samedi 7 décembre 2013

Violence familiale : un cas type de men bashing

Du 25 novembre, journée de lutte à la violence faite aux femmes, au 6 décembre, commémoration de la tuerie de Polytechnique, s'est déroulé la neuvaine féministe de dénonciation de la violence faite aux femmes, vite transformée en campagne de dénigrement systématique envers les hommes.  S'agit-il d'un signe des temps, il semble que cette propagande s'est faite sur un ton légèrement plus bas cette année, comme si elle passait moins bien, l'esprit critique populaire se développant lentement mais sûrement au fil des ans.  

Mais il y a toujours des dérives...

Toujours le même visage de la violence conjugale...
L'une d'elles nous est venue d'Isabelle Maréchal, chroniqueuse au Journal de Montréal, et avait pour titre L'amour qui tue.   Vous l'aurez deviné, Mme Maréchal aura distribué les rôles selon la tradition féministe victimaire : celui des victimes est allé aux femmes, et celui des prédateurs, bien sûr, aux hommes.  Impossible de penser différemment.  D'ailleurs, tout discours qui ne respecte pas ces paramètres bien définis et si confortables pour un esprit peu investigateur irrite Mme Maréchal.

À ce propos, elle écrit : « Pourquoi, dès qu'il est question d'un père qui a tué ses enfants par « vengeance » contre sa conjointe, faut-il s'empresser de citer les noms des mères infanticides ? »  

Parce que ces noms correspondent à des personnes de sexe féminin qui ont tué leur enfant.  Ils contribuent à donner un visage « humain » à la violence au féminin et à briser un tabou ainsi qu'un stéréotype.  

Au fait, le terme infanticide désigne spécifiquement le meurtre du nouveau-né.  Dans la majorité des cas, c'est la mère qui tue.  Selon Statistique Canada, « Il y a infanticide lorsqu’une femme cause volontairement la mort de son nouveau-né (nourrisson de moins de un an), si l’on croit que son esprit est alors déséquilibré en raison des effets de l’accouchement ou de la lactation.»  Soulignons que la cruauté, l'insensibilité ou la démence ne sont pas envisagées ici, malgré les dépêches qui nous parviennent des quatre coins du monde.

Plus étonnant encore, il n'existe aucun moyen de connaître la proportion d'hommes et des femmes coupables d'infanticides ou de meurtres d'enfants chez Statistique Canada.  Ayant constaté ce vide, j'ai directement adressé à cet organisme une demande d'information dans ce sens.  On m'a répondu ceci : 

« Vous trouverez dans le tableau CANSIM 252-0051 des statistiques des crimes fondés sur l'affaire par infractions détaillées, incluant des données sur l’infanticide. (...) Les données de ce tableau ne sont toutefois pas disponibles par sexe de l’accusé.

« De plus, le tableau CANSIM 252-0053 présente de l’information sur le nombre de causes et d'accusations aux tribunaux de juridiction criminelle pour adultes. Les données de ce tableau sont disponibles par sexe et groupe d’âge de l’accusé. Toutefois, les données ne sont pas disponibles spécifiquement pour l’infanticide et le meurtre d’enfants. »
 

Meurtres d'enfants : une énigme statistique...
À défaut, donc, de savoir leur pourcentage, il faut connaître les noms de ces meurtrières - Oui, « meurtrier » se féminise. - à cause de bien-pensants trop nombreux pour qui la violence doit rester un phénomène essentiellement masculin, malgré l'abondance de documentation qui démontre la responsabilité féminine.

Mme Maréchal poursuit, toujours indignée contre la progression populaire d'un discernement nuancé sur le phénomène de la violence familiale : « Pourquoi, chaque fois qu'il est question de violence conjugale, y a-t-il quelqu'un qui croit bon de rappeler que les hommes aussi en sont victimes ?  Que les femmes ne sont pas les seules à  " manger des claques " ? » 

Parce qu'il est nécessaire de rappeler que les hommes aussi en sont victimes et que les femmes ne sont pas les seules à  « manger des claques ».  La réponse n'était-elle pas contenue dans la question ?  Dénoncer là encore le tabou de la femme violente et de l'homme victime, ça ne contribuerait pas à aider les unes comme les autres à briser leur isolement et à surmonter leur problème ?  

Il est curieux de constater que, pendant qu'il est impossible de connaître le pourcentage de mères meurtrières chez Statistique Canada, il devient facile de savoir le pourcentage de femmes victimes de meurtres entre conjoints.  De méchantes langues pourraient conclure que, tandis que les femmes demeurent majoritaires dans ce domaine peu enviable, on peut alors divulguer sans gêne cette statistique.  Voilà qui cadre avec un certain discours dominant.

Or le fait que les femmes soient les premières victimes de meurtres entre conjoints ne signifie pas qu'elles soient majoritaires dans toutes les catégories de violence conjugale.  Il m'arrive parfois de trouver que je me répète quand j'écris que le ministère de la Sécurité publique induit le public en erreur en présentant des signalements de violence conjugale comme des infractions validées par un verdict de culpabilité par l'affirmation trompeuse que 80 % des « victimes » seraient des femmes. 

Remarquez, même Statistique Canada reproduit le même pourcentage faussé dans son Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondée sur l'affaire, - à ne pas confondre avec ses enquêtes sociales générales, nettement plus fiables - qui s'appuie exclusivement sur les signalements aux corps policiers, sans tenir compte du fait qu'une accusation peut être non fondée, ni de celui que les hommes n'osent pas dénoncer. 

Des individus comme Mme Maréchal me persuadent qu'il faut continuer à cogner sur le même clou jusqu'à ce qu'une majorité réalise qu'on ne leur dit pas la vérité avec des énoncés tels que celui-ci : « On a beau nier le problème (Sic !), les chiffres parlent d'eux-mêmes (Vraiment ?) : en 2012, 80 % des victimes de violence conjugale étaient des femmes. » 

Et Mme Maréchal d'insinuer que le peu - selon elle - de victimes masculines ne subirait pas de violence physique : « Si 20 % d'hommes subissent la violence verbale ou psychologique de leur conjointe, dans les faits, 93 % des meurtres conjugaux sont commis par des hommes. » 

Eh oui, la violence faite aux hommes existe...
Mme Maréchal ignore vraisemblablement les enquêtes statistiques sur la violence familiale de Statistique Canada de 1999, 2004 et 2009.  Dès l'enquête de 1999, Statistique Canada, tout en reconnaissant que les femmes subissaient la violence la plus sévère, incluant passage à tabac, tentative d'étranglement et agression sexuelle, affirmait : « Les hommes qui ont parlé de violence de la part d'un ex-partenaire étaient plus susceptibles que les femmes de dire qu'ils avaient été giflés, qu'on leur avait donné des coups de pied, qu'on les avait mordus ou qu'on leur avait donné des coups de poing, ou encore qu'on leur avait lancé quelque chose. » 

Cette perception est confirmée par les enquêtes sociales générales sur la victimisation de 2004 et 2009 : « Une proportion similaire de Canadiennes (6,4 %) et de Canadiens (6 %) déclarent avoir été victimes de violence physique ou sexuelle infligée par un partenaire actuel ou ancien entre 2004 et 2009. Les femmes rapportent cependant une violence plus grave et plus souvent répétitive.1 »

Non, il n'est pas question ici que de violence verbale ou psychologique subie par les hommes, réalité que Mme Maréchal connaîtrait si seulement elle avait la décence de se documenter correctement sur les sujets qu'elle traite avant de se tirer dans le pied.

D'où vient cette statistique ?

Mais il ne s'agit pas là de la pire fausseté de la chronique de Mme Maréchal.  La voici : « Une femme sur quatre au Québec est victime de violence dans son couple.  Ce n'est pas un problème de société.  C'est bien pire, c'est un fléau immense, dont on n'ose parler que quelques jours par année. »  Rengainez viter vos mouchoirs...

La statistique invoquée par Mme Maréchal, dont elle ne cite pas la source, proviendrait de l'enquête sociale générale de Statistique Canada de 1993, citée dans ce lien par une intervenante de la DPJ, un chiffre qui n'a jamais été reconfirmé par le suite par les études similaires qui ont suivi en 1999, en 2004, ni en 2009, et pour cause.  Dans le documentaire sur la violence féminine intitulé Pied de biche, de Robert Favreau et Rachel Verdon, le statisticien Denis Laroche explique (vers 3 min 33) que des groupes féministes avaient été associés à la confection de l'enquête de 1993, ce qui en avait considérablement faussé la démarche scientifique.  

En clair, la statistique citée par Mme Maréchal ne vaut rien.  Précisons que, toujours à cause des mêmes idéologues, les hommes ont été exclus des statistiques sur la violence conjugale.  Il faudra attendre 1999 pour qu'enfin ils soient considérés comme victimes par Statistique Canada.

Mme Maréchal continue par ailleurs de n'attribuer qu'aux femmes des comportements également ressentis par les hommes victimes de violence conjugale : « C'est donc difficile pour une femme de témoigner de la violence qu'elle a subie. »  Imaginez alors pour un homme !

Quand on sait l'accueil réservé aux hommes qui osent porter plainte pour violence conjugale, traités de « moumounes » et d'autres politesses par des policiers qui leur disent de « mettre leurs culottes », on se demande si la chroniqueuse réside bien sur la planète terre.  Dans plusieurs cas, quand l'homme appelle au secours, c'est lui qu'on arrête en vertu de la politique d'intervention en violence conjugale, une injustice méticuleusement dissimulée par nos médias.

Un ouvrage pour déniaiser nos journalistes...
Mme Maréchal renchérit : « Pour elle (la femme victime), c'est un constat d'échec qui laisse des bleus au corps, mais aussi au cœur.  C'est devoir avouer qu'elle s'est trompée, qu'elle a aimé le mauvais "gars".»

Si seulement Mme Maréchal pouvaient sortir de ses ornières idéologiques et s'informer enfin sur un sujet aussi sensible que le violence conjugale, en dehors des diktats féministes.  Je lui recommande la lecture de L'homme battu, de Sophie Torrent, un essai très éclairant dans lequel elle constaterait que des hommes vivent des réalités similaires à celles qu'elle décrit.

Toujours en phase avec un discours féministe usé marqué par le repli sur soi, elle conclue : « Il faut que les femmes trouvent la force de s'en sortir pour elles et leurs enfants.  Car l'amour ne doit ni menacer ni tuer.  »  C'est aussi vrai pour les hommes et les enfants qui doivent quitter la maison parce que maman a sauté sa coche et qui se retrouvent sans ressources alors que ces dernières abondent pour les mères et les enfants en pareille situation.  

Mais on anticipe alors sans problème la réaction que pourrait avoir Mme Maréchal : « Pourquoi chaque fois qu'il est question de mères et d'enfants menacés par un homme, y a-t-il quelqu'un qui croit bon de rappeler que des pères et leurs enfants aussi doivent être aidés ? »  Parce que c'est évident.  Et qu'il est urgent d'agir, en dehors de toute déviance idéologique.

mercredi 27 novembre 2013

Quand la FFQ commet exactement ce qu'elle condamne...

Ce 25 novembre, journée internationale de lutte contre la violence faite aux femmes, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a dénoncé ce qu'elle considère comme étant la banalisation de la violence faite aux femmes.  Au premier rang des accusés de cette problématique sociale, ainsi décrétée par ces militantes : les « masculinistes » qui tournent en dérision ses propos, quand il ne la poursuivraient pas ou ne la menaceraient pas de poursuites.

Alexa Conradi, présidente, et ses acolytes.
Comme ces militantes refusent d'identifier leurs tortionnaires, « pour ne pas leur faire de publicité », disent-elles, impossible de vérifier cette information, ni par conséquent de la valider. « Des antiféministes ont tenté d'avoir une injonction contre une campagne du gouvernement sur les agressions sexuelles parce qu'ils jugeaient que les statistiques étaient fausses. Et ça a des impacts », a déclaré Louise Riendeau du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.  Le public commencerait-il à remettre en cause certains diktats par l'exercice d'un nouvel esprit critique ?

Bien que Mme Riendeau ne précise pas de quelle campagne il s'agit, il y a de fortes probabilités qu'il soit question de celle qui avait inondé les médias en 2008. Vous vous souvenez peut-être de cette pub nous montrant une jeune femme qui affirmait sans sourciller qu’« au Québec, une femme sur trois sera la victime d’une agression sexuelle au cours de sa vie ».

Commanditée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec
 au coût de 1,3 M $, cette affirmation troublante était présentée comme une donnée officielle de Statistique Canada.  Jean-Pierre Gagnon, de l'Après-Rupture, allait plutôt démontrer à l'animateur Michel Gauthier, le 30 avril 2008, que ce chiffre himalayen provenait en fait d'un sondage de perceptions mené par Isos Reid auprès de 803 répondants.  Une information que la ministre titulaire de l'époque, Christine St-Pierre, devait, plus qu'embarrassée, confirmer  à l'animateur Sylvain Bouchard, du FM 93.

Est-il possible qu'une ancienne journaliste de Radio-Canada ne puisse faire la différence entre un sondage subjectif et une statistique scientifique ?  Comment ne pas parler de duperie et de dopage statistique en pareilles circonstances ?  Comment expliquer qu'après avoir menti délibérément au peuple québécois, et avoir été publiquement confondue pour l'avoir fait, Mme St-Pierre soit restée en poste.  Des ministres ont été « démissionnés » pour moins que ça.


La violence ne vise que les femmes, naturellement...

À l'appui de ses doléances, la FFQ invoque la cyberintimidation, affirmant que 73 % des victimes seraient des femmes.  Dans les faits, selon l'Institut de la Statisitque du Québec, à peine 7 % des filles et 4 % des garçons ont affirmé en être victime.  Le phénomène deviendrait-il soudainement dévastateur chez les femmes adultes ?  Plus qu'improbable.  Peut-on parler d'un problème aussi endémique que le prétendent les médias ?  Plus qu'improbable encore.

Concédons tout de même que la gent féminine reste la première cible de ce type d'agression, même si les garçons demeurent, et de loin, les premières victimes d'intimidation en général.  En effet, sur 63 200 élèves interrogés, 42 % des garçons ont déclaré avoir été intimidés à l'école ou sur le chemin menant de l'école à la maison, en comparaison de 29 % des filles.  Cette statistique intéresse-t-elle seulement ces militantes ?  Plus qu'improbable.

La statistique présumée de la FFQ, dont la source n'est pas mentionnée, ajoutée à un incident isolé où des lesbiennes ont été « agressées » par un groupe d'hommes - en fait insultées par eux - et le drame - plus sérieux, cette fois - d'une femme battue à mort par son conjoint, les poussent à déclarer que la violence faite aux femmes est un problème de société majeure.  Pas de doute, tout geste de violence envers une personne, peu importe le sexe, l'âge, la nationalité ou la religion, reste inadmissible et condamnable.
Les garçons, vraies premières victimes d'intimidation.
L'ennui cependant, alors qu'elles parlent de banalisation, réside dans leur entêtement à ne voir que dans les femmes les seules victimes de la violence, la gent masculine se voyant réduite au rôle ingrat d'éternel tortionnaire. S'il ne s'agit pas là de banalisation de la violence faite aux hommes, de quoi s'agit-il ?  Après tout, ces derniers ne constituent-ils pas plus de 72 % des victimes d'homicides au pays, selon Statistique Canada ?  Pas de sondage de perception ici...

« On ne peut plus parler de la spécificité de la violence envers les femmes sans se faire rappeler qu'il faut aussi des services pour les hommes», a candidement affirmé  Diane Matte, de la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES), comme s'il s'agissait là de propos blasphématoires.  Voilà une militante particulièrement douée pour se tirer dans le pied…  S'agirait-il d'auto-violence ?

Des chiffres présentés sans perspectives


Le ministère de la sécurité publique affirme dans son tout dernier rapport de 2012, sorti à temps pour le 25 novembre, que, sur 19 731 présumées victimes de violence conjugale, « les données policières montrent que les femmes sont majoritaires parmi les victimes d’infractions commises dans un contexte conjugal (80 %), leur nombre s’établissant à 15 790 comparativement à 3 941 pour les hommes.»


Ce que ce ministère omet, année après année, de nous préciser, c'est que ces pourcentages concernent des signalements, et non des infractions validées par un verdict de culpabilité.  Certains signalements sont fondés, d'autres pas.  La difficulté que les hommes éprouvent à dénoncer diminue également d'autant leur représentativité réelle parmi les victimes.  


Certains braves ayant osé se plaindre à la police ont déclaré avoir été tournés en ridicule, quand ils n'étaient pas eux-mêmes arrêtés, en vertu du protocole d'intervention en violence conjugale.   Cette procédure, pratiquement inconnue du grand public, ne laisse aucun pouvoir discrétionnaire aux policiers.  Quand un litige survient entre un homme et une femme, on arrête l'homme automatiquement.  La loi, c'est la loi.


Des hommes injustement arrêtés à répétition.
Certains hommes sont ainsi incarcérés à répétition, par des policiers dont ils connaissent tous les prénoms, qui s'excusent de les cueillir à leur domicile avant de les coffrer pour la nuit ou le week-end.  Il s'agit là d'une aberration courante dont les médias ne font jamais mention.  Les hommes aux prises avec cette situation dégradante l'endurent le plus souvent pour rester auprès de leurs enfants ou par dépendance affective.
Le ministère de la Sécurité publique émet toutefois un constat étonnant, compte tenu de la perspective discutable de ses interprétations statistiques : « Il est important de souligner que, depuis dix ans, ce taux (de violence faite aux hommes) a augmenté de 36 % tandis que le taux de victimes  féminines a crû de 4 %. »  En clair, ce chiffre signifie que le nombre officiel de victimes masculines de violence conjugale a cru neuf fois plus vite au cours de la dernière décennie que celui des victimes féminines.  Une violence davantage commise ou admise ?

Cette statistique ne tient pas compte du fait que les hommes dénoncent peu, ni de la problématique des fausses allégations, impunies dans notre système juridique quand elles sont commises par une femme dans un contexte de violence conjugale ou d'agression sexuelle présumée.   Cherchez autant que vous voudrez dans les médias, vous ne trouverez aucun cas de femme reconnue coupable au criminel d'avoir proféré de fausses accusations, hormis la mythomane qui avait menti en se prétendant victime de violence conjugale de la part d'un Éric Lapointe qu'elle n'avait jamais rencontré.  Absolument aucun.

Mais voilà, le commun des mortels n'est pas une vedette acclamée comme Lapointe qui, victime d'un crime aussi flagrant laissé impuni, aurait pu soulever dans la population une indignation aussi légitime que contagieuse.  Dans ce cas précis, l'enquête policière a été menée avec compétence et l'agresseure, condamnée.  Dammage control obligeait.  Quand des fausses allégations détruisent cependant la vie d'hommes méconnus, soit la presque totalité des victimes, la justice trahit son rôle de redresseur d'injustice. 

Demandez à n'importe quel magistrat ou policier un tant soit peu franc et honnête, et il vous confirmera, probablement à voix très basse et en vous prévenant qu'il ne vous aura rien dit, que la gent féminine bénéficie d'une immunité diplomatique absolue en pareille situation.  Imaginez la porte qu'une attitude aussi irresponsable peut ouvrir aux abus et aux ravages causés sur la réputation d'hommes intègres par des femmes vindicatives ou écervelées.

Que penser du silence apathique des médias ?
Il est clair que ces hommes demeurent les cibles d'une violence banalisée, voire dissimulée, qui passe carrément sous notre écran radar, les médias ne remplissant pas le rôle de défendre le droit du public à l'information dont ils se targuent.  Au lieu de cela, les voilà chaque année, fidèles au poste, à jouer aveuglément le rôle de courroie de transmission du discours des groupes féministes qui prétendent que la violence faite aux femmes serait la seule à sévir et, par conséquent, la seule à se voir banaliser.  

Par cette attitude fermée à la violence faite aux hommes, la FFQ démontre qu'elle est la première à commettre l'injustice qu'elle-même dénonce.  Mais il y a longtemps que le public a compris la vacuité du discours de ce regroupement jadis emblématique, devenu hostile envers les hommes de souche hétérosexuels, mais à genoux devant les organisations islamistes parrainées par Québec solidaire, désormais son véritable maître.  Thérèse Casgrain, qui a fondé cette fédération en 1966, doit bien se retourner dans sa tombe... 

samedi 16 novembre 2013

Affaire Baldwin-Sabourin : cherchez la victime...

Il est difficile de voir une victime en Alec Balwin, acteur talentueux à la carrière bien remplie, mais également réputé pour ses frasques auprès du sexe opposé comme pour son impétuosité allant parfois jusqu'à la violence.  C'est pourtant la perception que révèle le verdict de culpabilité pour harcèlement prononcé par le juge Robert Mandelbaum, de la Cour de Manhattan, contre Geneviève Sabourin, cette actrice québécoise follement éprise, pour ne pas dire obsessivement toquée de l'acteur américain. 

Geneviève Sabourin, dans le triste rôle de sa vie.
Ce dernier, à bout de ressources et de patience en vue d'arriver à faire comprendre à son admiratrice qu'il n'était pas intéressé par ses charmes, si jamais il l'avait déjà été, a dû en venir à la traîner en justice afin de refroidir ses ardeurs mythomanes.  Espérons que cette fois, la dame aura compris le message. 

La sentence, tombée ce 14 novembre, a été sévère : 210 jours de prison, qui viendront s'ajouter aux 30 autres que l'accusée s'est méritée pour outrage aux tribunal, après avoir multiplié les comportements vexatoires et les interruptions intempestives.  Dire qu'elle aurait pu accepter quelques temps plus tôt une entente à l'amiable qui lui aurait évité toute peine de prison...

Il semble que l'hypothèse selon laquelle Geneviève Sabourin ait eu une aventure avec l'acteur américain - ce que ce dernier a toujours nié - l'ait autorisé, dans son délire romanesque, à l'accabler de centaines de messages téléphoniques et de courriels enflammés dans un élan désespéré de rendre réciproque ce qui manifestement ne relevait que d'un sentiment à sens unique.  La folle mais brève idylle s'est-elle réellement déroulée dans les faits ou dans l'imaginaire survolté de Mme Sabourin, nous ne le saurons probablement jamais. 

Quand la bien-pensance s'en mêle...

Quoi qu'il en soit, il s'est trouvé des âmes chagrines pour ne voir dans la comédienne québécoise que la victime d'un infâme don Juan, qui l'aurait ajoutée à sa vaste collection de conquêtes avant de l'abandonner froidement, sans un regard de considération.  À supposer que Baldwin mente et qu'une brève idylle ait bel et bien eu lieu, Sabourin était-elle justifiée d'agir comme elle l'a fait ?  Le fait d'avoir des rapports sexuels avec quelqu'un, autorise-t-il à le poursuivre ensuite de ses assiduités une fois qu'il a mis fin à toute relation ?

Car enfin on parle ici d'une femme qui, en plus d'avoir envoyé des centaines de messages non désirés, s'est présentée à la résidence de l'acteur sans y avoir été invitée, en plus de terroriser sa femme et de l'insulter.  Les messages, dont certains ont été présentés en preuve au procès, témoignent d'une humeur pour le moins instable, alternant les annonces de projets non sollicités de vie à deux et les réactions de dépit larmoyant devant l'indifférence de l'homme de ses rêves.  

Alec Baldwin et son épouse.
Le fait de ne voir en Mme Sabourin que la victime de cette histoire risible et pathétique trahit une misogynie involontaire et une misandrie certaine.  

Misogynie, parce que ces bien-pensants infantilisent par leur attitude la comédienne québécoise, majeure et vaccinée, comme s'il s'était agi d'une gamine de 16 ans, sans expérience de la vie et victime d'un suborneur éphébophile.  Misandre, parce qu'il y a gros à parier que si ce psychodrame avait mis en cause une actrice délinquante, du type de Lindsay Lohan, qui aurait éconduit un ancien amant harcelant et désireux de lui imposer une relation non désirée, ces mêmes gérants d'estrades soutiendraient la vedette féminine.  Dans ce dernier cas, ils auraient raison.

Des citoyennes qui voient clair

Heureusement, nombreux sont ceux et celles pour qui la responsabilité individuelle de ses actes reste un critère d'analyse prédominant dans cette triste affaire.  Voici le témoignage d'une internaute, laissée sur le site de Radio-Canada, avant le prononcé du verdict : 

« Même s'il y avait effectivement eu une liaison entre ces deux personnes - ce que nous ne saurons jamais et qui ne nous regarde pas - ce harcèlement n'a pas sa raison d'être. On ne poursuit pas ainsi une personne qui ne veut plus vous voir, on ne lui fait pas de menaces, on ne va pas chez lui sans y être invité. Le comportement de Mme Sabourin est pour le moins inapproprié: même son attitude en cours, qui lui vaut ces 30 jours de prison, n'a pas de justification. Si elle est condamnée à l'issue de son procès, le juge va surement lui suggérer de consulter. »

Une autre lectrice s'est exprimée ainsi, sur le site du Journal de Montréal, à l'annonce du verdict :

Consulter pourrait s'avérer un sage conseil à prodiguer.
« Le chef d'accusation était le harcèlement et le fait d'avoir eu ou pas une relation amoureuse avec le monsieur n'avait rien à voir avec le motif de la poursuite; rien dans la loi n'autorise le harcèlement envers une autre personne; c'est ça que la dame n'a pas compris. Entendu aux nouvelles que madame sera interdite de séjour aux USA à sa sortie de prison; elle ne pourra donc pas travailler aux États-Unis. Avec sa sentence elle écope d'un casier judiciaire au criminel, alors qu'elle aurait pu s'éviter d'en avoir un, si elle avait accepté une entente. Elle a refusé toute entente, elle préférait aller en procès et ce même contre l'avis de ses avocats. Elle fait pitié… »

Un tel événement oblige à réviser nos perceptions en vue de les dépoussiérer de stéréotypes tenaces.  Il arrive parfois que la victime d'un délit arbore des allures de hooligan tandis que son agresseur ressemble à une douce colombe.  S'il y a une leçon à retenir de la saga Baldwin-Sabourin, c'est bien qu'il faut juger d'une situation selon les actes, et non l'allure des protagonistes.  Si Geneviève Sabourin a été une victime dans toute cette histoire, c'est incontestablement d'elle-même.  Et d'elle-même seulement.

samedi 9 novembre 2013

Et si les médias nous cachaient une « occidentalophobie » ?

Peut-il exister spectacle plus désolant, plus consternant, plus révoltant que celui d'une femme enceinte craignant pour sa vie et pour celle de son enfant à naître ?  Quel citoyen responsable digne de ce nom songerait à approuver quiconque s'en prendrait à elle ?  Comment pourrait-on voir en cette jeune femme autre chose qu'une victime potentielle de la méchanceté, de la bassesse, voire de la violence ?

Myriam Bousksou
Il existe bel et bien une citoyenne qui correspond à ce signalement qui vous arracherait des soubresauts de compassion.  Elle s'appelle Myriam Bousksou,  a 26 ans, et réside dans la région métropolitaine.  Elle affirme avoir hésité récemment à mettre le nez dehors.  La raison ?  Cette musulmane, arrivée au Québec à l'âge de 14 ans, a décidé depuis un an de porter le voile islamique.  Pourquoi à ce moment là, et pas il y a trois, cinq ou dix ans ?  Elle ne donne aucune précision.  Toujours est-il que cette décision, dans le contexte de tensions socio-religieuses actuelles, serait à l'origine de ses déboires présumés.  Mauvais timing, sans doute.

Elle se dit victime d'islamophobie et d'attitudes hostiles :  « Mes parents étaient contre (le port du voile).  Ma mère m'a dit que je ne trouverais pas d'emploi.  Mon mari respecte mon choix.  Personne ne m'a forcée à le porter ni à l'enlever. »  À cette affirmation faudrait-il ajouter, si cette future mère suscite autant d'hostilité qu'elle le prétend, que son entêtement à porter le voile pourrait mettre en danger la sécurité de son bébé.   J'ai bien dit si.  Alors pourquoi prendre des risques inutiles pour un morceau de tissus si elle se sent autant menacée ?  

De mauvaises langues pourraient insinuer que, à la suite de l'élection du parti québécois, et compte tenu du fait que ce parti avait la ferme intention de poser des balises strictes en matière de signes religieux, cette femme, qui est présentée dans l'article du Journal de Montréal qui lui est consacré comme une « guerrière », a pu décider de manifester son opposition au projet gouvernemental par ce symbole ostentatoire.  Compte tenu de l'appui populaire audit projet, peut-elle s'étonner si son geste suscite un malaise ?

Comme plusieurs militantes comme elle obsédées par leur hijab, cette Montréalaise d'origine algérienne se définit comme « féministe » et « insoumise » mais trouve normal d'afficher le vêtement par excellence faisant la promotion de l'asservissement des femmes aux mâles islamistes.  Comment prendre au sérieux une présumée féministe qui, par son exemple déplorable, contribue à enfoncer davantage dans leur servitude des femmes opprimées en pays islamistes par le « linceul ensanglanté » qu'est le voile islamique ?

En Iran, en Arabie saoudite, en Afghanistan, comme dans son Algérie natale, le refus de porter le hijab peut entraîner pour une femme l'emprisonnement ou les sévices corporels allant jusqu'à la défiguration et à la mort.  Plus près de nous, Aqsa Parvez a été tuée en Ontario par son père et par son frère parce qu'elle refusait de le porter.  Mme Bousksou et ses consœurs peuvent-elles mentionner un seul cas d'une femme assassinée parce qu'elle tenait coûte que coûte à porter son hijab ?

Une - autre - hijab Barbie ?

Le Collectif québécois contre l'islamophobie (CQCI), affirmait dans le même article avoir reçu 117 plaintes depuis le 15 septembre.  Bien qu'aucune mention ne soit faite d'un lien quelconque entre cet organisme controversé et Mme Bousksou, on le retrouve parmi les « amis » de cette dernière sur sa page Facebook.

Dalila Awada
Rappelons que le CQCI a comme porte-parole Adil Charkaoui, bien connu des milieux de lutte anti-terroriste, et Salam Elmenyawi, nul autre que le président du Conseil musulman de Montréal, regroupant une quarantaine de mosquées et d'organismes musulmans qui, en 2004, avait fait pression sur le gouvernement du Québec afin de le persuader d'autoriser les tribunaux islamiques dans notre belle province. 

Ce manque de clarté journalistique n'est pas sans rappeler celui de Guy A Lepage qui n'avait présenté Dalila Awada que comme une étudiante en sociologie, née au Québec de parents originaires du Liban.  C'est par l'entremise des médias sociaux, plus enclins à la transparence, que l'on devait apprendre que cette musulmane était en fait une militante de Québec solidaire, membre du comité femmes immigrantes de la FFQ, et qu'elle entretenait, par cousine interposée, en l'occurrence Leila Bdeir, des liens avec Présence musulmane, organisation favorable aux tribunaux islamiques.

Les yeux grands fermés

Tandis que le Québec devrait s’apitoyer sur l'islamophobie qui guette selon ses dires Mme  Bousksou, il y a lieu de se demander si la même rectitude politique qui pousse les médias à dénoncer des violences qui pourraient survenir, les incite également à taire celles qui sont commises par des membres de la communauté même qu'ils défendent.  

Récemment, deux femmes voilées s'en sont prises physiquement à un Juif hassidique qui a eu le malheur de leur demander ce qu'elles pensaient de l'interdiction du port du voile.  Il aura fallu un média alternatif pour que ce fait divers nous soit communiqué, comme la précision que la police a rejeté la plainte de la victime. 

Dominic Parker
Mais il y a bien pire.  La tolérance médiatique québécoise envers les gestes violents et criminels commis par des musulmans est devenue telle que le meurtre crapuleux d'un père de deux enfants, Dominic Parker, poignardé à plusieurs reprises en septembre dernier par un fanatique musulman dans un café ontarien n'a été relevé dans aucun média québécois, hormis le Huffington Post Québec, sous la plume de... votre humble serviteur.  

J'ai beau ne plus entretenir de grandes illusions sur les mythes urbains que sont devenus le droit du public à l'information et la quête inlassable de la vérité, il me semble que les ficelles d'un parti pris médiatique dangereusement tolérant envers l'islam politique sont devenus par trop apparentes.  

Reste l'espoir que le peuple québécois sache faire la part des choses entre les informations que les médias officiels lui divulguent et celles qu'ils leur taisent.  Dans cette perspective, les médias sociaux, malgré certaines maladresses, demeurent peut-être bien le dernier rempart d'une information libre et sans complaisance indue. 

samedi 26 octobre 2013

Sommes-nous hostiles aux hommes en détresse ?

La nouvelle n'a pas fait grand tapage en mai dernier et, mis à part Radio-Canada - qui ne s'est jamais donné pour mandat la reconnaissance de la condition masculine - , aucun média n'en a parlé.  C'est le genre d'événement qui n'impressionne pas en soi, mais qui devient révélateur par la tendance lourde qu'il trahit.  

En effet, l'ouverture prévue d'un centre d'aide aux hommes en détresse sur le campus de l'université Simon Fraser, à Vancouver, a suscité la plus vive réprobation de la part du centre de femmes et même d'étudiants des deux sexes du même établissement, qui souhaitaient que le projet soit purement et simplement abandonné.  Comment expliquer pareille attitude ? 


Université Simon Fraser
 Ces militants prétendaient que les hommes disposent de nombreuses ressources pour leur venir en aide...  Le centre de femmes affirmait même dans son site web que le reste de la collectivité demeurait de toute façon un grand centre pour hommes.  Première nouvelle.  La Colombie-Britannique serait-elle en avance sur le Québec, où les soins de santé et de services sociaux restent obstinément onze fois moins subventionnés que ceux des femmes ?  Il est permis d'en douter.

Alors qu'est-ce qui pouvait bien susciter une aussi vive indignation chez ces âmes chevaleresques ?  Une quête inlassable de vérité ?  Une volonté implacable de dénoncer un privilège indu ?  La nécessité de mettre en lumière le peu de ressources offertes aux femmes (sic !) ?  Le danger d'accueillir des hommes perturbés - et donc nécessairement violents - sur le campus universitaire ? 

La mort d'un frère


C'est à la suite de la mort de son frère que l'instigateur du projet, s'étant alors buté au manque de ressources pour les hommes en détresse psychologique, a eu l'idée de ce centre.  Après la présentation de son projet, une subvention de 30 000 $ lui a été accordée par l'université pour sa mise en place.  Il n'en fallait pas moins pour qu'une vive opposition au futur centre se fasse sentir, dès le lendemain de son annonce.  Bonsoir sollicitude...


Durant l'émission Médium large, au cours de laquelle l'animatrice Catherine Perrin accueillait Michel Dorais, sociologue en sexualité et professeur en service social à l'université Laval, très favorable au projet, les appréhensions des opposants ont été analysées en compagnie de la journaliste Évelyne Charuest.


Certains étudiants des deux sexes, à l'instar du centre de femmes, avaient fait valoir dans une vidéo de plus de cinq minutes qu'il avait fallu dix ans de consultations avant que ledit centre de femmes voie le jour.  Comment justifier alors qu'un centre pour hommes, sans programme bien défini, soit aussi rapidement favorisé et financé ?  Un élément de réponse pourrait bien être qu'un tel centre aurait dû voir le jour depuis longtemps, et que l'heure n'est plus aux tergiversations, afin de rattraper un retard évident.
 

Michel Dorais, sociologue
Les appréhensions de voir s'implanter un boys club, agrémenté de tables de pool et de consoles vidéo, avaient été aussitôt évoquées.  Le penchant pour les jeux serait-il la principale préoccupation de la gent masculine, aux yeux des opposants ?  Ah, ce toxique parfum de misandrie...

La crainte pour la sécurité des étudiantes, en bonne partie à l'origine de la création du centre de femmes, a également été exprimée.  Des hommes en détresse représentent-ils un danger si on leur vient en aide ?  Privé d'assistance, ils deviendraient alors inoffensifs ? Et moi qui croyait le contraire...  Au fait, y avait-il un tel centre en 2007 à l'université Virginia Tech, au moment où Cho Seung-hui y a abattu 32 étudiants avant de mettre fin à ses jours ?

L'initiative du centre pour hommes, qui a toujours l'aval de l'université Simon Fraser, dont il faut saluer la détermination et le courage politique, dispose d'un an pour présenter un programme valable qui démontre qu'il n'a rien d'un projet de havre pour adolescents masculins attardés et oisifs. 


Une tendance plus vaste


Une lectrice m'avait déjà fait part de l'expérience de son ex-conjoint, alors qu'ils vivaient ensemble avec leurs deux enfants.  L'homme, en détresse psychologique profonde, avait tenté d'obtenir de l'aide de la part de son CLSC, en pure perte.  Est-ce parce que le personnel intervenant, en majorité féminin, se montre moins bien outillé, malgré sa bonne volonté, pour intervenir auprès des hommes ?  La question se pose.   


Au Québec, les organismes de soutien aux personnes en détresse se répartissent en 2800 groupes pour les femmes et... moins de 80 pour les hommes. Le peu de ressources dévolues à la gent masculine sont réservées aux hommes violents, comme si la violence demeurait le seul problème masculin.  Il aura donc fallu que l'homme en question, désespéré, devienne lui-même violent, au point de menacer la sécurité de sa famille, pour qu'enfin il reçoive de l'aide, bien sûr un peu tard.  Commentaire de ma lectrice : « Fallait-il que mon homme se rende au bout du rouleau avant de recevoir de l'aide ? »

Ce cas n'est pas isolé.  Il peut se voir reproduit à grande échelle.  À quoi sert de taper sur les doigts des hommes en leur reprochant de ne pas consulter quand les ressources font défaut ? Tous n'ont pas les moyens de s'offrir les services d'un psychologue.  Alors, que faire avec ces laissés pour compte ?  Est-ce parce que les hommes ne consultent pas qu'il n'y a pas de ressources pour eux, ou est-ce plutôt parce qu'ils n'y a pas de ressources pour eux qu'ils ne consultent pas ?  Il serait grand temps de mettre un terme à notre hypocrisie collective et de répondre à cette question.

Notre société n'est pas encore prête à reconnaître la détresse masculine, malgré le fait que les hommes représentent quatre victimes de suicide sur cinq.  Le discours sur un présumé patriarcat qui favoriserait outrageusement les hommes n'aide en rien à reconnaître la nécessité de leur venir en aide, ni à admettre la pénurie de ressources qui devraient leur être offertes.  

La détresse masculine, problème fabriqué ?
Je signalais dans ma dernière chronique qu'une quinzaine d'instances féministes d'État de premier plan sont même allées jusqu'à parler d'un problème fabriqué, au lendemain du dépôt du Rapport Rondeau en 2004 qui identifiait les failles criantes de notre système de santé et de services sociaux envers les hommes.

Compte tenu du poids politique de ces groupes dont font partie l'incontournable Fédération des femmes du Québec, le Regroupement québécois des centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, la Fédération de ressources d'hébergement pour femmes violentées et en difficulté au Québec et la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées au Québec, pour ne nommer que ces organismes, il serait surprenant que notre actuel gouvernement, le parti québécois, par tradition inféodé aux diktats féministes ne voyant la détresse que chez les femmes, corrige de sitôt la situation.  

Peut-être qu'en tant que collectivité, nous ne sommes pas davantage conscient du problème de la détresse masculine que notre gouvernement, qui n'agira que lorsqu'il sentira une volonté populaire suffisamment forte pour sortir de son indolence.  D'où ma question en titre, que je réitère : sommes-nous hostiles aux hommes en difficultés ?  La réponse à cette interrogation pourrait être bien pire encore que l'interrogation elle-même : peut-être sommes-nous tout simplement indifférents.

dimanche 20 octobre 2013

Multiculturalisme : le réveil des féministes non « professionnelles »...

Vous souvenez-vous du temps des sections fumeurs et non-fumeurs dans les restos ?  On semblait naïvement croire que la fumée secondaire s'arrêterait immédiatement à la frontière des non-fumeurs, leur garantissant une atmosphère aussi saine que s'il n'y avait pas de fumeurs dans l'établissement.  

Janette Bertrand
C'est un peu l'image qui me vient à l'esprit quand j'entends des adeptes inclusifs assujettis au concept de laïcité ouverte, persuadés que l'on peut faire cohabiter avec nous dans un même espace démocratique des représentants d'une religion aux us et coutumes trop souvent moyenâgeux, incluant hijab, niqab, burqa, génocide d'agneaux le jour de l'Aïd-el-Kébir, égorgement d'animaux vivants pour assurer la « qualité » halal de l'alimentation, jeûne imposé au mépris de la santé les jours de ramadan, multiplication des lieux de prière dans l'espace institutionnel, volonté de conversion des « infidèles » qui ne partagent pas leurs croyances, et j'en passe.  

J'ai souvent manifesté ma perplexité devant l'étonnante discrétion des féministes quant à la mentalité - véritablement - patriarcale, misogyne et rétrograde qui caractérise aussi étroitement l'islam politique.  Quand on voit à quel vitesse ces dames peuvent se mobiliser pour dénoncer une pub de bière affichant des « pitounes » ou un panneau annonçant un club de danseuses nues le long d'une autoroute, il y a de quoi s'interroger sur leur sens des priorités.  Et que dire de leur lutte à l'hypersexualisation, quand une étude de l'UQAM a déjà révèlé que nos jeunes filles sont pratiquement plus raisonnables que leurs mères ?

Avant le débat sur la charte des valeurs québécoises, il y avait de quoi penser que seule Djemila Benhabib, féministe autoproclamée, menait une lutte acharnée contre l'islamisation progressive de notre société.  Il aura fallu le temps, et les circonstances propices avant qu'enfin, d'autres consœurs sortent de leur anonymat et « brisent le silence », selon l'expression consacrée, pour appuyer son combat, derrière la matriarche Janette Bertrand.  Mieux vaut tard que jamais.  À mon avis, ces militantes n'auraient pas dû se surnommer les Janette, mais bien les Djemila.  

Pas des « professionnelles »...

Devant la totale déroute de la Fédération des femmes du Québec, investie, par Québec solidaire interposé, par Présence musulmane et par le Conseil islamique canadien, et devant le recul du Conseil du statut de la femme, sous l'égide de sa nouvelle présidente, quant à l'interdiction des signes religieux dans la fonction publique, il fallait bien que quelques militantes véritables sauvent enfin ce qui pouvait rester de l'honneur féministe.  Si tant est que l'entreprise soit encore possible...

Bien sûr, à la suite de l'initiative du PQ, Louise Beaudoin, ancien pilier de ce parti, et quelques autres ont décidé de fonder Pour le droit des femmes, en rupture de banc avec la FFQ, dont elles n'ont pas hésité à dénoncer les positions rétrogrades.  L'événement n'a pas fait autant de bruit que la récente sortie des Janette, et pour cause.  Le public, lassé de subventionner des structures plus inutiles, douteuses et onéreuses les unes que les autres, se demande peut-être s'il ne se verra pas présenter une nouvelle facture, en plus de celle de la fédération jadis emblématique du mouvement féministe.

Louise Beaudouin
À ce propos, le mouvement féministe du Québec dans son ensemble, probablement le plus prospère au Canada, se démarque à nouveau par sa discrétion au moment où le débat sur la Charte des valeurs québécoises et, avouons-le, sur la musulmane voilée, fait rage.  Comment interpréter ce silence de la part de ce mouvement devenu si corporatiste au fil des ans ?  


Est-il toujours représentatif des intérêts légitimes des femmes, ou ne se consacre-t-il désormais qu'à sa propre expansion, en quémandant - et en obtenant souvent - de l'État des subsides de plus en plus élevés.  Quitte à monnayer son silence, au cas où les libéraux anti-charte, partisans du statu quo, reprendraient prochainement le pouvoir.  Si le PQ le conserve, bien sûr, ces professionnelles du lobby ne se seront jamais opposées ouvertement.  Pas de doute, le silence est... d'or.

La plus sombre page de leur histoire...

On ne peut douter de la capacité du mouvement féministe québécois à se mobiliser.  La dernière fois qu'il l'a démontré, c'est dans un contexte qui est loin de lui faire honneur.  Le rapport de Gilles Rondeau et de son équipe intitulé Les hommes : s'ouvrir à leurs réalités et répondre à leurs besoins, n'était pas déposé en 2004 que l'année suivante, 16 instances féministes de premier plan se mobilisaient et cosignaient un document tout simplement infamant au titre plus qu'évocateur : Comment fabriquer un problème.

Étaient niés, dans cette pseudo analyse, la réalité, démontrée dans le rapport, du besoin urgent de se pencher sur la condition masculine et sur l'accessibilité des soins de santé et de services sociaux des hommes, onze fois moins financés que ceux des femmes.  Faut-il rappeler que les hommes devancent désormais les femmes parmi les chômeurs, les assistés sociaux, les itinérants, bien sûr parmi les suicidés, et ne disposent de pratiquement aucun refuge pour eux et leurs enfants quand leur conjointe pète les plombs et les menace aussi bien physiquement que moralement ?  

Ces manques criants sont parfois dénoncés par des intervenants sociaux dans les médias, mais restent lettre morte.  L'initiative condamnable de ces féministes, redoutant que l'on finance moins leurs organismes au profit des besoins légitimes de la gent masculine, n'est pas étrangère à cet état de fait.  Mine de rien, sans qu'on le réalise, le rapport Rondeau a été tabletté. 

Quelle est leur position sur la Charte des valeurs québécoises ?

Je profite de la présente tribune pour interpeller ces organismes et regroupements, la FFQ mise à part naturellement, afin de connaître leur position sur la Charte des valeurs québécoises.  J'ai beau chercher leur opinion, je ne retrouve autour de moi qu'un assourdissant silence idéologique.  Se peut-il que, comme jadis, ces militantes se demandent si le PQ n'a pas, suivant leur propre expression, fabriqué un problème ?  J'invite également le public à leur écrire et à les interpeller.  Après tout, c'est de l'argent du contribuable que ces instances vivent; elles leur doivent des comptes.

Voici les signataires - hormis la FFQ - du document intitulé Comment fabriquer un problème :

Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine
 

Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes - Université Laval
 

Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail
 

Fédération de ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté au Québec
 

Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées au Québec
 

Institut de recherches et d’études féministes (Université du Québec à Montréal)
 

Le Regroupement de femmes de l’Abitibi-Témiscaminque
 

L’R des Centres de femmes du Québec
 

Relais-Femmes
 

Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale
 

Réseau québécois d’action pour la santé des femmes
 

Regroupement Naissance-ReNaissance
 

Regroupement des groupes de femmes de la région 03 (Portneuf-Québec-Charlevoix)
 

Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
 

Table des groupes des groupes de femmes de la Gaspésie et des Iles
 

Table des groupes de femmes du Bas Saint-Laurent

samedi 12 octobre 2013

L'arnaque légale des pensions alimentaires à vie...

Le Québec, société occidentale, vit comme il se doit dans un État de droit.  Ceci implique que, pour protéger le citoyen de l'État et de ses éventuels abus, la gérance de la vie civile a été confiée avec prévoyance aux tribunaux.  Une question, toute simple, comme ça : à quelle instance le citoyen peut-il s'en remettre pour le protéger des tribunaux et de ses abus ?  Cette question s'impose après la lecture de l'excellent essai de Pierre Grimbert et Lise Bilodeau intitulé De l'amour à la haine, véritable réquisitoire contre ce que les auteurs ont appelé à juste titre l'industrie du divorce.

Un livre subversif et incontournable.
Ce livre incontournable, que tout homme soucieux de connaître ses droits - ou parfois leur absence - devrait lire, dénonce de façon très argumentée et documentée les dangers qui guettent la gent masculine au lendemain d'un divorce.  Nombreux sont ceux et celles qui s'imaginent encore que les pensions alimentaires ne concernent que les enfants.  Erreur.  Au regard de la loi, les ex-conjointes demeurent des enfants qui, trop souvent, ne grandiront jamais.  Et nous parlons d'ex au féminin pour la simple et bonne raison que les hommes représentent 95 % des payeurs de pensions alimentaires, de nous rappeler Grimbert et Bilodeau.

Le mythe de la fatalité du temps partiel féminin

Au Canada, nombre de femmes peuvent se prévaloir d'une pension alimentaire à vie.  Pas étonnant que 80 % des demandes de divorce proviennent de la gent féminine.  Malgré les prétentions de la loi sur le divorce qui présentent ladite pension comme une mesure transitoire obligeant le conjoint le plus fortuné à soutenir le plus vulnérable, le temps que ce dernier reconquière son autonomie, aucune limite de temps pour ce faire n'est fixée.  

Cela signifie en clair que si la conjointe décide, pendant son union, de ne travailler qu'à temps partiel parce qu'elle veut plus de temps pour son épanouissement personnel, un retour aux études ou s'occuper de ses enfants, elle pourra, lors d'un divorce, invoquer la faiblesse de ses revenus pour obtenir une pension alimentaire pour elle, indépendamment de celle qu'elle encaissera pour ses enfants, confiés à leur génitrice dans 80 % des cas.  Pourquoi se tuer au travail dans pareilles circonstances ?  Laissons ce soin à « mon homme », quitte à lui faire faire du temps supplémentaire.  

Soulignons que davantage de femmes que d'hommes optent pour le travail à temps partiel, une réalité présentée comme une fatalité par les féministes d'État, mais comme un choix personnel par Statistique Canada : « La plupart des femmes qui travaillent à temps partiel le font parce qu’elles ne veulent pas d’un emploi à temps plein ou parce que cela convient mieux à leur situation personnelle. En 2009, 27,7 % des femmes travaillant à temps partiel avaient déclaré ne pas vouloir un emploi à temps plein par préférence personnelle et 25,0 % parce qu’elles étaient aux études (…). »  Ceci explique cela...

L'arrêt Moge

Les auteurs : Pierre Grimbert et Lise Bilodeau.
Les auteurs nous expliquent que les pensions alimentaires à vie ont été instaurées à la suite de l'arrêt Moge, une décision de la Cour suprême du Canada, par conséquent applicable dans toutes les provinces.  Les juges à l'origine de cette trouvaille avaient décrété, contre toute évidence, que la femme d'un couple polonais divorcé, les Moge, avait droit à une pension alimentaire pour avoir été une mère au foyer à temps plein, malgré le fait qu'elle avait travaillé tout le temps de son union à raison de six heures par jour.  

À la suite de son divorce, la même dame avait refusé un emploi à temps plein dans son champ de compétence.  Malgré ce fait établi, l'ex-conjoint a été obligé de continuer à lui verser une pension alimentaire.  Imaginez-vous notre gouvernement fédéral, apprenant qu'un chômeur ait refusé un emploi, continuer à lui verser ses prestations ?  Il semble que le deux poids, deux mesures ait force de loi - de plus d'une façon - quand le bien-être - social - d'une femme est en jeu.

Parlant de bien-être social, le même livre nous apprend que, même divorcée depuis des années, une prestataire de la sécurité du revenu peut réclamer une pension alimentaire à son ancien partenaire de vie.  Les fonctionnaires de l'Aide sociale se feront une joie de lui payer des avocats afin de soutirer à son ex un montant récurent pour aussi longtemps que Madame restera prestataire, et ce jusqu'à son trépas, si nécessaire. 

Parlant de mort, même une fois décédé, un ex-conjoint peut se voir contraint de payer, par voie de succession, jusqu'à douze mois de pension alimentaire à son ex conjointe.  Je m'étonne encore qu'il ne soit toujours pas possible de monnayer à cette fin le don forcé d'organes, et pourquoi pas, même du vivant du pauvre homme, s'il ne peut s'acquitter de ses versements.

Les auteurs font le constat suivant : « En 1992 (date de l'arrêt Moge NDA), la population active était constituée d'à peu près de 40 % de femmes et il nous apparaît étrange d'appliquer des raisonnements comme si 95 % des femmes demeuraient à la maison.  La notion de pension alimentaire à vie est encore appliquée implicitement dans le fait que des jugements ne comportent pas de date de fin.  La Cour suprême explique qu'elle veut envoyer le message que le mariage n'est pas un institution à prendre à la légère mais... à quel prix. »

Madame est servie !

Bilodeau et Grimbert nous livrent des cas pour le moins pathétiques qui feraient la une de tous les quotidiens si des femmes en étaient les victimes.  Mais il ne s'agit que d'hommes, alors... Je souligne que Lise Bilodeau reste toujours présidente de l'Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec (ANCQ) et cumule aujourd'hui près de 15 ans d'expérience dans la connaissance de la loi sur le divorce et le soutien envers des hommes et des femmes, la plupart du temps leur nouvelle conjointe, victimes de la judiciarisation des divorces.    

L'ANCQ, active depuis 1999.
Je reproduis textuellement les cas incroyables en question, au cas où on m'accuserait de les avoir inventés sous l'influence de quelque psychotrope.  J'y ai ajouté mes commentaires, en gras.  Voici les cas :

« (...) R nous écrit : " Je suis séparé depuis 7 ans et mon ex a acquis, lors de la séparation, la maison, les meubles et une pension de 400 $ par mois.  Depuis deux ans et demi, elle habite avec un autre homme, elle a un travail, elle a deux revenus de loyers provenant de la maison que je lui ai laissée, et je dois encore lui payer une pension de 400 $. » Il serait plus facile de tuer un vampire que d'annuler une pension.  Dans ce cas précis, le vampire se porte on ne peut mieux... 

« Un de nos membres, un professeur retraité, nous informait, lors d'une conversation au cours de nos visites en régions, qu'au moment où il a pris sa retraite, sa femme vivait maritalement avec un nouveau conjoint.  Toutefois, celui-ci mourut et elle hérita d'une bonne fortune.  Notre membre - à la retraite, ne l'oublions pas - décida de demander l'annulation de la pension alimentaire afin de pouvoir vivre décemment de son fonds de retraite.  Il perdit en Cour.  On lui affirma que son ex-épouse n'avait pas à se défaire de ses richesses pour vivre.  Notre membre continue donc de payer une pension alimentaire à sa femme, qui est veuve, mais pas de lui. »  Et il devra payer jusqu'à ce que la mort le sépare de ses obligations... ou douze mois après son trépas.

« (...) un homme a raconté que son ex-femme s'était mutilée au poignet pour être certaine de ne pas devoir travailler et ainsi recevoir une pension alimentaire; et elle lui en avait fait part.  Elle aimait l'injurier et elle lui assura qu'elle irait pisser sur sa tombe !  Très valorisant, n'est-ce pas ? »  Imaginez les conséquences si les fonctionnaires de l'assurance-emploi découvraient une telle fraude de la part d'un chômeur...  Mais là, c'est une ex-conjointe.  L'État ne paie pas, il n'a pas à s'en mêler.

« Un autre de nos membres, qui est vendeur d'assurances, a actuellement 78 ans.  Il paie une pension depuis 35 ans à son ex-femme et à son fils décédé...  Il ne peut prendre sa retraite, car on ne veut pas annuler la pension alimentaire. »  Comment admettre pareille aberration ?  Il faudra un jour juger les juges.

« Il ne reste que 300 $ par mois pour vivre à un de nos membres, et à sa retraite dans la région de l'Estrie !  C'est moins que ce que l'aide sociale donne.  Mais Madame ne veut pas lâcher le morceau.  La Cour a même mentionné dans le jugement que Monsieur avait décidé de faire partie de notre association pour intimider et rendre dépressive son ex-femme. »  Et si c'était ce Monsieur, qui pourrait avoir de bons motifs d'être dépressif ? 

Histoire d'O

J'ai gardé le « meilleur » pour la fin.  La monstruosité de l'appareil juridique est illustrée avec ce cas dans toute son inhumanité et toute sa laideur.  

« Un de nos membres, que nous appellerons O, et qui a élevé seul ses deux enfants, a été traîné neuf fois en Cour par son ex-épouse.  La pension alimentaire était pour elle un dû inaliénable.  Elle n'avait pas la garde de ses enfants.  Chaque requête impliquait des honoraires à verser, contrairement à Madame qui bénéficiait de l'aide juridique.  Il a déboursé au total 81 000 $ en honoraires d'avocats et de comptables.  Ce calvaire a duré 25 ans.  Son ex-épouse disait qu'elle avait une tendinite et qu'elle ne pouvait donc pas travailler.  Pourtant, des photos la montraient sortant des bars de danse à trois heures du matin.  Et la preuve démontra qu'elle faisait entre 20 et 30 heures de bénévolat par semaine.

Des hommes se tuent au travail pour payer leur ex...
« Ces dernières années, O a été diagnostiqué cardiaque et a été victime de deux infarctus : conséquence d'un travail trop dur pour se donner un train de vie décent.  Il a tenté d'interrompre les versements de la pension.  En Cour, on a retenu la tendinite de Madame, mais on a ignoré les crises cardiaques de O.  Dernièrement, il a obtenu une date de cessation de cette pension.   Cette fois, le juge a exigé de Madame un peu de bonne volonté et elle a accepté pour une modique... somme globale supplémentaire de 35 000 $.   Malgré cela, elle aurait tout de même voulu que la pension continue ! »

Un tel récit a de quoi glacer le sang et jette une lumière crue sur la bassesse et le sexisme de notre Justice envers les hommes.

Vous avez dit autonomie ?

Tous ces cas illustrent on ne peut mieux la dérive d'un féminisme d'État juridique qui, de la nécessaire valorisation de l'autonomie des femmes, est passé à la revendication de leur dépendance au revenu de l'ex-conjoint, trop souvent promu au rang de guichet automatique, parfois même à vie.  Bien sûr, tous les cas mentionnés plus hauts ne sont pas représentatifs d'une majorité, mais ils surviennent beaucoup trop souvent pour qu'on puisse plus longtemps les passer sous silence.  

Leur évocation démontre à quel point, au lendemain d'un divorce, les hommes se retrouvent avec la menace d'obligations à vie, et les femmes, avec l'opportunité de privilèges inaliénables.  Et dire que nos féministes nous serinent toujours le refrain des privilèges patriarcaux !  Tant et aussi longtemps que l'État québécois n'aura pas redressé la barre en vue de la conquête d'une indispensable autonomie financière, reposant sur une véritable prise en charge individuelle, notre système familial, qui se nourrit des injustices qu'il favorise, aura fait la preuve de l'échec du féminisme étatique.  

On ne peut que constater, derrière les hymnes à l'égalité homme femme de ce dernier, l'évidence d'une fraude aux conséquences incalculables.

Mon opinion sur l'affaire Lindsay Clancy, triple meurtrière de Cora, Dawson et Callan

Grok est un outil formidable.  Il a su, mieux que moi. résumer en peu de mots mon point de vue sur l'affaire Lindsay Clancy, cette meurt...