samedi 18 décembre 2010

Féminisme québécois : la revanche des ballons de plage…

Il n’y a rien qui irrite davantage une féministe radicale que de voir un homme tenter de psychanalyser les femmes.  Alors, pourquoi ne pas tenter l’aventure ?  À en croire ces dames si facilement irritables, il s’agit d’un crime de lèse-majesté, d’un acte d’hérésie, d’une atteinte à la digité de la femme ou Dieu sait quel outrage encore.  Admettons que Freud a bel et bien commis quelques impairs notoires dans son exploration de la psyché féminine, mais il faudrait en revenir. 

À mes yeux, comme à ceux d’un nombre grandissant de simples citoyens ou de penseurs qui méditent à leurs moments perdus sur ce phénomène social, pour ne pas dire sur cette maladie de société qu’est devenu le féminisme dominant, la nécessité d’esquisser une ébauche de portrait-robot de la féministe radicale s’impose.  Au fond, j’aurais dû m’y essayer avant.  Après tout, bien étudier un délinquant reste indispensable si on veut l’amener à de meilleurs sentiments ou, à tout le moins, à l’empêcher de nuire.  Il nous faut donc circonscrire, avant de circonvenir.

Un fléau mondial

Qu’il s’agisse du féminisme d’État, qui détrousse le contribuable en faisant reculer les droits des hommes, ou du féminisme communautaire, celui de la FFQ, des CALACS et des maisons d’hébergement, aussi onéreux, qui les démonisent avec passion, ce cancer collectif a contaminé notre système d’éducation, dont les garçons restent les grands oubliés, notre système de santé, qui ignore toujours les besoins des hommes, et notre système judiciaire qui lui, n’oublie pas les hommes, qu’il se plait à détruire moralement tout en les appauvrissant au profit d’ex-conjointes souvent vindicatives et sans scrupules.

Que vous alliez en France, en Belgique, en Suisse, en Grande-Bretagne, en Suède, bref, dans tous les pays où le féminisme d’État étend ses tentacules, vous découvrirez les mêmes reculs, les mêmes abus de pouvoir et la même froideur méprisante ou la même cruauté misandre de ses porte-parole envers le « mâle blanc ».  Vous retrouverez également des groupes d’hommes, de pères surtout, qui porteront les mêmes revendications, en employant presque les mêmes termes.  Le problème étant mondial, les solutions devront le devenir également.  Ce qui me ramène à mon propos initial : mais qui sont donc ces primas donnas de la « condition féminine », à quoi ressemblent les ressorts profonds de leur psyché ?

Dis, dessine-moi un ballon de plage…

Rien de mieux qu’une bonne métaphore pour brosser un portrait général.  Tiens, dessinons un ballon de plage, et méditons sur ce qu’il pourrait symboliser.  L’été, cet objet commun amuse, sur la grève.  Les enfants rient en lui donnant des coups de pied, les adultes le font danser dans l’air avec insouciance.  Bref, il divertit et personne ne se soucie vraiment de son sort, l’été fini.  Après tout, qu’est-ce que peut bien ressentir un ballon de plage, ce gros machin multicolore, que l’on rangera sans regret, à l’automne, dans une remise, un garage ou un grenier, avec la poussière, l’humidité, le froid et les araignées pour toute compagnie ?

Avouez que si notre ballon était doté de sensibilité, il aurait de quoi éprouver de la tristesse de se voir traité aussi cavalièrement, sans égard à ses sentiments.  Il se sentirait exclu, oublié de ceux qui s’amusent.  Peut-être concevrait-il de la rancœur à leur égard, le ballon de plage, et voudrait-il leur faire payer leur insouciance, leur froideur et leurs coups de pied ?

Qui n’en a pas connu ?

Reculez dans vos souvenirs, et vous en trouverez, de ces jouets.  Pas ceux avec lesquels on s’amuse l’été.  Non, je parle de ces laissés pour compte sans charisme qui, se sentant investis d’une illusoire royauté morale ou intellectuelle, finissent par concevoir de la rancœur envers ceux de qui ils auraient aimé se voir acceptés, admirés ou désirés.  On en trouve des deux sexes mais, comme je ne voudrais pour rien au monde manquer cette occasion de passer pour misogyne, et que mon propos touche de toute façon les féministes radicales, je poursuis. 

Les trois grâces du féminisme québécois

Si l’on se concentrait sur trois figures de proue du féminisme québécois des dernières années ?  Je ne compte pas Mme Conradi, trop nouvellement arrivée à la FFQ pour que l’on puisse en dégager une perception claire, hormis que sa présidence ne s’annonce pas de tout repos. Michèle Asselin, sa prédécesseure, Christiane Pelchat, la présidente du Conseil du statut de la femme, et ma petite meilleure, Anne-France Goldwater, avocate et féministe radicale autoproclamée, me paraissent des sujets d’observation inespérés.  Je pourrais ajouter Lise Payette, mais il faudrait une chronique entière rien que pour elle.

Regardez-les.  Je sais, ça demande du courage, mais faites tout de même un effort.  Il ne vous reste plus qu’à superposer ma thèse si audacieuse du ballon de plage pour découvrir qu’elles sont atteintes de ce syndrome.  Au fond, est-il besoin d’ajouter quoi que ce soit pour saisir les motivations profondes de ces femmes fondamentalement hostiles aux hommes ?

Pistes de solution

Vous me direz : si une personne atteinte d’un problème aussi sévère de perception et d’estime de soi refuse de reconnaître son état, les solutions deviennent illusoires.  Vous avez raison, mais quoi de mieux à faire que d'en chercher, en ce samedi glacial ?

Soyons francs : le physique de mes trois cobayes n’a rien à voir avec celui d’une reine de beauté.  Est-ce là le cœur du problème ?  J’en doute fortement.  Quantité de femmes ne sont pas plus avantagées sans pour autant dégager cette aura de virago éteinte et sans attrait.  Nombreuses ont su développer leur personnalité à leur avantage et expriment un charme authentique qui repose sur autre chose que l’apparence.  Elles n’ont, par conséquent, peu ou aucunement éprouvé le sentiment de rejet inhérent à  toute personne envahie par le syndrome du ballon de plage.

Vous me direz qu’il faut se garder des généralisations abusives, mais je crois fermement que, derrière l’hostilité incompressible dont les féministes radicales accablent la gent masculine, le malaise que j’ai tenté de définir occupe une place de choix.  Aux hommes, elles reprochent de ne pas avoir réussi à s’aimer elles-mêmes.

Je serais bien mal placé pour condamner la critique des travers que l’on prête au sexe opposé et ce, que l’on soit homme ou femme.  Cette attitude n’est cependant pas incompatible avec l’amour.  Quand on en arrive par contre à s’attaquer aux droits légitimes des hommes et des garçons parce qu’on ne réalise pas qu’on traîne les mêmes problèmes depuis toujours, on vit alors isolée de la moitié de l’humanité.  Pour cette raison, mesdames les radicales, c’est encore plus vous-mêmes que la gent masculine, que vous finissez par « faire payer »...

2 commentaires:

Suzanne a dit…

Parler de ballon de plage quand il fait tout blanc dehors me glace un peu les sangs... Je ne voudrais pas refroidir tes ardeurs, mais ta sortie me semble quelque peu radicale (sans jeu de mot vaseux relatif à des mouvements québécois que je n'ai pas l'eure de connaître). Il me semble que sous nos contrées (50°Nord en ce qui me concerne), les ballons de plages sont souvent de sexe féminin... Si tu remplace ta métaphore de l'été par une période quelque peu plus longue, tu verras que les ballons de plage se font souvent remplacer par les jouets plus modernes ou "mieux calibrés". Je ne connais évidemment pas les étoiles du féminisme québécois et il est possible qu'elles en tiennent une couche mais le sentiment d'abandon que tu leur attribues tient peut-être aussi du ballon de plage, non ?
Suzanne

Olivier Kaestlé a dit…

Mais tout à fait, Suzanne. C'était d'ailleurs la raison de cette métaphore. Bien sûr, on peut trouver, d'ailleurs avec raison, que j'ai choisi délibérément des victimes qui correspondent on ne peut mieux à ce sympathique joujou, mais il faut bien admettre que, s'il fallait dresser un top five des féministes québécoises les plus influentes, ces trois là en feraient partie.

Je conçois par contre que, aux yeux d'une Bruxelloise, ces femmes ne signifient pas grand chose, hormis les photos de leurs gracieuses physionomies dont j'ai agrémenté cette chronique. Pour ce qui est de notre été, ma fois, trop court, on ne peut rien y changer et il serait injuste de rendre le féminisme radical responsable de la température...

C'est amusant, je rentre du boulot à l'instant, et je pensais précisément à ta perception européenne du féminisme et des femmes québécoises... Et en arrivant, voilà ! Merci de ton commentaire. Toujours un plaisir d'avoir de tes nouvelles.