Les
médias
en parlent peu, mais la gent masculine représente l’écrasante majorité
des
itinérants, des toxicomanes, des morts par suicide, par meurtre, des
accidentés du travail, des détenus et des décrocheurs, en plus
d’augmenter sans cesse le nombre de chômeurs et d’assistés sociaux au
point de
supplanter les femmes dans ces deux catégories peu enviables.
![]() |
| Les femmes auraient-elles le monopole de la misère ? |
Au contraire, du côté des femmes, les mêmes organes de presse
nous écorchent sans cesse les oreilles avec le concept de pauvreté au
féminin et de discrimination systémique, comme si les femmes avaient le
monopole de la misère.
C'est aussi avec une compassion des plus modérées que j’ai lu les admonestations récemment adressées au gouvernement Couillard par Valérie Gilker Létourneau, porte-parole de l’R des centres de femmes du Québec, organisation féministe radicale pour qui l’humanité est composée d’un seul sexe :
«Les droits (...) des femmes sont compromis à plusieurs égards. C'est
grave et il faut rectifier le tir», a-t-elle soutenu. Elle a ajouté qu'il suffit de s'intéresser à «l'effet
conjugué» des mesures d'austérité «pour réaliser qu'il y a une discrimination
systématique amplifiée» à leur endroit.
«D'un point de vue global, ces politiques font subir aux femmes un
préjudice, elles les limitent dans leur liberté», a-t-elle déploré.
À son avis, il faudra que le gouvernement provincial opère tout un
virage s'il veut redresser la barre.
«Il devra (désormais) prendre en considération les caractéristiques
spécifiques des femmes avant de planifier ses actions», a mentionné Mme Gilker
Létourneau.
En termes clairs,
seules les femmes doivent être prises en compte, et prises en charge, devant le
rouleau compresseur de l’austérité qui ne vise qu’elles et elles seules, bien
sûr, les hommes n'étant que d’éternels grands gamins privilégiés…
Une maison à bout
de souffle…
C'est cette vision tout à fait faussée qui explique que, alors qu’il existe
environ 120 maisons d’hébergement pour femmes battues ou en difficulté, on n’en
trouve que deux pour les hommes et leurs enfants. L’une d’elles, la maison
Oxygène, de Sherbrooke, a failli fermer ses portes le premier avril dernier,
faute de financement. Fondé en 2012, cet établissement accueille des pères sans
foyer à la suite d’une rupture amoureuse (38 %) ou en situation d’itinérance
(31 %).
C’est à la suite
d’une collecte de fonds inespérée que ses responsables ont réussi à amasser 25
000 $ qui leur donneront un bref répit jusqu’en juin prochain, nouvelle date
butoir où la survie de cet établissement plus que nécessaire sera à nouveau
remise en question. Cinq familles
pourront entre-temps bénéficier de ses services.
« Cette aide permettra à
la Maison de fonctionner pendant deux mois en attendant des réponses
aux démarches effectuées pour l'obtention de financement gouvernemental à
moyen et à long terme », rappelle la directrice de l'organisme, Sarah
Gaudet.
![]() |
| Sarah Gaudet, directrice de Maison Oxygène |
« On va garder les dépenses le plus serrées possible pour rester
ouvert le plus longtemps possible. On ne sait pas ce qui va se passer. Oui, il
y a une possibilité que nous ne soyons pas financés, mais je suis positive. Il
y a une sensibilité que l'on voit au ministère de la Santé et au CIUSSS de
l'Estrie. Ils reconnaissent les bienfaits d'une ressource comme la nôtre. J'ai
espoir. Est-ce que ce sera à la hauteur de ce que nous avons besoin? On
verra. Est-ce que nous recevrons rapidement une réponse? C'est à
voir. » Oui,en effet…
« L’austérité » des centres de femmes…
Revenons maintenant
aux centres de femmes. Un lecteur
polisson m’a envoyé un document de Revenu Canada regroupant leurs états
financiers. Pas l’Eldorado, vous
me direz, mais on n’est pas à la mendicité. Loin de là, si je compare ces chiffres à la situation plus
que précaire de la Maison Oxygène.
Si le financement de ces organismes semble offrir des perspectives
salariales variables, les enveloppes budgétaires globales auraient de quoi
faire rêver le conseil d’administration de la maison pour pères en
détresse. Jugez-en plutôt.
Au 31 mars 2015, le centre des femmes de Longueuil comptabilisait des
revenus de 315 015 $, avec quatre employées dont le salaire variait entre
40 000 $ et 79 000 $; le centre des femmes solidaires et engagées encaissait
288 786 $, avec cinq employées à moins de 40 000 $ par an; le Centre des
femmes-Lennoxville et environs affichait quant à lui 232 577 $, avec une employée dont le salaire oscillait entre 40 000 $ et 79 000 $ et une
autre de moins de 40 000 $ ; le centre d’éducation et d’action des femmes
de Montréal inc a touché 319 548 $, avec quatre employées au salaire variant entre 40 000 $ et 79 000 $.
Je pourrais encore continuer, avec quelques centres moins financés et d'autres plus, mais je ne cherche pas à m'enliser dans une guerre de chiffres. À noter que malgré de tels subsides, certains trouvent le moyen d'être déficitaires...
Ce qui me dérange
toutefois dans la pertinence de subventionner de tels centres, c’est la même raison qui me fait déplorer le financement d'instances telles que le conseil du statut de la femme ou la fédération des femmes du Québec. Ces organismes n'offrent aucune aide directe réelle aux femmes, et ne servent qu'à des fins de prosélytisme d'un discours formaté, dépassé, biaisé, misandre et caricatural des rapports homme femme présentés comme nécessairement antagonistes. Ces instances doivent diviser pour régner et conserver leur financement.
Pourquoi donc ai-je
l’impression, quand j'évalue « l'apport » des centres de femmes, de me retrouver devant certaines mosquées dont l’apparente
respectabilité dissimule un discours qui vise en catimini la destruction de notre tissus social ? Je dramatise ? Le « patriarcat » n’est-il pas encore et
toujours l’ennemi à abattre, aux yeux des centres de femmes, tout comme « l’Occident oppresseur », à ceux des intégristes musulmans ? Eh oui, que de questions…
Vision insoutenable pour nos intégristes...
|
En voici une
autre : est-ce faire preuve de paranoïa que de constater la communion de
pensée, de buts et de valeurs, si improbable puisse-t-elle sembler, entre
féministes inter sectionnelles et tenants de l’islam politique ? Pendant que nous finançons des centres
de femmes, faut-il s’étonner si les ressources pour hommes restent
alors bloquées? Comment pourrait-il en
aller autrement, les pères hétéros de souche étant l’ennemi commun des
militants de ces deux intégrismes toxiques que sont l'islam radical et le féminisme étatique.
Et tant pis pour leurs enfants…




















