouveau Michel Patry, dont le propos ouvrait cette chronique : 

UQÀM : un joujou qui coûte cher...
« Très concrètement, le sous-financement signifie que les universités québécoises avaient en 2009-2010 environ 850 M$ de moins que ce qu’elles auraient eu si elles avaient bénéficié de ressources comparables à celles de la moyenne des universités canadiennes pour embaucher des professeurs et du personnel de soutien, favoriser le soutien pédagogique et l’encadrement des étudiants, assurer le maintien des collections en bibliothèque et des équipements technologiques et de laboratoires, pallier la vétusté croissante des immeubles construits il y a 40 ans et plus, entre autres besoins criants.»

L'auteur ajoute que ce manque à gagner représente autant de subsides en moins « pour préparer des médecins, des ingénieurs, des enseignants, des gestionnaires, des architectes, etc., dont on voudrait que la formation soit de très bon niveau et qu’elle mène à un diplôme dont on reconnaît la valeur, tant au Québec qu’ailleurs dans le monde. »

Voilà où se trouvent les vrais besoins de nos universités.  À quand la fermeture du robinet aux recherches sectaires, dogmatiques, sexistes, sans intérêt et sans avenir ? Notre système universitaire est en péril, et tel un Néron des temps modernes, notre gouvernement le laisse brûler en jouant de la lyre...

Pfizer, le gros client de la firme McKinsey qui a géré la « pandémie » au Québec...

Petit rappel pour nos chers normies et autres vaccinocrates : Radio-Canada révélait en 2022 que la firme McKinsey, qui a joué un rôle domina...