mardi 10 mars 2015

La longue route sinueuse d'Adil Charkaoui...

C’est fou ce que les commérages injustifiés ou les apparences traitresses peuvent causer de tort aux meilleures réputations comme aux personnalités publiques les plus admirables et attachantes.  Prenons le cas d’Adil Charkaoui, par exemple.  Figurez-vous que trois voisins d’Imad Eddine Rafai, l’un des six jeunes ayant quitté le Canada en janvier pour joindre un groupe islamiste en Syrie, auraient prétendu avoir vu le porte-parole du Collectif québécois contre l’Islamophobie entrer et sortir à plus d’une reprise du logement du jeune homme entre juillet et décembre 2014. 

Adil Charkaoui et le démon de la route.
C’est le Journal de Montréal qui a eu vent de cette rumeur sans doute exagérée, peut-être même forgée de toute pièce, avant de tenter de joindre le militant islamique qui n’a pu s’expliquer de façon adéquate, occupé qu’il était à conduire au moment de l’appel.  M Charkaoui a dû poursuivre son parcours routier très longtemps à partir de ce moment, puisqu’il n’a jamais rappelé les journalistes malgré « de multiples messages précis lui demandant de  réagir à ces renseignements. »

Tout le monde sait que le fait de conduire de façon prolongée peut entrainer des conséquences funestes, comme de la fatigue accumulée, des problèmes de vision ou des troubles de la mémoire.   Voilà sans doute la raison pour laquelle M Charkaoui ne s’est pas rappelé, le 27 février, d’avoir rencontré l’un ou l’autre des jeunes partis pour la Syrie, incluant ledit Imad Eddine Rafai.  La mémoire lui était par contre revenue pour Bilel Zouaidia, sans doute parce que ce dernier avait suivi les cours d’arabe et d’études coraniques de son École des compagnons.

Un soudain flashback devait par ailleurs lui rappeler Mohamed Rifaat, photographié à ses côtés lors d’activités de son Centre communautaire islamique de l’est.  Un article de La Presse avait sans doute contribué à ce regain mnémonique.  Interrogé par les journalistes du quotidien de la rue St-Jacques, le musulman marocain avait sans doute dû à nouveau succomber au démon de la route puisqu'il ne semble pas avoir été en mesure de leur retourner leurs appels.

Trou de mémoire ? 

Si l’on en croit un témoin présumé, M Charkaoui souffrirait d’importants déficits au plan des souvenirs puisqu’il aurait eu l’habitude de rencontrer Imad Eddine Rafai de jour, en l’absence de son père.  Sans doute trouvait –il en pareilles rencontres un havre de paix, loin de ses habitudes routières prolongées.  Si le témoin dit vrai, les absences de mémoire de M Charkaoui seraient grandes puisque les visites se seraient déroulées à l’été et à l’automne 2014, soit tout récemment.

 Un fâcheux concours de circonstances, relevant sans doute de la plus pure coïncidence, aurait fait en sorte qu’une étonnante métamorphose s’est précisément opérée à cette époque chez le jeune homme, qui s’est laissé pousser une barbe typique en plus de porter une longue tunique claire, semblable à celles arborées par les adeptes de l’islam fondamentaliste.

Imad Eddine Rafai... auparavant.
Pour ajouter à une polissonne fatalité, c’est vers le 16 janvier, donc peu après les visites répétées de M Charkaoui, que le jeune homme se serait envolé, de concert avec trois autres hommes et deux jeunes femmes d’origines marocaine et algérienne, dans le but de joindre les rangs des djihadistes en Syrie.  Gageons que le porte-parole du Collectif québécois contre l’Islamophobie n’a rien pu faire pour le dissuader d’un projet aussi téméraire qu’inquiétant, malgré tout l’ascendant qu’on serait porté à lui prêter. 

Quand le mauvais sort s’acharne… 

Cette malencontreuse révélation ne pouvait plus mal tomber, au moment où le militant islamique réprouvé se sentait déjà si tristement ostracisé. Est-il nécessaire de rappeler la décision des collèges de Maisonneuve et de Rosemont de suspendre la location de leurs locaux à l’organisation de ce fin démocrate, sous prétexte que son site héberge des liens de propagande djihadiste ?  Comment ne pas voir en M Charkaoui un martyre de la liberté d’expression, une victime de l’islamophobie ?  Lui y parvient si aisément.

J’ai déjà fait état dans une chronique précédente d’autres incidents fâcheux qui jalonnent  le parcours du combattant de ce farouche défenseur de la tolérance.  Malgré son humanisme percutant, des voix parmi la communauté musulmane s’élèvent pour lui demander de ne plus parler en leur nom tandis qu’un ancien supporter le désavoue publiquement.  

Il n’est pas jusqu’à Françoise David, à la perspicacité visionnaire, qui soutenait si ardemment  M Charkaoui en 2009, mais qui rase désormais les murs aussi prudemment de nos jours.  

Quel sort attend M Charkaoui et celui de la minorité dans la minorité qu’il défend ?  C’est en retenant notre souffle que nous découvrirons sans doute dans les jours et les mois qui viennent le dénouement d’une question qui va bien au-delà de la personnalité même, si attachante soit-elle, de cet homme d’idées indubitablement compatibles avec notre gauche progressiste.  À travers Adil Charkaoui, c’est une question de liberté d’expression et de respect de la personne qui se joue et où l’intérêt public et la sauvegarde de nos libertés doivent finir par l’emporter.

Il ne faudrait pas trop attendre avant de s'en rendre compte...

dimanche 8 mars 2015

La démocratie de M Charkaoui, l’intuition futuriste de Mme David…

Il existe de par le monde et ici même des êtres d’exception dotés d’une envergure de pensée, d’une tolérance et d’une incontestable générosité qui en font des visionnaires spontanés.   Au nombre de ces penseurs inhabituels, il faut désormais compter la cheffe de Québec solidaire, Françoise David, dont la capacité d’anticipation vous jetterait au bas de votre chaise.  Quel évènement justifie autant de louanges ?

Françoise David... visionnaire ?
Le 24 septembre 2009, lors de la victoire d’Adil Charkaoui en cour fédérale qui affranchissait ce citoyen exemplaire, depuis naturalisé canadien, de son certificat de sécurité, Mme David, au nom de son parti, tenait ces propos éloquents, avec la pondération qu’on lui connait : « Sa totale remise en liberté (de Charkaoui) est une victoire pour la démocratie et un désaveu total de la politique ultra-sécuritaire du gouvernement Harper. Québec solidaire s’oppose depuis le tout début à ces certificats de sécurité qui violent les droits les plus fondamentaux des individus concernés. Il s’agit également d’une victoire pour tous les groupes de la société civile qui l’ont appuyé au cours de ces années difficiles. »

On retient difficilement ses larmes devant tant de candide sincérité.

Fort de cet appui signifiant, M Charkaoui a réclamé en vain des excuses officielles de notre lugubre gouvernement fédéral avant d’annoncer son intention de le poursuivre, ainsi que l’inquisitorial Service canadien du renseignement de sécurité et la paranoïaque Agence des services frontaliers du Canada, pour la modique somme de 26 millions de dollars.  La dignité outragée n’a pas de prix.

Citizen Charkaoui

Originaire du Maroc, Adil Charkaoui, pourtant pétri des meilleures intentions d’intégration, dirait Mme David, avait été arrêté en mai 2003 en vertu d’un certificat de sécurité, puis libéré en 2005 après plus de 21 mois d’incarcération, moyennant de strictes et infernales conditions, dont le port infamant d’un bracelet électronique.  C’est la révocation de ce certificat et le retrait du bracelet qui devait soulever l’enthousiasme si légitime de la présidente de QS.

Homme éprouvé par une justice sans doute raciste, d’ailleurs toujours si injustement dans la mire des milieux de la lutte antiterroriste, cet être sensible et épris de tolérance affiche un parcours citoyen qui retient l’attention à plus d’un titre. 

M Charkaoui s’est en effet depuis quelques années démarqué en tant que porte-parole du Collectif québécois contre l’islamophobie, au même titre que son alter égo,  Salam Elmenyawi, président du Conseil musulman de Montréal.  On retiendra de ce dévot personnage l’innocente ambition exprimée en 2004 auprès de l’Assemblée nationale du Québec d’instaurer de charmants tribunaux islamiques dans notre belle province en vue sans doute d’en rehausser le pittoresque multiculturel.

De bien méchantes langues…

Adil Charkaoui... martyr de la démocratie ?
En mai 2013, le journaliste farouchement islamophobe Fabrice de Pierrebourg révélait l’existence présumée d’un document d’une soixantaine de pages, déposé par les procureurs fédéraux, à l’effet que M Charkaoui aurait voulu commettre une attaque biochimique contre le métro de Montréal.  Est-il possible de s’acharner ainsi sur un aussi désarmant citoyen, questionnerait sans doute Mme David ?

Une conversation soi-disant incriminante aurait été surprise : « Malgré le fait que la teneur de la conversation ne permettait pas de confirmer définitivement l’identité du « Adil » en question, le SCRS était d’avis qu’il s’agissait effectivement du demandeur [Adil Charkaoui] en raison des liens étroits du demandeur avec Abdlerazik et Ezzine et de la prononciation particulière du prénom utilisé [...] », pouvait-on lire dans le document cité par le journaliste paranoïaque qui imagine Montréal en proie à une infiltration islamiste, on se demande pourquoi.

Un autre diffamateur, Georges Leroux, professeur émérite au Département de philosophie de l’UQÀM, pourtant jadis solidaire de Charkaoui, n’hésite pas à jouer désormais les judas en réprouvant son refus de condamner l’État islamique, en condamnant son adhésion à une théorie d’un complot américain à l’origine de la création de cet empire du Mal, en dénonçant sa caution morale à toute réponse violente à l’invasion de l’Irak et en se scandalisant du détail futile à l'effet que son site internet héberge des sites djihadistes dont certains glorifient Ben Laden.  Et il faudrait s’énerver ?  Le droit à la libre expression, si chère à votre université, M Leroux, qu’en faites-vous ?

Nul n’est prophète en son pays d’adoption, et c’est l’humeur chagrine que Mme David doit suivre les péripéties de son protégé dans l’actualité.  Ce dernier se voit en effet crucifié sur la place publique, désavoué par un nombre sans cesse croissant de membres de la communauté musulmane qui, sans doute hostiles à la liberté d’expression si chère à leur représentant déchu - dans la mesure où celle-ci ne sert pas les préceptes hideux de l’islamophobie, bien entendu -, l’enjoignent avec intolérance de se la fermer.  Parmi cette meute sans âme, n’hésitons pas à dénoncer Omak Kesraoui et Abdou Zirat, compromis jusqu’à la moelle dans d’infamantes lettres ouvertes.

Mme David, où êtes-vous ?

Heureusement, une lueur d’espoir brille à l’horizon pour ce fier combattant de la démocratie et de la lutte à l’islamophobie, sphères d’activité si aisément compatibles. Démocrate, Adil Charkaoui l’est au point de menacer de poursuites les cégeps qui lui refuseraient une tribune.  Une pétition en appui à ce fin humaniste circule, «pour qu'il continue de représenter la communauté musulmane sur la place publique».  Ce mercredi 4 mars, ce mouvement égalitaire avait reçu l’appui de 374 personnes. 

Une voix semblait cependant faire défaut, dans ce regain médiatique salutaire pour notre santé collective, gage de la pérennité de notre lutte inlassable pour le respect de la différence et pour la saine intégration d’une minorité parmi les minorités. 

Mme David, Mme David, où êtes-vous ?

Mais où êtes-vous donc, Mme David ?

vendredi 6 mars 2015

Poëti et le magasinage : une tragédie féministe…

L'heure est grave, et le moment solennel.  Imaginez-vous qu’au Québec, dans ce royaume en devenir de l’égalité homme femme, un représentant du peuple, un élu, un ministre, donc un homme de pouvoir, a commis l’irréparable en tenant des propos éminemment condamnables.  Condamnables surtout parce que sexistes envers les femmes – D’ailleurs envers qui d’autre ? - , au point où le premier ministre du Québec lui-même, Philippe Couillard, n’écoutant que son profond sens de valeurs et son humanisme foncier, a jugé opportun de les condamner.

Robert Poëti, ignoble !
Le coup portait d’autant plus qu’il venait d’un homme politique reconnu pour sa grande tolérance, même envers les extrémistes islamistes, dans la mesure, on l’aura compris, où ces derniers réussiront l’exploit de rester extrémistes tout en s’intégrant sans problème à notre société d’ouverture sur l’autre.  Son indignation semblait d’autant plus sincère qu’elle était exprimée par un homme ayant travaillé en Arabie saoudite, un pays où le sort d’une femme importe encore moins que le bulletin de santé d’un chameau.

Oui, il l’a dit, il l’a dit !

Mais quels commentaires rétrogrades, réducteurs, misogynes, injurieux, méprisants, calamiteux, haineux, ont bien pu justifier une prise de position aussi musclée chez un homme chez qui le flasque respect des femmes semble varier selon la religion du délinquant, si l’on s’en tient aux propos islamophobes de quelques méchantes langues ?

Eh bien, figurez-vous que, à quelques jours de la journée internationale des femmes, Robert Poëti, ministre libéral des Transports, a commis l’irréparable en tenant, devant la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs, des propos d’une insoutenable arrogance.  Affirmant d’abord qu’il aurait aimé faire visiter la métropole aux membres distingués des cet organisme, il devait ajouter que les « conjointes étaient les bienvenues.  On a beaucoup de centres d’achats à Montréal. »

Oui, vous avez bien lu.  Quelle outrageant mépris !  Je vous invite à observer une minute de silence à la mémoire de toutes ces femmes qui, des suffragettes britanniques du 19e siècle aux femen dotées de poitrines revendicatrices, ont lutté, et luttent encore, pour la reconnaissance des souffrances historiques, unilatérales, millénaires et internationales qui accablent toujours les femmes en ce début de 21e siècle, un siècle des lumières éteintes.

Un juste courroux !

Indignée, outrée, abattue, atterrée, Marie-Josée Dugas, membre de la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs, a jugé que le ministre insensible avait manqué de respect aux 30 % de femmes membres de cet organisme en soulignant que « on vient ainsi entretenir des préjugés sur le rôle de second plan des femmes ».  On comprendra que, l’indignation aidant, cette porte-parole ait pu oublier que les hommes représentent donc 70 % des membres de la Chambre de commerce, selon ses propres chiffres.

Manon Massé, inimitable.
Les consciences féministes respectives du parti québécois et de Québec solidaire ne devaient pas tarder à lui emboiter le pas et à se jeter dans la mêlée dans un élan suprême en vue de défendre l’inusable cause des femmes lors de cette minute dramatique, de cet instant tragique.  Des excuses ont été exigées avec force et détermination par ces militantes émérites que sont Carole Poirier, du PQ, et Manon Massé, de QS.

« Le ministre Poëti doit s’excuser, de déclarer Mme Massé, le sexisme ordinaire, ça suffit ! »  « Un tel discours est indigne d’un membre du gouvernement, qui devrait plutôt être un modèle, devait renchérir Mme Poirier.  Visiblement, malgré toutes les luttes, des efforts restent à faire afin de valoriser pleinement le rôle des femmes dans notre société. »

Devant une aussi vibrante indignation, l'abject Robert Poëti a présenté ses excuses.  Mais est-ce bien assez, après avoir proféré de telles insanités ?  Que nenni !  Je propose que le ministre des Transports, afin d’expier son crime infamant, se voit condamné à marcher 10 kilomètres en talons hauts le huit mars, et que l’évènement soit diffusé sur toutes les télévisions.

Un tel châtiment ne représenterait qu’une mince réparation au tort causé aux valeurs féminines de douceur, de compréhension, de tolérance et de pardon qui demeurent l’apanage exclusif du sexe féminin.  Et que dire du sens de l’humour…

mardi 3 mars 2015

Et si Jésus était islamophobe ?

Avertissement : le recours omniprésent au second degré dans ce texte relève d’une pathologie personnelle librement et consciemment assumée.

Jésus aurait-il condamné l'islam ?
Jésus, islamophobe ?  Avouons que la question se pose, non ?  Comparons le Coran et les évangiles du Nouveau Testament.  Il serait difficile de ne pas voir une intolérante condamnation du premier par les préceptes des secondes.   Dieu – ou Allah – merci, Jésus a vécu sept cents ans avant Mahomet et ses éclairantes révélations, ce qui prouve qu’il n’a cherché ni à le contredire, et encore moins à le condamner.  On peut dès lors excuser ses positions pour le moins discutables et arbitraires quand elles sont étudiées à travers le prisme si éclairant et humaniste du Prophète des musulmans.

C'est à la lumière de ce constat que je propose ici une lecture de dogmes chrétiens revus et corrigés par le sage et bon enfant fondateur de l'islam. 

« Aimez-vous les uns les autres. »

Imaginez l’horreur ! Le verbe aimer ne figurerait qu’un nombre très limité de fois dans le Coran et l’amour invoqué ne serait réservé qu’à l’intention exclusive d’Allah, seule entité digne d’en recevoir.  Jésus, de son côté, parle d’aimer sans réserve le premier venu !   Ne commande-t-il pas d’aimer son prochain comme soi-même ?  Voilà qui fait vraiment petit peuple… 

Comme si ces propos n’étaient pas suffisamment déplacés, celui que les Chrétiens considèrent encore comme le fils de Dieu enseigne d’aimer jusqu’à nos ennemis !  Bien pis, il commande de tendre l’autre joue quand il ne nous ordonne pas de leur donner tous nos vêtements s’ils volent notre tunique !  Heureusement que ce vêtement a considérablement perdu en popularité en Occident depuis le Christ !

Comme Mahomet connaissait les évangiles, on peut aisément supposer à quel point le brave homme a dû se sentir outré par de tels enseignements, quand on sait que le mot « châtiment » se retrouve 354 fois dans son best seller.  Concédons tout de même qu’en dehors des Juifs, des Chrétiens, des homosexuels, des femmes adultères, des apostats et autres mécréants, le sympathique guerrier ne manifeste que très peu d’hostilité envers son prochain, sans pour autant s’abaisser à l’aimer.  Une bonne pâte, quoi !

« Que celui qui n’a pas pêché lui lance la première pierre. »

Le jovial Mahomet.
En lisant cette affirmation, le Prophète s’est certainement étouffé avec son couscous.  Comment faire autrement quand on songe que cet humaniste foncier a consacré à la lapidation une promotion et un marketing aussi intenses, pour ne pas dire religieux.  Grâce à lui,  cette activité innocente est devenue aux musulmans de son époque ce que la pétanque représente pour les Marseillais : un candide délassement local qui fait oublier les sombres rigueurs de la vie.  

« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Ne reculant devant aucune délicatesse pour agrémenter le quotidien de ses fidèles, Mahomet a instauré la charia, cet exaltant système de valeurs décloisonnant sa religion et la vie politique de façon aussi symbiotique qu’harmonieuse.  Ce faisant, il corrigeait enfin la si désolante erreur de son prédécesseur, le Messie, qui préconisait exactement le contraire, sans doute dans un moment d'égarement.  Quelle prétention chez ce fils de charpentier !

C’est au nom de la charia que l’on peut encore de nos jours éduquer le bon peuple de tout pays islamique en protégeant bien hermétiquement les femmes à domicile, et les délestant d’une liberté dont elles ne sauraient que faire, au besoin en les excisant ou en les mariant en bas âge, en liquidant les pervers homosexuels, les vilains Juifs et les sombres Chrétiens, en tranchant les mains des voleurs ou présumés tels, et en jetant de l’acide au visage de toute femme indécemment vêtue, le tout au nom d'Allah, d'une infinie grandeur.

« Laissez-venir à moi les petits enfants. »

Alors qu’on lui amène des enfants, des disciples de Jésus s’interposent et celui-ci s’indigne.  Il leur commande de laisser les enfants venir à lui et… rien ne se passe !  C’est à peine s’il leur effleure la tête !  Avec sa troisième épouse, Aïcha, Mahomet brisa un tabou : celle-ci avait six ans lors de son mariage, mais le prophète eut le tact d’attendre qu’elle atteigne sa neuvième année avant de consommer leur union.  Et dire que des méchantes langues accusent ce saint homme de pédophilie !

Coran corps avec toi...

Devant de telles évidences, comment ne pas constater, béats et admiratifs, l'apport considérable de l’islam, qui a su corriger les lacunes du Christianisme et de son prophète ?  Comment peut-on par ailleurs accuser les islamistes de déformer les propos de Mahomet, quand ces fidèles assidus les suivent à la lettre jusqu'à la mort, préférablement celle des infidèles qui pensent différemment d'eux ?  Vous dire la honte qui m’envahit quand je vois des intolérants condamner les positions et les gestes de gens si dévots et respectables !

On ne peut par ailleurs que se prosterner devant l’intelligence supérieure des inclusifs, ces penseurs si ouverts à la différence, salutairement disposés à s’imprégner d’une culture aussi exotique qu’originale.  C’est grâce à eux et à la tolérance de nos dirigeables que nous pourrons enfin, tous ensemble, nous libérer des chaines de la liberté, comme de l'esclavage du droit de parole, et marcher dans la lumière de la charia.

C'est là notre avenir probable, à condition que des mécréants ne fassent pas entrer le loup dans la mosquée avant de la fermer !   Inch’ Allah !

mercredi 25 février 2015

Masculinité et hétérosexualité : des féministes s'insurgent !

Qu’il est escarpé, incertain et semé d’embuches, le laborieux itinéraire emprunté par les féministes en vue de dénoncer le complot patriarcal millénaire et international qui opprime toujours si tragiquement les femmes !  Heureusement, à l’instar d’Emma Watson, cette actrice-ambassadrice de l’ONU qui incarne un féminisme nouveau et amélioré dans un emballage cadeau tranchant nettement sur ses prédécesseures, de jeunes féministes dénoncent avec une bravoure digne d’un Martin Luther King ou d’un Gandhi (Excusez ces exemples tristement masculins, mais si chers à un leader politique d’extrême gauche.) l’oppression que cristallisent pour elles les deux fléaux représentant l’ultime menace envers le sexe suprême, donc le leur.

J’ai nommé la masculinité et l’hétérosexualité.  Voilà, c’est fait !

Geneviève Pettersen, troublée.
C’est avec une admiration spontanée que je consacre aujourd’hui cette chronique à deux de ces nouvelles égéries militantes en leur cédant la parole.  Comme moi, et plusieurs à les avoir lus, vous frémirez aux témoignages bouleversants de leurs tourments, et compatirez, j’en suis persuadé, au récit profondément touchant de ces humanistes engagées.

Quand on donne naissance à son pire ennemi…

Déjà victime de la violence innée du fils qu’elle porte et qui lui inflige maintenant des coups de pied phallocrates dans les côtes, la romancière Geneviève Pettersen, à l’occasion de sa première chronique pour le magazine Châtelaine, a décidé elle aussi de frapper un grand coup en témoignant du malaise qui allait l’envahir à l’annonce tragique, écographie à l’appui, qu’elle donnerait naissance à… un garçon !  Comment ne pas se sentir pris de vertige devant une si soudaine aliénation et envahi de sollicitude envers la victime ?

Imaginez le courage qu’il aura fallu à cette mère affligée pour briser le silence avec ces lignes aussi douloureuses qu’indignées : «En pleine angoisse de la page blanche, je reçois de mon fils un bon coup de pied dans les côtes. C’est lui qui me donne la solution. Je parlerai de lui. Et de ma déception d’apprendre, à 22 semaines de grossesse, qu’il est de sexe masculin. »  Non, il ne s’agit pas d’un canular, Châtelaine ayant bel et bien publié ce texte, mais de la courageuse et poignante confession d’une militante féministe qui laisse entrevoir que, loin de devenir crépusculaire, le mouvement dont elle se réclame se réserve, avec une jeune relève, une pérennité certaine.
Mme Pettersen ne s’arrête pas en aussi bon chemin, elle qui affirme par ailleurs ressentir « une pression, celle d’écrire quelque chose d’intelligent et qui ferait réfléchir à la condition féminine ».  Vous dire à quel point elle a atteint son objectif, comme en témoigne cet autre extrait significatif et pathétique : « J’ai peur. Je ne saurai pas quoi faire avec un gars, moi... (…) J’ai demandé à mon mari s’il le savait, lui, comment on faisait pour élever ça, un bébé garçon. Je vous le jure, à ce moment-là, j’avais vraiment l’impression de porter l’ennemi. »
Comment rester indifférent à tant de sensibilité, froid devant un tel humanisme ?  Un bémol, cependant : qu’avait donc cette chroniqueuse à se compromettre dans une relation conjugale tristement hétérosexuelle ?  Ne savait-elle pas que c’est par cette perversité patriarcale que les hommes, ses ennemis naturels, se reproduisent ?  Militante féministe, Mme Pettersen aurait dû souscrire à la fatwa de T-Grace Atkinson : « Le féminisme, c’est la théorie, le lesbianisme, c’est la pratique. »
Horreur, sa fille pourrait devenir hétéro !
Sally Kohn, perplexe.
Plus conséquente, l’essayiste et analyste politique à CNN Sally Kohn (Pas de jeu de mots facile ici, s’il vous plaît !), lesbienne autoproclamée, anticipe avec appréhension que sa fille de six ans connaisse les abîmes de l’hétérosexualité, ainsi qu’elle en a témoigné dans le Washington Post ce 20 février avec un lettre ouverte au titre on ne peut plus limpide: Je suis gay et je veux que mon enfant soit gay aussi (I’m gay.  And I want my kid to be gay, too.).  Semblables prises de position, ça ne s’invente pas !
S’appuyant sur un argumentaire d’une désarmante simplicité, elle déclare : « Si nous sommes allés au collège, nous voulons que nos enfants aillent au collège.  Si nous aimons les sports, nous voulons que nos enfants aiment les sports.  Si nous votons démocrate, nous voulons que nos enfants votent démocrates. »  En toute logique, alors, évidemment, si nous sommes gays…
Mme Kohn n’hésite pas à dénoncer la réprobation de plusieurs de ses amis hétéros qui considèrent pourtant cette vision pour le moins tordue.  « Je pourrais tout aussi bien dire que je souhaite qu’elle (sa fille) grandisse avec un intolérance au lactose. »  Homophobie, quand tu nous tiens !  Comme si ce n’était pas suffisant, une amie lesbienne lui confiait qu’elle ne choisirait jamais d’être gay.  Où sont passées les vraies rebelles ?  À de tels comportements, l’essayiste rétorque que, dans sa maison, être gay n’est pas seulement acceptable, mais souhaitable.
Tenant jalousement à ce que l’hétérosexualité ne devienne pas une obligation pour sa fille, Mme Kohn affirme que sa conjointe en elle ont acheté tous les livres représentant des familles gay, même les « pas-très-bons » (not-very-good-ones) et souscrit manifestement aux études de genres, ces si éclairantes spéculations qui réfutent les scandaleux postulats scientifiques et hétéro-sexistes voulant que les différences entre hommes et femmes soient d’abord biologiques et non culturelles.  Quelle phallocrate hérésie ! 
Ainsi, la fille de Mme Kohn peut également consulter des livres qui brisent les lugubres stéréotypes sexistes en présentant une princesse qui combat les dragons et un garçon qui porte une robe.  N’est-ce pas charmant ?
Malgré ces efforts méritoires, la commentatrice doit admettre que sa fille semble imperméable à tant de doctes enseignements. Mme Kohnn déclare : « En fait, elle est folle des garçons (boy-crazy). »  Faisant part à une amie de son désarroi devant la maladresse de sa fille envers un garçon de son goût, cette dernière lui rétorque : « Ça ne t’embêterait pas autant si elle avait le béguin pour une fille. »  Mme Kohn devait acquiescer tout en reconnaissant, bonne joueuse, qu’elle soutiendrait sa fille, peu importe son choix.  Mais ce faisant, capitulerait-elle devant ce que Mme Pettersen appelait plus haut… l’ennemi ?
En conclusion…
Donner naissance à un enfant de sexe masculin, voir sa fille devenir hétérosexuelle constituent autant de coups durs pour des féministes militantes éprises d’égalité et désireuses d’un monde meilleur que l’on pourrait anticiper majoritairement féminin et homosexuel !  

Dans le cas de la fille de Mme Kohn comme de celui de Mme Pettersen, une certaine tolérance à l’hétérosexualité resterait tout de même de mise, après avoir tout tenté pour en faire des lesbiennes accomplies.  Après tout, on n’a pas encore trouvé de substitut au sperme aux fins de reproduction.  Dans cette optique, la conservation d’une faible population de mâles reproducteurs resterait une perspective tolérable.  Bonne journée internationale des femmes ! 

samedi 21 février 2015

J’avoue, ma blonde et moi sommes hétérosexuels !

C’est avec une appréhension à peine contenue que je vois approcher le 8 mars, journée internationale de la femme.  Qu’est-ce qui peut bien me mettre dans un état aussi instable qu’angoissé ?  Est-ce la minutieuse et émouvante énumération de toutes les injustices dont je me suis rendu coupable au fil des siècles en écrasant de ma phallocrate insouciance ces êtres charmants, aimants, dévoués, désintéressés, adorables et inoffensifs que sont les femmes ? 

Oui, je suis coupable d'être hétéro !
Ou s’agit-il de ma coupable duplicité, de mon stoïque égoïsme, de mon atterrante insensibilité, qui me poussent inexorablement à toujours refuser le partage avec le sexe suprême de mes nombreux et luxueux privilèges dont aucune calculatrice ne pourrait suffire à comptabiliser la sinistre nomenclature.

Non, ces évocations me laissent de glace car je suis un salaud sans compassion, ni altruisme, en raison de mon appartenance au sexe masculin, par définition maladivement voué à la destruction et condamné à perpétuer le mal.

Les prémisses d’un drame humain

En fait, si l’arrivée du 8 mars me bouleverse autant, c’est qu’il représentera le premier anniversaire de la première conversation téléphonique que je devais entretenir alors avec celle qui devint par la suite ma blonde.  Ma victime.

Jusque là, nous entretenions une correspondance presque quotidienne à la suite d’une rencontre impromptue sur Facebook, devenu par l’occasion l’imparable instrument du mal.  Je devrais dire « du mâle » car, en proie à de sombres pulsions hétérosexuelles envers cet être démuni et vulnérable qui allait devenir ma proie, je lançais autour d’elle les filets de ma lugubre séduction masculine afin de mieux l’asservir.  Mes doigts tremblent comme je tape cette damnable atrocité !

Et ce qui devait arriver, arriva.  Lors d’une première rencontre à son domicile où, tel le vampire invité par la victime insouciante, je me faufilais, j’étendis sur ma blonde ma domination masculine de façon irrémédiable.  Depuis, j’ai récidivé et tient toujours ma captive sous mon emprise maléfique.  Sainte Lise Payette, Sainte Françoise David, priez pour le salut de mon âme maudite !

Un inquiétant personnage

Yvon Dallaire, ennemi pubique.
Si je confesse mon crime immonde, c’est que j’ai vu la lumière à la suite de la minutieuse nomenclature recensée pourtant par un abject antiféministe ayant pour nom Yvon Dallaire dans son nouveau livre au titre blâmable : Homme et toujours fier de l’être.  Comment peut-on se déclarer fier d’appartenir au sexe par qui le patriarcat arrive ?  Vite, enfermez ce fou !  Retirez-lui toute tribune publique afin de préserver la gent féminine de ses atroces hérésies !

Reconnaissons tout de même à cet étrange personnage le mérite d’avoir révélé les feux de l’intelligence féministe la plus sublime à travers les prises de position de ses représentantes les plus méritantes.  Je vous livre les perles par lesquelles j’ai pu enfin prendre toute la mesure de ma perfide perversité hétérosexuelle.

« Tous les hommes sont des violeurs, et rien d’autre. »
Marilyn French, The Women ‘s Room

« La relation hétérosexuelle est l’expression la plus pure, la plus formalisée du mépris pour le corps de la femme. »
Andrea Dworkin, The Rape Atrocity and the Boy Next Door

« Si le violeur professionnel doit être distingué du mâle hétérosexuel dominant moyen, cette différence ne peut être qu’essentiellement quantitative. »
Susan Griffin, Rape : The All-American Crime

« Les rapports hétérosexuels sont antiféministes. »
T-Grace Atkinson, Amazon Odyssey

« Quand une femme orgasme dans les bras d’un homme, elle collabore avec le système patriarcal, elle érotise sa propre oppression.  »
Sheila Jeffrys, professeure


« L’homme moyen, y compris l’étudiant de gauche moyen, veut un objet sexuel passif, une ménagère et une infirmière pour enfants qui nettoie ce qu’il salit, pendant qu’il joue à l’homme d’affaires important ou à Che Guevara : cet homme est mon oppresseur et mon ennemi. »
Martha Selly, poétesse.

« J’affirme qu’il y a viol chaque fois que la relation sexuelle n’a pas été entreprise par la femme, à partir de son désir et dans un contexte de sincère affection. »
Robin Morgan, Theory and Practice : Pornography and Rape

On se demande quel sort serait réservé à l’humanité pensante sans la contribution inestimable de ces oracles à la conscience sociale et à l’humanisme surnaturels.  C’est pour cette raison qu’à l’approche du 8 mars, journée internationale de la femme, j’ai jugé indispensable de  leur donner la parole afin que le public le plus vaste possible puisse bénéficier de leurs lumières essentielles.  C’est bien peu, mais c’est déjà un pas dans une bonne direction qui ne saura cependant jamais absoudre mon crime ultime : celui d’être né et d’appartenir au mauvais sexe. 

Bonne journée internationale des femmes !

vendredi 20 février 2015

Mosquée à Shawinigan : quand l’information confirme l’intuition...

À en croire Ginette Gagnon et Jean-Marc Beaudoin, respectivement éditorialiste et chroniqueur au quotidien mauricien Le Nouvelliste, les Shawiniganais ont cédé à une peur irrationnelle en refusant que le zonage de leur parc industriel soit modifié en vue d’y admettre l’établissement d’une mosquée.  Plus précisément, le conseil municipal de cette ville a eu tort, croient-ils, de tenir compte des appréhensions de ses commettants en opposant pareil refus à des musulmans pacifistes, bien intégrés et souscrivant à une religion de paix. 

Philippe Bégin Garti
Nos médias d’information étant ce qu’ils sont, tant au plan régional que provincial ou national, comment blâmer ces gens d’agir sans en savoir davantage sur les enjeux réels de l’arrivée d’une mosquée dans leur environnement immédiat ?  Et si les journalistes faisaient leur travail avec une réelle impartialité et une détermination implacable à chercher l’information où elle se trouve au lieu de s’enfoncer dans le lazy-boy intellectuel de l’aveuglement volontaire, les Shawiniganais auraient-ils pris une décision différente ?  Certainement pas, mais ils auraient davantage compris le bien-fondé de leur refus.

Ce n’est pas parce que des préjugés sont favorables, chers journalistes du Nouvelliste, qu’ils cessent d’être des préjugés…

L’énigmatique M Bégin Garti

On serait tenté de donner Allah sans confession à M Philippe Bégin Garti, affable président du Centre culturel de Shawinigan et promoteur du projet de mosquée, quand il affirme que ce lieu de culte inoffensif jouerait un rôle préventif envers toute radicalisation de l’islam.  Un article extrêmement documenté, publié par le site Point de bascule, véritable bête noire de nombre d’islamistes qui aimeraient le vouer aux gémonies, en trace cependant un portrait pour le moins troublant.

Abdelati Aatif, président du CCIVS, Abdelatif
Badli, Philippe Bégin Garti, l’imam Jafaar et Tarif Louah.
On y apprend que M Garti s’était associé en 2012 au Conseil musulman de Montréal, représentant 70 groupes islamiques, dans l’organisation d’une journée portes ouvertes d’une quinzaine de mosquées.  M Garti faisait partie du Centre islamique de Vaudreuil-Soulange et  avait prêté son concours à l’organisation de cette activité (voir photo) dans cette MRC en tant que responsable des communications. 

Un étonnant compagnon de lit

Qu’y a-t-il de mal à cela ?  Un tout petit détail : le Conseil musulman de Montréal est présidé par nul autre que l’imam Salam Elmenyawi, défenseur acharné de la charia, qui s’était particulièrement illustré par son opiniâtreté à faire reconnaitre les tribunaux islamiques en Ontario.  Dire que cet imam ne porte pas dans son cœur Mme Fatima Houda-Pépin, alors à l’origine de la pétition à l’Assemblée nationale condamnant cette initiative répugnante, est en dessous de la vérité. 

Point de Bascule cite les passages d’une entrevue de cet étonnant personnage, donnée à La Presse, dans son édition du 16 juin 2003, p. B1 : « La séparation de la religion et de l’État est impensable.  Comme on fait appel à un ingénieur pour concevoir un pont, on se réfère à Dieu pour faire les lois. »  Éloquent, non ?

Mais il y a mieux, si l’on peut dire.  Nous apprenons dans le même article que, tandis qu’il mettait sur pied son Conseil de la charia au Québec, Elmenyawi déclarait, dans le Devoir du 11 décembre 2004, qu’il se trouvait en contact rapproché avec Youssef Qaradawi, guide spirituel des Frères musulmans, rien de moins, connu pour avoir déjà lancé une fatwa appelant à «une guerre totale contre les juifs, où qu'ils soient»...

Au fait, comment cette sympathique « sommité » conçoit-elle le rôle d’une mosquée ?  Ainsi :  «Ce doit être le rôle de la mosquée que de guider les politiques publiques de la nation, de présenter les enjeux importants et de faire connaitre ses ennemis.» 
«Depuis les temps anciens, la mosquée a joué un rôle important pour encourager le jihad dans le sentier d’Allah, pour inciter à résister aux ennemis de la religion que sont les occupants (sic !). C’est dans les mosquées que l’intifada bénie dans la terre des prophètes, la Palestine, a commencé. Le premier appel est venu des minarets et l’intifada a d’abord été connue sous le nom de la révolution des mosquées. Le rôle de la mosquée dans le jihad afghan et dans tous les autres jihad islamiques est indéniable. »
Comme opposition à la radicalisation de l’islam, intégration à une société d’accueil et séparation de la religion et de la politique, on a vu plus probant, non ?
Comment M Garti se positionne-t-il ?
Jean-Marc Beaudoin et Ginette Gagnon,
du Nouvelliste, ont connu de meilleurs moments...
Malgré toutes les bonnes intentions dont il se drape, il y a lieu de se demander comment un militant islamique comme M Garti a pu cautionner en 2012, par son soutien médiatique, une activité de promotion organisée par un individu aussi douteux que l’imam Salam Elmenyawi tout en se positionnant comme un ennemi de l’islam radical.  Souscrit-il aux propos du guide spirituel de cet imam ?
Le même Elmenyawi, toujours cité par Point de bascule, avait affirmé en septembre 2004, s’appuyant sur une fatwa de son guide spirituel, Youssef Qaradawi, que l’argent recueilli par la charité islamique, appelée zakat, pouvait servir à rétribuer ceux qui travaillent dans les médias à promouvoir l’islam.  Aucun problème avec ça, en principe, tout travail méritant salaire.  Mais de quel islam parle-t-on ?  Celui de Youssef Qaradawi et de Salam Elmenyawi  a un nom : islamisme, et son fer de lance avoué est la charia.
Toutes ces informations, que vous ne trouverez jamais dans Le Nouvelliste, ont de quoi interpeler l’esprit le plus somnolent, même chez nos journalistes régionaux.  Or ces informations leur ont été communiquées et ils n’en n’ont pas tenu compte.  Paresse d’esprit ou autocensure causée par une fatwa de leur employeur ?  Et si c’était ces présumés professionnels de l’information qui souffraient d’une peur irrationnelle ?  Les paris sont ouverts.
Les citoyens de Shawinigan ont fait preuve de sagesse en refusant l’ouverture d’une mosquée dans leur ville.  En lisant le topo de Point de bascule dont je viens de ne citer que quelques informations, ils comprendront combien leur intuition était justifiée.

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