dimanche 31 mars 2013

Quand l'establishment féministe se veut... constructif.

C'est avec une maladresse touchante, devenue au fil des ans sa marque de commerce, d'une présidente colorée à l'autre, que le Conseil du statut de la femme (CSF) est sorti récemment de sa quiétude pour sensibiliser gouvernement et population sur la tragédie vécue par les femmes sur les chantiers de construction.  Asseyez-vous et veillez à disposer d'une boîte de kleenex non loin de vous afin de vous prémunir contre l'assaut de chiffres désolants qui va suivre.

À gauche, Julie Miville-Dechêne, du CSF.
Selon le CSF, le secteur de la construction serait le plus traditionnellement masculin, avec un taux de 98,7 % d'hommes qui cultiveraient, nous informe-t-on, des valeurs de virilité - oh, le vilain mot - à l'ombre desquelles la femme serait perçue comme une menace.  Comment ne pas ressentir jusque dans nos os tout ce que ces propos évoquent du tentaculaire complot patriarcal qui, inlassablement, guette les femmes, tel le renard tapis aux alentours du poulailler ?

Comme il fallait s'en douter, les femmes assez téméraires pour s'aventurer dans cette chasse-gardée masculine sont nécessairement victimes de discrimination, de harcèlement et d'intimidation, au point où 60 % d'entre elles quitteraient le domaine cinq ans après leur arrivée sur ce terrain miné par les comportements grossiers et misogynes de leurs collègues masculins.  C'est après avoir rencontré... une dizaine de travailleuses (sic !) mais lu bon nombre d'études, que les enquêteuses du CSF en sont arrivées à ce constat accablant.  

Un esprit mal tourné - pourquoi pas le mien ? - pourrait se demander comment on peut en arriver à d'aussi sombres conclusions à partir d'un échantillonnage aussi mince, mais le CSF n'a pas pour habitude de s'enfarger dans les fleurs du tapis quand vient le temps de positions et de chiffres aussi dramatiques qu'himalayens.  

Pas de danger que le manque d'intérêt, comme dans le cas des hommes pour l'enseignement ou la profession d'infirmier, puisse être évoqué comme explication de la sous-représentation féminine dans le domaine de la construction.  Ce n'est pas vrai (...) qu'elles ne sont pas intéressées, affirme Julie Miville-Dechêne, présidente du CSF, c'est qu'elles se confrontent à des barrières dès l'embauche.  Bien sûr...

JMD ne va pas jusqu'à nier l'évidence de la force physique moins développée des femmes  comme facteur désavantageant, mais relativise d'une manière plus que douteuse cette tendance pourtant flagrante : Il est vrai que les hommes sont plus forts, mais il y a des femmes fortes et des hommes maigrelets, il faut briser ces stéréotypes.  Le mot est lâché !


Femmes et hommes : mêmes possibilités ?
Ayant travaillé huit ans dans une usine, je me rappelle des confidences du directeur des ressources humaines à l'effet d'une tentative louable d'intégration de personnel féminin.  Après quelques essais, il fallut se rendre à l'évidence : les candidates n'avaient ni la force physique, et encore moins l'endurance nécessaires à transporter les briques et à supporter la chaleur torride des fours qui devaient les cuire.  Certaines avaient même perdu connaissance dès leur première journée de travail.  Par contre, d'autres femmes avaient démontré des compétences certaines comme mécaniciennes, dans la mesure où la force physique n'était pas requise.  

Ceci dit, le Québec serait la pire province au Canada quant à la représentation féminine en construction, avec 1,3 % d'effectifs, en comparaison de 5,9 % en Alberta.  Cette comparaison a de quoi faire sourire, quand on songe au portrait souvent réducteur que nous entretenons des résidents de cette province, dont la population masculine, souvent présentée comme une congrégation de machos finis, devrait donc représenter le pire obstacle à l'intégration des femmes, en comparaison de nos hommes roses québécois.  Ce constat ne semble pas avoir effleuré l'esprit de la présidente du CSF.

Toujours une société distincte...

Parlant d'hommes roses, saviez vous que le Québec est la province qui regroupe le plus d'hommes occupant la profession d'infirmier, avec presque 10 % des effectifs ?  Se pourrait-il que cette surreprésentation masculine, jointe à la sous-représentation féminine en construction, soit attribuable à un profil ethnique, culturel, le nôtre, davantage latin,  interrelationnel et tourné - pour le meilleur et pour le pire - vers ce qu'on appelle un peu niaisement les valeurs féminines ?

Cette percée masculine est d'autant plus impressionnante qu'en 1970, le Québec se classait bon dernier quant au nombre d'infirmiers.  Aucun Conseil du statut de l'homme, pas plus que de politique de discrimination positive n'a été nécessaire pour opérer cette transformation radicale.  Chapeau les gars !


Le Québec, bon premier pour les infirmiers.
Les hommes seraient par ailleurs davantage attirés par les soins critiques et la santé mentale, avec des pourcentages respectifs de 13 % et de 20 %.  Ils resteraient aussi fidèles à leur profession que les femmes : parmi ceux qui ont obtenu leur permis d'exercice au Québec depuis 1990, 84 % exercent toujours leur métier.

Malgré cela, le gouvernement envisagerait des avenues en vue d'attirer davantage d'hommes dans la profession d'infirmier, le tout se faisant sans tenir de propos alarmistes ni gronder les établissements hospitaliers qui pratiqueraient de la discrimination à l'embauche.  L'intérêt moindre des hommes pour cette profession est perçu, à juste titre, comme la principale raison de leur plus faible représentation.

Dans cette perspective, on peut s'interroger sur la pertinence du quota minimal de 3 % de femmes par entreprise en construction que veut imposer le Conseil du statut de la femme, quitte à menacer de ne pas octroyer de contrat gouvernemental à tout soumissionnaire qui ne rencontrerait pas ce standard.  

Loin de favoriser l'intégration des femmes, une telle mesure contribuera à les marginaliser et à les présenter comme des êtres sans colonne vertébrale nécessitant protection, un portrait qui ne pourra que favoriser le mépris envers elles sur les chantiers de construction.  Le CSF réalise-t-il à quel point son attitude s'avère encore plus misogyne que celles qu'il entend dénoncer ?

dimanche 24 mars 2013

Printemps des pères, automne des féministes ?

Il n'en est pas question dans nos médias québécois, comme c'est le cas pour la plupart des événements en lien avec la condition masculine, mais le Printemps des pères connaît en France un intérêt certain, au fur et à mesure que des pères excédés par l'injustice des lois familiales françaises recourent à des moyens spectaculaires pour arriver à sensibiliser l'opinion publique.  

Nicolas Moréno, père à grue.
L'incident de ces pères, privés de contact avec leurs enfants, juchés au sommet de grues en février dernier a été l'amorce d'un mouvement qui a connu un retentissement international, n'en déplaise à nos médias obnubilés par une rectitude politique digne du Conseil du statut de la femme.  De tels faits d'armes ne sont pas sans évoquer le geste d'éclat d'un certain Andy Srougi qui avait bloqué en 2005 le pont Jacques-Cartier, afin de dénoncer les mêmes iniquités vécues par nombre de pères québécois.  

On comprend que semblables événements viennent perturber la quiétude des féministes radicales françaises, aussi soucieuses que nos activistes québécoises de préserver des privilèges étatiques, tant légaux que monétaires, si chèrement acquis au prix de luttes héroïques.  La simple perspective d'entrevoir des hommes opprimés demeure contraire à l'ordre sociétal qu'elle ont voulu imposer.  Pour l'instant, ces militantes bourdonnent fébrilement comme des guêpes surprises dans leur nid par quelques bonnes dégelées d'insecticide.  Comment faire taire ces hommes, empêcheurs de tourner en rond (tourner en rond reste l'une des  activités préférées des féministes étatiques) ?  Que faire pour éteindre l'incendie médiatique que ces béotiens viennent d'allumer ?

Vers un nouveau complot patriarcal...

Parmi les présumés whistle blowers de ce nouveau complot patriarcal n'existant que dans leurs esprits surchauffés, mentionnons Patrick Jean, ce documentariste persuadé qu'il ne pourra retourner au Québec, après avoir abusé de la confiance de masculinistes québécois, sans s'exposer aux représailles d'une milice armée !  Toujours en proie aux mêmes lubies, Jean affirmait récemment que les associations masculinistes misogynes préparaient des actions coup de poing dans toute la France ce jeudi 21 mars. Elles avaient selon lui planifié d’escalader grues et monuments pour alerter les médias et pour véhiculer des idées réactionnaires à caractère homophobe, misogyne et raciste.  À Paris, leur projet aurait été, toujours selon ce douteux informateur, de monter sur la Tour Eiffel pour y déplier une banderole. 

Nous imputant à nous, infâmes masculinistes québécois, une part de responsabilité dans ce déferlement de revendications, le cinéaste prétend observer notre influence pernicieuse en territoire français depuis qu’il a tourné au Québec La Domination masculine, sorti en 2009, pathétique long-métrage féministe pour lequel il s’est infiltré dans les milieux qualifiés par lui de masculinistes à Montréal. 

Patrick Jean
Finalement, l'action des pères rebelles aura été des plus pacifistes, bien que subversive, avec pour but avoué de demander au gouvern​ement français de réagir concrètement et rapidement à ce problème de société, des pères divorcés privés de leurs enfants.  Ces militants auront mené une action symbolique au Puy-en-Velay, en affichant plusieurs banderoles au sommet d'une grue du chantier du musée Crozatier, pour s'inscrire concrètement dans le mouvement national intitulé Le printemps des pères.  On constate sans peine toute la dangerosité terroriste d'une telle association coup de poing...
 
Ce collectif ayant pour dénomination Un parent de trop, qui rassemble une vingtaine de membres, a déjà été reçu le 6 mars dernier par la présidente du tribunal du Puy-en-Velay et participera prochainement à la marche des pères, une action nationale organisée à Paris le 9 juin prochain.  Vite, M Jean courrez vous cacher sous votre lit, en récitant votre chapelet, le cul à l'air, de crainte qu'un vilain masculiniste ne vienne vous y traquer, armé d'une kalachnikov... 


L'imposture du féminisme universitaire


J'ai déjà dénoncé le féminisme universitaire, si déviant qu'il est impossible, dans nos universités québécoises, de discuter de condition masculine autrement qu'à travers le prisme déformant de l'habituelle ritournelle d'un mouvement d'extrême droite, frustré des percées légitimes des femmes et désireux de les ramener à l'âge des cavernes, à mâcher des peaux d'animaux et à faire la lessive avec une planche au coin d'une rivière.  Mes seuls contacts avec un universitaire français, Romain Carnac, basé à l'université de Rennes, ne m'ont pas convaincu que la situation était plus reluisante en France, mais je reste ouvert à un point de vue différent.  Ce doctorant tient des thèses aussi réactionnaires à la nécessaire reconnaissance de la condition masculine qu'un certain Francis Dupuis-Déry, directeur du Groupe interdisciplinaire d'observation de l'antiféminisme, à l'UQÀM.  C'est tout dire.  

Une doctorante en sociologie à l'Institut universitaire européen, Aurélie Fillod-Chabaud (AFC), n'a pas donné sa place, au chapitre de la désinformation et de la négation d'une problématique pourtant évidente.  Comme c'est l'habitude chez les féministes militantes, quand une réalité leur déplait, qu'il s'agisse de violence féminine, de fausses accusations, du syndrome d'aliénation parentale, de parité homme femme en violence conjugale, la négation de l'évidence la plus manifeste est de mise.  Vous l'aurez deviné, c'est le drame des pères privés de leurs enfants - et des enfants privés de leur père - qui se voit à son tour nié avec la plus consternante mauvaise foi.  

Aurélie Fillod-Chabaud
Dès le début de son article, AFC biaise le propos : Dès lors, plutôt que de nous demander pourquoi les pères n'ont pas la garde de leurs enfants après le divorce, demandons-nous s'ils la réclament.  À cette question, on pourrait répliquer sans hésiter par une autre : Pourquoi ne la demandent-ils pas ?  Le premier quidam venu sait très bien que le père part perdant devant la mère devant la justice et devra, pour conserver le contact avec ses enfants, livrer une lutte acharnée, onéreuse, éprouvante émotionnellement, sans aucune garantie de succès, les juges entretenant un préjugé favorable envers les mères. Est-il possible qu'une chercheuse universitaire vive à ce point dans une tour d'ivoire sans avoir constaté pareille évidence ?  Semblable ignorance - délibérée - est impardonnable. 

Elle enchaîne avec cette autre question : (...) demandons-nous si la justice aux affaires familiales est à l'origine de la rupture du lien parental.  Excellent questionnement, cette fois.  Oui, en quoi la perspective probable d'une pension alimentaire, parfois à vie, la facilité avec laquelle une femme peut exiger et obtenir le remboursement de frais additionnels, et la garantie presque béton pour la mère de conserver la garde de ses enfants peuvent bien favoriser la rupture d'un lien parental ?  Franchement, je ne vois pas...

Se fermant les yeux devant semblable évidence, AFC poursuit sur sa lancée, commentant le fait que 70 % des mères ont la résidence de leurs enfants : (...) ce pourcentage n'est en aucun cas lié à un jugement arbitraire du juge mais bien à un accord des deux parents.  Vous connaissez l'expression Mieux vaut un mauvais arrangement qu'un bon procès ?  Elle connaît ici son heure de gloire, mais bien sûr, aux yeux d'idéologues comme cette doctorante, tout va bien, madame la marquise...

Connaissant les réserves et les appréhensions légitimes des hommes à entreprendre des procédures judiciaires quand la bataille s'annonce ardue, sinon perdue d'avance, que vaut la prochaine affirmation d'AFC : (...) seuls 2% des divorces et 6% de séparations se soldent par un désaccord sur la résidence des enfants, obligeant le juge à statuer selon l'intérêt de l'enfant.  Ces prétentions deviennent biodégradables...

S'ensuit un nouveau questionnement, particulièrement tendancieux : Comment un catégorie statistique si infime peut-elle être surreprésentée à ce point par des associations (de pères NDA) ?  Cette question me paraît aussi pertinente que de remettre en question la nécessité de secourir les victimes de viol sous prétexte qu'elles ne représentent qu'une minorité.  AFC réalise-t-elle l'aberration de son propos ?

Une véritable enquête devient incontournable

Les motifs de la non-judiciarisation de causes possibles de revendications paternelles légitimes ne peuvent être connues puis qu’aucune étude n'existe sur la question.  Il faudrait impérativement effectuer une vaste enquête statistique sur le sujet, selon le modèle des enquêtes sociales générales de Statistique Canada, qui ont permis d'établir la réciprocité en violence conjugale, au grand dam de nos féministes canadiennes, qui préfèrent les chiffres mensongers du ministère de la Sécurité publique, faisant obstinément passer des signalements pour des infractions.  Une étude objective, effectuée par des spécialistes chevronnés, permettrait de recueillir l'opinion des pères, loin de toute interférence indue. 

Je terminerai cette chronique avec la conclusion de l'article émaillé de non-sens et de fausses affirmations d'AFC.  Après s'être demandé pourquoi, selon elle, pères et mères s'entendent pour que, aussi bien avant qu'après la désunion du couple, les mères restent les principales garantes des enfants, la doctorante lance cette affirmation hasardeuse : Plutôt que de s'engager vers une remise en cause profonde de l'ordre sexué, le pouvoir de la grue semble s'accommoder de celui déjà en place.

Pour le plaisir d'argumenter, je remplacerais, dans cette phrase lapidaire, pouvoir de la grue par pouvoir du féminisme d'État.  Devant le penchant marqué par les idéologues du même tonneau qu'AFC pour le statu quo juridique, ne serait-il par plus pertinent de reformuler ainsi la conclusion de son texte : Plutôt que de s'engager vers une remise en cause profonde de l'ordre sexué, le pouvoir du féminisme d'État semble s'accommoder de celui déjà en place.

Pas mal plus exact, non ?

dimanche 10 mars 2013

Les regroupements féministes représentent-ils encore les femmes ?

Voilà la question que posait à ses auditeurs Mario Tremblay ce vendredi 8 mars, journée internationale des femmes, dans le cadre de son émission Show Tard, sur les ondes de CHOI-FM 98,1.  J'y étais invité, en compagnie de ma complice, Lise Bilodeau, présidente fondatrice de l'Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec (ANCQ) et de Maryse Belley, femme d'affaires, mère de famille et militante politique engagée dans la défense de la condition masculine.   

Mario Tremblay, animateur.
Malgré les efforts louables de Mario en vue d'inviter une représentante féministe, aucune n'a jugé pertinent d'accepter.  C'est avec un émoi très relatif que l'animateur devait par ailleurs nous apprendre que CHOI-FM n'était pas particulièrement apprécié par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) qui a placé ce média sur sa rose liste noire.  Sans les approuver, on peut comprendre que cet organisme déphasé ne puisse tolérer des remises en question fondamentales, pourtant devenues incontournables étant donné les sommes colossales que le mouvement féministe coûte au contribuable.  L'organisme l'Après-Rupture, reconnu pour sa rigueur en matière de chiffres, a déjà avancé celui de 600 M $ par an. A-t-on le droit de poser des questions, à ce prix-là ?

C'était d'ailleurs le point de vue exprimé par la presque totalité des auditeurs ayant participé aux sessions de ligne ouverte, pour qui les regroupements féministes, bien qu'ayant joué un rôle marquant et indispensable à une certaine époque, sont devenus obsolètes, répétitifs et hostiles, pour ne pas dire haineux, envers les hommes, tout comme envers les femmes qui ne vivent pas selon leurs dogmes.  À cet égard, plusieurs participants ont constaté à quel point il était difficile pour une femme, désireuse de rester à la maison afin de s'occuper de ses enfants, de ne pas se voir ostracisée par les féministes militantes, qui ne la perçoivent que comme une victime vivant sous la férule d'un mâle dominant.

Vous avez dit création d'un ministère de la condition féminine ?...

Parmi les nombreux sujets abordés pendant cette soirée où invités comme participants se sont montrés pour le moins volubiles, la rencontre dite historique du Collectif du 8 mars, orchestrée par la FFQ et réunissant plusieurs organisations syndicales, avec la première ministre du Québec, Pauline Marois, flanquée de sa ministre de la Condition féminine, Agnès Maltais, a alimenté le débat.  

Lise Bilodeau, invitée.
Sans égard à la capacité de payer du contribuable le plus taxé en Amérique du Nord, ni au fait que le Québec reste le cinquième État le plus endetté au monde, le collectif a revendiqué l'instauration d'une loi cadre sur la conciliation travail-famille, alors que notre province demeure celle qui offre les programmes sociaux les plus généreux au Canada, notamment au chapitre de congés parentaux, des centres à la petite enfance et, bientôt, de la maternelle à quatre ans.  

Il faudrait de plus bonifier les rentes des femmes qui ne toucheraient - chiffres à vérifier, quand on connaît qui les propage - que 65 % des revenus des hommes une fois à la retraite.  Pensez-vous que l'on tienne compte ici des hommes qui vivent aussi la pauvreté, quand on sait maintenant, statistiques québécoises à l'appui, que 9,7 % d'entre eux souffrent de ce fléau, en comparaison de 9,0 % des femmes ?  Eh oui, la pauvreté se conjugue désormais d'abord au masculin, ce qui vient confirmer les chiffres d'Emploi et Solidarité sociale du Québec, à l'effet que la gent masculine est devenue majoritaire chez les assistés sociaux, les chômeurs, et représentent 90 % des itinérants.  

Les perspectives d'avenir des hommes demeurent incertaines, alors qu'ils disparaissent peu à peu de nos universités et de la fonction publique, sous l'impact de programmes de discrimination positives toujours en vigueur dans ce secteur, bien que les femmes représentent plus de 60 % des fonctionnaires.

Mais la meilleure parmi les revendications du Collectif demeure la création d'un ministère de la Condition féminine.  Il a fallu que je me pince et que j'aille voir la date du communiqué contenant cette information : 7 mars 2013, pourtant.  Le premier ministère de la Condition féminine fut créé, comme tout le monde devrait le savoir, avec le premier gouvernement péquiste, élu en 1976, et avait alors pour ministre responsable nulle autre que Lise Payette, figure emblématique de ce que le féminisme peut receler de plus misandre.  

La pauvreté, désormais d'abord masculine.
Alors que le Conseil du statut de la femme étend ses tentacules dans tous les ministères et influence pour le pire les politiques en santé et en services sociaux, en Éducation et en droit familial, et que le plan d'action gouvernemental triennal intitulé Pour que l'égalité de droit devienne égalité de fait, prône déjà l'analyse différenciée selon le sexe - nécessairement défavorable aux hommes - le Collectif concède que le gouvernement a mieux compris que cette mesure (la création d'un ministère de la Condition féminine, NDA) pourrait donner des moyens à l'État de mieux intégrer une analyse qui tient compte des discriminations  systématiques à l'endroit des femmes dans l'adoption de l'ensemble de leurs politiques.  

Les représentants du Collectif souffriraient-ils d'Alzheimer idéologique pour revendiquer si âprement... ce qu'ils ont déjà obtenu ?

Féminisme haineux et maccarthisme militant

Louise Langevin, chercheuse.
Un autre sujet d'importance qui n'a pas manqué de stimuler invités comme participants, a été la tentative aussi maladroite que sournoise de Louise Langevin, chercheuse à la chaire d'étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes, à l'université Laval, de vouloir de criminaliser les sites dits masculinistes et antiféministes. Si seulement le code criminel pouvait inclure le sexe parmi les groupes ciblés par les propos dits haineux ou diffamatoires, au même titre que les gays, lesbiennes ou les communautés ethniques, Mme Langevin n'en dormirait que mieux.  

Mme Langevin ne semble pas comprendre que les hommes représentent également un sexe, et que les modifications demandées par elle pourraient tout aussi bien s'appliquer à ses consœurs militantes.  Comment ne pas constater la haine psychotique des hommes chez les Femens, ces féministes ukrainiennes qui affichent sur leur site une femme aux seins nus - bonsoir, lutte à l'hypersexualisation - brandissant dans une main des testicules d'homme tranchés et dans l'autre une faucille ensanglantée ?

Il est clair qu'il existe des extrémistes dans tous les camps, hoministes comme féministes, mais il est évident que, en se servant d'auteurs misogynes ou hostiles à toutes les féministes, Mme Langevin tente de museler ceux qui déconstruisent le discours féministe dominant, celui du CSF et de la FFQ, notamment, et qui le font honnêtement, chiffres et études crédibles à l'appui, en dénoncant tromperies, volonté de pouvoir, cupidité et haine des hommes entretenue par ces organisations vermoulues et marquées par un gâtisme idéologique certain.

À la demande de Mario, j'ai lu en ondes quelques perles de misandrie féministe.  Après ça, je ne vois pas comment Mme Langevin et ses acolytes pourraient encore ne voir la haine que d'un seul côté.  Voici quelques échantillons...

La haine ne serait que masculiniste ?
J'estime que la haine envers les hommes est un acte politique honorable et valable, en cela que les opprimées ont droit à la haine de classe – contre la classe qui les opprime. 
 Merle Morgan, éditrice du MS Magazine (le Magazine Melle)

Je veux voir un homme battu jusqu’a ce qu’il soit une pulpe sanglante, avec un soulier à talon haut enfoncé dans la gorge, comme un cochon avec une pomme dans la bouche. 
Andrea Dworkin, auteure de Ice and Fire 
 

Les hommes qui sont injustement accusés du viol peuvent parfois profiter de l'expérience.
Catherine Comin, Université Vassar, doyenne auxiliaire des étudiants
 

Tout rapport sexuel, même la sexualité consensuelle dans un mariage, est un acte de violence perpétrée par un homme contre une femme.
Catherine MacKinnon


Les femmes ont leurs défauts; les hommes n’en ont que deux : tout ce qu’ils disent et tout ce qu’ils font.
Graffiti féministe populaire
 

Je soutiens que le viol existe toutes les fois ou il y des rapports sexuels, lorsque ceux-ci ne sont pas initiés par la femme à partir de ses véritables affections et désirs.
Robin Morgan


En guise de conclusion...

Cette chronique ne pouvait présenter un compte-rendu exhaustif des nombreux commentaires et sujets d'intérêt abordés et développés au cours de deux heures et demie de temps d'antenne.  Aussi ai-je privilégié les deux points ci-haut, qui m'ont paru se démarquer plus particulièrement.  Après tant d'élans de verbomotricité - les miens, peut-être plus irrépressibles que ceux de mes complices, n'est-ce pas, Mario ? - une question demeure : la journée de la femme a-t-elle toujours sa place ?

Maryse Belley, invitée.
Maryse Belley a offert une réponse à laquelle nous nous sommes tous ralliés : si au lieu de gémir sur le sort des femmes québécoises, les féministes pouvaient en vanter les mérites, souligner leurs victoires légitimes, manifester une volonté de partenariat avec les hommes, la journée de la femme pourrait enfin trouver un sens unificateur, au lieu d'entretenir une stérile guerre des sexes.  Dans une telle optique, il y aura toujours lieu de souhaiter une belle journée à toutes les femmes de bonne volonté et à ceux qui les aiment !

dimanche 24 février 2013

Pauline Marois : gare aux hommes seuls !

Je doute fort que Mme Marois soit allergique aux hommes seuls en raison d'un hypothétique pouvoir de séduction qui assujettirait la gent masculine à son fulgurant magnétisme animal.  Si toutefois elle se perçoit aussi ensorcelante que menacée par l'afflux de pulsions incontrôlables de célibataires en rut ou d'hommes seuls ne serait-ce qu'une soirée, pouvons-nous suggérer à sa garde rapprochée, composée exclusivement, il faut le présumer, de femmes ou d'hommes accompagnés de leur légitime, de la rassurer au plus vite.  Qu'on ait tenté de lui tirer dessus le soir même de son élection, c'est incontestable, mais qu'un obsédé érotomane ose braver un cordon de sécurité pour tirer son coup avec la première ministre relève d'un imaginaire surmené.

Les hommes seuls, une menace ?
Pourquoi pareille entrée en matière, demanderez-vous ?  Parce que, à l'approche de la journée de la femme, Pauline Marois, invitée par les gens d'affaires de la Côte-de-Beaupré, prononcera ce sept mars une allocution sur son vécu de femme au Resto-Pub Le St-Bernard.  Ça promet d'être captivant.  Jusque là, rien de bien méchant, direz-vous.  Attendez, le meilleur s'en vient.  C'est dans L'Autre Voix, citée par le chroniqueur Dominic Maurais, dans le Journal de Québec, que l'on peut lire la restriction suivante : Les hommes sont aussi invités à ce dîner, mais ils doivent être accompagnés d'une femme.  Je n'invente rien.  L'article ne précise pas si une fouille au corps des hommes accompagnés se déroulera avant l'activité.  

Le spectre de Marc Lépine

Il serait malhonnête d'affirmer que c'est avec le sentiment d'une intense privation que les hommes seuls renonceront à se rendre à un événement aussi soporifique, si tant est qu'il s'en trouve parmi eux pour même y avoir songé.  Le problème vient plutôt du fait que l'interdiction émise par la représentante étatique de tous les Québécois et de toutes les Québécoises relève du sexisme le plus primaire et de la misandrie la plus évidente.  Elle trahit une perception à l'effet que, jusqu'à preuve du contraire, un homme seul est un suspect potentiel.  On voit se profiler derrière ce portrait-robot le spectre tant redouté de Marc Lépine, dont le folklore féministe veut toujours, semble-t-il, qu'il sommeille en chaque homme.

Georges Dupuy
Le geste est d'autant plus inadmissible qu'il est posé par une ancienne ministre de la Condition féminine, à l'origine de la très méconnue mais non moins inquisitoriale politique d'intervention en violence conjugale.  C'est grâce à cette douteuse initiative que, même quand l'homme fait appel à la police lorsqu'il subit de la violence de la part de sa conjointe, il se voit embarqué dans la grande majorité des cas.  Chaque année, c'est près de 10 000 hommes qui sont ainsi arrêtés arbitrairement, puis relâchés.  Cette réalité n'est pas loin de nous rappeler le titre d'un pamphlet signé Georges Dupuy dénonçant les dérives judiciaires et policières visant les hommes au Québec : Coupable d'être un homme.  J'en recommande la lecture à Mme Marois.

Pauline La Gaffe

La - nouvelle - bévue de notre première ministre survient au moment même où un sondage CROP révèle que, six mois après son élection, le présent gouvernement a vu son mince capital de sympathie fondre comme neige au micro-ondes.  Soixante pour cent des gens interrogés pensent que le Québec va dans la mauvaise direction, tandis que 58 % se disent insatisfaits du gouvernement.  À peine 37 % se déclarent satisfaits de ce dernier.

La popularité de Mme Marois atteint un nouveau sommet inversé avec 21 %, sa performance la plus faible depuis son élection.  Du côté des intentions de vote, le PQ se retrouve maintenant au coude à coude avec la parti libéral.  Il s'agit également de son plus bas résultat depuis le 4 septembre, ce qui confirme le sentiment largement répandu voulant que ce gouvernement minoritaire ne fera pas de vieux os.

Gaffes en gros

On ne compte plus les bourdes du parti québécois, marqué par une amateurisme arrogant et par une absence de vision, particulièrement au plan du développement économique.  Les dépenses augmentent, mais les moyens de les financer diminuent.  Et le Québec était déjà le cinquième État le plus endetté au monde avant l'arrivée du PQ. 

Pierre Duchesne
Tout développement énergétique, qu'il s'agisse du plan Nord, des gaz de schistes ou de notre potentiel pétrolier devient vite suspect, assujetti au lobby environnementaliste, tandis que, du côté de l'Éducation, avant même la tenue d'un sommet qui portera en grande partie sur le financement des universités, le ministre Pierre Duchesne ampute les budgets universitaires de l'année en cours de 124 M $... tout en maintenant son abolition de la hausse des frais de scolarité et le maintien de la bonification du régime des prêts et bourses qui devait la compenser. 

Comment expliquer que pareilles mesures soient décidées avant même la tenue d'un sommet sur le financement ?  On tire les conclusions avant d'entamer la réflexion ?  Et l'impact de ces coupures sur les diplômes, s'en soucie-t-on ?  Ah j'oubliais : le sous-financement des universités, qui faisait consensus l'an passé, n'existe plus !

On pourrait parler également du cafouillage de la taxe santé, de la fermeture sauvage de Gentilly 2, de celle des mini-centrales hydroélectriques dont celle de La Tuque, un projet pourtant rassembleur au plan de la communauté, au faible coût de production, au profit de celui de Val-Jalbert, maintenu malgré la controverse et un plus faible seuil de rentabilité.  L'obsession de l'énergie éolienne, nettement plus onéreuse, demeure par ailleurs une priorité de ce gouvernement aussi assujetti aux lobby environnementaliste qu'à genoux devant les associations étudiantes.  

Que dire par ailleurs de l'idée fixe de créer 28 000 places en centres à la petite enfance, en dehors des 10 000 places déjà disponibles en garderies privées qui répondent déjà à des critères gouvernementaux.  Quant à la nouvelle vocation de Gestapo linguistique de notre intrépide Office québécois de la langue française, aux yeux de qui même les voyants on/off d'une cafetière de restaurant relèvent du complot d'assimilation, elle ne fait que confirmer l'aura idéologique de gauche à gauche de la gauche qui s'attache obstinément au PQ.

Gaffes à gogo

Un lobby onéreux politiquement... et autrement.
Mme Marois nous a habitués aux gaffes en série.  C'est à se demander comment elle a réussi à devenir notre première ministre.  L'épisode de Pauline et ses casseroles, largement diffusé sur le Web, fait désormais partie de notre folklore politique et la suivra probablement longtemps après son retrait de la vie publique.  La première ministre ne semble toujours pas avoir compris que son appui aux associations étudiantes lui aura certainement coûté sa majorité, devant le gouvernement le plus impopulaire des 30 dernières années.  Elle ne comprendra pas davantage si le maintien de son à-plat-ventrisme devant le même lobby contribue en bonne partie au renversement de son gouvernement.  Mais d'autres motifs, depuis, se sont accumulés. 

L'idée même d'une nouvelle campagne électorale avec Pauline Marois à  la tête du PQ devrait avoir de quoi faire frémir les membres de ce parti.  Le parti québécois, naturellement miné par les dissensions internes, osera-t-il la laisser sortir en plein jour au lendemain d'un renversement ?  Lui fera-t-il à nouveau confiance ?  L'actuelle première ministre reste à coup sûr la pire postulante à sa propre succession.  Un vote de confiance deviendra plus urgent que jamais. 

Les délégués péquistes devraient alors se rappeler ses déclarations mesquines, en pleine campagne électorale, sur l'embonpoint du candidat caquiste, Gaétan Barrette, alors qu'elle-même passe si souvent pour une victime des railleries de ses adversaires pour son maintien hautain et ses goûts vestimentaires relatifs.  Se souviendront-ils, au moment de voter, de l'évocation, par leur chef, du projet de loi 195, qui excluait tout immigrant ne disposant pas d'une compétence appropriée du français du statut de citoyen québécois en plus d'écarter d'une élection tout candidat ne remplissant pas cette même condition.  Imaginez une telle politique à Beaconsfield, Pointe-Claire ou Kirkland, des municipalités si ouvertes au fait français.  Sitôt évoqué, le projet de loi retourna aux boules à mites.

Ce feu éteint, Mme Marois allait sortir de son sac à malice les référendums d'initiative populaire, qui devaient être tenus pour peu que 15 % de la population les demandent... avant de préciser que le gouvernement jugerait, malgré cette condition remplie, s'il y a lieu de procéder.  Nouvelle indignation populaire, nouveau recul.  Le lendemain de cet épisode, la chef du PQ allait en rajouter en priant les conservateurs souverainistes de voter pour le parti libéral du Québec !  

Djemila Benhabib
L'annonce de la candidature péquiste de Djemila Benhabib dans mon comté, Trois-Rivières, a failli me faire renoncer à mon projet de ne pas voter pour ce parti déphasé et à bout de souffle, au même stade que le Bloc québécois.  J'ai beau partager depuis toujours les convictions de cette militante anti-islamiste et saluer son courage à défendre ses convictions, quand, à deux jours des élections, Mme Marois, poussée par quelque force obscure, s'est sentie obligée de déclarer qu'elle souhaitait créer un conseil des ministres majoritairement féminin, mon vote pour son parti se désagrégea instantanément.  Trop, c'est trop !  

Certaines personnes restent imperméables à l'expérience, incapables d'apprendre de leurs erreurs.  Pauline Marois est de celles-là.  Mais qu'à cela ne tienne, si elle perd le pouvoir au prochaines élections, elle trouvera sans doute des émules de Lise Payette et de Janette Bertrand pour lui rappeler que sa déconfiture ne peut être attribuée qu'à son sexe.  Ce sera sans doute encore la faute des hommes seuls...

dimanche 17 février 2013

Lettre ouverte d'une militante sur le noir complot patriarcal...

Avertissement : le texte qui suit recoure au second degré de façon éhontée.  Je tiens à cette mise au point, à la suite de tentatives passées où mon propos avait malencontreusement été interprété de façon littérale, alors qu'il signifiait exactement le contraire.  Je reçois déjà suffisamment de témoignages d'appréciation négative de la part de militantes radicales qui m'affirment que toute critique du féminisme d'État résulte de ma haine des femmes, en provenance de musulmans dits modérés qui croient que je les mets dans le même sac que les islamistes, sans compter les adorateurs de Robert Downey Jr, dans le rôle de Sherlock Holmes, qui me reprochent de ne rien connaître à l'oeuvre de Conan Doyle (sic !), pour augmenter davantage mon lectorat de détracteurs.  Mais, comme dit le proverbe, qui vous conteste vous constate...

Considérez-vous donc prévenus.  Voici le corps du délit...

Soeurs de souffrance, victimes éternelles, bref, femmes,

Femmes, à jamais victimes...
Des esprits sulfureux, baignant dans un marécage d'intentions perverses et insidieusement manipulatrices vous surveillent, tel le renard affamé le poulailler où dorment, inconsciente de la fatalité qui les menace, des volatiles inoffensifs aux intentions pures et sans reproches.  Ces poules (évitons ici tout jeu de mots misogyne) innocentes, vous l'aurez compris, vous représentent.  Voyez dans cette subtile métaphore l'avertissement suprême visant à vous mettre en garde contre le fléau millénaire qui rôde autour de vous avec un sournois mépris, alimenté par une décapante détermination à vous asservir et par une soif inaltérable de destruction.  J'ai nommé la patriarcat ! Mes doigts brûlent sur le clavier quand je tape ce mot cent fois honni !

Trop de femmes croient que l'égalité est atteinte et que toutes peuvent marcher sereinement et la tête haute dans les rues.  Gare au faux pas qui les entraînera dans la bouche d'égout de cette force tentaculaire, souterraine, omniprésente et corrosive instaurée par les hommes et leurs instincts naturellement tournés vers le sexe, la violence, la dépravation, la bière, le sport, les boissons gazeuses et les calendriers de femmes nues.  Sœurs de souffrance, martyres de la cause, ne les laissez pas vous berner !

C'est scientifiquement prouvé !

Depuis que les gender studies ont démontré avec la plus grande rigueur scientifique la différence entre le sexe, homme ou femme, et le genre, soit l'identité sexuelle culturellement attribuée à chaque sexe, nous savons désormais à quel point nous nous trouvons conditionnées dès le berceau à des gestes et comportements qui nous sont préjudiciables et étrangers.  Parmi ceux-ci, la damnation des damnations, l'asservissement des asservissements, demeure l'hétérosexualité, cette atroce supercherie sociétale qui, depuis la nuit des temps, soumet la femme aux pires dépravations du désir animal masculin.  Andrea Dworkin et Marilyn French n'ont-elle pas affirmé que tout acte sexuel entre un homme et une femme demeurait un viol de celle-ci ?  Femmes, brisez le cycle du vice, de la violence, du séchage !

On vous rétorquera que, sans homme, la procréation demeure impossible.  Et l'insémination artificielle alors, c'est fait pour qui ?  Éloignons le plus possible les hommes, ces tyrans dépravés, potentiels ou effectifs, de notre progéniture.  Ne relâchons pas notre lutte contre la présomption de garde partagée, qui reconnaîtrait des droits insupportables et égalitaires aux pères hétérosexuels, ouvrant ainsi la porte, comme Ann McLellan, ancienne ministre fédérale de la Justice, l'avait si judicieusement affirmé, à une oppression patriarcale insoutenable.  

Qui a besoin d'un homme
pour enfanter ?
En lieu et place des pères hétérosexuels, poursuivons le combat et militons encore plus hardiment en faveur de l'homoparentalité, sans balises ni réserves, afin de substituer ce mode de vie parentale idyllique à celui des couples hétérosexuels, dignes, si l'on peut dire, d'un musée des horreurs !  Bien sûr, il se trouvera des fâcheux pour vous dire, chiffres et études à l'appui, que la violence conjugale est deux fois plus élevée chez les couples gays et lesbiens, que la fidélité reste nettement moins répandue, que les hommes homosexuels agressent de sept à dix fois plus les enfants.  Ignorez-les !  Surtout n'essayez pas d'argumenter avec eux !  Culpabilisez-les plutôt en les traitant d'homophobes.  

Ce qui marche avec les médias, qui se garderaient bien de nous critiquer, fonctionnera avec ces hérétiques et, si un journaliste imprudent avait l'outrecuidance de remettre en question vos options, il sera toujours temps de ressortir le couplet sur l'antiféminisme dans les médias et la progression des infâmes masculinistes.  Efficace.  Nous avons les universitaires de notre côté, dont l'Institut de recherche et d'études féministes, bénéficiant d'un financement de 2,2 M $ par an.  C'est pas que leurs spéculations soient marquées au coin du génie, particulièrement celles de Francis Dupuy-Déri, qui vient de publier une étude  au titre aussi inspiré que Quand l'antiféminisme cible les féministes, comme si cette mouvance pouvait cibler les orignaux, mais bon, c'est un homme, il ne faut pas trop lui en demander.

Les pieux mensonges

Parlant d'homme au propos favorable à notre cause et dont les tactiques maladroites restent néanmoins touchantes au point que le Conseil du statut de la femme lui a décerné le titre de compagnon de route de la cause, il y a ce type qui, depuis des années, publie à l'automne un bilan de statistiques qui prétend dénoncer les meurtres de femmes et d'enfants commis par des hommes en prenant soin d'omettre ceux commis par des mères.  Pour défendre la situation si tragique des femmes, quoi de mieux qu'une petite omission qui pourrait démontrer qu'elles tuent presque autant d'enfants que les hommes ?
Que seraient nos vies, sans
les propos éclairants du CSF ?


En plus du Conseil du statut de la femme, financé jusqu'à concurrence de quatre M $ par an pour 40 employées, l'État québécois nous soutient, pas autant qu'on le voudrait, mais enfin, il n'y a pas de petites économies.  Qui a dit que nous sommes des parasites, alors que nous créons tant d'emplois ?  En à peine cinq ans, le budget d'environ 110 maisons d'hébergement a doublé, passant de 30 M $ à 60 M $.  Bon, il y a ce masculiniste de Renaud Lachance qui s'est chargé de dire, quand il occupait en 2008 le poste de vérificateur général, que ces établissements sont presque déserts et qu'aucune étude des besoins soi-disant réels n'a été effectuée par les agences de santé et de services sociaux, mais qui se soucie de pareils détails, quand la cause des femmes demeure aussi précaire ?  Militantes, à vos mouchoirs !

Il faut se défendre contre toutes ces études antiféministes qui prouveraient la bidirectionnalité de la violence conjugale.  Statistique Canada et l'Institut de la statistique du Québec, est-ce bien sérieux ?  Un chercheur californien aurait recensé 282 enquêtes qui prouveraient cette fumisterie.  C'est outrageant !   Heureusement, nous pouvons compter sur les ministères de la Justice, de la Sécurité publique, de la Santé et des Services sociaux et, bien sûr, sur celui de la Condition féminine pour présenter des signalements comme des infractions, ce qui permet d'affirmer que plus de 82 % des victimes de violence conjugale sont des femmes.  Qu'est-ce qu'une petite exagération quand il reste tant à faire pour la cause des femmes ?

Les prédateurs de demain

A-t-on fini de nous faire chier avec le décrochage des garçons ?  Soeurs de souffrance, victimes éternelles, ne vous laissez pas attendrir par leurs airs de chérubins !  Plus tard, ils deviendront des hommes, des prédateurs.  Ils grandiront, et ce qu'ils ont entre les jambes sera à l'échelle.  Plus tôt on les découragera de l'école, moins nombreux ils seront à entreprendre de hautes études, à nous faire concurrence et à décrocher de bons salaires.  Il ne faut sous aucune considération que l'État les secoure par un environnement plus adéquat ou des programmes de discrimination positive et de bourses d'études comme pour nos filles, le Québec de demain.  Chapeau les garçons !  Imaginez l'horreur ! j'ai envie de dégobiller.  Écartons-les des programmes scientifiques, dans lesquels ils s'obstinent, malgré tous nos efforts de dissuasion, à rester majoritaires.

Heureusement, nous sommes en train de faire disparaître les hommes hétérosexuels et de souche de la fonction publique; leur nombre continue de baisser en deçà des 40 %.  Beaucoup a été accompli, mais il reste tant à faire.  Quarante pour cent de ces bargeots à éradiquer. 

Attention !  Une fois grand,
il deviendra votre ennemi !
Nous pouvons également nous sentir fières d'avoir réussi à faire tabletter le rapport Rondeau qui présentait le système de santé et de services sociaux comme inadéquat pour les hommes.  Imaginez s'il fallait que l'État dépense pour ces dangers pubiques des sommes qui nous reviennent de droit, étant donné notre statut bien mérité de victimes millénaires !  Vous rendez-vous compte ?  On prétend que le suicide masculin serait attribuable au fait que leurs besoins seraient onze fois moins financés que les nôtres.  N'importe quoi.  Et puis, un homme mort est un homme qui ne peut plus nuire.

Le pire ennemi...

Je reste toujours étonnée de constater à quel point - entre nous soit dit - il est facile de museler les médias en les culpabilisant.  Je me bidonne à chaque fois devant toutes les couleuvres qu'on peut leur faire gober par ce stratagème.  Non mais, quelles nouilles !  300 000 femmes chroniquement battues au Québec - ça ne marche plus, mais bon - , une femme sur trois agressée sexuellement - Ipsos Reid l'a dit ! -, 90 % de victimes qui ne dénoncent pas - comme si on pouvait dénombrer des femmes qui ne disent rien -, à peine 2 % de fausses allégations, quand 10 000 hommes sont arrêtés, puis relâchés chaque année, il faut vraiment que les journalistes aient les yeux dans leurs poches et leur cerveau à off pour avaler et retransmettre aussi bêtement toute cette désinformation.

Sont-ils aussi bêtes qu'ils en ont l'air ?  Pas si sûr.  Nous avons si bien réussi à instaurer un climat de suspicion et de crainte qu'ils redoutent de perdre leur emploi s'ils n'obéissent pas à nos dictats.  Les hommes ont peur et marchent la queue entre les jambes, les femmes y voient leur avantage et n'ont que faire de la vérité.  La vérité, l'évidence... notre pire ennemi.

dimanche 27 janvier 2013

La cinquantaine, c'est plus comme dans le temps...

Un sujet plus léger aujourd'hui, en attendant que la poussière retombe sur la défaite inespérée et salutaire de Lola, une victoire de la - véritable - liberté de choix sur le féminisme victimaire et le corporatisme familialiste.  Toujours accessible à tous, cette chronique s'adresse plus particulièrement aux personnes de 50 ans et plus, mais les plus jeunes ne perdront probablement pas leur temps.

Mon père, José Kaestlé.
Avez-vous remarqué comme la réalité de vivre aujourd'hui sa cinquantaine n'a que peu à voir avec celle de traverser le même cap dans le temps de nos parents ?  À 54 ans, contrairement à mon père au même âge, ma vie reste toujours devant moi, avec mes activités immédiates, mes projets à moyen et à long termes, mes aspirations et mes ambitions.  Je suis en mouvement, et ma vie suit cette trajectoire, à moins que ce ne soit le contraire.  Hier soir, parti souper chez des amis, je relevais cette évolution, du temps de nos parents à nos jours, et mes hôtes en arrivaient au même constat.   

J'évoquais alors une anecdote mettant en cause mon père et moi, qui confirmait bien, pensais-je, ce point de vue.  Un jour, mon paternel, alors âgé de 55 ans, me tint ce discours : Tu sais, mon fils, nos vies, à ta mère et moi,  sont derrière nous.  C'est pour toi et pour ta sœur que ta mère et moi travaillons chaque jour.  À une autre occasion, avant de faire l'épicerie avec ma mère, il renchérit : Tu sais, mon fils, c'est pour ta sœur et pour toi que ta mère et moi travaillons, ce qui nous permet de payer cette épicerie afin que vous ne manquiez de rien.  Une fois suivante, évoquant le montant de notre hypothèque, et son taux d'intérêt majoré, il souligna : Tu sais, mon fils, c'est pour ta sœur et pour toi que ta mère et moi travaillons, afin de vous offrir un toit sur vos têtes.  

Il en allait de commentaires similaires concernant le chauffage, les vêtements, l'entretien de la maison et d'autres sujets dont je vous épargnerai l'inventaire.  Je crois que mon père avait raison de nous inculquer, à ma soeur et moi, l'importance du travail dans la vie, et de nous enseigner le principe que l'on n'a rien sans effort.  Un jour, pourtant, ayant compris depuis longtemps la leçon, je finis par trouver son discours redondant.

Tu sais, mon fils...
J'avais la plus grande estime pour mon père, chez nous le parent principal, devant ma mère, dont les compétences parentales ne pouvaient rivaliser avec celles de son mari.  Ma mère incarnait à elle seule plusieurs des incohérences dont je devais plus tard trouver l'écho - pour ne pas parler de correspondances flagrantes - dans le féminisme d'État actuel, mais ça c'est un autre débat.

Malgré l'affection et l'admiration que j'éprouvais pour mon père, je ne pus m'empêcher de réagir, lors de son énième commentaire débutant par Tu sais, mon fils,  c'est pour ta soeur et pour toi que ta mère et moi...

Avant qu'il ne finisse sa phrase, je rétorquais : Tu sais, Papa, si je comprends bien, si Maman et toi ne nous aviez pas, Marie-Josée et moi, vous ne travailleriez pas, vous ne feriez donc jamais l'épicerie, vous n'auriez pas de toit sur vos têtes, vous chaufferiez encore moins, seriez frigorifiés sans vêtements chauds, et finiriez probablement vos jours sous le pont Laviolette, transis, une bouteille d'alcool cheap dissimulée dans un sac brun ?

D'abord estomaqué par cette tirade, mon père ne trouva tout simplement rien à répliquer.  Je surpris un peu plus tard un sourire malicieux dont il avait le secret, qui semblait vouloir dire : Bon, le jeune coq vient de pousser son cocorico !  Mon père prenait souvent un malin plaisir à mettre mes idées à l'épreuve en se faisant l'avocat du diable, exercice salutaire dont je réalise aujourd'hui à quel point il m'a été utile pour forger ma pensée.  Je suis sûr que, d'abord désarçonné, il s'est ensuite senti fier de l'esprit de répartie et de l'argumentaire de son fils.  Il ne me l'a pas dit, il n'en avait pas besoin.  Entre un père et son fils, parfois, un sourire suffit.

Il existe cependant des leçons que nos parents nous donnent malgré eux.  Au fil des ans, j'ai toujours décidé que, contrairement à la philosophie de mon père, ma vie serait toujours devant moi.  Jusqu'au bout.

jeudi 17 janvier 2013

Le mariage pour tous à toutes conditions ?

Si l'on en croit les récents comptes rendus de la presse française, il y aurait eu, ce 13 janvier, dans les rues de Paris, entre 340 000 manifestants, selon les autorités policières, et 1 000 000, selon les organisateurs de l'événement, à s'opposer à la légalisation imminente du mariage pour tous mise de l'avant par le gouvernement de François Hollande.  On n'hésite pas à parler d'une mobilisation historique, la plus importante depuis celle de 1984 sur l'école libre.  Par mariage pour tous, expression diplomatique et ô combien prudente, il faut comprendre mariage des couples homosexuels et, implicitement, droit à l'homoparentalité, aspect du projet de loi qui suscite les plus vives réactions.  

Le gouvernement français ne l'aura 
pas facile dans ce débat...
De leur côté, les tenants du projet de loi, n'avaient réussi à réunir, le 16 octobre dernier, que 60 000 manifestants en appui au président français, selon les autorités policières, 150 000, selon les participants. N'est-il pas curieux, pour ne pas dire significatif, que le nombre le plus conservateur d'opposants au projet de loi, celui estimé par la police, représente plus du double du chiffre, maximal, de ses aficionados, revendiqué par ces derniers ? Car enfin, ce n'est pas dans le sud profond des États-Unis que ces événements se sont déroulés, mais bien en France, un pays qui s'enorgueillit de son identité et de son passé dits progressistes.  On pourrait bien sûr rétorquer que gays, lesbiennes et tutti quanti sont minoritaires, d'où le nombre inférieur de supporters, mais de nombreux hétérosexuels se disent en faveur de ce nouveau projet de société.  Où étaient-ils donc ce 16 octobre ?

Il n'y a pas si longtemps encore, j'étais sans réserve favorable au mariage gay et à la parentalité par des couples gays ou lesbiens, pour peu que la compétence parentale soit au rendez-vous.  Après tout, si deux individus de même sexe veulent se marier, en quoi cela nous empêche-t-il de respirer ?  Par ailleurs, la compétence parentale serait-elle exclusive aux hétérosexuels ?  L'hétérosexualité n'a jamais représenté un garantie contre les abus physiques ni sexuels envers les enfants, pas plus que le fait d'être homosexuel ne constitue un passeport pour la pédophilie.  Trois événements récents m'ont cependant ébranlé dans mes convictions, et contraint à un examen plus approfondi de la question qui, jusqu'ici, me semblait aller de soi.

Deux lesbiennes et un garçon... manqué ?

C'est fou ce que les médias officiels sont pudiques sur ce type d'événements. Pouvez-vous m'en citer un au Québec qui ait fait état de cette nouvelle tout à fait déconcertante à l'effet qu'un couple de lesbiennes ait demandé et obtenu de la justice californienne de procéder au changement de sexe du garçon, maintenant âgé de 11 ans, qu'il a adopté ?  Oui, vous avez très bien lu. 

Une photo de famille qui respire 
la joie de vivre...
C'est toutefois par le Daily Mail que certains lecteurs ont pu apprendre que Thomas Lobel, le gamin en question, prendra bientôt des hormones afin de réfréner la progression de sa masculinité et qu'il devrait un jour passer au bistouri afin de subir une opération chirurgicale appelée vaginoplastie en vue de se faire enlever le pénis.  La raison ?  Selon les deux mères attentionnées, Pauline Moreno et Debra Lobel, le petit n'accepterait pas son identité, ni son corps de garçon, et se sentirait même une petite fille depuis toujours.  Il aurait même tenté  de mutiler ses parties génitales et préférerait porter des vêtements féminins.  Ces dames assurent, diagnostiques de psychiatres à l'appui, que Tammy - car c'est ainsi maintenant qu'il - ou elle ? - se nomme, risquerait d'attenter à sa vie une fois adolescent, s'il continuait à se voir privé d'un vagin bien à... lui. 

Il est difficile, voire impossible, de savoir en détail par quel audacieux processus psychiatres et parentes en sont venus à une conclusion aussi surprenante, ni comment un enfant aussi jeune puisse déjà se voir en mesure de prendre une décision si cruciale pour son développement, encore moins de concevoir comment deux présumées mères puissent se sentir suffisamment confiantes dans leur, oh pardon, dans le choix de leur rejeton de vouloir devenir fille au point de tout mettre en œuvre pour le concrétiser.  

Ces femmes sont-elles certaines que le petit n'est pas victime d'un mimétisme insidieux, qu'il ne tente pas de se conformer à des attentes non formulées que ses deux prétendues mères, malgré elles, auraient pu distiller en lui ?  Quelle perception des hommes Debra et Pauline ont-elles ?  Si elle était négative, se peut-il que le garçon puisse en arriver à renoncer à son identité masculine pour conserver l'amour de celles qui sont devenues son unique point de référence - et d'identification - à l'aube de sa jeune existence ?  Les psychiatres impliqués dans le processus transgénique ont-ils sérieusement considéré ces aspects cruciaux avant de donner leur aval à un projet aussi téméraire ?

Thomas, huit ans, 
et bientôt Tammy, 11 ans.
Si, comme c'est très possible, la décision est prématurée, Thomas-Tammy pourrait bien plus tard donner un sens nouveau à l'expression garçon manqué...  Gardons-nous cependant de considérer que ce danger d'une opération radicale et précipitée ne guette que les garçons ou que les enfants de couples lesbiens.  En Australie, une gamine de 12 ans s'était vue autorisée dès 2008 à changer de sexe contre l'avis de son père.  

La mère, dont on ne sait si elle est toujours en couple avec le père, un autre homme, une conjointe ou si elle est célibataire, a cependant eu le dernier mot, devant le tribunal de Melbourne : sa fille a pu subir, comme Thomas, après elle, un traitement hormonal afin de freiner sa puberté, avant de pouvoir recevoir des injections de testostérone aux trois mois.  Ce n'est pas avant 18 ans, donc bientôt, qu'elle pourra recevoir la greffe d'un pénis artificiel.  

Une question, comme ça : imaginons la même situation, mais avec une mère qui s'oppose et un père qui revendique le changement de sexe pour sa fille, ce dernier aurait-il eu gain de cause ?  N'aurait-on pas alors dénoncé, dans les médias officiels, le père indigne désireux de charcuter ainsi sa progéniture ?


De la sensibilisation au prosélytisme... 


Il est curieux de constater à quel point certains lobbies s'avèrent les premiers à reproduire à leur compte les travers qu'ils prétendent combattre.  Prenez le lobby lesbien, gay, bisexuel et transsexuel (LGBT), par exemple.  Non contentes de se plaindre, non sans raison, de la discrimination dont les minorités qu'elles représentent sont victimes, certaines associations militantes vont pourtant jusqu'à inverser les rôles et à présenter comme le mal absolu l'homme blanc hétérosexuel et de souche.  Les préjugés réducteurs jouent à la chaise musicale.

L'incohérence n'étouffe 
pas ces lobbyistes...
Comme un malheur, ou une imposture, ne vient jamais seul, le féminisme d'État appuie ces activistes, allant jusqu'à se prononcer contre la garde partagée tout en défendant le mariage gay et l'homoparentalité.  Si de telles positions ne révèlent pas que les parents homosexuels font, à leurs yeux, de meilleurs parents que les hétérosexuels de sexe masculin, je ne sais quelle évidence saura ouvrir les yeux du public.  Sous prétexte de revendiquer la tolérance, ne devient-il pas flagrant que l'on fasse la promotion d'un prosélytisme désireux de substituer l'homoparentalité à l'hétéroparentalité ?  
Un slogan, qui a fait récemment la une des médias français, est à cet égard révélateur : Mieux vaut une paire de mères qu'un père de merde !  Il faut le lire pour le croire.  Curieux, tout de même, qu'on n'ait pas mentionné les paires de pères... La question qui s'impose, devant pareille profession de foi, est la suivante : une couple homosexuel offre-t-il vraiment un environnement familial plus propice à l'épanouissement et au développement des aspirations légitimes d'un enfant qu'un couple hétérosexuel et ce, dans un milieu sécuritaire et harmonieux ?

Sans doute pense-t-on, chez ces esprits appelés à tort progressistes, que les parents homosexuels offrent des compétences plus pacifiantes et conciliatrices, par leur exemple même  ?  Statistique Canada fait tinter un tout autre son de cloche : Lorsqu’on examine plus particulièrement ceux et celles qui se sont dits gais, lesbiennes ou bisexuels, on constate qu’ils affichent des taux plus élevés de violence conjugale5,6 , que les hétérosexuels. En effet, 
15 %3 des gais et lesbiennes et 28 % des bisexuels3,7 ont déclaré avoir été victimes de violence conjugale par rapport à 7 % des hétérosexuels. Ces résultats concordent avec ceux de recherches antérieures (Cameron, 2003). 

Mais il y a pire, qui concerne les enfants, et cette citation me vaudra certainement l'accusation d'homophobe, puisqu'elle fait état d'un taux d'agressions sexuelles sept fois plus élevé  des agresseurs homosexuels que chez les agresseurs hétérosexuels, ce qui n'empêche pas qu'en nombre absolu, ces derniers soient plus nombreux.  C'est en proportion de leur population que les agresseurs homosexuels se... distinguent des agresseurs hétérosexuels.  Les enfants de sexe masculin resteraient, et de loin, leurs principales victimes, une réalité passée sous silence par nos Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (calacs) qui préfèrent ne voir de victimes que chez les femmes et les filles, malgré les scandales endémiques de pédophilie impliquant notamment le clergé catholique.


Des victimes ignorées...
Il ne faudrait pas passer sous silence les crimes de violence menant à la mort, comme celui, passé inaperçu de nos médias en 2006, mais publié dans The Star, journal sud-africain, de ce garçon âgé de quatre ans tué par une mère lesbienne parce qu'il refusait de l'appeler Papa.

Bien sûr, les couples hétérosexuels sont loin d'être tous sans reproche, mais avant de donner des leçon de vertu et de s'improviser autorité suprême dans l'art d'élever des enfants, le lobby LGBT aurait intérêt à s'informer sur ses propres réalités et lacunes.  Une telle démarche pourrait l'amener à une salutaire humilité.

Un loup dans la bergerie...

Voilà encore une manchette digne d'intérêt passée sous silence par nos médias.  Les faits, survenus il y a trois ans, n'ont été que très peu diffusés,  Figurez-vous que James Rennie, 38 ans, directeur très en vue d'une association LGBT écossaise, LGBT Youth Scotland, a été condamné pour pédophilie aggravée en décembre 2009.  Ce militant fervent - pour dire le moins - du mariage gay et de l'adoption pour ces couples, avait été arrêté pour avoir abusé sexuellement, notamment, du bébé d'amis qu'il connaissait depuis 15 ans.  L'enfant a été violé pendant trois ans dès l'âge de trois mois par le militant et ses crimes ont été diffusés par celui-ci auprès de ses complices, arrêtés eux aussi.  

Ce qui laisse un goût amer dans cette histoire, chez les militants sincères - je crois toujours qu'il y en a - du mariage gay et de l'homoparentalité, c'est d'apprendre que pareille crapule puisse avoir joué, par ses contacts avec des parlementaires écossais, et jusque avec Tony Blair lui-même, ancien premier ministre britannique, un rôle d'importance dans l'évolution du droit anglais et écossais vers la reconnaissance de l'adoption pour les couples du même sexe.  On ne peut imaginer pire porte-parole. 


Le lobby LGBT, avant les enfants ?

Malgré ces faits divers, je reste persuadé que l'union de couples de même sexe ne regarde qu'eux, et que s'ils tiennent à vivre celle-ci entre les liens du mariage, eh bien, grand bien leur fasse !  Je crois également que certains homosexuels possèdent des compétences parentales comparables aux plus doués parmi les hétéros.  Là où je ne marche plus, c'est dans l'absence de débat franc sur la question qui permettrait de baliser une initiative qui se prétend à tort progressiste, mais qui trahit de plus en plus un parti pris où les droits des minorités sexuelles l'emportent sur celles de l'enfant, comme si l'homoparentalité ne représentait non seulement une option valable, mais le choix optimal.  

James Rennie, leader LGBT pédophile.
Car enfin, quand, dans les échanges passionnés que la question de l'homoparentalité soulève, s'interroge-t-on sans parti pris, du côté du lobby LGBT, sur l'impact d'un tel choix de société sur l'avenir de nos enfants, qui représente celui de nos sociétés ?  Comment se fait-il que le simple fait de vouloir prévenir des dérives flagrantes comme celles de Thomas-Tammy, de l'infiltration d'individus sans scrupule, voire criminels, parmi les défenseurs de l'homoparentalité, de problématiques propres à l'homosexualité ou de la misandrie du lobby LGBT doivent immanquablement nous attirer des accusations d'homophobie, d'intolérance et d'arriération ?

Au Québec, le mariage gay et l'homoparentalité sont passés comme lettre à la poste, sans aucun débat.  Nous sommes si ouverts d'esprit.  Entre l'absence de débat québécois et le chantage à la culpabilisation français envers quiconque ose s'insurger ou seulement critiquer cette initiative, il ne se trouve aucun pilote dans l'avion.  Or le vol est en cours et l'avion pourrait bien, sans plan de vol, s'écraser.  Ce sont les enfants, indéniablement, qui seront les premières victimes du désastre.

Mon opinion sur l'affaire Lindsay Clancy, triple meurtrière de Cora, Dawson et Callan

Grok est un outil formidable.  Il a su, mieux que moi. résumer en peu de mots mon point de vue sur l'affaire Lindsay Clancy, cette meurt...