lundi 26 octobre 2015

Autochtones agressées : et si les policiers étaient des boucs-émissaires ?

Un – immense – détail me frappe, depuis le début de la saga médiatique mettant en cause huit policiers de la SQ qui auraient commis des agressions sexuelles sur des femmes autochtones à Val d’or.  À en croire les différents porte-parole qui se sont portés à la défense des présumées victimes, le problème de la violence sexuelle subie par les femmes autochtones ne serait le fait que de policiers, et encore, de policiers non autochtones.  À part ces suppôts de Satan, tout le monde local serait irréprochable et l’harmonie règnerait dans les chaumières des différentes réserves du Québec.  C’est curieux : j’ai moi-même de sérieuses réserves devant un tableau aussi idyllique…

Ces policiers seraient les seuls agresseurs ?  Eh ben...
Un de mes proches amis ayant vécu cinq ans dans une communauté autochtone du grand Nord québécois me confiait récemment à quel point la violence subie par les femmes autochtones était répandue au point de représenter un problème de société criant.  Sur ces territoires, la violence conjugale et sexuelle ressemble bel et bien au délire paranoïde que les féministes étatiques entretiennent sur ce phénomène dans la société québécoise dite de souche.  On peut littéralement parler de culture de la violence et, dans ces sociétés pour le moins primitives – Excusez-moi si le mot choque. - , le concept de culture du viol pourrait bien – enfin - être fondé.

Mais voilà, depuis des décennies, policiers, intervenants sociaux, ministres et juristes savent tout ça mais personne ne bouge.  Le scandale des femmes autochtones disparues ou assassinées n’a pas fait sourciller le moins du monde le gouvernement Harper, et j’ai hâte de voir ce que fera notre hyper cool nouveau premier ministre dans ce dossier sensible.  Après tout, en remettant en question une mentalité rétrograde mais ancestrale pour ne pas dire tribale, Justin Trudeau ne risque-t-il pas de passer pour raciste, xénophobe, « autochtonophobe » ?  Imaginez les dégâts pour son image…

Devant le problème de la violence subie par ces femmes, ne vaut-il pas mieux s’en prendre à des hommes blancs, typiquement québécois, et clouer au pilori les oppresseurs ancestraux à travers leurs figures d'autorité ?  C’est quand même curieux qu’on n’identifie que ces seuls coupables potentiels quand il existe une pléthore d’études et de témoignages sur le problème de la violence autochtone, ne trouvez-vous pas ?

Je ne marche pas…

Je n’arrive pas à embarquer dans le délire médiatique de toute cette saga.  Comprenons-nous bien : il se peut que les policiers accusés soient coupables, mais j’ai encore la faiblesse de croire en la présomption d’innocence.  Or, médiatiquement parlant, ces hommes, qui n’ont peut-être rien d’autre à se reprocher que de s’être trouvé dans le mauvais boulot au mauvais moment, sont d’ores et déjà condamnés.   Tant et aussi longtemps qu’ils n’auront pas eu un procès juste et équitable, quant à moi, ils sont innocents, n’en déplaise au RQCALACS qui lutte ardemment pour abolir la présomption d’innocence avec sa campagne émotive et délétère intitulée On vous croit.

M Trudeau, la balle - ou patate chaude - est dans votre camp...
Si au terme d’un procès impartial, les accusés sont reconnus coupables devant une preuve crédible et incriminante, alors oui, je les condamnerai.   Mais pas avant.

Un policier parle… 

Ce 25 octobre, le Journal de Montréal a donné la parole à l’un des policiers accusés et sous enquête par le SPVM, qui a repris le dossier des mains de la SQ, par souci « d’objectivité ».  Cet homme, qui se sent trahi par la SQ et par la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a déclaré que ses collègues et lui étaient des « agneaux sacrifiés » pour calmer l’opinion publique.  En s’en prenant à eux, les autorités donneraient l’impression de faire enfin quelque chose pour remédier à la problématique de plus en plus embarrassante des femmes autochtones disparues ou assassinées.   

« Selon sa version, relate le Journal, une enquête pour séquestration et voies de fait a été ouverte au printemps par la Direction des normes professionnelles contre lui et d’autres de ses collègues à la suite de plaintes déposées par des autochtones. Mais jamais il n’a été question d’agression sexuelle avant la diffusion de l’émission Enquête jeudi soir. Selon lui, les plaignantes du mois de mai ne sont même pas les femmes qui ont parlé sur les ondes de Radio-Canada. »  Radio-Canada déformerait des faits, et à l’émission Enquête en plus, celle-là même qui prétendait qu’il n’y avait aucune infiltration islamiste au Québec ?  Non, non, je n’oserais le croire… 

Lynchage médiatique 

Le policier, à l’évidence découragé, déclare : « On se sent abandonné par la SQ et la ministre. Il n’y a personne qui nous soutient. Les citoyens gobent ce qui est distribué dans les médias. La ministre et nos directeurs en haut s’en foutent, comment on peut se sentir  (…) Psychologiquement, ce n’est pas facile de savoir que notre organisation est prête à nous “flusher” du jour au lendemain pour sauver leur job ou la face devant la société. » 

Lise Thériault pleure-t-elle sur son avenir politique ?
L’homme, qui affirme que l’intervention auprès des femmes autochtones a été faite dans les normes, ajoute : « Chaque jour, on doit intervenir auprès d’hommes et de femmes autochtones en état d’ébriété au centre-ville de Val-d’Or. On subit régulièrement des voies de fait. On se fait cracher dessus. On apprend, dans nos formations, à utiliser la force nécessaire. On a fait des interventions légales. » 

Il affirme par ailleurs très bien connaitre les trois femmes qui ont témoigné à l’émission Enquête pour avoir dû intervenir fréquemment auprès d’elles alors qu’elles étaient intoxiquées : « On est appelés à les expulser des commerces, des bars ou des guichets automatiques. On a l’ordre de la Ville de les expulser des parcs. Les bars qui nous traitent aujourd’hui de racistes et de violents nous appellent pour qu’on intervienne quand les autochtones se battent. Même le Centre d’amitié autochtone fait appel à nous quand il y a des autochtones en état d’ébriété entre leurs murs. » 

Le policier, qui se dit convaincu d’avoir sauvé plusieurs vies d’autochtones au fil des ans, affirme que ses collègues encore en poste n’osent plus intervenir par crainte de subir de fausses allégations.   Est-là le projet de société qui se dessine pour les communautés autochtones : des flics paralysés et des femmes qui continueront à se faire battre, violer ou assassiner par quiconque n’est pas policier, blanc et non autochtone ?

10 commentaires:

Anonyme a dit…

Lynchage médiatique, on est Presque qu’en novembre, c’est normal, et ça va être de plus en plus et de plus en plus pire jusqu’a la date de polytechnique.

Mais, messieurs, ne désespérer pas, pour décembre, les media et les bande annonce vont vous dire comment bien faire et acheter des bijoux pour les fêtes. « …pour seulement $4,999, offrez cette bague de 1 carrât et montrez lui que vous l’aimez… »

Et le processus va reprendre pour la St-Valentin… Jusqu’à les fêtes des mères, etc… Mais, la campagne de lynchage va reprendre avant la fête des pères avec le fameux « #banfathersday » ou « bonne fête des pères, maman ».

On connaît le rituel…

Olivier Kaestlé a dit…

Oui, tout ça est d'un prévisible affligeant... ;-)

HLeBel a dit…

Un petit détail qui m'a chicoté en regardant l'émission Enquête à propos des violences sexuelles prétendument infligées aux femmes autochtones : tous les intervenants étaient des femmes, à commencer par l'animatrice, la journaliste dépêchée sur les lieux et même l'agent de la SQ commentant l'affaire. Ça sent le roussi, comme après un party de la FFQ !

Olivier Kaestlé a dit…

C'est vrai que ça laisse une impression de type « organisée avec la fille des vues »...

Anonyme a dit…

On est en pleine hystérie Marxiste-culturel-feministe avec cette histoire.
La Haine de l homme-blanc-hétéro...qui est maintenant la base de la gauche canadienne québécoise. Ca fait un bout que la gauche canadienne veut faire un faux-scandale avec ces histoires...Et bien que le problème vient des autochtones..c est certain qu il veulent blâmer l homme blanc absolument.
Avec Trudeau PM, on a pas fini de subir cette merde.

J ai pas lu les détails de l histoire car je suis pu capable de suivre des reportage biaisé a la sauce feministe-multiculturaliste....Mais ce qu'on on reproche au policiers c est juste d avoir été clients de ces prostitués autochtone?

C est une fautes éthique de faire cela en uniforme durant la job, ca méritait une suspension de quelques mois. Mais delà en en faire un délire criminel hystérique!!

Les supremaciste-féministe ont gagner...maintenant juste être client d une prostitué est maintenant vu dans la société au même titre qu'un viol-violent ou un meurtre. Surtout si le client est blanc et la fille *autres*.
Le racisme féministe ressort. Une femme blanche qui baise dans le sud avec un cubain pauvre en leur donnant presque rien ..elle est cool...mais un homme blanc qui couche avec une prostitué en Asie ou autochtone ici en lui donnant 200$ pour 15min...lui c est un écœurant criminel.

Je suis tres decouragé de l'avenir.

Olivier Kaestlé a dit…

Oui, deux poids, deux mesures. La femme de carrière qui s'en va faire du tourisme sexuel brise les tabous, prend sa sexualité en main, affirme son désir de vivre. L'homme qui fait de même est un salaud, un exploiteur, un charognard.

Pour ce qui est des policiers, on ne peut même pas dire s'ils ont été clients ou non de prostituées, mais 200 $ pour une pipe, par une autochtone sur une réserve ? Mouais... André Arthur a affirmé s'en être fait offrir pour cinq dollars, et c'est sûrement pas en raison d'une éventuelle ressemblance avec Brad Pitt...

Dan Laf a dit…

Bonjour,
Je suis profondément désolé qu'on aborde toujours le problème autochtone d'un point de vue superficiel, je m'explique: Nous traitons la réalité autochtone continuellement en fonctions des symptômes, nous faisons de même pour ce qui est de nos problèmes de société. Nous oublions l'essentiel, nous avons assis notre société sur un tas d'injustices, un tas de massacres odieux, à la base ce sont eux qui occupaient ce territoire et nous leur avons volé. Pas étonnant que notre charmante société 'conquérante' ait tenté de faire disparaitre, par génocide, la culture et le peuple autochtone. Quelqu'un m'a dit un jour: Si tu veux savoir ou tu vas, va voir d’où tu viens...
À la lumière de ce que j'ai vu dans le passé nous les blancs d’Amérique sommes des illégitimes sur cette terre, nous sommes des pilleurs et des voleurs tout comme
l'inculte religion catholique,fausse, maudite, meurtrière, qui a dominé le Québec si longtemps. Elle est d'ailleurs l'actrice principale dans ce génocide contre le peuple autochtone. N'oubliez surtout pas que cette religion est la championne des déviances sexuelles de toutes sortes et que ses déviances en ont corrompus plus d'un sur plusieurs générations...en majorité des personnes en autorité...

p.s.
Ceux qui s'offusquent de voir des femmes faire ce reportage devrait peut être faire le ménage dans leur perception de la femme, ils y trouveront peut être des traces évidentes de la misogynie catholique. Elle a pondu ces 'œufs' dans l'esprit et le coeur de tant de gens au Québec pendant plus de trois cents ans...

Olivier Kaestlé a dit…

Toute la culpabilité du monde, qu'elle soit ancestrale, ou qu'elle vise la situation de ces femmes en particulier, ne réglera rien sans une approche pragmatique, juste et soucieuse de faire la lumière sur les faits allégués, le tout sans trouver des boucs-émissaires factices, ni sans excuser des comportements répréhensibles, s'ils ont eu lieu. On le sait fort bien qu'il existe un important problème de société autochtone, mais nous ne pouvons réécrire l'histoire, ni nous auto-flageller sans chercher d'issue et continuer à plaindre ces gens sans réagir.

Jean-François Bergevin a dit…

Autochtonophobe.......Que beau terme....

Olivier Kaestlé a dit…

Oui, ça fait très tendance... ;-)