vendredi 14 août 2015

En 2033, Québec solidaire défend le droit des musulmanes à mourir dans la dignité…

Les premiers ministres Françoise David et Amir Khadir
Bienvenue à cette nouvelle incursion dans le Québec féministe du futur. Nous sommes présentement en l’an de grâce 2033 et Québec solidaire, dirigeant désormais un État socialiste et souverain, est devenu plus que jamais un modèle progressiste pour le reste de l’Occident, malgré une performance économique inavouable. On ne peut pas tout avoir et c’est heureux, puisque le simple fait de vouloir posséder quoi que ce soit reste une tare capitaliste aux yeux des deux premiers ministres Françoise David et Amir Khadir. 

Heureusement, l’ancienne province canadienne peut compter sur le Programme de soutien économique aux nations féministes (PSÉNF) de l'ONU pour assurer son rayonnement toujours incertain. C’est d’ailleurs grâce à ce programme que l’État québécois a pu se libérer de sa dépendance aux revenus de péréquation d’Ottawa. « Vive l’autonomie de notre État souverain ! » devait récemment commenter à ce propos Mme David. 

Fini la lapidation ! 


C’est avec une émotion à peine voilée que M Khadir et Mme David devaient recevoir récemment le prix Nobel de la Paix pour leur initiative visant le droit des femmes musulmanes à mourir dans la dignité. Rappelons que c’est à la suite d’une plainte de l’Amicale islamique des lanceurs de pierres gauchers du Plateau Mont-Royal que Mme David s’était publiquement interrogée sur la pertinence de tuer les femmes infidèles
, malgré sa tolérance envers le Centre islamique de rectification adultère du comté de Mercier, anciennement collège Maisonneuve. « Est-ce bien normal d'agir ainsi ? » devait-elle questionner. 

Jusque-là, la première ministre avait fait preuve d’un grand respect de la différence, allant jusqu’à participer à des séances d’excision en maintenant les bras de jeunes filles pré-pubères. « Me semble que la lapidation est d’une autre époque, » devait-elle cependant déclarer, perplexe, au porte-parole des lanceurs gauchers qui reprochaient à l’État québécois sa négligence à les pourvoir de pierres adaptées à leur singularité manuelle. 


Après de laborieux pourparlers avec les plus importantes associations musulmanes du Québec, dont le Collectif québécois contre l’islamophobie, toujours dirigé par son ami de longue date, Adil Charkaoui, Mme David en est arrivée à une solution de consensus, dans la plus pure tradition féministe dont elle n’a jamais cessé de se réclamer. 


En route vers une meilleure intégration...
« Jamais je n’abdiquerai mon action pour les droits des femmes et des communautés LGBT, quitte à les défendre jusqu’à la mort : la leur ! » devait renchérir celle qui avait obtenu la féminisation du nom de son comté en 2022. « C’est fini le temps barbare où une communauté punissait ses femmes adultères et ses homosexuels par lapidation.   Ces gens méritent le respect de leur sexe et de leur condition. Désormais, seule l’euthanasie par injection létale sera tolérée afin de régler le délicat différent domestique qu’est l’adultère et de gérer la tolérance islamique très relative envers la communauté LGBT. C’est ça, le respect de la différence que n’a jamais cessé de promouvoir mon parti ! »  

De la prostitution au soutien psychosexuel…  


Nous apprenons par ailleurs que l’État québécois étudie présentement un avis du Conseil du statut de la femme qui, tout en recommandant le maintien de la criminalisation des clients des prostituées - punissables de peine de mort par lapidation -, conseille au gouvernement d’accroitre l’accessibilité déjà existante pour les femmes âgées aux services personnalisés de soutien psychosexuel fournis par des thérapeutes formés à l’UQÀM, toujours aussi progressiste.

Nos ainées y ont droit...
Une certaine tolérance à l'hétérosexualité sera de mise, plusieurs ainées étant trop âgées pour avoir compris à temps que cette orientation sexuelle n'est que culturelle et non biologique.  Si elle est acceptée, cette mesure humanitaire sera financée par une augmentation d’impôt refilée aux citoyens majeurs de sexe masculin, hausse qui sera proportionnelle au nombre de thérapeutes engagés.

Vandalisme et reconditionnement
 

Hier soir, un individu de sexe masculin s’est vu infliger une amende de 1100 $ pour avoir uriné dans un parc du Plateau Mont-Royal. L’avis d’infraction se ventile ainsi : 100 $ pour le geste d’uriner; 500 $ pour avoir posé ce geste dans un parc rose réservé aux femmes et 500 $ pour avoir uriné debout. Le contrevenant sera de plus assigné à son centre de reconstruction identitaire féministe le plus proche pour 15 séances de reconditionnement. 

Qui l’eut cru ?  

Coup de théâtre à l’UQÀM. Un professeur et chercheur utérhomme dont il est interdit de révéler l’identité, vu l’immunité médiatique accordée aux féministes, a été lui aussi surpris en train d’uriner debout dans les toilettes de l’université montréalaise. C'est un visiteur également féministe, Simon Lapierre, de l’Université d’Ottawa, venu donner une conférence sur l’unidirectionnalité de la violence conjugale, qui a surpris l'individu en flagrant délire. 

Aussitôt alertée, une brigade rose du SPVM a été dépêchée sur les lieux afin de suspendre l’activité criminelle du contrevenant, surpris la braguette baissée, avant de procéder à son arrestation. 

On ignore si le féministe universitaire conservera ses postes d’enseignant et de directeur du Groupe interdisciplinaire de recherche sur l’antiféminisme. « Maudit stool ! » devait-il lancer à son dénonciateur avant de quitter l’UQÀM dans un panier à salade. 

Que d’action en 2033 ! Imaginez, s’il est vrai que souvent, la réalité dépasse la fiction… Et ce siècle n'est pas fini !

jeudi 13 août 2015

En 2032, des hommes seront punis pour agressions sexuelles par omission !

En poursuivant mon incursion dans le futur féministe, je viens de faire de nouvelles découvertes bouleversantes, instaurées dans le contexte si particulier de « l’égalité homme femme ».  Voici donc d'autres manchettes de l'année de référence 2032 ! 

Stationnement gratuit pour les femmes !

En route pour l'égalité !
Après l’abolition des taxes fédérale et provinciale sur les serviettes féminines, les protège-dessous, les huiles essentielles et lubrifiantes, les vibrateurs, les dildos, les shampoings, les savons, les cosmétiques pour femmes, les aliments diététiques, les magazines de mode, les soutien-gorge et les talons hauts, voilà que l’État québécois, par l’intermédiaire du ministère des Transports, vient de rendre gratuit pour les femmes le stationnement dans toutes les zones habituellement payantes. 

Afin de financer cette mesure progressiste, le tarif du stationnement pour hommes sera doublé, la moindre des choses, vu les nombreux privilèges dont ces salauds cis-genres disposent. Les femmes désireuses de se prévaloir de ce droit légitime n’auront qu’à se procurer une vignette pour personnes handicapées à la succursale de la Société d’assurance automobile du Québec la plus près de chez elles. 

Un nouvel espace rose… 

Après l’instauration des taxis roses, des autobus roses, des abribus roses, des restaurants roses, des terrasses roses, des salons de bronzage roses, des épiceries roses, des parcs roses et des zoos roses réservés à l’usage exclusif des femmes, le ministère du Travail et de l’Épanouissement féminin vient d’innover de son côté avec les masturba-zones roses, permettant aux femmes d’interrompre momentanément leur travail pour se soulager des inévitables tensions générées par leur emploi. Les hommes, quant à eux, pourront faire de même dans les ruelles attenantes à leur lieu de travail, des deux côtés de ces espaces, le ministère ayant généreusement tenu compte des gauchers.  

Enfin payées pour étudier !

Un pas de plus vers la grande roseur...
Après des luttes incessantes, l’Association pour une solidarité syndicale (ASSÉ) a enfin obtenu auprès du ministère de l’Éducation académique et sexuelle du Québec que les femmes soient rémunérées quand elles entreprennent des études supérieures. Un boni représentant 25 % de leur salaire de base de 50 000 $ par an sera consenti pour chaque enfant à la charge de l’étudiante, qu’elle soit monoparentale ou en couple. Le boni disparait instantanément par contre si la femme a pour partenaire de vie un homme hétéro-genré. Faut-il préciser que ces dispositions soutenant les femmes s’appliquent aussi aux membres de la communauté LGBT ? 

Comme on n’a rien pour rien et que l’argent ne pousse pas dans les arbres, les hommes blancs et cis-genres verront leurs frais de scolarité doubler pour financer cette mesure équitable représentant une nouvelle percée pour l’égalité. Aux quelques groupes d’hommes qui se sont élevés contre cette innovation qu’ils jugent, on se demande pourquoi, discriminatoire, la sous-ministre à l’Éducation et ancienne porte-parole dans ses jeunes années de l’ASSÉ, Mme Camille Robert, s’est exprimée en ces termes : « Ça a pas rapport, les hosties de mâles sont de moins en moins nombreux à l’université. Anyway, les gars vivent au dessus de leurs moyens intellectuels. » 

L’épargne-pension 

Une nouvelle mesure sociale avant-gardiste et préventive est présentement à l’étude au MEASQ : l’épargne pension. Depuis des années, on enseigne en effet dès le primaire l’épargne en incitant les enfants à mettre de côté des sous gagnés lors d’activités scolaires afin de les préparer au marché du travail et à leur vie d’adulte. 

L'avenir, ça se prépare tôt...
Le Fédération des femmes du Québec (FFQ) a toutefois soulevé une grave lacune dans notre façon d’élever les enfants en faisant valoir le concept d’éducation différenciée. Comment s’assurer qu’une fois adultes les hommes payent pension à la femme qui leur a été jumelée par l’État à la naissance ? « Il y a tant d’irresponsables chez les mâles cis-genres », d’affirmer Mme Sarah Labarre, présidente de cet organisme. Elle ajoute : « Si dès le niveau élémentaire, les garçons apprennent à mettre de côté leurs sous pour payer la pension qu’ils doivent à leur jumelée à titre de PPP (pourvoyeur privilégié patriarcal), pendant que les filles amassent des sous pour elles-mêmes, la pauvreté des femmes diminuera fortement ! » 

Il suffisait d’y penser… 

Les CALACSPO 

On assiste depuis plusieurs années à un refus de plus en plus obstiné de la part d’hommes psychologiquement violents de s’adonner à des relations hétéro-normatives. D’aucun pourraient dire qu’ils respectent la loi, puisque l’hétérosexualité est criminalisée depuis 2022. Ce serait sans compter avec un nouvel amendement à ladite loi qui criminalise désormais le refus de relations hétérosexuelles quand elles sont sollicitées par la femme. Ce refus est maintenant punissable par le code criminel canadien selon le délit d’agression sexuelle par omission.

Afin de combattre cette nouvelle forme de criminalité, l’État socialiste québécois vient de financer 50 nouveaux organismes appelés Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel par omission (CALACSPO). Ainsi, les femmes victimes de ces agressions sournoises qui ne laissent aucune marque sur le corps, mais qui meurtrissent à jamais la psyché féminine, pourront trouver refuge auprès d’une oreille compatissante et réparation auprès de leurs agresseurs.

Précisons par ailleurs que les hommes qui solliciteront des relations hétérosexuelles resteront de leur côté toujours punissables par la loi, la sexualité masculine en étant toujours une de violence et de bestialité.

Voilà qui fait le tour des nouvelles de ce mois d’août 2032. J’espère que vous pourrez ainsi mesurer tout le progrès accompli depuis l’époque de notre société hétéro-normative…

dimanche 9 août 2015

Bienvenue à l’éducation sexuelle homo-normative de 2034 !

Bienvenue dans le Québec de 2034 !
Dans le foulée de mes billets futuristes précédents, je poursuis avec cette nouvelle et audacieuse incursion dans un avenir féministe au Québec. Nous sommes présentement en 2034 et le féminisme est devenu la religion d’État chez nous comme en Occident de façon générale.  Ce mouvement salutaire est talonné de près, il est vrai, par l’islam politique, qui tentera de réduire son écart dans les intentions de votes aux prochaines élections provinciales.

Voici un tableau du futur imparfait et conditionnel semé de pressants impératifs qui nous attend, comme si notre passé avait été simple alors que les débats à l’Assemblée nationale ont été plus souvent composés de propositions subordonnées qu’indépendantes de l’idéologie féministe. Aujourd’hui, nous examinerons un élément primordial dans l’évolution des générations futures du futur : l'éducation et, plus particulièrement, les cours d’éducation sexuelle.

Que de chemin parcouru depuis les années 1970 où les seuls cours d’éducation sexuelle restaient si tragiquement hétéro-normatifs ! Aucune place pour les gays, lesbiennes et transsexuels et leurs besoins. Depuis la criminalisation de l’hétérosexualité en 2022, tolérée à seule fin reproductive, mais de moins en moins, chaque individu de sexe masculin étant tenu de faire cinq dons de sperme annuels, les cours d’éducation sexuelle, accessibles dès la maternelle, permettent aux enfants de choisir librement leur orientation sexuelle, à condition, bien sûr, qu’elle soit homo-normative.

Ainsi, dès l’âge de cinq ans, les garçons et les filles suivent désormais des techniques d’auto gratification leur permettant de découvrir leur corps dans un environnement présentant des images érotisées, bien sûr, mais tenant compte de l’évolution enfantine des élèves. Il ne faut rien brusquer ! Des éducatrices spécifiquement formées aident les enfants à identifier et à explorer leurs zones érogènes, loin de tous les tabous, et à apprivoiser le plaisir solitaire.

Dans son souci de respecter le cheminement et les limites de l’enfant, le programme du ministère de l’Éducation académique et sexuelle du Québec (MEASQ) juge approprié d’attendre le niveau élémentaire avant d’entreprendre les exercices sexuels interactifs. Bien sûr, des parents rétrogrades réfractaires à tout progrès féministe manifestent encore occasionnellement contre ces mesures progressistes dont seuls les musulmans peuvent obtenir une dispense par souci de respect de leur différence.

Ainsi, ce n’est pas avant la deuxième année élémentaire que les exercices de fellation entre garçons et de cunnilingus entre filles seront enseignés, bien sûr « avec un encadrement professionnel et respectueux du cheminement sexuel de chacun, » nous assure Mme Alexa Conradi, ministre du MEASQ.

Alexa Conradi, ministre du MEASQ
Restent plus que jamais à l’honneur les parades de mode de jupes et de robes pour les garçons, et les cours d’auto-défonce pour les filles, ceci afin de s’assurer que tous les vilains stéréotypes sexistes, triste héritage d’une société jadis patriarcale, restent à jamais enfouis dans un passé abominable qui ne doit en aucun cas ressusciter.

Comme partout en Occident les femmes ont le droit de se promener les seins nus, peu importe les saisons et les lieux, ce sont désormais les journées thématique Go Bottomless, organisées par Raël, toujours aussi inspiré, qui servent d’exercices de conscientisation aux adolescents de niveau secondaire. Aussi, c’est en se promenant fièrement le cul à l’air, que nos enfants, le Québec de demain, affichent leur refus des stéréotypes hétéro-sexistes et hétéro-normatifs qui ont si longtemps tenu notre État désormais socialiste sous le joug du patriarcat oppresseur.

La nécessité de cours d’Éducation sexuelle interactifs dès le niveau élémentaire s’était fait particulièrement sentir alors que l’organisme appelé Osons toujours le clitoris, d’inspiration française, avait imploré le gouvernement québécois de soutenir les femmes dans l’appropriation de leur corps et de leur sexualité.

On se souviendra d’incidents malheureux résultant d’initiatives maladroites d’auto-exploration génitale visant le découverte de ce si subtil organe du plaisir féminin, au cours desquels plusieurs militantes avaient dû être hospitalisées, les narines lacérées ou l’anus déchiré. À l’évidence, des cours structurés facilitant la découverte du plaisir sexuel étaient devenus une priorité au MEASQ.

Bien sûr, il existe toujours des dissidents réfractaires à notre société désormais homo-normative. Ainsi, des élèves sont parfois surpris en flagrant délit d’activités hétérosexuelles. La responsabilité des parents est la plupart du temps clairement identifiée et des intervenantes sociales de la DPJ procèdent normalement par le retrait des enfants aliénés de leur milieu familial et le placement en foyer d’accueil.

Des camps de reconditionnement homo-normatifs ont été récemment mis sur pied afin de soutenir l’enfant en proie aux stéréotypes sexuels déviants. Grâce à cette initiative louable, une existence fragile et malléable pourra marcher dans le vérité pro LGBT de notre société progressiste. À certains esprits pingres qui ont prétendu que l’État n’a pas à investir l’argent du contribuable de façon aussi inconsidérée, la ministre de la Santé et des Services sociaux des femmes, Mme Manon Massé, devait rétorquer : « Le cheminement d’un enfant, loin du patriarcat oppresseur, n’a pas de prix ! » Et vlan !

Manon Massé, ministre du MSSSF
Comment ne pas voir dans un tableau aussi rose tout le bénéfice, pour les générations à venir, apporté par le progrès féministe et ses valeureuses militantes ? Cet aspect enthousiasmant, l’éducation de nos enfants, n’est qu’une facette parmi tant d’autres qui nous attendent si ce mouvement porteur de changement social poursuit sa lancée victorieuse et signifiante. Comment ne pas se laisser griser par la frénésie générée par tant de progrès humanistes ?

C’était juste une question…

jeudi 6 août 2015

Le Huffington Post me montre la sortie…

Hier en fin d’après-midi, j’ai reçu le courriel suivant de Geoffrey Dirat, journaliste responsable des blogues au Huffington Post, un média qui se dit ouvert à « des analyses et des points de vue multiples sur l'actualité » :


Geoffrey Dirat
Bonjour Olivier,
 
Après avoir publié plusieurs de vos billets sur le sujet, nous avons décidé de nous retirer du débat "masculinistes vs féministes".
 
Nous allons donc mettre un terme à votre blogue sur le Huffington Post Québec.
 
Merci pour vos contributions de ces deux dernières années, qui resteront accessibles sur notre site.

En espérant que vous comprendrez notre décision

Bonne continuation

Geoffrey Dirat
Journaliste responsable des blogues
Le Huffington Post Québec
(514) 843-1366
@geoffreydirat
Suivez-nous: @HuffPostQuebec

 
Vous dire que j’ai été étonné d’une telle décision serait mentir. Je l’avais été bien davantage quand le Huffington Post m’avait offert une tribune il y a presque deux ans. Depuis, je me suis souvent dit que celui qui avait pris pareille décision devait carburer aux antidépresseurs, tant ma prose que les sujets que j’aborde sont contraires à la rectitude politique de gauche dont s’enorgueillit ce journal qui se définit comme « progressiste ».
 
Combien de fois n’ai-je pas imaginé M Dirat ou M Patrick White, éditeur et rédacteur en chef de ce vénérable média, appréhender mon prochain envoi et le lire, armé d’une bouteille de Bepto-Bismol et le regard vitreux.
 
Il n’y a pas que le sujet qui dérange…
 
Suis-je paranoïaque ?
J’ai plus d’une fois constaté dans Facebook et Twitter, mais surtout dans les fils de discussion suivant mes billets, de franches réactions d’hostilité, parfois presque maladives, de lectrices et de lecteurs inféodés au féminisme radical avec tout ce que cette mouvance extrémiste comporte et colporte de misandrie, de faussetés, de mythes formatés, d’intolérance obstinée, de bêtise mais, surtout, d’incapacité à débattre de façon respectueuse et sans injurier. Des bêtes hystériques, des demi-civilisés.
 
Sans doute est-ce à ces individus que M Dirat fait allusion quand il dit espérer que je comprenne sa décision, sans pour autant donner davantage d’éclaircissements. Que la direction du Huffington Post ait décidé de céder aux pressions de ces extrémistes ne fait pas l’ombre d’un doute dans mon esprit. Aussi ai-je décidé de paraphraser l’envoi de M Dirat et de lui poser la question suivante :
 
«Allez-vous aussi vous retirer du débat « féministes contre masculinistes » ? »
 
Dois-je préciser que j’attends toujours sa réponse ?...
 
À noter que le Huffington Post ne s’est pas contenté de refuser le débat "masculinistes vs féministes", il a littéralement fermé mon blog, ce qui tend à prouver que non seulement le sujet le dérangeait, mais aussi l’auteur. Est-il paranoïaque de ma part d’envisager la thèse d’une vendetta en coulisses ?
 
N’est-il pas curieux que cette décision ait été prise peu de temps après la parution de mon billet sur le psychodrame féministe engendré par la boutade de Jean-François Mercier à propos des aguicheuses qui s’offusquent des regards qu’elles suscitent ? Avec plus de 4 300 « j’aime », dans le site du Huff, on ne peut pas dire que mon propos soit passé inaperçu, ni qu’il n’ait pas dérangé au-delà de toute expectative. Mon texte suivant, intitulé Quand même les militantes pratiquent le slut-shaming, a été retiré des blogs à la une quelques heures seulement après sa parution, sans que le Huffington Post ne daigne répondre à mes demandes d’explication. 

Museler au nom de la tolérance...
 
Quel avenir pour notre liberté d'expression ?
À l’ombre du projet de loi 59 du parti libéral du Québec qui, sous le couvert de combattre les préjugés et l’intolérance, menace de criminaliser tout discours critique envers le féminisme radical et l’islam politique, notamment, il devient de plus en plus aventureux de ne pas marcher au pas de l’oie dicté par une nouvelle élite autoproclamée de zélotes fanatisés, persuadés de leur bon droit et de détenir une vérité factice dont ils se pensent les dépositaires exclusifs.

Quel pitoyable sens de la démocratie à sens unique que celui aux yeux duquel tout discours dissonant, contraire, novateur et susceptible d’ouvrir des débats indispensables entraînant des transformations sociales essentielles, se voit de plus en plus étouffé !


Loin de me faire baisser les bras, la censure dont je viens d’être la cible de la part du Huffington Post ne fait que décupler ma combattivité et mon opiniâtreté. Ce média a peut-être fermé mon blog, il ne m’a pas fermé la gueule !

Je continuerai de sévir dans mon blog personnel aussi longtemps qu’une loi liberticide ne m’obligera pas à le fermer. Ce qui vient de m’arriver va bien au-delà de ma petite personne. Sans vouloir poser au martyre de la libre expression, j’affirme que cet évènement prouve de façon plus qu’inquiétante que la censure est en passe de devenir une arme dévastatrice dont les conséquences pourrait bien ravaler notre société si « tolérante » au rang d’un État totalitaire. 


 Et ça, nous devons tout faire pour faire que ça n’arrive jamais !

mardi 4 août 2015

Le mythe incroyable des insultes ne visant que les politiciennes…

Depuis toujours, les hommes politiques sont la cible de propos déjantés allant de l’allusion ironique à l’insulte véhémente en passant par les attaques personnelles sur leur intégrité. Jean Lesage, Camille Samson, Robert Bourassa, Pierre Eliott Trudeau, Robert Steinfied, et combien d'autres ont été les têtes de turc des Cyniques et d’autres humoristes de leur génération, sans compter de nombreux Bye Bye. 

Qui a jamais insulté Lucien Bouchard ?...
Et que dire de René Lévesque, ostracisé par les siens à l’époque du « beau risque » de Brian Mulroney, de Jacques Parizeau, copieusement injurié par la presse anglo-canadienne jusque sur son lit de mort, ou de Lucien Bouchard, traité de tous les noms après avoir quitté les conservateurs pour fonder le bloc québécois. 

Quand a-t-on dit que Lévesque et Parizeau avaient été insultés parce qu’ils étaient des hommes ? Quand a-t-on plaint Bouchard d’avoir essuyé pareilles bordées d’injures pour la même raison ? Pourtant, quand Belinda Stronach avait quitté elle aussi les conservateurs, cette fois ceux de Stephen Harper, pour les libéraux de Paul Martin, nombreuses ont été les âmes chagrines à s’offusquer des inévitables insultes que sa décision allaient lui attirer. « On ne dirait jamais ça à un homme », s’offusquaient niaisement certains. Aujourd’hui, tout le monde a oublié Mme Stronach, mais on insulte encore de temps à autre Lucien Bouchard.

Et que penser de ce gag qui accable toujours Jean Charest depuis dix ans ?  Faites l'expérience d'aller dans Google taper " mouton insignifiant " ou même seulement " insignifiant " et jugez par vous-même...

La réalité, c’est qu’on invective les hommes politiques depuis si longtemps et si férocement qu’on ne le remarque plus. Ça fait partie des traditions politiques.  Et la grande majorité d'entre eux, faisant preuve de réserve et de détachement, ne se sentent pas obligés, comme certaines, de déchirer leur chemise sur la place publique à la moindre plaisanterie déplacée.  Il y a là une leçon de stoïcisme et de vie à retenir...

Si vous n’aviez pas le sens de l’humour…  


Si vous voulez vous diriger en politique, attendez-vous à entrer dans une arène impitoyable où rien ne vous sera épargné, que vous soyez un homme ou une femme. Si vous n’êtes pas prêt à faire face à la musique, restez chez vous, faites du tricot, des mots croisés ou de la peinture à numéros, c’est aussi simple que ça. Cet univers dur et implacable n’est pas fait pour vous. 

Ainsi Catherine Fournier, nouvelle venue en politique et candidate du bloc québécois dans Montarville, vient de perdre une excellente occasion soit de se taire, soit de s’affirmer de façon intelligente et assurée.  Au lieu de ça, elle a préféré se ridiculiser en s’offusquant d’une plaisanterie vulgaire, certes, mais si insignifiante qu’on s’empresse de passer à autre chose ou d’y répondre avec esprit et décontraction quand on en devient la cible.  Mme Fournier s’est ainsi permis une crise de prima donna qui ne moussera en rien sa crédibilité, sauf auprès de bienpensants aussi faciles à scandaliser qu’elle…  

Le Journal de Montréal relate ainsi « l’incident » :

« Dans un gazouillis s’attardant à une capture d’écran tirée d’un reportage de Global TV, l’abonnée @brrreaking_news a lancé que la candidate semblait prête à faire tomber son string pour Gilles Duceppe tant elle semblait en pâmoison devant le politicien. Elle a également glissé que le pouvoir de Duceppe semblait être un aphrodisiaque pour la candidate.

En plus de reprendre la blague sur son compte, le lecteur de nouvelles - qui est aussi humoriste à ses heures - a répondu à l’intervenante qu’il trouvait son commentaire hilarant et qu’il s’était passé la même réflexion en regardant le point de presse. »


Catherine Fournier, ou l'art de s'improviser victime...

Et voilà. C’est ça le drame ! Que Mme Fournier trouve le commentaire déplacé et le fasse savoir, pas de problème, c’est de bonne guerre. Une répartie cinglante et ironique aurait été de bon aloi et aurait eu le mérite de mettre les rieurs de son côté tout en satisfaisant les féministes orthodoxes. On aurait constaté que la dame avait du répondant.

Mais voilà, au lieu de ça, il aura fallu que la candidate du bloc nous sorte un couplet féministe victimaire et larmoyant en prétendant, contre toute évidence et contre tout bon sens, que les femmes étaient seules ou principales victimes de plaisanteries douteuses en politique :

« Ce genre de blague, endossée par Peter Anthony Holder de Global News, ne serait JAMAIS faite dans le cas d'un homme. Les femmes subissent un traitement différencié et cela en est une énième preuve. » Elle en rajoute : « C'est à se demander si Global News tolère ce genre de sexisme explicite?, Et après, on se demande pourquoi il n'y a pas beaucoup de jeunes femmes en politique... »

Si vraiment ce genre de blagues suffit à faire s’éloigner des jeunes femmes fragiles et susceptibles de la politique, c’est que ce n’est tout simplement pas leur place. On pourrait à la rigueur remercier les plaisantins pour avoir réussi à faire prendre conscience de leurs limites à de petites frappes qui n’auront jamais les nerfs assez solides pour faire face à la musique.

…. Fallait pas vous engager ! 


Imaginons la situation inverse où un jeune candidat aurait regardé avec la même ferveur une Pauline Marois première ministre lors de sa dernière campagne électorale.  Aurait-il été si invraisemblable qu’une blague tout aussi corrosive surgisse sur la Toile, relayée ensuite par un journaliste ? Croyez-vous qu’on aurait alors dit : « Oh, c’est un homme, abstenons-nous ! » Bien sûr que non !  Mais voilà, si l’homme « victime » s’était offusqué de la situation comme Mme Fournier l’a fait, il serait certainement devenu une risée nationale. Non sans raison d’ailleurs. 

Après les excuses frénétiquement exigées à Robert Poëti pour sa blague anodine sur les femmes et le magasinage, le psychodrame collectif engendré par la boutade de Jean-François Mercier sur les aguicheuses qui s’offusquent des regards masculins, en passant par le « scandale » des combats de femmes dans le Jell-O à Trois-Rivières, cette nouvelle tempête dans un verre d’eau ne présente pas particulièrement le Québec comme une société où l’humour et une saine tolérance sont à l’honneur, malgré ce qu’on en pense.

Notre belle province devient un endroit de plus en plus malsain où la tolérance à un humour peu subtil, certes, mais néanmoins inoffensif se voit considérée comme une tendance lourde favorisant un faisceau corrosif d’attaques haineuses et sexistes… envers les femmes uniquement. Les bienpensants qui s’insurgent bêtement contre pareilles manifestations d’humour, si peu fines soient-elles, ne semblent pas réaliser à quel point ils se ridiculisent.  Mais ils font bien pire.

C’est finalement leur attitude, bien davantage que les plaisanteries qui les scandalisent, qui portent préjudice à notre climat social de démocratie dont l’humour doit rester une composante en apparence futile peut-être, mais néanmoins essentielle.

lundi 3 août 2015

Nouvelles actualités d’un avenir féministe…

Devant l’intérêt suscité par mes actualités du futur féministe présentées dans mon précédent billet, je vous convie à une nouvelle incursion dans l’avenir, cette fois en 2033… 

Le documental

Patric Jean, en des jours plus heureux...
On apprend à l’instant que Patric Jean, l’instigateur de la formule informative appelée documental, vient d’aviser une nouvelle fois le Service canadien du renseignement de sécurité d’une attaque terroriste imminente prévue par un commando de la terreur masculiniste en sol québécois. C’est entre deux bâillements qu’un porte-parole du SCRS a refusé de commenter ces déclarations. 

Il s’agit de la quinzième alerte du genre en cinq ans, portée à l’attention des autorités compétentes par le valeureux féministe et utérhomme, dont la crédibilité semble s’être émoussée au fil des ans dans toute la francophonie, devant l’absence de preuves à l’appui de ses accusations répétées. Dans toute la francophonie ? Non, car la France résiste encore et toujours au doute envahisseur antiféministe. « M Jean correspond en tout point à nos standards de qualité », devait affirmer une porte-parole de France 2. 

Après avoir tiré le signal d’alarme concernant un incendie criminel planifié dans les locaux de la Fédération des femmes du Québec, d’attaques à la grenade simultanées dans une quinzaine de boutiques de lingerie féminine, d’un assaut à la mitraillette lors d’un mammothon présentant les charmes irrésistibles de militantes aux seins nus, d’une bombe devant faire voler en éclat le Conseil du statut de la femme à l’occasion de son soixantième anniversaire, M Jean s’est dit persuadé qu’un nouveau complot patriarcal visait cette fois l'asphyxie de femen par la mise forcée de soutien-gorge. 

Interrogé par la journaliste Nathalie Sapena, dans sa chambre de l’Institut de psychiatrie féministe Luce Iragaray, à Anvers, sur l’embarrassante absence de faits à l’appui de ses accusations anticipant des gestes d’une insoutenable violence, le documental a répliqué : « La chance finira bien par tourner. » La parenté de M Jean a tenu à rassurer le public qu’elle fera preuve de la plus grande vigilance quant à la prise de médicaments de son protégé.

Le CSF à la défense de Lise Thibault


Lise Thibault, martyre féministe.
C’est au terme de nombreuses années de démêlés judiciaires que l’ancienne gouverneure générale du Québec, Lise Thibault, a entrepris sa sentence d’emprisonnement de deux mois dans le Manoir carcéral de Ste-Foy, construit spécialement pour elle. Déjà, le Conseil du statut de le femme s’insurge contre les conditions de détention inhumaines infligées à l’ancienne dignitaire. 

Selon la présidente du Conseil, Mme Judith Lussier, le terrain de golf adjacent au manoir qui devait être entretenu une fois la semaine ne le sera qu’une fois par mois, on aurait servi à Mme Thibault un vin Château Margaux-Lafitte 1938 au lieu de 1937 et deux degré en dessous de sa température recommandée, le steak d’intérieur de ronde, qui avait été demandé bien cuit a été servi saignant, et l’on aurait même découvert que les draps de l’infortunée, qui devaient être de soie, n’étaient en fait que de vulgaires oripeaux en velours. 

Devant le retentissement international suscité par cette lugubre affaire, l’ONU a sommé Québec de s’expliquer. C’est fort embarrassés que les premiers ministres de l’État socialiste du Québec, Mme Françoise David et M Amir Khadir, ont présenté des excuses publiques à Mme Thibault et juré sur Le Capital, de Marx et Engels, qu’ils allaient remédier à la situation. C’est donc au ministre des Affaires humanistes, solidaires et euphoriques, M Gabriel Nadeau-Dubois, qu’incombera la tâche de réparer ces injustices. « Sur vous, M Nadeau-Dubois, repose toute la crédibilité de l’État québécois », devait déclarer solennellement Mme David.

Chasse-gardée patriarcale… 


Heureusement, ils ont été sauvés !
On apprend par ailleurs qu’un terrible accident de chasse ayant fait une dizaine de victimes est survenu en soirée hier dans une réserve faunique ontarienne quand un groupe de chasseurs, prenant des féministes pour des orignaux, auraient fait feu sans sommation. Les militantes, désirant dénoncer la chasse en tant qu’activité patriarcale, avaient poussé le raffinement jusqu’à endosser des peaux synthétiques, nous assure-t-on, destinées à imiter à s’y méprendre le valeureux mammifère qu’elles désiraient protéger. On peut dire que cette ressemblance a connu un succès retentissant. 

Un élément positif est venu toutefois égayer le caractère sombre de cet évènement : les orignaux, apparemment terrifiés par l’arrivée des militantes, auraient déserté la zone de chasse, échappant ainsi à leurs prédateurs. Bref, tout est bien, qui finit bien !

Le rire, pour affronter l'avenir…

Faut-il vraiment envisager l’avenir avec optimisme pour être heureux ? Après tout, rien n’indique que notre confiance sera un jour justifiée par les faits. Pourquoi ne pas choisir d’anticiper les évènements avec humour ? Si nous sommes loin de savoir si nous serons récompensés pour nos efforts quotidiens, nous pouvons au moins nous voir assurés de pouvoir rigoler au présent. Vivre dans l’immédiat en se bidonnant de l’avenir, n’est-ce pas notre meilleure arme pour l’affronter ?...

samedi 1 août 2015

Un avenir féministe à prendre à la sérieuse…

Que deviendrait le féminisme sans les activités thématiques captivantes qui jalonnent son parcours aussi audacieux qu’incertain ? Projetons-nous dans l’avenir, en 2030 par exemple, afin d’anticiper quels évènements significatifs les militantes qui se réclament de ce mouvement remarquable pourraient bien orchestrer…


Raël, gourou féministe.
C’est sous l’égide du féministe Raël, désormais reconnu par le Conseil du statut de la femme comme compagnon de route, qu’aura lieu, ce 23 aout, dans la région métropolitaine, le prochain mammothon ayant pour thème cette année L’égalité à l’heure de pointe. Plus de 5000 femmes aux seins nus et 1500 utérhommes à brassières multicolores et en talons hauts participeront à cet évènement si déterminant pour la lutte pour l’égalité.

Afin d’éviter certains débordements à la sortie des usines, repères allégués de « dudes » cis genres, hétéro-normatifs et trans-phobes, des escouades féminines policières suivront la procession qui s’amorcera à l’insolente tour phallique de l’université de Montréal. Le parcours reste inconnu, les organisatrices ayant refusé de collaborer avec le pouvoir patriarcal policier.

Certaines inquiétudes sur la sécurité de l’évènement ont toutefois été soulevées publiquement, d’autant plus tenaces que les organisatrices ont exigé et obtenu que les policières circulent sans matraque ni arme à feu, ces objets ayant été décrétés hétéro-phallocrates. Afin de calmer les esprits, le SPVM a affecté deux gardes du corps mâles armés par policière, ce qui permettra aux agentes de démontrer toute l’étendue de leurs compétences sans interférence indue de la part de badauds, de vandales, de brutes ou de terroristes.

On espère ainsi que les agentes de la paix auront les mains libres afin de prévenir certains incidents regrettables comme celui survenu l’an dernier alors qu’une femme de 69 ans avait trébuché dans un escalier public après s’être prise les genoux dans sa propre poitrine. 


Heureusement, l’infortunée n’a conservé aucune séquelle de l’incident, deux garçons âgés respectivement de deux et quatre ans s’étant providentiellement trouvés devant elle pour amortir sa chute. Nous n’avons jamais su ce qu’il était advenu des enfants, ni même s’ils ont survécu, les médias n’ayant pas jugé utile de s’informer de leur sort. Dans le pire des cas, deux futurs hétéro-normatifs de moins !

Dans le cadre de l’activité thématique Marrainez une femme loin de ses chaines, qui se déroulera pendant tout le mois de mars, le Conseil du statut de la femme encourage le public à se jumeler à une femme dans l’accomplissement d’une réalisation non traditionnelle ou homo-normative féminine, si modeste soit-elle, afin de tenir la main de celles qui osent secouer le joug du patriarcat hétéro-genré. 



Saluons cette performance de Mme Riendeau.
Ainsi, à Alma, Émérencienne Riendeau a réussi à monter une étagère Ikéa sans l’aide de son conjoint. Capucine Thétreault, de Drummondville, a passé une semaine entière sans maquillage, malgré le fait que son employeur, ne la reconnaissant pas, lui eût interdit l’accès de son entreprise durant tout ce temps. Il passera en cour lundi.

Enfin, Délima Lapointe, après s’être promenée en Mauricie en g-string et les seins nus à trois heures du matin entre un bar louche et un repaire de motards criminalisés, se remet peu à peu du viol collectif qu’elle a subi en plus des quelques 45 ecchymoses qui parcourent désormais son corps. Des représentantes du CSF, après lui avoir signifié que la pauvre n’était pour rien dans ce qui lui était arrivé, la faute incombant entièrement aux agresseurs, lui ont décerné un Lise Payette d’or, la plus haute distinction de leur organisme. « À bas la sécurité, vive la liberté ! » devaient scander des militantes à la femme terrassée.

Une nouvelle activité des plus novatrices a été mise sur pied par la Fédération des femmes du Québec dans le cadre de la Journée de lutte à la violence faite aux femmes, qui aura lieu cette année encore le 25 novembre. Son thème : Libérez une femme de son foyer ! Quand on sait à quel point les murs d’une maison où vit séquestrée une femme sous l’emprise d’un mâle hétéro et cis-genre peut devenir un tombeau de vocations, il devient primordial de sauver de pauvres êtres domestiques qui ne réalisent pas leur servitude.

Les militantes sont invitées à faire sortir, de force s’il le faut, ces prisonnières à domicile après un travail minutieux de repérage. Sont prévues comme activités : sommation au portevoix, home invasion au nom de l’égalité, womannapping et enrôlement auprès du plus proche bureau d’emploi afin d’assurer l’autonomie absolue de la femme libérée, en l’attente de sa pension alimentaire.

Enfin l’Association provinciale des utérhommes anonymes mais conscientisés (APUMC), qui regroupe ces ex hommes qui ont compris la pertinence des dogmes féministes auxquels ils souscrivent sans réserve, viennent de leur côté de lancer leur première semaine annuelle de renoncement à l’identité masculine, parrainée par l’ONU. On soulignera l’héroïsme de ces pionniers qui se démarquent de l’oppression de l’hétéro-normalité tout en comprenant que, faute momentanée de repères, ils ne savent plus où se mettre. 



Loin des stéréotypes hétéro-normatifs...
Ni même s’ils y parviendront. 


Sont prévues comme activités : séances publiques d’auto flagellation, défilés en robes et en jupes, soirées thématiques Tupperware incluant échanges de recettes de tofu, grandes marches en talons hauts au nom de l’oppression patriarcale, séminaires sur les tâches domestiques, counseling sur les soins de beauté du corps et de l’âme ainsi que sur la guérison par le patchouli et, enfin, colloque sur l’humilité et l’effacement au masculin.

C’est avec un émerveillement sans cesse renouvelé que j’imagine notre destin collectif en compagnie de nos militantes chéries et de leurs mâles serviteurs. Sans ces êtres engagés, il me semble qu’un grand vide envahirait mon âme, des heures d’amusement anticipées disparaissant à l’horizon. Qui a dit que le féminisme était incompatible avec l’humour ?

Mon opinion sur l'affaire Lindsay Clancy, triple meurtrière de Cora, Dawson et Callan

Grok est un outil formidable.  Il a su, mieux que moi. résumer en peu de mots mon point de vue sur l'affaire Lindsay Clancy, cette meurt...