samedi 8 octobre 2022

Élections 2022 : le Québec est-il encore un État démocratique ?

François Legault
Quand un gouvernement majoritaire est élu avec 41 % des votes, 90 sièges sur 125, mais que 59 % des votants lui ont tourné le dos, il y a matière à s’interroger sur sa légitimité et, surtout, sur sa représentation démocratique dans un État de droit.  

La question se pose d’autant plus que le seul parti à jouer un véritable rôle d’opposition n’obtient aucun siège avec près de 13 % des votes, ce qui signifie que ses électeurs, au nombre de 530 786 personnes, seront totalement ignorés à l’Assemblée nationale, qui doit représenter les intérêts légitimes de TOUS les Québécois.

Il faut enseigner à François Legault le sens du mot « démocratie »

Éduquons donc notre cabochon de premier ministre avec cette définition :

« Étymologie: de dêmos*, « peuple » et kratos, « puissance », « souveraineté ». Régime politique fondé sur le principe que la souveraineté appartient à l'ensemble des citoyens , soit directement (par des référendums) soit indirectement par l'intermédiaire de ses représentants élus. »

D’ores et déjà, nous sommes à même de constater que « la souveraineté appartenant à l’ensemble des citoyens » a été balayée sous le tapis par cet ancien… souverainiste !  Son comportement va à l’encontre cet autre énoncé :

La démocratie suppose l'existence d'une pluralité d'options et de propositions, généralement incarnées dans des partis et des leaders ayant la liberté de s'opposer et de critiquer le gouvernement ou les autres acteurs du système politique.

Legault renie sa parole

Dans l’état actuel des choses, pouvez-vous me dire comment ce noble principe est respecté ?  Avouons qu’il a été broyé par un système périmé que François Legault s’était pourtant engagé à corriger au cours de la première année d’un premier mandat. 

Fidèle à lui-même, il est revenu sur sa parole, comme il n’a cessé de le faire systématiquement depuis le début de la crise politico sanitaire, sous l’égide de la firme McKinsey dont Radio-Canada a enfin mis en lumière le rôle occulte.[i]  Voici donc à quoi le chef de la CAQ s’engageait en 2018 :

« En 2018, alors qu'il était chef de la deuxième opposition à l'Assemblée nationale, François Legault a signé une entente stipulant que son parti s'engageait, s'il prenait le pouvoir, à déposer un projet de loi pour réformer le mode de scrutin. D'autres chefs avaient pris le même engagement, notamment Jean-François Lisée, à l'époque au Parti québécois (PQ), et Gabriel Nadeau-Dubois, de Québec solidaire (QS). »

Une majorité démesurée et aucun siège pour le PCQ

Vous avez bien lu : il avait signé une entente pour réformer le mode de scrutin.  Mais l’actuel système, non seulement lui permettait d’augmenter substantiellement et indument une majorité qu’il aurait obtenue de toute façon, mais lui servait également de moyen détourné d’éradiquer son principal adversaire, Éric Duhaime, qui, malgré une votation importante, n’a pu faire élire aucun député.

Legault a été favorisé dans ce dessein malhonnête par un système électoral périmé qui repose encore et toujours sur l’opposition entre deux principaux partis, aujourd’hui sous respirateurs artificiels, soit le parti libéral du Québec et le Parti Québécois.

Un caillou dans la chaussure

Avec l’éclosion, d’abord de Québec solidaire, puis de ce joueur pendant longtemps ignoré, le parti conservateur du Québec, la donne a été considérablement changée par le morcèlement du vote autre que caquiste.

Le PCQ a atteint une vitesse de croisière jusque-là inimaginable, en raison de la force de l’insatisfaction légitime d’une partie importante de la population, un caillou dans la chaussure de la CAQ. 

L’expertise politique d’Éric Duhaime, habile débateur, mais manquant encore de combativité, selon certains, a compté pour beaucoup dans une ascension qui pourrait bien perdurer, tant la CAQ accumule gaffes et décisions mortifères ne reposant sur aucune science et relevant presque de la superstition la plus irrationnelle : plus on étouffe la population, mieux elle se porte.

Aucun droit de parole à l’Assemblée générale

Non content d’avoir profité d’un système biaisé qui lui a permis d’éliminer son principal adversaire, Legault lui refuse tout droit de parole à l’Assemblée nationale, décision qui peut par ailleurs se légitimer en raison de l’absence de siège que sa promesse non tenue a favorisée.  Une apparence bidon de légitimité. 

Comme le système électoral actuel le favorisera sans doute à l’avenir, Legault s’est engagé… à le pas le réformer :

« Pas d’élu, pas de présence au parlement. François Legault ne voit pas de place possible pour Éric Duhaime à l’Assemblée nationale du Québec. Et le premier ministre ne réformera par le mode de scrutin.

M. Legault se dit par contre très ouvert à discuter de façon régulière avec les chefs des quatre autres principaux partis, dont le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), pour récolter leurs bonnes idées. »

Le tableau aurait pu être bien différent…

Quel hypocrite !  Un article de Radio-Canada explique pourquoi le premier ministre a tout intérêt à faire primer ses intérêts personnels sur ceux du peuple québécois, au mépris d’une majorité qui ne veut rien savoir de lui :

« Avec seulement 41 % du vote populaire, la Coalition avenir Québec a fait élire une forte majorité de députés, soit 90 des 125 élus (72 %). Si le gouvernement Legault avait tenu sa promesse de réformer le mode scrutin, le portrait de l’Assemblée nationale aurait été bien différent, selon nos calculs.

(…) Cette distorsion entre le vote populaire et l’obtention de sièges à l'Assemblée nationale aurait pourtant pu être atténuée avec la réforme du mode de scrutin et l’adoption du projet de loi 39.

Avec un mode de scrutin proportionnel avec compensation régionale, la CAQ aurait fait élire 75 députés, soit 15 de moins, et aurait pu conserver sa majorité.

La débandade aurait été encore plus marquée pour le PLQ, qui aurait obtenu 5 sièges de moins (16 plutôt que 21).

QS aurait pu pour sa part compter sur l’appui de 3 députés de plus à l’Assemblée nationale, soit 14 députés au lieu de 11.

Le PQ aurait quant à lui ralenti sa chute en faisant élire trois fois plus d’élus, pour un total de 10 plutôt que 3.

Le plus grand gagnant aurait sans contredit été le PCQ, qui aurait fait une entrée sans équivoque à l’Assemblée nationale avec 10 élus. »

Un vol de démocratie

Vous rendez-vous compte de l’ignominie de François Legault, qui correspond tout à fait à cette définition de ce que n’est pas une démocratie :

« On oppose la démocratie à l'autocratie: tyrannie, aristocratiemonarchiedictature et toutes les formes de pouvoir où la majorité est exclue du processus décisionnel (régimes autoritaire et totalitaire). »

« Toutes les formes de pouvoir où la majorité est exclue du processus décisionnel. »  Cette exclusion, c’est exactement ce qui arrive aux 59 % d’électeurs votants qui ont été ignorés par Legault, sans compter près de 13 % qui ont voté PCQ, qui auraient pu compter sur 10 élus afin de défendre leurs droits légitimes face au sanitarisme fanatique du petit dictateur de la CAQ.

Un avenir sombre

L’avenir du Québec n’aura jamais été aussi sombre et menacé par une clique de politicailleurs opportunistes et sans scrupules qui continueront à maintenir un état d’urgence sanitaire factice permettant de continuer à imposer un vaccin inefficace et dangereux, à s’opposer à la tenue d’une commission d’enquête sur l’hécatombe des CHSLD, en plus d’octroyer des contrats de gré à gré sans appels d’offre. 

On est rendu à 17,4 milliards de dollars autorisés par ce parti en tout point semblable à son prédécesseur, le parti libéral du Québec.

La politique, plus ça change, plus c’est pareil…

dimanche 2 octobre 2022

Hécatombe dans les CHSLD : négligence criminelle imprévue ou délibérée ?

C’est une question brutale, mais incontournable.  Elle se pose d’autant plus impérativement.  Dire que la Coalition Avenir Québec a fait preuve de négligence criminelle semble en dessous de la vérité.  Quand on se rend coupable d’une telle mégarde, c’est qu’on omet les soins de base nécessaires à la bonne santé des personnes vulnérables dont on a la responsabilité par incompétence, par indifférence, ou par étourderie. 

Avec ce gouvernement, bien pire semble avoir été commis : des décisions mortifères, condamnables, ont été prises au détriment de nos aînés, ceux-là mêmes qui, le plus souvent bien humblement, ont bâti le Québec que nous connaissons, des gens auxquels nous devons déférence et le plus élémentaire respect.

En clair, si le gouvernement Legault avait voulu délibérément supprimer l’existence de 6700 aînés, il n’aurait pas agi autrement.  Était-ce son but inavoué, en vue de doper les statistiques de morts par covid ?  Ces aînés sont-ils vraiment décédés des suites du virus, ou d’un abandon planifié auquel ils ont été condamnés ?

Comment éviter cette hypothèse devant les décisions ahurissantes dont je vais faire la nomenclature.

On a fait rentrer des personnes infectées dans les CHSLD

Sous le prétexte louable de préserver la capacité d’accueil des centres hospitaliers, on a transféré des milliers de patients hospitalisés dans les CHSLD, sans tenir compte un seul instant de la vulnérabilité des aînés, une situation dénoncée par Marie Rinfret, dans son rapport de la protectrice du citoyen :

« Anticipant des problèmes semblables à ceux de l’Italie, le Québec a d’abord voulu protéger sa capacité hospitalière, en transférant des milliers de personnes hospitalisées vers des CHSLD.

La protectrice du citoyen remarque qu’aucune analyse des risques n’a été réalisée. »

Mme Rinfret devait ajouter, en conférence de presse :

« Les CHSLD n'avaient pas été préparés pour assurer cette prise en charge de façon sécuritaire, a déclaré Mme Rinfret en conférence de presse, mardi après-midi. Ces milieux de vie auraient dû recevoir des consignes adaptées à leur réalité et des ressources pour renforcer leurs faiblesses. Les risques concernant ces milieux n'ont pas été correctement évalués. »


On a indument fait paniquer les employées, qui ont quitté le navire

En période de crise, il importe plus que jamais de garder son sang-froid et d’éviter l’affolement.  Le gouvernement Legault et les médias qu’il subventionne ont fait exactement le contraire en campant immédiatement un climat de panique sanitaire qui a atteint non seulement la population, mais également les travailleuses de la santé et les préposées en CHSLD et en RPA. 

Le cas du CHSLD Héron, tristement célèbre, passera sans doute à l’histoire.  Faute de personnel, la situation, telle que relatée par des soignantes, était accablante :

« L’odeur nauséabonde dans l’ascenseur les assaille dès l’ouverture des portes. Il fait sombre. Le plancher est « sale, très collant ». Il y a un chariot plein de plateaux de nourriture presque intouchée. Martine Daigneault distingue des rôties. C’est le déjeuner.

 

Il est 18 h 15. La gestionnaire vient d’arriver au CHSLD Herron. Elle a été accueillie par la propriétaire Samantha Chowieri et son mari. Elle s’est présentée et a offert son aide. On l’a orientée au deuxième étage, où un seul employé est en poste. Au troisième, il n’y a personne, dit-elle.

 

Elle commence une tournée des chambres – il y en a une soixantaine. Une autre infirmière, trouvée par l’entremise du site Jecontribue!, arrive entre-temps. La main-d’œuvre est difficile à trouver. La même journée, 23 résidences pour aînés en éclosion ont demandé de l’aide au CIUSSS. »

 

Je vous épargne la suite. 

On a interdit aux familles et aux proches aidants de secourir nos aînés

Dans un tel contexte, il est évident que le soutien des familles et proches aidants devenait indispensable.  On les a exclus.  Il est difficile de trouver rapidement des constats de cette grave lacune dans nos médias, mais heureusement, l’université McGill a donné la parole  à trois expertes de son École de travail social : les professeures agrégées Shari Brotman et Tamara Sussman, et la doctorante Susan Mintzberg :

« Il fallait absolument que les proches aidants soient autorisés à revenir. Au début de la pandémie, on les a exclus des établissements de soins de longue durée, parce qu’on a estimé qu’il fallait garder les visiteurs à l’écart pour limiter les risques. Mais ils sont tellement plus que ça. Les proches aidants sont les soignants de première ligne invisibles de notre système de santé. Lorsque nous avons retiré ces personnes au début de la pandémie, le navire a commencé à couler. »

Les centres hospitaliers et les CHSLD ont toujours mis en pratique des protocoles sanitaires incluant masques, gants, blouses, désinfectant alcoolisé, visant à protéger leur clientèle et le public d’infections virales, qu’il s’agisse de SARM, de C-difficile, de gastro, ou de tout autre virus. 

Comment se fait-il que les mêmes protocoles n’aient pas été appliqués envers la covid ?  Pourquoi fallait-il en arriver à priver nos aînés du soutien de leurs proches qui auraient pu palier à la désertion d’employées ?

On a interdit la réanimation de nos aînés

J’ai traité ce sujet dans un billet précédent.  Je me contenterai de citer un extrait éloquent de la journaliste Isabelle Paré, paru dans le Devoir du 23 novembre 2020 :

« Pendant cinq mois, certaines personnes en arrêt cardiorespiratoire n’ont pu être réanimées par les ambulanciers en raison d’une directive instaurée à Montréal et à Laval pour éviter une surcharge des unités de soins intensifs. Or, la directive a été maintenue jusqu’au 21 septembre, malgré un retour à la normale dans les hôpitaux cet été.

Mise en œuvre le 4 avril, la directive ministérielle « arrêt de manœuvres intensifiées » prévoyait notamment de ne plus faire de massage cardiaque ni de défibrillation chez les personnes en « asystolie », c’est-à-dire ne présentant pas de pouls décelable. »

Réalisez-vous l’horreur, pour ne pas parler de malveillance ou d'insensibilité, d’une telle directive ?  Comment un gouvernement peut-il tomber si bas dans la négation de la vie et de la dignité humaine ?

On a interdit les premiers soins à nos aînés

Dans la même tangente, cette ex-employée d’une résidence pour aînés nous informe d’une autre directive ministérielle interdisant de prodiguer les premiers soins aux résidents (voir cette vidéo à 2m54).  Les employées devaient se limiter à appeler le 911 pour avoir des secours, au risque de voir mourir leurs résidents.  De telles folies ne s’inventent pas.

On a retiré les suppléments vitaminiques, dont la vitamine D, à nos aînés

Là encore, on ne trouve aucun article faisant état de cette nouvelle directive d’autant plus étrange que la vitamine D est généralement recommandée afin de renforcer le système immunitaire.  Un naturopathe a eu l’audace de demander des éclaircissements aux auteurs du document qui recommandait de cesser d’administrer des suppléments vitaminés aux aînés.  Voici ses conclusions :

« On peut donc en conclure qu’il n’y a pas de références spécifiques qui justifiaient cette recommandation puisqu’il n’y a rien à ce sujet dans la réponse. C’est donc, une recommandation qui n’est pas justifiée par des études randomisées. On peut tout de même donner le bénéfice du doute puisqu’il mentionne que « le risque était au départ mal quantifié ». Nous pouvons donc possiblement en déduire que le risque n’a jamais justifié cette mesure et que c’était exagéré par rapport au risque que l’on sait aujourd’hui était mal quantifié. C’est du moins ce que j’en comprends. Il avoue donc sans le dire directement que ça n’avait pas sa raison d’être. »

Que faut-il comprendre de toute cette folie ?

On a du mal à comprendre la pertinence sanitaire de cette dernière mesure.  Cependant, dans le contexte général de directives qui ont fait fuir des travailleuses de la santé, empêché les proches aidants de secourir leurs aînés, fait rentrer des patients infectés dans les RPA et CHSLD, interdit les manœuvres de réanimation et de premiers soins, il est permis au moins de s’interroger sur les motivations premières qui ont guidé toutes ces décisions qui, à l’évidence, ne pouvaient que nuire aux personnes les plus vulnérables de notre société. 

Des telles aberrations justifient-elles la note parfaite que François Legault a eu l’insupportable arrogance de s’attribuer ?  Comment peut-il décréter que les Québécois ne veulent pas de commission d’enquête sur les CHSLD ?  Se prend-t-il pour l’âme de son peuple ?  

Un vote pour la CAQ est un vote qui cautionne cette hécatombe

Une évidence devrait sauter aux yeux de quiconque a une conscience : un vote pour la CAQ est un vote qui cautionnera le sort effroyable que ce gouvernement a infligé à nos aînés.  Si ce parti est réélu majoritaire, nous devrons vivre avec la honte d’un tel manque de discernement.  Et de respect envers la mémoire des aînés victimes de cette inqualifiable maltraitance.  

samedi 24 septembre 2022

Pendant plus de 5 mois, défense de réanimer des patients au Québec…

Christian Dubé
Les médias n’ont que ce qu’ils méritent devant la crise de confiance qu’ils suscitent plus que jamais depuis deux ans et demi.  Il faut toutefois souligner quand l’un d’eux effectue son travail avec vigilance et professionnalisme, surtout s’il est le seul à braver l’omerta gouvernementale à laquelle semble avoir cédé tous ses compétiteurs.

Ainsi, c’est au quotidien Le Devoir qu’il faut adresser des félicitations pour avoir joué le rôle de lanceur d’alerte à propos d’une nouvelle qu’on aurait trouvé inimaginable dans notre Québec humaniste et tolérant du 21e siècle deux ans et demi plus tôt.  En clair, il s’agit d’une directive ministérielle interdisant la réanimation de patients ne présentant plus de pouls décelable. 

Oui, vous avez bien lu…

Voici en quels termes Marie-Andrée Chouinard résumait les faits le 26 novembre 2020 :

« Comme l’a révélé la journaliste Isabelle Paré dans Le Devoir, le ministère de la Santé a émis, début avril, une directive de triage des patients à réanimer par les ambulanciers dans un contexte de surchauffe dans les centres hospitaliers. La mesure, entérinée par le Collège des médecins, prévoyait de cesser les massages cardiaques et la défibrillation chez les patients ne présentant plus de pouls décelable (asystolie) depuis deux minutes, et ce, dans le but précis de ne pas engorger des soins intensifs déjà fortement accaparés par des malades atteints de la COVID et d’éviter de contaminer le personnel soignant. Les personnes ciblées étaient celles qui seraient, selon des calculs statistiques, sans doute décédées à l’hôpital. »

Instaurée sous McCann, mais maintenue sous Dubé

Rappelons que si Danielle McCann était ministre de la Santé le 4 avril, soit au moment même où cette directive ignoble a été émise par son ministère et approuvée par le sinistre Collège des médecins, c’est à partir du 22 juin que Christian Dubé a pris le relai dudit ministère. 

Il est donc tout aussi responsable de cette dérive que sa prédécesseuse, sinon davantage, en durée et en contexte, puisque cette mesure mortifère a été maintenue inutilement jusqu’au 21 septembre.  Elle aura donc été en vigueur pendant exactement trois mois sous sa responsabilité avant qu’il ne se déniaise.

Dubé renvoie la balle à McCann…

Devant le tollé soulevé par l’article d’Isabelle Paré, cité par Marie-Andrée Chouinard, Dubé s’est tout de même empressé de rejeter le blâme de cette initiative catastrophique sur Danielle McCann :

« Par la voix de son attaché de presse, le ministre de la Santé, Christian Dubé, s’est défendu en faisant valoir que la directive controversée avait été soumise à l’attention de sa prédécesseure, l’ex-ministre de la Santé Danielle McCann, avant son entrée en poste. « Nous tenons à rassurer la population : cette directive n’existe plus dans le réseau », a souligné l’attachée de presse du ministre, Marjaurie Côté-Boileau. »

Mais l’aberration de l’attitude irresponsable de Dubé ne s’arrête pas là : talonné par des journalistes, il devait affirmer n’avoir été au courant de la directive mortifère que depuis « quelques jours ».  Il aurait donc passé trois mois sans être au courant d’un pareil délire sanitaire ?  Selon cet article :

« Le ministre de la Santé a dit avoir « pris connaissance » de la directive, sans dire à quel moment. Vérification faite auprès de son attachée de presse, ce dernier n’en aurait été informé que depuis « quelques jours ». Et ce, même si la directive introduite en avril est restée en vigueur jusqu’au 21 septembre, soit trois mois après sa nomination comme ministre de la Santé. »

Y avait-il un pilote dans l’avion ?

Faut-il s’étonner, devant pareille ignorance – ou insouciance – ministérielle, que cette mesure ait été prolongée durant tout l’été, donc sous la responsabilité de Dubé, alors que la situation virale était au plus bas, pour ne pas dire éradiquée, comme le précisait le 23 novembre 2020 la journaliste Isabelle Paré :

« Pendant cinq mois, certaines personnes en arrêt cardiorespiratoire n’ont pu être réanimées par les ambulanciers en raison d’une directive instaurée à Montréal et à Laval pour éviter une surcharge des unités de soins intensifs. Or, la directive a été maintenue jusqu’au 21 septembre, malgré un retour à la normale dans les hôpitaux cet été.

Mise en œuvre le 4 avril, la directive ministérielle « arrêt de manœuvres intensifiées » prévoyait notamment de ne plus faire de massage cardiaque ni de défibrillation chez les personnes en « asystolie », c’est-à-dire ne présentant pas de pouls décelable. »

Ne s’agit-il pas de négligence criminelle ?

Il va de soi que cette directive aberrante est venue fortement perturber les ambulanciers, alors contraints de laisser mourir des patients qui auraient pu être sauvés, une réalité qui n’a pas semblé émouvoir outre mesure Christian Dubé, qui, ignorant ou indifférent, a maintenu ladite mesure pendant tout l’été :

« La mesure « exceptionnelle » n’aurait dû s’étirer que sur les mois printaniers, mais elle a été maintenue jusqu’à la fin de septembre. Des ambulanciers ont raconté les terribles déchirements liés au fait de ne pas tenter de réanimer une personne en détresse, devant sa famille, si minces ses chances de survie fussent-elles. On peut sans mal imaginer le drame de soignants se retrouvant interdits de soigner, et fustigés par la famille. »

Et Mme Chouinard d’en rajouter, cinglante :

« L’odeur de scandale qui émane de la mise en œuvre de la directive de non-réanimation tient précisément au fait que rien n’indique que l’engorgement des soins intensifs n’ait justifié qu’on en arrive là, et ce, au pire de la crise. Encore moins dans les mois de l’été, où le nombre de cas hospitalisés était en déclin. »

Ce gouvernement est dangereux

Cette pratique digne des camps de la mort d’un certain chancelier allemand, délibérément ignorée par la plupart de nos médias, vient s’ajouter à une liste effroyable de dégâts causés par la CAQ : l’hécatombe des CHSLD; les enfants stérilement masqués et inutilement vaccinés, interdits de sports; les PME à l’agonie; les non-vaccinés démonisés par des chroniqueurs corrompus; les familles divisées; les amendes himalayennes; les restrictions de déplacement injustifiées; la délation encouragée et l’intrusion dans la vie privée et familiale des Québécois.

À la veille des prochaines élections provinciales du 3 octobre, il devient essentiel de se rappeler l’autoritarisme injustifié et le dogmatisme sanitaire ne reposant sur aucune science du gouvernement Legault.  Ce dernier s’est illustré comme le pire gestionnaire de crise au Canada et l’un des plus dangereux en Amérique du Nord, avec Andrew Cuomo, maintenant ex-gouverneur de l’État de New-York.

Et la CAQ ose dire : « Continuons ! »… 

dimanche 18 septembre 2022

CHSLD : des aînés ont-ils été euthanasiés ?

Une tragédie évitable
Pire encore que la tragédie de Polytechnique ou celle de la mosquée de Québec, l’hécatombe de 6700 aînés morts dans des conditions déplorables et inimaginables jusque-là, au sein d’un État dit civilisé comme le Québec, ne peut rester ignorée.  Une commission d’enquête s’impose et des responsabilités doivent être identifiées.

Cette tragédie que plusieurs intervenants considèrent comme évitable reste une pierre monumentale dans le jardin infesté de mauvaises herbes du gouvernement caquiste, qui semble s’être donné le mandat de détruire le Québec à petit feu aux plans social, familial, économique et politique.

On comprendra, à l’approche des élections, l’entêtement du premier ministre, François Legault, à refuser la tenue d’une commission d’enquête sur un sujet pratiquement aussi incriminant que le fut celui des orphelins faussement déclarés malades mentaux et internés à l’époque de Duplessis.

Étonnamment, Josée Legault, une chroniqueuse généralement complaisante envers l’administration déficiente de la CAQ, a énuméré huit raisons qui justifieraient la tenue d’une telle commission.  J’éprouve normalement une aversion profonde pour les chroniques de Mme Legault, mais quand un chroniqueur de Quebecor effectue enfin son travail correctement, il convient de le souligner.  Et de l’encourager. Ce fut le cas ici.

Les huit raisons

Voici les raisons en question :

« L’élection approchant, le gouvernement Legault s’y refuse (à une commission d’enquête). Les raisons de revoir sa décision ne lui manquent pourtant pas. En voici quelques-unes parmi d’autres.

1. L’ampleur exceptionnelle du carnage au Québec. Durant la première vague, sur les 5718 personnes mortes de la Covid-19, 3675 vivaient en CHSLD, 944 en RPA et 217 en RI-RTF.

2. Les personnes résidant en CHSLD ont donc compté pour 64 % des décès alors qu’elles ne forment que 0,5 % de notre population. Une hécatombe, c’est ça.

3. Ces milliers de nos compatriotes sont également morts coupés du monde et trop souvent, dans des conditions abominables.

4. Depuis près de 30 ans, les lanceurs d’alerte sur la négligence des CHSLD ont pourtant abondé. Nos gouvernements ont reçu des montagnes de mémoires la dénonçant. Or, tout ça croupit au fond des oubliettes de l’Assemblée nationale.

5. À l’opposé, une commission d’enquête publique, créée en vertu de la loi du même nom, serait impossible à ignorer. Idem pour ses recommandations, les gouvernements devant rendre compte publiquement de son suivi.

6. Frappé de plein fouet depuis deux ans par une pandémie mondiale, il n’y a pas lieu de douter de la volonté du premier ministre de « refonder » le réseau de santé, dont les CHSLD. Encore faut-il qu’il ait en mains une feuille de route digne d’une mission aussi titanesque. Une commission d’enquête la lui donnerait.

7. Au fil des décennies, les gouvernements québécois ont institué de nombreuses commissions d’enquête sur des dossiers de grand intérêt public. Qui peut dire aujourd’hui que notre printemps meurtrier de 2020 n’est pas un sujet de grand intérêt public ?

8. Pour la plupart, ces commissions ont obligé les décideurs à redresser des situations dramatiques. Que ce soit en matière de santé publique, d’éthique, de gestion des fonds publics, de corruption, de patronage, de criminalité, etc. »

Deux bémols

J’ai tout de même d’importants bémols sur deux points énumérés par Mme Legault : la volonté du premier ministre de « refonder » le réseau de la santé, incluant les CHSLD, dont je pense qu’il se fiche éperdument, et la foi de la chroniqueuse dans les commissions qui « ont obligé les décideurs à redresser des situations dramatiques. » 

On sait que plus on grimpe dans les hautes sphères du pouvoir, plus les responsabilités deviennent floues et difficiles à identifier, donc à sanctionner.  Est-il nécessaire de rappeler la pauvreté des conclusions de la commission Charbonneau ?

Bien sûr, on peut craindre que les responsabilités politiques de l’hécatombe des CHSLD restent tout aussi floues après la tenue d’une commission d’enquête, mais est-ce une raison pour balayer cette option sous le tapis ? La commission Charbonneau touchait la corruption au sein du parti libéral, notamment.  Celle sur les CHSLD concernerait un sujet nettement plus grave que les conflits d’intérêt de serviteurs de l’État : des milliers de vies humaines ont été sacrifiées alors qu’un grand nombre aurait pu être sauvées.

Un témoignage accablant

Dans cette perspective, il convient de retenir le témoignage accablant du docteur Vinh-Kim Nguyen, un médecin ayant participé à la gestion des épidémies d’Ebola sous l’égide de Médecins sans frontières.  Réquisitionné aux urgences de l’Hôpital général juif durant la première vague de la pandémie, il a tenu des propos très durs en novembre dernier devant la coroner Géhane Kamel. 

Le médecin devait préciser que des patients qui arrivaient des CHSLD aux urgences récupéraient rapidement après un traitement tout simple visant leur réhydration.  C’est une fois envoyé en CHSLD que le docteur Nguyen devait déchanter devant l’insuffisance de personnel et d’équipement permettant les mêmes soins.   Or des directives de la Santé publique ordonnaient de garder les patients sur place, pour des raisons mystérieuses :

« Voulant transférer des patients vers l’hôpital, il (le docteur Nguyen) a rapidement découvert « les nombreux obstacles » mis sur sa route, alors que les directives de santé publique préconisaient de garder les résidants sur place.

Pour les malades coincés en CHSLD, les seules mesures disponibles étaient souvent les protocoles de détresse respiratoire de fin de vie, soit de forts cocktails de médicaments utilisés pour réduire la souffrance, a-t-il témoigné. « Ce sont des protocoles qui entraînent la mort. […] C’était en fait une euthanasie », a-t-il martelé. »

Contredit dès le lendemain, mais…

Les propos du docteur Nguyen devaient être contredits dès le lendemain par la docteure Marjorie Tremblay, l’instigatrice même du protocole critiqué par le médecin :

« Il s'agit simplement d'un mélange de médicaments administrés aux patients en fin de vie afin de soulager leurs souffrances, a-t-elle expliqué. Ils servent entre autres à « contrôler le rythme respiratoire », « gérer l’anxiété », « changer l'état de conscience » et « prévenir et contrôler les râles », et peuvent être retirés si le patient se rétablit. »

Ces propos rassurants devaient être remis en question par l’assesseur de la coroner Kamel, le docteur Jacques Ramsay.  Le protocole de la docteure Tremblay est selon lui sans danger dans la mesure où il reste appliqué dans le cadre d’une surveillance constante.  Or, il semble que tel n’ait pas été toujours le cas :

« L'assesseur de la coroner, le Dr Jacques Ramsay, a exprimé des inquiétudes quant au respect de ces directives en situation de crise. Les symptômes surveillés « ressemblent à ceux de la déshydratation », a-t-il fait valoir. « Votre protocole implique une présence médicale, qui n'était pas toujours nécessairement en place. On aurait pu passer par-dessus des cas de déshydratation », qui auraient pourtant été facilement réglés. »

Bref, sans affirmer qu’il y ait eu une volonté délibérée d’euthanasier ces aînés, on peut supposer que le résultat a été le même que si des intentions criminelles avaient guidé des gestes posés - ou leur omission - dans de trop nombreux cas.  Et pour quelle raison était-il impossible de diriger ces patients en danger de mort vers les hôpitaux, où les ressources en personnel et en équipement auraient pu sauver des vies ?

Plainte pour négligence criminelle abandonnée

Or la santé publique, dirigée à l’époque par le docteur Horacio Arruda interdisait cette avenue salvatrice.  Une plainte pour négligence criminelle avait été déposée à la SQ le 4 novembre dernier par Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades.  Elle visait non seulement Horacio Arruda, mais également la ministre de la Santé de l’époque, Danielle McCann.  La SQ a rejeté récemment ladite plainte, jugeant qu’il n’y avait pas matière à poursuite :


« Après étude du dossier [...] nous estimons qu’il n’y a pas matière à déposer le tout au Directeur des poursuites criminelles et pénales, confirme la SQ dans une lettre envoyée à Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades, qui était à l’origine de la plainte. »

 

Bref, pas de commission d’enquête, pas d’accusation pour négligence criminelle.  Rien, à date, ne laisse présager que des milliers de personnes âgées ainsi que leurs familles éplorées trouveront justice devant l’incompétence inqualifiable qui a présidé à ces morts évitables.  La formule tant chérie « Il ne faut pas chercher des coupables, mais des solutions. » a fait long feu.  Trouver des solutions n’exclue pas d’identifier des responsabilités. 

 

Ni des responsables.

dimanche 11 septembre 2022

Un vaccin de rappel aux 3 mois : on y arrive !

Justin Trudeau
Il faut suivre la science, nous radotent TVA et les autres médias sanitaristes subventionnés, même quand elle ne cesse de se contredire en ne tenant pas ses promesses.

À preuve, cet article de La Presse, datant du 28 juin 2021, qui annonçait triomphalement, à propos des vaccins contre la covid :

« Les vaccins de Pfizer-BioNTech et de Moderna sont susceptibles d’offrir une protection durable pendant des années contre la COVID-19, selon une étude publiée lundi dans la revue scientifique Nature.

(…) Les scientifiques de l’Université de Washington ont constaté que les vaccins induisaient une forte réaction immunitaire qui pourrait protéger contre la COVID-19 pendant des années. Ces résultats concordent avec les études démontrant que la plupart des personnes ayant déjà contracté le virus ont une immunité qui perdure à long terme, indique M. Lamarre. »

 « Les Canadiens devraient envisager d’être vaccinés tous les 90 jours »

Il fallait donc croire ces « experts » sur parole que des vaccins conçus à grande épouvante en un temps record pouvaient offrir une protection durable pendant des années.  Vraiment ?  Disposaient-ils d’une boule de cristal ?  Consultaient-ils un astrologue ou une tireuse de cartes ?

Un article du Toronto Sun du 2 septembre dernier vient de jeter une douche d’eau froide sur la tête des naïfs qui ont pris pour argent comptant les affirmations péremptoires de Moderna et de Pfizer.  Dès cette époque, les soi-disant complotistes affirmaient que ces géants pharmaceutique et les gouvernements qu’ils dirigent ne s’arrêteraient pas après les deux doses prévues d’un vaccin présumément à 95 % efficace.

Le Sun vient de leur donner raison :

« Le comité consultatif national de l’immunisation a affirmé jeudi que les Canadiens devraient envisager d’être vaccinés tous les 90 jours, l’intervalle la plus serrée à ce jour, selon Blacklock’s Reporter. »

 Le Sun mentionne que le ministère fédéral de la Santé ne recommandait qu’un rappel aux neuf mois à peine quelques semaines auparavant.  Histoire de maintenir un climat anxiogène de paranoïa hypocondriaque, le comité consultatif s’exprimait ainsi :

« « Un intervalle plus court d’au moins trois mois peut être assuré dans le contexte de risque épidémiologique accru tout comme dans celui de considérations opérationnelles en lien avec le déploiement efficient du programme de vaccination contre la covid-19, » selon un résumé fourni le premier septembre par le comité consultatif national de l’immunisation.»

Le diable est dans les détails.  Vous avez bien lu « programme de vaccination contre la covid-19 » et non « campagne de vaccination contre la covid-19 », similaire à celle prévue par notre bon ministre de la Santé, Christian Dubé, qui se réveille sans doute la nuit pour imaginer de nouvelles initiatives pour nous sauver d’un péril imminent.  Selon lui, il va sans dire…

Qui dit programme, dit durée indéterminée, n’est-ce pas ?

Peut-on s’étonner du climat alarmiste campé par le comité consultatif national quand Justin Trudeau brandit – à nouveau – la menace d’une vague terrifiante de covid et celle plus réaliste et probable de nouvelles restrictions répressives et liberticides ? 

Après tout, le premier ministre du Canada est coincé avec au moins 230 millions de doses à nous fourguer au cours des trois prochaines années.  Il a des comptes à rendre à ses supérieurs : Pfizer et Moderna, bien sûr, mais aussi à Klaus Schwab, président du forum économique mondial (FEM), qui a déjà avoué le compter parmi ses jeunes Leaders en plus d’affirmer que « plus de la moitié de son cabinet » était composé de jeunes leaders travaillant pour le forum économique mondial.  

Le Canada est-il vraiment dirigé par Justin Trudeau?

Des menaces à peine voilées

Cet article de True North rapporte fidèlement les propos du pantin du FEM :

« « Si nous sommes en mesure d’atteindre les 80, 85, 90 % de Canadiens à jour dans leur vaccination, nous aurons un bien meilleur hiver avec un besoin nettement moins pressant d’appliquer le genre de restrictions et de règles qui ont été si problématiques pour tout le monde au cours des dernières années, » a affirmé Trudeau. »

Voilà ce qui s’appelle des menaces à peine voilées, qui n’ont pas échappé à certains commentateurs, dont Rupa Subramanya, du National Post :

« Justin Trudeau est le seul leader à ma connaissance, du moins dans l’Occident civilisé, qui brandit encore des menaces d’obligations et de restrictions pour l’automne et l’hiver si 80-90 % des Canadiens ne reçoivent pas les boosters en cours.  Le Canada est un cas isolé extrême. »


Vers une culture permanente de vaccination…

Ceux qui s’imaginaient qu’après deux doses miraculeuses, ce serait le « retour à la vie normale », devront déchanter.  À ces vaines promesses, se substitue désormais la perspective d’une culture de la vaccination permanente.  Eh oui, les bons citoyens qui ont « cru à la Science », devront se faire vacciner à intervalles réguliers, au rythme des vagues, qui ne cesseront de se multiplier, comme celles de l’influenza, par exemple, à chaque année.

Des complotistes l’annonçaient depuis près de deux ans, maintenant, mais c’est le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, cette fois, qui nous y prépare :

« « La protection vaccinale est comme une batterie de téléphone.  Elle a besoin d’être rechargée régulièrement.  Recharger notre protection après six mois est important. Autrement, nous nous retrouvons dépourvus du pouvoir de nous protéger nous-mêmes et ceux que nous aimons, » a déclaré Duclos. »

Le bon docteur Fauci, un vrai Marcus Welby…

Bien évidemment, le Canada suit religieusement le pape sanitaire américain, Anthony Fauci, dont on peut se demander comment il se fait qu’il soit encore en fonction avec toutes les accusations qui pèsent sur lui.  Fauci n’évoque toutefois qu’une dose annuelle, sauf dans le cas de l’apparition soudaine d’un variant « très différent ».  Nous pouvons déjà parier sur cette apparition :

« Sauf si un variant « très différent » émerge soudainement, « nous allons probablement nous diriger vers une cadence de vaccination similaire à celle de la vaccination annuelle contre la grippe, avec des doses de rappel anti-COVID actualisées pour coller à la dernière souche en circulation », a déclaré lors d'une conférence de presse le Dr Anthony Fauci, conseiller de la Maison-Blanche. »

« Le plus grand crime jamais commis contre l’humanité. » - Christine Anderson

À notre époque troublée où nous assistons à une surmortalité « inexpliquée », particulièrement chez les jeunes hommes de moins de 30 ans, à une multiplication des troubles menstruels et de fausses couches, sans compter le nombre effarant de cas de myocardites chez les jeunes, il devient de plus en plus urgent de mettre un frein au délire vaccinal qui frappe le Canada, le Québec, tout comme l’Occident.

Faudra-t-il sous peu nous préparer à une éclosion, non pas de covid, mais bien du plus grand scandale pharmaceutique de l’histoire, comme l’anticipe sans complaisance Christine Anderson, députée allemande au Parlement européen ?  Je lui laisserai le mot de la fin :

« Cette campagne vaccinale sera remémorée comme le plus grand scandale de l’histoire médicale, et de surcroit, elle sera reconnue comme le plus grand crime jamais commis contre l’humanité. »

Si Mme Anderson a raison, les responsables seront-ils punis ?

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