mercredi 26 octobre 2011

Une halloween pour les histoires d’horreur judiciaire

On nous avait caché ça...
Saviez-vous qu’il existe une  journée internationale de l’homme ?  Un lecteur m’a appris que cet événement, institué à Trinité-et-Togago en 1999 et célébré chaque 19 novembre, a été soutenu par les Nations unies et appuyé par les plus importants groupes d’hommes américains, européens, africains, asiatiques et antillais.  Les femmes disposent en revanche de huit journées annuelles en leur honneur, dont je vous épargnerai ici la nomenclature.  Avant qu’une neuvième ne leur soit accordée, en faveur des blondes opprimées par un humour douteux ou des femmes en proie à l’arthrite dans les genoux causé par le talon haut, je propose une deuxième journée en l’honneur des hommes : celle du harcèlement policier et judiciaire dont ils sont devenus les victimes privilégiées en Occident, grâce à un féminisme d’État fort et à une Justice mercantile.

L’idée d’un tel événement m’a été inspiré par un autre lecteur, qui m’a proposé de regrouper, à l’occasion de l’halloween, un worst of des histoires d’horreur judiciaire relatées dans mes chroniques.  Quel meilleur moment que l’halloween pour semblable journée ?  Tout le monde porte un masque, comme ces policiers et magistrats qui prétendent à la protection et à l’équité, ces ex-conjointes, qui multiplient fausses accusations et demandes exorbitantes, ces intervenants sociaux qui, au nom de l’intérêt supposé de l’enfant, privilégient les mères abusives, et ces journalistes, qui posent en justiciers mais taisent autant d’injustices. L’halloween, c’est le temps des sorcières, robes noires ou militantes, l’époque où l’on cessera bientôt de dire : « Tiens, voilà Batman, Spiderman et Robin. » pour s’exclamer : « Oh, viens voir les petits Fathers 4 Justice ! » 

Cinq histoires d'horreur

Comme tout le monde, je savais que les droits des hommes ne pesaient pas lourd en regard de ceux des femmes devant la Justice.  C’est en faisant la connaissance de Lise Bilodeau, présidente fondatrice de l’Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec (ANCQ), que je devais découvrir à quel point. 

Le premier cas d'une triste série...
Le premier cas d'une triste série...
Un premier cas, communiqué par elle, concernait un homme vivant dans un trois et demi « trop plate » pour ses enfants de 14 et 16 ans, sous la coupe d’une mère qui n’hésitait pas à déconsidérer leur père devant eux et à l’appauvrir davantage en lui soutirant des billets de saison en ski alpin au Mont Sainte-Anne, un camp de hockey pour le plus jeune, des frais de scolarité annuels de 16 000 $ pour l’inscription des chéris dans deux collèges privés et, enfin, 12 000 $ en frais d’orthodontie.  Pour arriver à payer les pensions, l’une pour la mère et l’autre pour les deux enfants, le pauvre homme devait, en plus de son emploi quotidien, travailler comme professeur de ski, et dans les camps d’été pour amener ses enfants faire du sport sans qu’il ne lui en coûte trop.

Simon
C’est le 2 juin 2009 que la vie de Simon, résidant à Québec, devait basculer au moment où il se présentait en Cour supérieure à Baie-Comeau. Son ex, qui l’avait quitté 13 ans plus tôt pour un autre homme et qui avait depuis refait sa vie, en plus de gagner un salaire confortable de fonctionnaire, exigeait de notre ami une rétroactivité de pension pour leurs deux filles à compter du moment de leur rupture.  Ce qui a été accordé, entraînant une jurisprudence !  Précisons que, malgré un revenu annuel qui a rarement excédé 20 000 $, Simon avait toujours payé la pension.

Banques alimentaires pour les pères :
victoire d'un féminisme égalitaire ?
Le percepteur des pensions saisit désormais 383,38 $ sur sa paie aux 15 jours pour lesdits arrérages, qui totalisent 16 000 $.   Aux frais particuliers déjà mentionnés, sont venus s’ajouter 300 $ par an de dépenses de lunetterie et 6 900 $ d’honoraires d’avocat. Si le cumul de tous ces frais n’est pas acquitté aux échéances dues, le taux légal d’intérêt s’applique, tout naturellement.  Simon, qui ne peut compter sur le soutien financier d’une conjointe, ne dispose désormais que d’un revenu mensuel de 497 $ pour payer logement, nourriture, assurance-auto, essence et téléphone. Or, il pourrait se voir saisir jusqu'à 50 % de son salaire, ce qui ramènerait son revenu mensuel à 266 $ ! Il recourt déjà à des bons d’achat pour se nourrir auprès d’une banque alimentaire. Peut-on vraiment l'accabler davantage ?

Gérard
Alors que l’État prêche la tolérance zéro quant à la violence faite aux femmes, celle infligée à un homme reste somme toute tolérable quand elle l’est par une femme.  Demandez à Armande Côté !  C’est aussi le constat de Gérard qui, après un premier incident de violence subi en novembre dernier par sa conjointe, avait obtenu de la police municipale de Québec la présence d’agents quand elle reviendrait récupérer ses affaires dans ce qui avait été le domicile du couple, maintenant séparé. Aucune arrestation n’était cependant survenue.

L'attitude de notre système envers
la violence faite aux hommes...
C’est début décembre, à un jour et à une heure convenus, que l’ex conjointe devait se présenter à la maison de Gérard. Loin de respecter cette condition, elle débarque avant le temps. À l’arrivée des déménageurs, l’ex frappe Gérard, après avoir pris des objets ne lui appartenant pas et vandalisé l’endroit. Alors que l’un des déménageurs se dit prêt à témoigner et que les bris matériels sauteraient aux yeux d'une taupe, l’une des policières, appelées entre-temps, semble pressée d’en finir et tente de dissuader le déménageur de témoigner. Finalement, l'ex-conjointe est autorisée à quitter les lieux ! Bilan de ces deux épisodes de violence alléguée : aucune arrestation et, semble-t-il, une tentative de dissimulation de preuve. Gérard dépose une plainte en déontologie, mais l'enquêteuse chargée du dossier donne raison à la policière et l’ex n’est pas même inquiétée.  Depuis, la situation entre les deux ex conjoints n’a fait que s’envenimer.

Benoît Bausson
Au droit des femmes de frapper leur ex, s’ajoute celui de maltraiter leurs enfants, comme Benoît Bausson * en fera la consternante découverte.  Quelques temps après sa séparation d’avec celle qui a la garde de sa fille née prématurée, Benoît est avisé par sa pharmacienne que, alors que le Syntroïd, ce médicament indispensable qui doit être administré quotidiennement à sa fille, atteinte d’ hypothyroïdie, est renouvelable tous les mois, son ex laisse s'ajouter jusqu’à quatre semaines de trop entre certains retraits pharmaceutiques. Après enquête approfondie, notre homme retrace tous les retraits, enregistre les retards, apprend entre-temps que sa fille fait, comme par hasard, l’objet d’une batterie de tests à la demande de la mère parce que sa maladie s’est accentuée et que, pour cette raison, elle est maintenant considérée comme personne handicapée. Cet état vaut à sa mère de toucher une subvention.  Le crime paie.

Un médicament essentiel,
délibérément
oublié par la mère.
Après avoir monté un dossier en béton, avec retraits pharmaceutiques et enregistrements de conversation compromettants, le père, confiant que la vérité est son alliée, veut la garde de sa fille. C’est sans compter la médecin de celle-ci, amie de la mère, qui la couvrira, l’intervenante de la DPJ, qui répartira les « oublis » sur plusieurs mois pour en diminuer la fréquence mensuelle, sans oublier une psychologue ne jurant que par les interprétation de taches d’une méthode dépassée appelée test de Rorschach et qui ira même jusqu’à recommander un suivi psychiatrique à Benoît. Aux yeux de tout ce joli monde, la compétence maternelle ne peut être remise en cause, malgré les faits accablants.  Un jugement de première instance qui accordait néanmoins la garde de sa fille à Benoît a été aussitôt renversé en appel.  La mère n’a même pas été inquiétée…

Marie-Claire et Jean-Paul
Il n’y a pas que les hommes qui sont pénalisés par le système judiciaire.  La nouvelle conjointe qui a le malheur d’unir son destin à un « paria » divorcé doit en assumer les conséquences.  Quand Jean-Paul a quitté la mère de ses enfants, celle-ci lui jura qu’elle le « laverait ». Propriétaire d’un commerce, Madame ne déclare à l’impôt que 20 000 $, alors que la totalité de ses revenus excède 80 000 $. Elle et Jean-Paul ont leurs deux enfants en garde partagée mais, puisque le père gagne 38 000 $ par an, le montant de la pension qu’il paie – vous avez bien lu : qu’il paie – est calculé en fonction des revenus bien sûr déclarés par les deux parents. Le fait que Madame mène grand train de vie, malgré la faiblesse de ses revenus officiels, n’émeut pas outre mesure les juges, restés inflexibles.

Pourquoi une femme paierait-elle de l'impôt
quand le juge s'en fiche...
Une fois l’impôt payé, soit 15 000 $ par an et une pension versée de 3 000 $, sans compter les frais de subsistance assumés par lui pour ses deux filles, il ne reste à Jean-Paul que très peu pour une famille recomposée de sept personnes.  « C’est là que moi je rentre en jeu, m’écrivait Marie-Claire.  La nouvelle conjointe paie tout : le loyer, l’électricité, les assurances en tout genre, les vêtements, l’essence, etc. Qu’est-ce qui lui reste à elle ? Rien. »  

Comme les trois enfants de la nouvelle union ne sont jamais considérés dans le calcul de la pension, ces derniers ne comprennent pas que les filles de Jean-Paul mènent grand train de vie quand elles sont avec leur mère, alors qu’eux se voient relégués au rang de rejetons de seconde classe.  L’homme n’a tout simplement pas les moyens de prouver la fraude de Madame et couve une dépression. Il ne peut cependant arrêter de travailler : les arrérages de pension continueraient à s’accumuler.  Là encore, Madame s’en tire… et soutire, impunément.

* Benoît a relaté son expérience dans ce livre électronique gratuit.

Suite et fin de ce worst of d’histoires d’horreur judiciaire à ma prochaine chronique.

10 commentaires:

Anonyme a dit…

le crime ne paie pas mais soulage.
ce qui explique surement la totalité des violences après séparation, la justice n'étant qu'un catalyseur.

c'est le monde recherché par tous ces lobbies féministes qui détestent l'homme à un niveau pathologique, et comme ca fait l'affaire de l'industrie du divorce, les deux s'auto-entretiennent.

moi, je conseillerai à ces "pères" de fuir le Québec, de prendre leurs clique et leurs claques et de se tirer dans un autre pays, de tirer un trait sur leur passé.

Une fois les enfants majeurs, il sera temps pour lui de réapparaitre discrètement et de tout déballer à ses gamins. Entre-temps, il aura peut-être eu le temps de refaire sa vie, proprement et de pouvoir offrir à ses enfants plus que des miettes.qc.cq

Et il y a plein de pays qui n'ont pas signé d'ententes fiscales avec le canada. surtout les pays anti-féministes comme les pays arabes.

Olivier Kaestlé a dit…

Une solution de dernier recours que la vôtre, mais envisageable dans certains cas extrêmes. Dans d'autres, la lutte reste si inégale, pour ne pas dire perdue d'avance que, sans s'expatrier, lâcher prise demeure la solution la plus valable, dans la mesure où l'homme et, éventuellement, sa nouvelle conjointe, ne sont pas vampirisés par l'ex conjointe, comme dans certains des exemples de cette chronique.

Comme dit si bien le proverbe, mieux vaut un mauvais arrangement qu'un bon procès. Les choses se compliquent quand le père sent, à juste titre, que son enfant n'est pas en sécurité avec sa mère, comme dans le cas de Benoît, une situation plus fréquente qu'il ne paraît. À ce moment-là, partir et rendre les armes devient beaucoup plus difficile.

Anonyme a dit…

http://www.the-spearhead.com/2011/10/26/on-becoming-a-deadbeat-dad/

Une petite histoire d'un père américain qui s'est fait ravager.

Anonyme a dit…

C’est une très bonne idée que cette 2ème journée pour les hommes : l’halloween pour les histoires d’horreur judiciaire

Voici une petite histoire d'un père belge (moi) qui s'est fait broyer et spolier par la « Justice de malfaçons » aux mains d’« ordures d’avocats menteurs ».
En effet, il faut être une véritable ordure pour oser mentir afin de tromper la Justice… dans le but de gagner le maximum :
la maison, tout son contenu, les enfants avec une confortable pension alimentaire… et tout le reste.
J’ai tout perdu dans cette affaire, même mon travail… et j’ai été SDF !

Cerise sur le gâteau, depuis plus de 17 ans, je n’ai plus aucune nouvelle de mes 5 enfants âgés actuellement de 27, 28, 34, 43 et 44 ans !
Dans cette affaire, j’ai perdu plus de 750.000 € ! Ce n’est pas rien ! Impossible d’oublier ce désastre !
Michel versus perversité au féminin
http://laviedeperes.over-blog.com/article-12857842-6.html#anchorComment

Olivier Kaestlé a dit…

Je connaissais déjà votre incroyable histoire, Michel, mais vous faites bien de la partager afin que le plus grand nombre voit à quel point le féminisme d'État est devenu destructeur, dans tous les pays occidentaux dotés d'un féminisme d'État fort, et pas depuis hier. Pas de doute qu'il s'agisse d'une véritable histoire d'horreur, parmi les pires que je connaisse !

Bisbille 101 a dit…

Ces dossiers d'horreur ont un point en commun : la corruption judiciaire. En voici un autre exemple probant http://bit.ly/evX2IN

Bisbille 101 a dit…

Ces exemples décrivant le fumier pondu quotidiennement dans les écuries judiciaires de la Belle Province ne sont rendus possible qu'en raison de la corruption judiciaire dénoncée par les militants de Fathers-4-Justice du haut du pont Jacques-Cartier en 2005. À l'époque, nos revendications au sujet d'une commission royale d'enquête sur l'administration de la justice au Québec ont été accueillies avec une attitude méprisante de la part des médias de désinformation de masse. Aujourd'hui, l'état des lieux étalé dans les mêmes médias au sujet de la corruption institutionnelle omniprésente au sein de l'appareil gouvernemental nous oblige à reconsidérer cette demande d'enquête sous un nouvel angle !
http://bit.ly/evX2IN

Anonyme a dit…

N'oublions jamais le Monstre de St-Éloi, faussement accusé d'un viol crapuleux (il aurait enrubanné sa "victime" (arumph!) de cellophane, ne laissant que deux trous: un pour qu'elle respire et l'autre pour s'acquitter de sa triste besogne)
Une histoire sciemment montée de toute piece par madame- méfait d'une évidence tonitruante mais dont madame n'a jamais eu à assumer l'odieux devant la loi.
Meme lorsque prisent en flagrant délit; même lorsqu'elles pervertissent le système judicaire, gaspillent temps et deniers publics et torpillent avec méchanceté la vie d'un homme innocent, preuves a l'appui, nos femmes ne sont pas incommodées.
Lorsqu'elles le sont- et encore faut-il qu'il y ait meurtre pour que nos cours bougent contre elles- on les psychiatrise (lire: les déresponsabilise) dans 45% des cas contre seulement 8% chez les hommes, comme le faisait remarquer dernierement une historienne dans la presse.
Loin d'avoir été mis au rancart par la pensée féministe, le mythe de la Madonne ne s'est jamais aussi bien porté et l'irresponsabilité féminine, l'absence pathologique d'imputabilité, atteint maintenant des seuils historiques.
Je le dis et le répète: le féminisme est un cancer de la raison qui menace la santé et la sanité même de l'Étât qui en est hôte. Il faut l'occire, ou en périr.

Malthus

Olivier Kaestlé a dit…

@ Bisbille Une certaine gauche est au bord de l'effondrement. Le bal a commencé avec la désintégration du Bloc, occasionné par sa prétention même. Le PQ et ses psychodrames à répétition suivra. Le tour des syndicats, à cause de leur maladresse devant la ministre du travail et du contrôle dont ils semblent disposer sur le gouvernement actuel est en train d'indiquer que les carottes sont cuites. Suivra obligatoirement le féminisme d'État. Et il est à prévoir une dégelée comparable à celle qui s'abat toujours sur le clergé catholique, pour d'autres raisons, bien sûr. Tout ce qui monte, finit par redescendre.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Malthus L'une des histoires les plus aberrantes que je connaisse reste celle de ce biologiste de Sorel-Tracy, qui a été littéralement éviscéré par les médias dès que son ex l'eut accusé d'avoir fait des photos obscènes de ses trois fils afin qu'elle en puisse avoir la garde. Bien que le juge ait admis que les trois bambins étaient eux-mêmes les auteurs des photos, remises inconsciemment par le père sur CD Rom à la mère (il s'agissait de photos de voyage dont il ignorait l'existence), l'homme a été condamné pour possession de matériel pédophile simplement pour avoir reconnu avoir eu lesdites photos en sa possession.

La mère a pu alors soutirer la garde principale des enfants et, sans doute, la pension correspondant. Bien qu'elle ait dû admettre avoir les photos pendant plusieurs mois, aucune sanction n'a été prise contre elle pour possession de matériel pornographique. Plus de détails dans cette chronique : http://olivierkaestle.blogspot.com/2009/12/de-veritables-fausses-allegations.html