La CLASSE : vers une tournée de jeunes croulants
Cinquante
ans après leur formation, les Rolling Stones pourraient bien célébrer leur atypique anniversaire par une nouvelle tournée, a récemment laissé
entendre Mick Jagger, 68 ans, une possibilité que son complice de
toujours, Keith Richards, du même âge, avait lui-même déjà évoquée. N’y a-t-il pas
quelque chose de renversant dans la longévité de ce groupe mythique, et
dans la volonté de ses membres de vouloir à nouveau remettre ça ?
Cette perspective me trottait en tête, à la suite de la nouvelle beaucoup moins emballante de la tournée imminente de la Coalition large pour l’association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE). Les rockers ont, malgré leur âge, toujours leur talent à offrir tandis que les étudiants, inféodés à la CLASSE, ne font que brandir leurs revendications utopistes. Lesquels sont les plus « sautés » ?
Cette perspective me trottait en tête, à la suite de la nouvelle beaucoup moins emballante de la tournée imminente de la Coalition large pour l’association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE). Les rockers ont, malgré leur âge, toujours leur talent à offrir tandis que les étudiants, inféodés à la CLASSE, ne font que brandir leurs revendications utopistes. Lesquels sont les plus « sautés » ?
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| Les Stones, beaucoup plus jeunes que la CLASSE... |
Tout en ne se réclamant officiellement d’aucun parti politique, l’association étudiante radicale vient de publier dans Le Devoir un « manifeste » où la pensée magique alterne avec un idéalisme béat et un nihilisme obstiné dont les accents ne sont pas sans évoquer Le capital,
de Marx et Engels et, nécessairement, le programme de Québec solidaire,
dont les destinées restent étroitement liées au parti communiste du
Québec (PCQ). Quiconque d’ailleurs adhère à cette dernière instance
devient automatiquement membre du parti d’Amir Khadir et de Françoise
David, que ça lui plaise au non. Voilà une conception particulière de
la démocratie dont la finesse échappe inexorablement aux non-initiés.
Apartheid des premières nations ?
C’est en lisant Les faces cachées d’Amir Khadir,
de Pierre K Malouf, que l’on découvre une réalité que les médias ne
nous ont pas transmise : le député de Mercier considère qu’Israël
pratique une politique d’apartheid envers les Palestiniens et affirme,
dans le même souffle, que Québec fait de même avec les premières
nations. Sans aller jusqu’à employer le même vocable, la CLASSE
considère que le gouvernement libéral et les compagnies prenant part au
plan Nord bafouent des droits légitimes, comme si aucune négociation
territoriale n’avait eu lieu, comme si nulle entente n’avait jamais été conclue entre Québec et les représentants autochtones. Qu'il y
ait parfois litige entre deux parties entraîne-t-il obligatoirement un abus de
pouvoir ?
On préfère brandir le spectre de l’oppresseur néolibéral, auquel résiste tant bien que mal un peuple menacé : « Heureusement,
les peuples autochtones, délogés par chaque nouvelle prospection,
résistent à ce vol continuel. Si certains projets d’exploitation sauvage
ont pu être mis sur pause, c’est parce que des femmes et des hommes ont
osé les défier. Ils et elles ont su résister à ce pillage des
ressources, malgré les discours catastrophistes affirmant que notre
survie économique dépend de l’exploitation rapide, à tout prix, de notre
sous-sol. »
Et
de l’oppression aux Amérindiens, on passe à celle des femmes : « Pour
se satisfaire, cette clique procède de manière coloniale, sans consulter
personne. Loin des caméras, pauvres et donc facilement oubliées, les
femmes autochtones sont les premières victimes de cette vente au
rabais. »
Les éternelles victimes
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| Comment peut-on, en 2012, encore pleurer sur le sort des femmes universitaires ? |
La
CLASSE ne s'arrête pas en aussi bon chemin. Alors que, de la
maternelle à l’université, les besoins spécifiques des filles ont depuis
des décennies priorité sur ceux des garçons, avec les résultats que
l’on sait, soit un décrochage masculin endémique, la CLASSE, hypocrite,
ignore délibérément les programmes de discrimination positive favorisant
les filles et les bourses d’études offertes aux étudiantes s’aventurant
dans des domaines non traditionnels. Elle se garde bien de dénoncer
l'absence de mesures équivalentes pour les garçons. Son discours
misérabiliste n’est pas sans évoquer celui de la Fédération des femmes
du Québec (FFQ) succursale féministe de QS, dont Françoise David,
ancienne présidente, semble avoir conservé ses prérogatives de
belle-mère. Malgré le pourcentage nettement plus élevé de décrocheurs
chez les garçons et le fait que plus de 60 % des inscriptions
universitaires soient féminines, la FFQ soutient, sans davantage
d’explications, que le problème du décrochage féminin reste pire que
chez les gars.
La CLASSE emboîte le pas à ce concert en lamento majeur : « Nous
pensons qu’en tant que lieu de partage d’un savoir universel,
l’éducation doit abolir toute forme de discrimination et de domination
fondée sur le genre. Il s’avère pourtant qu’être femme dans ce système
est tout aussi difficile qu’être femme en société. Croire que la
reproduction de statuts inégalitaires est absente de l’école est un
leurre. Nous sommes écoeuré-e-s de voir que les professions
traditionnellement féminines sont moins valorisées en société et
qu’elles sont encore étudiées majoritairement par des femmes. Nous
sommes nombreuses dans les salles de classe de baccalauréat, mais
combien d’entre nous gravissent les plus hautes marches de l’escalier
universitaire ? »
Revendiquer
en vue d’une meilleure reconnaissance sociale et salariale, est-ce bien
le rôle d’une association étudiante ? Ne s'agit-il pas plutôt d'une
prérogative syndicale ? Des efforts
considérables n'ont-ils pas déjà mené à ce que le revenu moyen des femmes, selon
Emploi et solidarité sociale, atteigne désormais 86 % de celui des
hommes, et à ce qu'il en représentera sous peu, toujours selon le même ministère, 94
% ? Peut-on éternellement faire comme si aucun progrès n’avait été
accompli depuis 1966, année de la fondation de la FFQ ?
CLASSE et QS, vraiment aucun rapport ?
Il
arrive parfois que, plus on se cache, et plus on se trahit. La CLASSE a
beau se prétendre apolitique, il existe certains mouvements de
personnel qui laissent songeur, surtout après avoir pris connaissance
des similitudes idéologiques dépassées pour le moins flagrantes entre
l’association étudiante et le parti de Khadir et David.
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| Khadir et David, le dynamique duo de QS. |
Par
exemple, Renaud Poirier St-Pierre, ancien attaché de presse de la
CLASSE et Gabrielle Brais Harvey, ancienne coordonnatrice aux relations
et communications de la FECQ devaient publier ce 14 juillet dans Le Devoir une lettre d’opinion témoignant
d’un appui sans faille à Québec solidaire : « Depuis 2007, Québec
solidaire s’efforce de bâtir un Québec différent et a fait preuve d’une
sincère solidarité avec le mouvement étudiant. Amir Khadir a été le
premier député à porter le carré rouge. Il l’a fait par principe et
conviction, et non pas par nécessité de marquer son opposition. Jamais
Québec solidaire n’a laissé tomber notre mouvement. Ce parti aspire,
tout comme nous, à un arrêt des réformes néolibérales et à
l’instauration de mesures de justice sociale comme la gratuité
scolaire. »
Et
nos militants d’espérer, à défaut d’une prise de pouvoir, une percée de
QS aux prochaines élections : « Cependant, il est tout à fait réaliste
de penser faire élire des députés dans des circonscriptions
montréalaises comme Hochelaga-Maisonneuve, Sainte-Marie -Saint-Jacques,
Laurier-Dorion, Gouin et Rosemont. »
Un problème de crédibilité
La
CLASSE s’est à plusieurs reprises démarquée par une aptitude innée à se
tirer dans le pied : refus obstiné de condamner la violence, pour
finalement le faire, mais du bout des lèvres, refus de collaborer avec
les autorités dans la planification de leurs manifestations, ouvrant la
porte à l’intrusion de casseurs, pour jouer ensuite aux innocentes
victimes, recours à l’intimidation envers les étudiants désireux de
poursuivre leurs études, volte-face envers les humoristes venus les
soutenir en traitant certains d’entre eux de sexistes et d’homophobes,
obtention non désirée d’un « reconnaissance » douteuse, mais hilarante,
par les raéliens, représentent autant de faits d’armes qui disqualifient
le regroupement de Gabriel Nadeau-Dubois auprès du public, qui continue
d’appuyer inexorablement la hausse.
Ne
manque plus à la CLASSE que de se voir associée à Québec solidaire, dans
un contexte ou son seul représentant élu vient de faire l’objet d’un
essai dévastateur, après avoir perdu encore davantage de crédibilité par des
déclarations relevant de la mythomanie, s’être fait arrêter lors
d’une manifestation illégale et avoir prôné la désobéissance civile sans
nécessité. Les résultats sont là : un récent sondage donne Amir Khadir
bon avant-dernier, juste devant Jean Charest, qui ferme la marche du
palmarès des politiciens les plus populaires du Québec.
Pas
de doute, avec pareil allié, la CLASSE ne tardera pas à apprendre à ses
dépens que l’on ne peut s’imaginer éternellement au dessus de l’État au
point, comme l’a fait récemment Jeanne Reynolds, l’autre porte-parole
de l’association, de s’interroger à savoir si son regroupement reconnaîtra la
légitimité (sic !) des résultats de la prochaine élection. Mythomanie,
quand tu nous tiens… En attendant, les Stones, eux, rallieront les
suffrages…






Commentaires
Serge
Deux partis font de la condition masculine un enjeu de leur programme : le parti conservateur du Québec et Équipe autonomiste. Aucun ne prendra le pouvoir prochainement, mais ils représentent un signe dans la bonne direction.
J'habites à quelques pas du pont Jacques Cartier- LORD KNOWS combien de fois j'ai du héberger des policiers sur ma terrasse (anti-émeute, full gear, full weapons, WAR IS BREAKING LOOSE!!!)
And for what? La gratuité scolaire?
SÉRIEUX!?!
C'est CA votre gros bug?!?
Vous ne trouvez rien d'autre qui va mal dans votre société *que la petite augmentation qui vous affeecte VOUS* et c'est la-dessus que vosu remuez la province sans dessus-dessous???!!!???
Est-ce que ces personnes se rendent compte qu'ils demandent à une *large* partie de la population (plombiers, caissiers, chauffeurs de taxi, serveurs, électriciens, livreurs etc....) de payer encore PLUS de taxes de facon à ce qu'ils aient leur super-diplôme *GRATIS*!?!??!!
HELLO!!!!
HELLO????
God damn communists! Thay have a problem for investing in their own future but have NONE in tapping ME for it.
Screw them all. A red square is a pussy square.
Voilà une perspective qui n'est pas sans rappeler le programme de Québec solidaire, qui évoque de façon plus "subtile" ce "projet de société" avec l'expression "Dépasser le capitalisme". Les grand esprits se rencontrent sur les chemins de l'imbécillité.
Malheureusement, le balancier n'arrête jamais au milieu, de façon équitable. Alors que les femmes ont acquis le droit au marché du travail, au divorce, celui de voter, bref, à leur autonomie légitime, notre société a basculé ensuite vers une tendance outrageante aux passe-droits, à la discrimination positive, au droit pour certaines femmes sans scrupule, d'écraser légalement leur ex par des exigences monétaires sans fin, le rapt des enfants et le harcèlement judiciaire qui en découle. Triste bilan, en effet, dont les outrances ne suffisent pas aux illuminés de la CLASSE, et consternantes perspectives...