jeudi 10 novembre 2011

Une religion sans Dieu, ni hommes…

Depuis le temps que je prends position en faveur de la nécessaire reconnaissance de la condition masculine et de l’inévitable redressement des iniquités, voire des injustices grossières, vécues par les hommes, de l’école maternelle jusqu’à l’âge adulte, je prends ici le clavier (la plume est d’un autre temps, comme le féminisme radical) afin d’expliquer le cheminement qui m’a amené à adopter de telles positions. 

Maurice Duplessis
Enfant, je devais rencontrer mon premier groupe de femmes dès le début de mon primaire, en 1966.  Non, ce n’était pas Diana Ross and the Supremes.  Il s’agissait plutôt des Filles de Jésus, religieuses qui tenaient une école élémentaire emphatiquement appelée le Jardin de l’enfance, dotée d’un pensionnat où mes parents jugèrent opportun de m’inscrire.  J’allais constater chez ces femmes qui incarnaient, selon les standards de l’époque, l’exaltation des valeurs féminines les plus élevées - puisque religieuses - les mêmes contradictions et incohérences que j’allais retrouver, une fois adulte, chez les porte-parole féministes.  Il faut souligner que, même si la révolution tranquille était amorcée depuis 1960, la grande noirceur perdurait à Trois-Rivières, comté sur lequel avait régné sans partage un certain Maurice Le Noblet Duplessis, jadis premier ministre du Québec et chef de l’Union nationale, un parti qui périra peu après lui, après un dernier soubresaut de popularité en 1966.

Nos historiens ont abusivement insisté sur l’aspect négatif du règne de Duplessis et sur le lien qui unissait le clergé à l’État.  Comme aujourd’hui avec le féminisme, qui a pris le relais du catholicisme en tant que religion et partenaire étatique, critiquer le pouvoir religieux n’allait pas sans risque.  Paul-Émile Borduas, artiste peintre automatiste et auteur du Refus global, paru en 1948, manifeste qui dénonçait l’emprise du clergé sur la société québécoise, a dû par la suite s’exiler en France, tant les conséquences de son audace lui avaient rendu la vie intenable au Québec.  42 ans plus tard, un certain Roch Côté verra sa carrière journalistique compromise, après avoir publié en 1990 son Manifeste d’un salaud, dans lequel il dénonçait avec brio la misandrie fanatique de nombreuses féministes au lendemain du massacre de Polytechnique. 

Qui contrôle qui ?

Une oeuvre de Paul-Émile Borduas
Mais à bien y penser, qui, de l’État ou du clergé, contrôlait l’autre, au temps de Duplessis ?  Il ne faudrait pas oublier que c’est grâce aux communautés religieuses qui, incidemment, sont à l’origine des coopératives d’habitation et du mouvement syndical, en plus d’avoir offert l’aide de première nécessité, que Duplessis a pu financer la construction d’écoles, d’hôpitaux et d’un système routier qui a permis au Québec de sortir tardivement du siècle précédent.  Malgré toutes les tares du clergé, dont le scandale des prêtres abuseurs demeure la pire page d’histoire, l’omniprésence de sœurs, de frères et de prêtres dans les écoles et les hôpitaux avait permis à l’État d’économiser une masse salariale considérable dont le montant a été investi dans nos infrastructures.  Ne pas reconnaître cet apport relève de l’ignorance ou de la mauvaise foi (sans jeu de mots facile…).

Si l’on compare ce bilan avec ce que nous rapporte aujourd’hui le féminisme d’État, nous nous trouvons largement déficitaires, après de légitimes revendications en vue de redresser les évidentes inégalités qui affligeaient jadis les femmes, corrigées au point où les rôles sont désormais inversés, dans les domaines de l’Éducation, de la Santé et des Services sociaux, de la Justice, de la fonction publique, des médias et de la représentativité ministérielle, pour ne nommer que ces sphères d’activité. 

Figurines représentant les Filles de Jésus
Contrairement au temps jadis, avec les communautés religieuses, c’est l’État, donc le contribuable, qui soutient financièrement le féminisme, devenu féminisme d’État.  Nous finançons donc le ministère de la Condition féminine, son imparable Conseil du statut de la femme, dont la présidente gagne presque autant que le premier ministre du Québec, ainsi que le Secrétariat à la condition féminine, dont on se demande à quoi il doit bien encore servir, s’il a déjà servi à quelque chose. 

C’est encore le payeur de taxes qui défraie la masse salariale des – trop – nombreuses fonctionnaires de ces éléphants blancs.  On se demande à quoi peuvent bien occuper leur temps toutes ces femmes, sans doute devenues expertes en tricot, en crochet, cruciverbistes aguerries, ou spécialistes en toute autre occupation permettant de tuer 35 heures par semaine.   De moins en moins facile de justifier le mandat supposé de convaincre État et contribuable que la situation des femmes ne s'est pas vraiment améliorée en 45 ans de militance « active », devant l’évidence du contraire.

Et ça, c’est sans compter le féminisme communautaire, cette faction prétendument novatrice du féminisme d’État, dont l’emblématique Fédération des femmes du Québec vit de ses splendeurs passées… et d’une confortable subvention assortie des cotisations de 500 membres, soit 400 de moins qu’en de meilleurs jours.  Le vent commence à tourner cependant, puisque Stephen Harper vient de lui supprimer l’intégralité de sa subvention fédérale de l’ordre de 240 000 $.  Au fond, depuis quand le statut de féministe devrait-il être considéré comme un boulot « subventionnable » ?  Est-ce que je reçois un financement de l’État pour tenir un blog et sensibiliser le public à la condition masculine ?  Est-ce que tel devrait être le cas ?  La militance doit-elle nécessairement relever d’un éventuel financement étatique, ou de convictions personnelles ? 

Des intervenantes à la formation questionnable...
Dans cette optique, il serait plus judicieux de financer le salaire des « intervenantes » de centres de santé des femmes, des Calacs ou des maisons d’hébergement, si seulement elles détenaient la compétence correspondant à leurs « fonctions » et pouvaient les exercer sans dénigrement misandre, études maisons foireuses et statistiques dopées à l’appui.  Or, dans ce cas aussi, l’État subventionne trop souvent l’amateurisme : enquête à gogo sur l’hypersexualisation de la femme ménopausée ou travailleuses sans formation : hier, commis au rayon jardinage et camping d’un Canadian Tire, aujourd’hui, intervenante dans une maison d’hébergement où les litanies misandres récitées comme un mantra tiendront lieu d’expertise.  Édifiant.

Main basse sur l’État

Anne-France Goldwater : crédible ?
Tout comme les religieuses de mon enfance, dont un grand nombre pouvait faire preuve d’une flagrante incohérence entre leurs valeurs dites chrétiennes de charité, de tolérance, de pardon et d’amour du prochain, par le recours à la violence physique (strape, claques derrière la tête, écrasement de la nuque, obligation de rester indéfiniment les bras en croix, de manger à nouveau de la nourriture vomie à la cafétéria) et psychologique (menaces, insultes, sarcasmes, mépris, humiliation devant toute la classe, cris stridents, colères incontrôlées), je retrouve les mêmes contradictions entre les valeurs d’égalité homme femme, étalées sans conviction, et la négation du droit des garçons à un système scolaire adapté à leurs différences, le refus pathologique de reconnaître la garde partagée comme base de négociation au lendemain d’une séparation, la discrimination positive jusqu’à l’exclusion des hommes en faveur des femmes, de même que des glissements idéologiques sans fondement scientifique, tel le syndrome de la femme battue, et dont les gender studies représentent le dernier cri.

On fait beaucoup de gorges chaudes du pouvoir syndical et de ses abus dans une certaine presse par les temps qui courent, non sans raison d’ailleurs, mais l’establishment féministe – car il en existe bien un - reste étrangement épargné, malgré quelques voix dissonantes.  C’est comme si, devant des porte-parole de moins en moins crédibles, de Michèle Asselin, en passant par Christiane Pelchat, à Anne-France Goldwater, le public avait conclu un peu vite que plus personne n’écoute pareilles primas donnas.  Le ridicule ne tue plus, mais de là à dire qu’il n’a pas de pouvoir… 

Pelchat, alors sans pouvoir ?
Or, il a suffi d’un claquement de doigts à la rustaude Christiane Pelchat pour amener Jean Charest, premier ministre le plus entêté de l’histoire récente du Québec, à amender un document aussi immuable que notre Charte des droits et libertés en y faisant primer le principe d’égalité homme femme sur toute pratique religieuse et ce, avant même le dépôt du rapport Bouchard Taylor sur les accommodements raisonnables.  Quant à la tonitruante Anne-France Goldwater, elle a tout de même réussi à faire gagner Lola en cour d’appel, menaçant ainsi de marier de force 1,2 millions de Québécois si la Cour suprême, présidée par la féministe misandre Beverley McLachlin, ne renverse pas cette décision portée en appel par notre ministre de la Justice.  Le féminisme, mouvement dépassé et sans pouvoir ?  Dépassé, assurément, mais pour le reste…

Alors, je repose ma question : qui contrôle qui ?

vendredi 4 novembre 2011

Pauline Marois, pas assez « hommasse » ?

Pauline Marois, victime de son sexe ?
Le jour même où Janette Bertrand faisait sa sortie sur les déboires de Pauline Marois, les imputant au fait qu’elle soit une femme, Claude Pinard, député péquiste de Saint-Maurice, se mettait les pieds dans les plats en affirmant que le Québec n’était pas prêt à en élire une.  Le fait d’être une femme était un handicap pour son parti, selon lui.  Inutile de préciser que le coloré vétéran mauricien allait déguster une volée de bois vert dès le lendemain de sa trop grande franchise.  Noëlla Champagne, députée de Champlain, non moins flamboyante, invoquant à juste titre l’indiscipline légendaire du PQ, y allait du constat suivant : «  Pauline Marois va fêter ses 25 ans de vie politique active. Tu n'atteins pas ces niveaux-là si tu te sens diminuée parce que tu es une femme.»  En clair, le problème est ailleurs…

Du point de vue de Mme Bertrand, le fait de voter pour Marois en raison de son sexe devrait l’emporter sur toute autre considération : « On devrait se dire que, comme femme, on va l’appuyer en tant que femme, et ce, au-delà des partis. Les femmes qui sont au pouvoir dans les autres pays sont des femmes beaucoup plus « hommasses ». Ce sont des femmes qui ont pris l’apparence et parfois même la façon de faire des hommes. Là ça marche. Mais si tu veux régner à ta façon de femme, c’est ça qui ne passe pas. »  En clair, au nom de la lutte à la misogynie, on devrait voter pour Mme Marois en fonction de son sexe, sans tenir compte des compétences d’un adversaire de sexe masculin, même éventuellement plus qualifié.  Troquons un sexisme, périmé, pour un autre, au goût du jour !

Janette Bertrand : sortie remarquée...
En 2007, le gouvernement Charest a instauré une cosmétique parité homme femme à son conseil des ministres à partir d’une députation à 25 % féminine sans que les affaires de l’État ne s’en soient améliorées. Lise Payette, ancienne ministre péquiste à la Condition féminine devenue chroniqueuse, tenait ces propos, au lendemain de l’annonce de cette mesure : « J’ai écrit que « les femmes travaillaient plus et mieux que les hommes ».  J’ai failli me faire crucifier à cause de cette phrase.  Je la maintiens pourtant.  Les femmes ont-elles le choix ?  Elles ne peuvent pas dormir sur leurs lauriers car elles doivent constamment prouver qu’elles méritent le poste qu’on leur a confié.  Elles travaillent toujours plus et mieux. »  Je serais curieux de savoir ce que pense de la performance ministérielle féminine, quatre ans plus tard, celle qui a côtoyé les flemmards René Lévesque, Jacques Parizeau, Denis Lazure, Camille Laurin, Claude Charron, Jean Garon et Gérald Godin ?  Pas de doute que Mme Payette devait travailler plus et mieux que ces branleurs.
Comme le soulignait par ailleurs J-Jacques Samson le 4 novembre dans le Journal de Québec : « L’argument selon lequel Pauline Marois subit un tel sort parce qu’elle est une femme me fait bien rire.  Des trois députés qui l’ont poignardée en juin, deux étaient des femmes : Louise Beaudouin et Lisette Lapointe.  Quand Mme Marois a accédé au poste de chef, la députée Diane Lemieux (…) alors leader parlementaire de son parti à l’assemblée nationale, a démissionné avec fracas. »  Elles auraient dû demander conseil à Mme Bertrand…
Psychodrame victimaire
Il y a plus d'une raison qui font que Pauline Marois en arrache présentement et le fait d'être une femme n'en fait probablement pas partie. Après tout, n’a-t-elle pas trôné un certain temps dans les intentions de vote, été accueillie comme la sauveure du PQ en 2007, contribué à recueillir 35 % des votes aux élections de 2008 ?  Était-elle moins féminine, plus hommasse, dirait Mme Bertrand ?  On invoque souvent sa fortune, comme si elle avait été la seule à qui on lui en avait adressé le reproche.  Et Pierre Trudeau et Jacques Parizeau ? Ne pourrait-on pas enfin envisager l’hypothèse que Pauline Marois partage le même atavisme que les Stéphane Dion ou Michael Ignatieff, des hommes doués pour jouer les éminences grises mais dénués du plus élémentaire charisme comme chefs de parti ?

Stéphane Dion, aussi victime de son sexe ?
Pas de doute, le problème est ailleurs.  Le timing pour une nouvelle démarche référendaire est désastreux. L'aile radicale du PQ s'entête à se mettre la tête dans le sable – ou sur le billot - et à faire comme si la victoire était à portée de main, ou qu'il fallait la jouer au quitte ou double. Grossière erreur, qui contribuera à abonner le PQ au même club de golf que le pratiquement défunt Bloc québécois.  Remplacez Marois par Gilles Duceppe et vous vous retrouverez avant longtemps dans un cul-de-sac identique.

Quand René Lévesque s'est fait montrer la porte de la façon la plus disgracieuse du parti qu'il avait fondé pour avoir voulu prendre le beau risque du retour dans la confédération, était-ce parce qu'il était un homme ? Quand Pierre-Marc Johnson a connu un sort presque similaire avec son concept d'affirmation nationale, était-ce parce qu'il était un homme ? Quand Jacques Parizeau a été éreinté par les médias au lendemain du référendum de 1995 pour avoir identifié le vote ethnique et l'argent comme raisons de l'échec référendaire, était-ce parce qu'il était un homme ?

Stronach : une autre victime ?
Quand Lucien Bouchard, même à l'heure actuelle, se fait rappeler sa « trahison » envers Brian Mulroney, est-ce parce qu'il est un homme ? Pourtant, quand Belinda Stronach s'est fait insulter pour avoir quitté le parti conservateur en vue d’un poste de ministre offert par Paul Martin, des vierges offensées ont aussitôt entonné l'hymne à la discrimination envers les femmes.  Ses motivations étaient pourtant nettement plus opportunistes que celles de Bouchard, qu’on aime le personnage ou pas.  Mais aujourd’hui, qui se rappelle de Stronach ?

Lise Thériault, l’indomptable

S’il est un nom qui circule présentement quand on pense à une femme à la tête d’un gouvernement québécois, c’est sans aucun doute celui de Lise Thériault, l’actuelle ministre du Travail qui tient tête aux fiers à bras qui s’opposent à son projet de loi 33 qui mettrait un frein au placement syndical.   Malgré les menaces de se faire casser les jambes, les refus « spontanés » de rentrer travailler de la part de syndiqués, les tentatives d’intimidation sur différents chantiers et la fermeture des réserves d’oxygène à deux scaphandriers à l’œuvre à Trois-Rivières, la ministre ne baisse pas pavillon : malgré quelques amendements envisagés, c’est la fin du placement syndical, point barre. 

Thériault : crédibilité et charisme.
Une combinaison gagnante ?
L’attitude de Mme Thériault contraste singulièrement d’avec son passage sans éclat à l’Immigration.  Par sa résolution devant des pratiques syndicales d’une époque révolue auxquelles aucun de ses prédécesseurs n’a osé mettre un terme, l’actuelle ministre est en train de se construire un important capital de sympathie et de crédibilité auprès du public.  Avec un parti au plus mal dans l’œil du public, menacé par l’effet Legault et fortement hypothéqué par un chef auquel presque plus personne ne fait confiance, Lise Thériault pourrait devenir pour le PLQ l’as dans la manche pour lequel le PQ prend cette fois Gilles Duceppe, devant son avenir incertain.  Ce n’est pas en faisant courbettes et compromis que Mme Thériault pourrait bien gagner le cœur des électeurs, mais en continuant d’agir avec cette calme et inflexible fermeté qui semble la caractériser jusqu’ici.  Qui sait, Mme Bertrand, c’est peut-être ça, qui manque à votre protégée : un soupçon d’« hommasserie »…

mardi 1 novembre 2011

Le 25 novembre, à l’ombre de l’affaire Shafia…

Maisons d'hébergement : 
sur financées, sous fréquentées, 
selon le vérificateur général.
Vous le savez certainement, à moins d’avoir vécu les dernières années dans un placard, le 25 novembre est la Journée de l’élimination de la violence faite aux femmes.  Pour les hommes, ça peut continuer !  Comme chaque année, je me conditionne à subir les statistiques dopées du ministère de la Sécurité publique, entre autres, qui tentera une fois de plus de faire passer des signalements de violence conjugale pour des agressions sanctionnées, afin de mieux dissimuler le fait que près de 70 % des arrestations survenues dans la cadre de sa douteuse politique d’intervention en violence conjugale soient infondées. 

Questions sans réponses... 

Encore une fois, les maisons d’hébergement clameront qu’elles sont sous-financées, bien que le vérificateur général du Québec ait tiré le cordon d’alarme dès 2008 en prévenant l’État que ces établissements sont sur financés, sous fréquentés, et qu’ils ont vu leur budget doubler en cinq ans sans nécessité, passant de 30 M $ à 60 M $.   Malgré cela, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale a l’inénarrable culot de tenir une campagne de « sensibilisation » sur la violence faite aux femmes, qui s’étend sur « 12 jours d’action » et qui sollicite une contribution financière minimale de 20 $ par individu et de 100 $ par groupe.  Vous avez bien lu.  Voilà qui s’appelle joindre la cupidité à l’indécence ! 

Amir Khadir
Je me suis par ailleurs demandé si les récents développements du procès Shafia allaient – enfin – alimenter la réflexion – au point mort – sur la violence faite aux femmes dans le contexte particulier de l’intégrisme religieux.  Au lieu de démoniser nos dangereux « mâles » québécois, que les trois dernières enquêtes sociale générales (ESG) de Statistique Canada ont dépeint comme les hommes les plus pacifiques au Canada, va-t-on enfin se pencher sur les attitudes – vraiment – patriarcales des islamistes ?  J’ai posé les questions suivantes à M Amir Khadir et à Mme François David, de Québec solidaire, de même qu’à Mme Alexa Conradi, présidente de la Fédération des Femmes du Québec (FFQ) :

Françoise David
« Les quatre femmes assassinées dans un contexte de crime d'honneur, et celles qui pourraient suivre, si nous restons aussi mollement tolérants, allez-vous en parler le 25 novembre, journée de l'élimination de la violence faite aux femmes ? Allez-vous dénoncer cet intégrisme meurtrier pour les femmes ? Ou allez-vous encore laisser braire nos militantes à grands coups de statistiques dopées démonisant nos hommes québécois, selon Statistique Canada les plus inoffensifs au Canada ? Ah, cette racaille de mâle québécois blanc et hétérosexuel !  Le temps serait venu pour vous, et, dans l'intérêt réel et légitime des femmes du Québec, d'un réveil salutaire ! »

Alexa Conradi
Réponse de trois intéressés : « …. »  Québec solidaire s’était pourtant 
déjà 
montré plus expansif, quand son attaché politique m’avait écrit pour protester poliment contre ma suspicion devant la tolérance déplacée d’Amir Khadir envers certaines organisations et pratiques islamistes, attitude également caractéristique de la FFQ.  Mme David, ancienne présidente de cet organisme désuet, n’était pas restée de glace non plus, de son côté, quand Sylvain Bouchard, animateur du FM 93 de Québec, avait lancé, il y a quelques années, un concours enjoignant les étudiants du secondaire à arracher la page qui lui était consacrée dans un livre scolaire.  Apparemment, l’atteinte à l’image personnelle de ces redresseurs de torts sélectifs compte bien davantage que le sort des femmes aux prises avec des brutes intégristes.

Guide pratique de survie pour le 25 novembre

Denis Laroche, chercheur à l’Institut de la statistique du Québec, également source d’urticaire pour le lobby féministe, puisqu’il compile également les signalements des hommes victimes de violence conjugale, déclarait, dans l’excellent documentaire intitulé  Pied de biche (vers 3 min 33),  de Rachel Verdon et Robert Favreau, que l’année 1993 avait vu Statistique Canada investi par les groupes de femmes.  Résultat : les hommes ont été écartés des signalements en violence conjugale, avec le résultat que leurs contreparties féminines sont apparues comme les seules victimes de ce fléau ! 

Pied de biche, controversé mais essentiel...
C’est cette même année, que l’on « apprenait » qu’une femme sur trois de plus de 16 ans avait été victime d’une agression sexuelle, selon des paramètres extensibles qui dépassaient largement la définition que donne le code criminel de ce délit.  La même ESG prétendait qu’à peine 2 % des allégations d’agressions sexuelles étaient fausses.  Michel St-Yves,   psychologue judiciaire à la SQ, auteur et professeur à l’université de Montréal, affirmait cependant dès le 20 décembre 2004 dans Le Soleil que ce pourcentage oscillait en fait entre 30 et 40 %.  Et il s’agissait de chiffres conservateurs…

Ce n’est pas avant 1999 que Statistique Canada recensait enfin les signalements d’hommes agressés par leur conjointe.  Tout l’historique de violence conjugale qui affectait les hommes avant cette année restera à jamais lettre morte.  En 2005, Statistique Canada brisait le silence en révélant que 546 000 hommes étaient victimes de violence conjugale au pays.  Ces chiffres n’empêchaient pas cependant que, force physique « aidant », la violence physique la plus lourde restait subie par les femmes.

Un éclairage différent

Une autre pierre allait être jetée dans le jardin de l’angélisme féministe avec  l’enquête psychosociale du Saguenay-Lac-Saint-Jean, réalisée en 2000 par la Direction de la santé publique.  Selon ce document, 5,4 % des hommes qui ont vécu avec une partenaire au cours de l’année précédant l’enquête avaient subi de la violence physique, en comparaison de 2,4 % de femmes pour la même période.  Il s’agit de plus du double de victimes masculines.  Ce n’est pas tout : 1,3 % des hommes avaient subi de la violence physique sévère, contre 0,8 % des femmes, tandis que, au chapitre de la violence psychologique et des agressions verbales, 35,8 % en avaient vécu, soit 1,5% de plus que les femmes dans la même situation.  Pour compléter le tableau, 5,4 % des hommes avaient   subi de la violence physique mineure, en comparaison de 2,4 % de femmes.

Affaire Shafia : vers une prise de conscience ?
« Le contraste pourrait indiquer que les hommes demeurent plus longtemps que les femmes dans une union marquée par la violence conjugale », affirmait encore Denis Laroche dans Le Quotidien du 25 janvier 2009.  L’enquête du statisticien révèle que 3,9 % d’hommes ont rapporté au moins un événement de violence physique au cours des cinq dernières années en comparaison de 2,9 % de femmes, ce qui représente 70 200 hommes et 52 600 femmes, respectivement. 

Ces chiffres ont de quoi surprendre par leur contraste d’avec les données  artificiellement gonflées que nous propagent chaque année groupes de femmes et ministère de la Sécurité publique, avec le mol assentiment de médias débranchés.  C’est pourquoi il faut les communiquer le plus possible et faire échec au dopage statistique qui relève du lavage de cerveau auxquels nous sommes exposés depuis trop longtemps.  Peut-être pourrons-nous alors nous intéresser d'un peu plus près aux réels dangers que représentent pour les femmes les us et coutumes émanant d’une culture rétrograde en vif conflit avec nos valeurs profondes.  Il ne faudrait surtout pas commettre l’erreur d’attendre, comme le préconisent certains oracles populaires, que l’intégrisme religieux devienne « galopant », avant de réagir…

lundi 31 octobre 2011

Nouvelles histoires d’horreur judiciaires pour l’halloween

Non, les histoires d'horreur ne finiront pas
avec cette chronique...
Comme promis lors de ma plus récente chronique, je vous présente aujourd’hui les cinq dernières histoires d’horreur judiciaire de mon worst of sur la question des droits bafoués de pères et des ex conjoints.  Veuillez    cependant noter que les noms des protagonistes sont fictifs.  Vous constaterez que ces récits n’ont malheureusement rien à envier aux cinq précédents.  En fait, il y a lieu, non seulement de se demander comment pareils drames peuvent survenir dans notre Québec considéré à tort comme une société humaniste, mais également comment il se fait  que des  injustices aussi grossières puissent se perpétuer dans l’étouffement du huis clos, sans que nos médias n’alertent la population.  Liberté de presse, droit du public à l’information, mission sociale de sensibilisation, mon… œil !

Quatre fils solidaires de leur père

 Après environ 20 ans de mariage, la relation entre Jean-Charles et sa femme, Thérèse, bat de l’aile. L’épouse multiplie les gestes agressants, lui crie à deux pouces du visage, tente vainement de le pousser à bout pour qu’il la frappe, menace de le faire arrêter, multiplie les crises de larmes, l’accuse sans motif de la tromper, de lui cacher de l’argent, de la calomnier, tout ça parfois jusqu’aux petites heures. À deux reprises, la situation dégénère au point où notre homme doit appeler la police. Il suffit à Thérèse de prétendre qu’il est violent et père négligent, pour que Jean-Charles se voit menacé d’être incarcéré à Orsainville.  Le phénomène se reproduit quand il appelle la DPJ à la rescousse, devant le climat empoisonné du domicile familial. Les intervenantes ferment les yeux sur la déviance manifeste de la mère et le menacent d’aller vivre dans un petit appartement, de payer une grosse pension et de ne plus revoir ses fils. « Alors, pour ne pas perdre les enfants, j’endurais tout ça », m’écrivait-il.

Les intervenantes de la DPJ n'incitent pas
toutes autant à sourire...
Lors d’une crise plus violente que les précédentes, Jean-Charles appelle le 911. Thérèse est emmenée dans une maison d’hébergement pour femmes battues… « Lors du divorce, les plus vieux ont été obligés d’écrire une lettre pour dire que j’étais un bon père et un bon mari, précisait- t- il, afin que les plus jeunes puissent vivre avec moi, comme ils le désiraient. » On comprendra aisément leur choix quand, aujourd’hui encore, les fils disent à leur père : « On a vu des films de monstre, de guerre, d’horreur, mais jamais comme ce qu’on a vécu à la maison… »  Au lendemain de son divorce, ayant pu, en raison de l’âge légal des aînés et du désir de tous, obtenir la garde de ses enfants, Jean-Charles ne   s’en voit pas moins obligé, en plus de subvenir à leurs besoins, de payer une pension de 325 $ par semaine à Thérèse…  Pour arriver, il doit effectuer du temps supplémentaire, quitte à s’absenter le soir, afin de « gagner la vie d’une autre personne qui ne fait rien ».   Retraité, il a tout de même réussi à faire diminuer sa pension à 450 $ par mois.

Malgré sa maladie, la mère lui refuse de voir son fils !

Jeune père dans la quarantaine, ancien cadre d’entreprise, Raynald a commis l'indélicatesse de se réveiller un jour atteint d’un maladie dégénérative. Condamné, il a tout perdu: son emploi, sa femme qui, n’acceptant pas sa maladie, a obtenu le divorce, et son fils, que sa mère a tellement réussi à éloigner de son père qu’il a perdu tout contact avec lui. L’homme vit désormais dans une misérable garçonnière d’une seule pièce dont il est devenu l’otage; il y reçoit ses perfusions, données par des infirmières. Lourdement médicamenté, il se déplace difficilement avec des béquilles adaptées. Bien que son ex conjointe gagne très confortablement sa vie, Raynald, qui vit pauvrement d’une rente d’invalidité, doit malgré tout lui verser 80 $ chaque mois. Précisons que certains médicaments contre le cancer ne sont pas couverts par la Régie de l’assurance maladie du Québec et qu’en fait comme en principe, ce serait à Madame, vu ses possibilités salariales, de soutenir son ex dans le dénuement.

L'humanisme n'est pas une vertu strandard
chez toutes les ex...
L’avocat de Raynald ne cherche même pas à présenter à cette femme de demande pour provision de frais. Doute-t-il de l’équité du système envers un homme ? Quant à elle, le fait de savoir son ex dans une situation aussi criante d’abandon ne semble pas l’émouvoir. Une révision de pension demanderait au bas mot 2 000 $.  L’Aide juridique, à laquelle Raynald est admissible, vu son état et des finances, ne lui en accorde que 600.  Devant les tracas occasionnés par l’interférence maternelle, Raynald tente vainement de revoir son fils, bien qu'un jugement de cour lui accorde un droit de visite d’une fin de semaine sur deux.  Après quelques années, pendant lesquelles elle a espacé les visites, la mère affirme que le gamin ne s’intéresse plus à son père. Raynald n’a cependant que cette version de l’histoire.  Aux toutes dernières nouvelles, Madame aurait enfin permis à son fils de voir son père plus souvent.  Tout arrive…

21 fois accusé au criminel par son ex… sans motif !

 Voici le témoignage de l'homme en question : « J’ai été accusé 21 fois au criminel sans jamais avoir été condamné; 19 non-lieux, deux acquittements et deux procès encore en cours. Ma résidence secondaire est le 1, Notre-dame, Montréal (palais de Justice de Montréal, NDA) et je ne blague même pas, certaines semaines au cours des quatre dernières années, j'y ai passé plus de temps que chez moi. (…) Je fais presque partie des meubles, et toutes les démarches souvent mensongères que la mère de mes enfants fait rencontrent la partialité des juges qui se rendent facilement à ses arguments au grand dam de mes avocats (notre dossier de cour comprend près de 200 séquences légales, 23 procès intérimaires, deux sur le fond – un troisième à venir bientôt – et trois études psychosociales).

Quand le palais de justice devient
une résidence secondaire...
Mon ex enfreint tous les jugements sans exception, et bien que tous les juges le lui reprochent, ils lui laissent néanmoins poursuivre sa quérulence à mon endroit, de sorte qu'aujourd'hui, j'ai l’un des pires dossiers en matière familiale au palais de justice de Montréal. (…) J’ai subi le protocole sur la violence conjugale qui fait en sorte que, dès    qu'une plainte est déposée contre un ex conjoint, il y a automatiquement arrestation et emprisonnement préventif, avant même qu'il n'y ait enquête. Dès que la cour conclut que la plainte était frivole et non fondée en droit, le même protocole sur la violence conjugale recommande qu'il n'y ait pas de plainte pour méfait public contre la responsable de la fausse plainte, sous prétexte que les vraies victimes auraient peur de s'adresser à la police si pendait cette illusoire épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes. »  Au moment d’écrire ces lignes, notre homme est toujours aux prises avec son ex… et la Justice.

Le viol génétique, aussi méconnu que répandu

C’est par le biais d’Internet que Fernand fait la connaissance de Chantal en 1995. Prudents et soucieux d’éviter toute ITS, les nouveaux enfants du   paradis protègent leurs ébats en utilisant le condom avec constance et minutie. Se disant sécurisée par les bonnes habitudes de vie de son amant, Chantal, qui se prétend stérile, lui propose l’expérience ultime d’ardents transports sans préservatif, une fois. Devinez donc ce qui est arrivé. Sous le choc de la nouvelle de cet enfant non désiré, Fernand, ébranlé, met un terme à la relation. Il se sent pris au piège, victime de ce qu’il considère un viol génétique. Entre-temps, l’enfant naît en 1996. Chantal harcèle notre homme, le dénigre auprès de sa famille, de son employeur et des clients de ce dernier, ce qui n’aide en rien l’ex-amant à se ressaisir. Son travail s’en ressent et ses revenus, à l’origine de 45 000 $ par an, diminuent d’une année à l’autre. En 2000, la Cour supérieure de Montréal déclare Fernand père du rejeton puis, l’année suivante, le condamne à verser une pension pour l’enfant de 380 $ par mois.

Eh oui, duper ET se payer la traite...
Déjà durablement perturbé, le père malgré lui devient dépressif et cesse complètement de travailler en 2001, vit en ermite, coupe les ponts avec sa famille et ses amis. Il survivra de l’Aide sociale de 2004 à 2007, avant de demander à un proche parent de lui venir en aide en louant de l’équipement informatique afin de se lancer en affaires. Chantal fait chou blanc dans ses plaintes auprès de l’Aide sociale et du Procureur général, qui ont enquêté sur l’état de santé et sur la situation financière de Fernand, irréprochable. En 2010, Fernand dépose une quatrième requête d’annulation de pension alimentaire et  d’arrérages. Il aura la chance d’être défendu par un excellent avocat mais surtout, de tomber sur un juge honnête et compatissant qui annule les arrérages accumulés, mais fixe la pension payable pour l’enfant à 630 $ pour 2009, 2 400 $ pour 2010 et un peu plus pour 2011.  Justice a-t-elle été rendue pour autant ?  Le père involontaire ne pouvait aspirer à « meilleur » dénouement mais de l’avis même du juge, il demeure hypothéqué, tant par la paternité imposée que par le harcèlement judiciaire de Chantal.

Abus de pouvoir et immunité

 C’est en septembre 2010 qu’Éric décidait de rompre avec Nicole, la mère de ses deux enfants, après avoir découvert ses infidélités.  Il n’en fallait pas moins pour que la femme délaissée exige aussitôt la garde exclusive des enfants et multiplie les calomnies envers son ex.  Comme au Québec, toute femme peut impunément mentir sur son conjoint, pourquoi se gênerait-elle ?   Aveuglée par sa haine envers Éric, Nicole allait s’enfoncer davantage dans la malversation, s’aidant cette fois d’une amie, Germaine Therrien, pourtant policière, jadis également en bons termes avec Éric.  Éric se rend le 5 février 2011 au resto où soupent les deux femmes, dans le but de persuader celle qu’il prend encore à tort pour une amie commune de convaincre son ex de cesser ses mensonges.  Trois jours plus tard, Éric apprend qu’une plainte de voies de fait a été déposée contre lui par l’agente Germaine Therrien. 

Certains policiers peuvent s'avérer
aussi énergiques que peu subtils...
Il comprend aussitôt que Nicole et Germaine ont comploté pour lui nuire en vue de l’audition pour la garde partagée des enfants, prévue en mai 2011.  Un enquêteur, Florian Tétreault, du même service de police que la plaignante, sera assigné à l’enquête sur la plainte...  Il agira avec un parti pris flagrant, enquêtant à charge, soit au détriment de l’accusé, mais « oubliant », d’agir à décharge, donc sans tenir compte du témoignage déterminant de la propriétaire du resto.  Il arrête finalement Éric devant ses voisins médusés.  La plainte de l’agente Therrien demeure si invraisemblable que le bureau du substitut du procureur la rejettera aussitôt du revers de la main.  À l’évidence victime d’un complot suivi d’un abus de pouvoir policier, Éric porte plainte en déontologie policière contre les agents Therrien et Tétreault.  Malgré la preuve accablante, aucune sanction, aucune réprimande n’est administrée ni à la calomniatrice, ni à l’imbécile. 

Une journée internationale 
de l’injustice judiciaire faite aux hommes ?

L'ignorance du public sauvegarde ce qu'il reste de crédibilité à ce système...
Au terme de ces histoires d’horreur, les affinités des étrangetés relatées avec l’halloween ne vous paraissent-elles pas confirmées ?  Les tribunaux ne ressemblent-ils pas à des maisons hantées ?  Policiers et avocats, à des loups-garous et à des vampires ?  Ces ex conjointes-là ne feraient-elles pas passer les sorcières pour des girls scouts ?  Pas de doute, le 31 octobre demeure un moment privilégié pour souligner l’injustice judiciaire faite aux hommes...

Musulmanes intégristes : on vous refuse le voile et vous pensez avoir un problème ?

Marzieh Ebrahimi   Musulmanes intégristes, que pensez-vous du sort réservé à  Marzieh Ebrahimi , vitriolée pour avoir refusé de porter le li...