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mercredi 21 octobre 2026

Affaire Lindsay Clancy : la maternité est-elle un supplice pour certaines femmes ?

S'il est une réalité troublante révélée par le triple meurtre de ses enfants par Lindsay Clancy, c'est bien la réaction hystérique de ses supporters.

Lindsay Clancy

Ces femmes, et surtout ces mères, qui s'identifient si passionnément à une meurtrière, révèlent pas le fait même leur non acceptation, voire leur divorce d'avec leur état de mère.

Est-il possible que tant de femmes vivent leur maternité comme un supplice, un fardeau à ce point insupportable qu'elles sympathisent avec un monstre ?

Deux catégories de « militantes »

On retrouve, parmi ces femmes dérangées deux types de « militantes » : celles qui excusent le geste monstrueux de Lindsay Clancy au motif qu'il aurait été inspiré par une psychose post partum qui n'a été diagnostiquée par aucun des six thérapeutes qui l'on évaluée avant les meurtres, pas plus que par les trois experts de la poursuite à son procès.

Seuls les deux experts de la défense ont défendu cette thèse. Or, ces femmes à l'émotivité envahissante n'hésitent pas à poser en expertes en santé mentale sachant mieux que neuf thérapeutes et experts de quoi souffrait la criminelle.

Elles ne sont cependant pas les pires parmi ces exaltées. Il y a aussi celles qui se disent persuadées que Patrick Clancy, le mari de la meurtrière et le père des enfants défunts, serait le vrai coupable, rien de moins.

Les victimes de Lindsay Clancy : Cora, Patrick, Callan et Dawson Clancy

Déni de réalité

Malgré les aveux signés de Lindsay Clancy, la défense de son avocat, la certitude du juge, des experts, tant de la défense que de la poursuite, des témoins assignés à la barre et des 12 membres du jury qui ont reconnu les faits et la culpabilité de la mère accusée, ces pseudos Miss Marple autoproclamées, détectives d'opérette, se disent persuadées de la culpabilité du père.

Malgré même les déclarations de l'avocat de l'accusée, Kevin Reddington, affirmant sans ambiguïté que ce pauvre homme n'a rien à se reprocher, ces hystériques n'en démordent pas : elles aussi savent mieux que tout l'appareil judiciaire affecté au procès de quoi il en retourne.

Ce déni de réalité, même en présence de faits établis indiscutables, incluant l'alibi visuel de Patrick Clancy parti faire des commissions à la demande de sa femme pendant les meurtres, perdure dans l'esprit embrumé de ces « expertes ».

Un tel comportement indique bien la triste réalité que, même en 2026, des femmes et certains hommes éprouvent une difficulté viscérale à admettre la réalité de la violence féminine.

Leur féminité même leur est-elle insupportable ?

Existe-t-il un lien entre ce déni de réalité et la non acceptation de leur maternité, vécue ou anticipée ? Est-ce leur féminité même qui leur est insupportable ? Je ne voudrais pas basculer dans leurs manies et devenir moi-même un expert de supermarché mais je me demande si cette piste ne mériterait pas d'être explorée.

Affaire Lindsay Clancy : la maternité est-elle un supplice pour certaines femmes ?

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