samedi 19 février 2022

Convoi de la liberté : Justin Trudeau poursuit son laborieux suicide politique…

Justin Trudeau
Pas besoin d’être devin pour comprendre que Justin Trudeau est fini. Depuis plus de trois semaines, nous assistons à son lent et pathétique suicide politique.  Faisant preuve d’une extraordinaire et évidente lâcheté en prétextant une possible infection à la covid pour éviter de discuter avec les camionneurs, il devait ensuite ajouter l’insulte à la couardise en les traitant de misogynes, de racistes, en plus de leur prêter des sympathies nazies. 

Il était difficile de faire pire gestion de crise que la sienne, et pourtant, il vient de se surpasser à la face même de la planète, estomaquée par son autoritarisme et par sa poltronnerie.

La Loi des mesures d’urgence, dont la version précédente était celle dite des mesures de guerre, appliquée en 1970 par son père, ne doit en principe être invoquée qu’en dernier recours dans une situation de crise après que toute autre alternative aie fait chou blanc.  Qu’a donc fait Trudeau avant de recourir à pareille extrémité ?  Il a alterné lâcheté et injures avant de céder à la panique, comme un chevreuil terrifié par les phares d’une auto fonçant sur lui à vive allure.

In Fox we trust

Alors que nos médias, qui avaient commencé à démoniser les camionneurs, se sentent tout de même contraints, opinion publique oblige, de critiquer la décision extrémiste de Trudeau, des médias main stream américains, Fox news en tête, suivent de près le déroulement du psychodrame actuel et font preuve d’une combativité et d’un esprit critique dont on recherche en vain un écho aussi mordant chez nos chroniqueurs qui préfèrent bouffer du non vacciné.  Erreur sur la cible…

N'est-il pas terrible et déroutant de constater qu’à part Radio X, aucun média québécois ne dénonce sans équivoque l’autoritarisme hystérique et injustifiable de Trudeau ?  Tout au plus a-t-on droit à quelques critiques envers le premier ministre, alternant avec des condamnations des manifestants, accusés de fomenter un coup d’État.

Les camionneurs continuent d’être dépeints selon les paramètres du premier ministre, preuve éloquente que nos médias ne sont guère bons qu’à jouer le rôle d’une Pravda devenue l’oracle des gouvernements provincial et fédéral.

Trois décrets innommables

Le chef d’État aux bas multicolores vient donc d’émettre trois décrets innommables, qui constituent autant d’atteintes à la démocratie et au droit des manifestants de contester sa gestion désastreuse d’une crise devenue davantage politique que sanitaire.

Le premier décret, le pire, est justement celui qui prétend « justifier » le recours aux mesures d’urgence :

« Dans son décret justifiant le recours à la Loi sur les mesures d'urgence(Nouvelle fenêtre), le gouvernement évoque entre autres les menaces continues proférées en opposition aux mesures visant à mettre fin aux blocages, notamment par l’utilisation de la force. »

Vous avez bien lu : « notamment par l’usage de la force. »  C’est là qu’on est rendu.  Le deuxième décret vise notamment à séparer les familles en empêchant enfants et adolescents de participer aux manifestations, désormais « illégales » :

« Le deuxième décret, intitulé « Règlement sur les mesures d'urgence »(Nouvelle fenêtre), comporte des mesures beaucoup plus spécifiques.

Il interdit par exemple de faire participer un mineur à une manifestation illégale et permet aux services frontaliers de refouler chez eux les ressortissants étrangers qui souhaiteraient entrer au Canada afin de participer à de tels rassemblements. »


Le troisième décret a pour but de pénaliser les manifestants et, éventuellement, ceux qui les soutiennent, en gelant leurs comptes bancaires :

« Le troisième décret, enfin, porte plutôt sur les mesures économiques d'urgence(Nouvelle fenêtre) afin d'interdire aux individus et aux entités d'effectuer des transactions financières à l'appui d'activités interdites par le Règlement sur les mesures d'urgence. »

Des jeunes paieront la note

Bref, des citoyens honnêtes, dont le seul tort est de vouloir en finir avec le dogmatisme sanitaire et politique de Trudeau, pourraient ne plus avoir accès à leurs propres ressources financières, ce qui les condamnerait, eux et leurs familles, à ne plus pouvoir payer l’épicerie, le logement et tous les frais auxquels doivent faire face les familles canadiennes.  

Imaginez les conséquences pour les jeunes, déjà pénalisés par le port du masque huit heures par jour, les restrictions arbitraires et injustifiées des rencontres et événements sportifs et le dogmatisme de certaines directions d’école intégristes plus catholiques que les papes Trudeau et Legault.  Nos jeunes ne vivent pas assez d’épisodes de dépression, allant jusqu’au suicide, sans qu’on s’en prenne à ceux dont les parents font preuve de militance en réaction à une crise artificielle et manufacturée ?

Leaders arrêtés

Les conséquences du premier décret de Trudeau n’ont pas tardé à se matérialiser.  Deux leaders des protestataires, Chris Barber et Tamara Lich, ont été arrêtés, sans qu’on en sache davantage sur les motifs exacts de leur arrestation.  De toute façon, dans un contexte de mesures d’urgence, les raisons sont-elles bien nécessaires ?  Pas aux yeux du premier ministre :

« Selon CBC, les deux leaders sont actuellement détenus par le Service de police d’Ottawa, qui se faisait toutefois avare de commentaires sur le sujet. « Le Service de police d’Ottawa ne confirme ni ne nie une enquête sur une personne nommée ou l'arrestation d'une personne nommée jusqu'à ce que des accusations soient portées. Les accusations portées font partie du dossier du tribunal », a-t-on précisé au Droit. Aucune information ne circulait en fin de soirée au sujet de Benjamin Ditcher, la troisième tête d’affiche du convoi. »

Ces deux leaders inaugureront-ils bientôt les centres étatiques de confinement soi-disant volontaires que Trudeau continue de construire depuis 2021 à travers tout le pays au montant de 100 M $ ?

En route vers une dictature à la chinoise ?

On peut légitimement s’interroger sur les conséquences, à court et à long terme, de l’application de la Loi sur les mesures d’urgence sur notre vie citoyenne.  En premier lieu, doit-on conclure que quiconque a contribué financièrement au convoi de la liberté pourrait se voir visé par un gel de ses avoirs bancaires ? 

Il existe ici un flou artistique que Trudeau devrait s’empresser de dissiper, à moins qu’il ne pense intimider autant les manifestants que ceux qui les soutiennent par la menace.  Ou pire encore, à moins qu’il ne compte s’en prendre concrètement à quiconque a contribué à la cagnotte des camionneurs.

Alors que Trudeau a maintes fois évoqué son admiration pour lerétrograde gouvernement chinois, qui a infligé à sa population un système decrédit social vers lequel lui-même et Legault semblent vouloir nous amener, (passeport vaccinal et identité numérique à l’appui), les mesures répressives du premier ministre fédéral disparaîtront-elles vraiment avec la fin de la crise ?

La planète a les yeux rivés sur Trudeau

Quand c’est rendu que même un petit Napoléon comme François Legault se dissocie des mesures de son homologue fédéral, il y a de quoi réaliser que sa situation devient intenable.   Bien sûr, Trudeau reste coincé entre le mur et la peinture, avec une dizaine de doses de vaccins par citoyen qu’il doit inoculer par tous les moyens au cours des trois prochaines années.  Ses patrons immédiats, Pfizer et Moderna, attendent de lui des résultats.

Par ailleurs, l’image de Trudeau sur la scène mondiale ne cesse de se dégrader, après une campagne électorale désastreuse qui ne l’a pas fait avancer d’un pouce. Des personnalités publiques de premier plan telles qu’Elon Musk et Jordan Peterson, continuent à le descendre en flammes en termes crus et définitifs.

Voilà le problème, quand on choisit de se prosterner devant la grande industrie pharmaceutique au lieu de servir le peuple dont on a juré de défendre les intérêts.

samedi 12 février 2022

Trudeau atterré : plus d’un Canadien sur trois appuient les camionneurs…

Justin Trudeau
Qui eut cru que le Canada, ce pays apparemment calme, circonspect, tolérant et même un peu terne deviendrait, sous la poussée de l’intégrisme sanitaire de Justin Trudeau, un symbole planétaire de rébellion et de défense des droits légitimes des citoyens de disposer de leur corps et de leur droit de choisir.

Alors que le premier ministre du Canada se vantait d’avoir engagé par le passé le dialogue avec des groupes dont il partageait les orientations, tel Black Lives Matter (sic !), il avait choisi de s’enfermer dans le mutisme le plus lâche en refusant de dialoguer avec des camionneurs pour la plus grande majorité civilisés, respectueux, mais déterminés et combatifs. 

On voit bien ici l’incongruence d’un idéologue déjanté et déconnecté pour qui une organisation terroriste comme BLM, responsable de morts, de vandalisme et de saccages divers, semble un interlocuteur plus valable que d’honnêtes citoyens qu’il se plaît à démoniser en les traitant de racistes et de misogynes dans la plus pure tradition de la gauche woke.

Une fausse note dans un concerto de haine

Nathalie Elgrably, salutaire fausse note dans le concerto de haine et de désinformation interprété par les chroniqueurs de Quebecor, a fort judicieusement dénoncé cette totale incohérence :

« Or, considérant qu’Ottawa est principalement assiégée par une marée de mâles alpha exaspérés, reconnaissons que la manifestation est extrêmement pacifique. S’ils voulaient faire du grabuge, ils pourraient aisément paralyser le système routier de tout le pays. Avec leurs mastodontes, ils pourraient même sérieusement saccager Ottawa en une matinée. Mais, contrairement aux émeutes du mouvement BLM qui étaient le théâtre d’incendies volontaires et de pillages sauvages, les camionneurs font figure de gentlemen. Pourtant, ce sont ces derniers que Trudeau fustige alors qu’il s’était agenouillé devant BLM. »

La chroniqueuse ne manque pas de souligner le déni de réalité de Trudeau qui prétend que les camionneurs ne représentent qu’un infime minorité de mécontents alors qu’un sondage Angus Reid révèle que 54 % des Canadiens désirent l’abolition de toutes les mesures sanitaires.

Un Canadien sur trois soutient les camionneurs

Pour ajouter au cauchemar du premier ministre, un sondage Léger révèle  qu’un Canadien sur trois appuie les camionneurs :

« Près du tiers de la population est désormais d’accord avec le message du convoi des camionneurs, un appui qui serait d’ailleurs en augmentation constante, selon le sondeur Jean-Marc Léger.

(…) « Le taux d’appui est quand même assez élevé. On pense que c’est un mouvement marginal de gens non vaccinés, mais en réalité, il y a le tiers de la population qui dit être en faveur de ce convoi. C’est énorme », analyse M. Léger. »

Et vlan, M’sieur Trudeau !  Comme l’appui aux camionneurs, de l’aveu même de Léger, va en augmentant, qui sait, peut-être deviendra-t-il majoritaire ?

Critiqué par des membres de son propre parti

Trudeau doit être dans ses petits souliers et ne plus savoir à quels bas se vouer.  Véritable pavé dans la marre d’un parti défendant mordicus la vaccination obligatoire infligée aux camionneurs canadiens, la sortie de Joel Lightbound, député d’arrière-ban devenu vedette nationale pour sa critique de la politisation de la crise sanitaire par son chef, a suscité une onde de choc, tant au sein de son propre parti que dans les médias.

S’il a dû essuyer des critiques de certains de ses collègues, Lightbound semble bénéficier du soutien silencieux de plusieurs autres, à en juger par les propos du député québécois Yves Robillard :

« Selon ce qu’il (Robillard) a confié à la publication The Hill Times, plusieurs élus du caucus libéral « en ont assez », si bien qu’ils « ne passeront pas le reste du mandat comme ça ». »

Une autre de cloche confirme cette perception :

« Une source qui a travaillé de longues années chez les libéraux fédéraux estime que « Joël met le doigt sur quelque chose de très vrai ».

(…) « Avant, quand il y avait des manifs contre Trudeau, qu’est-ce qu’il faisait? Il se retournait de bord et allait leur parler. Ce n’est pas ça qu’on a vu dans la dernière campagne, au contraire. Il attisait la flamme », a-t-elle ajouté.

« Ça me semblait parfaitement calculé. » »

Ouf…

Une autre source anonyme en rajoute :

« Une personne bien située dans la hiérarchie libérale à Ottawa confirme la chose. 

« Est-ce que c’est faux » de dire que le bureau du premier ministre a politisé la question de la vaccination? « N’est-ce pas ce que nous avons fait depuis le jour 1 de la campagne électorale? »  

« J’ai le même malaise que Joël avec ça, depuis le début. Je trouve que c’est un jeu dangereux », croit ce libéral. « Là-dessus, c’est dur de lui donner tort. » » 

Enfin, une opposition qui fait son travail…

De son côté, la nouvelle cheffe de l’opposition officielle, Candice Bergen, a exprimé son appui aux manifestants en réfutant les amalgames avec le racisme, la misogynie et l’extrême droite si chers à Trudeau et à la gauche woke :

« Certains députés conservateurs ont accusé M. O’Toole de ne pas avoir pris de position claire sur la manifestation, tandis que Mme Bergen a offert son plein soutien au groupe et a balayé les informations sur des gestes de racisme et de harcèlement comme étant le fait d’un petit nombre. »

 

Pendant ce temps, le candidat à la chefferie conservatrice, Pierre Poilievre, n’hésite pas à affirmer qu’il est  fier des camionneurs et qu’il les appuie.   Il ajoute :

« Mais soyons honnêtes.  Si les Canadiens sont incommodés, ou souffrent de quelque façon que ce soit de ces protestations, c’est parce que Justin Trudeau les a suscitées et que son intransigeance les maintient. »

Québec niaise pendant que des provinces abolissent le passeport de la honte

Toujours bon dernier de classe depuis le début de la crise politico-sanitaire, Québec brette toujours au compte-goutte avec des allégements ridicules et des mesures de « bulles » devenues de plus en plus absurdes et indéchiffrables. Le passeport de la honte pourrait être suspendu à la mi-mars, mais pas aboli.  Ça dépendra des sondages, faut croire…

Pendant ce temps, on se déniaise au Canada anglais :

« Le premier ministre saskatchewanais, Scott Moe, annonce que la preuve de vaccination ne sera plus nécessaire à compter du 14 février en Saskatchewan.

(…) Le port du masque demeurera quant à lui obligatoire jusqu'à la fin du mois de février. »

On observe la même tendance du côté de l’Alberta :

« La première étape du plan, entrée en vigueur dans la nuit de mardi à mercredi, comprend l'élimination du passeport vaccinal et la fin des restrictions sur le nombre de personnes dans les lieux pouvant accueillir jusqu'à 500 personnes. »

La Colombie-Britannique pourrait cependant se montrer encore plus lente que le Québec, un phénomène que personne n’aurait cru possible :

« L’obligation de montrer une preuve vaccinale dans certains lieux publics en Colombie-Britannique pourrait être levée d'ici le 30 juin, si la situation pandémique s’améliore, annonce la médecin-hygiéniste en chef, Bonnie Henry. »

Trudeau et Ford, au bord de l’apoplexie…

Loin de faire preuve de bon sens dans ce bras de fer avec les camionneurs, Trudeau Jette de l’huile sur le feu et durcit le ton en les menaçant d’interventions policières « robustes » et de pertes d’emploi tandis que Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, décrète l’état d’urgence.  Les camionneurs ne renonceront pas.  Trudeau en arrivera-t-il a faire intervenir l’armée, sous le regard perplexe de l’opinion mondiale ?  À suivre… 

dimanche 30 janvier 2022

Convoi de la liberté : un Trudeau poltron, des personnalités divisées, nos médias hostiles…

Le convoi de la liberté qui, selon le premier ministre Justin Trudeau, ne représenterait qu’une infime minorité de dissidents qui tient « un discours inacceptable », s’échelonnerait en fait, selon certains observateurs, sur une centaine de kilomètres, du jamais vu à ce jour, et regrouperait plus de 60 000 camionneurs, auxquels se seraient joint 12 000 collègues américains.  Il est encore trop tôt pour confirmer ces chiffres alors que les médias y vont de leur côté de données trop volatiles.

Il est pour le moins déconcertant de constater que le Canada, ce pays jusqu’ici si tranquille dont rien ne semblait devoir un jour troubler la quiétude, est devenu le centre d’une attention médiatique et politique mondiale.  Quand on songe que notre beau pays reste bon deuxième en superficie à l’échelle planétaire, un convoi de plusieurs milliers de manifestants qui le traversent d’ouest en est peut difficilement passer inaperçu…

Une tension à son paroxysme

La tension est présentement à son paroxysme, puisque ces manifestants, soutenus par de nombreux supporters tout au long de leur parcours parti de Vancouver en direction d’Ottawa, n’entendent pas rebrousser chemin de sitôt. 

Une cagnotte de plus de 7 M $, obtenue par le biais d’un go fund me, leur donnerait les moyens de rester sur place plusieurs jours, au grand dam du frileux Trudeau, qui s’est dérobé à toute confrontation en invoquant un risque de covid malgré un test négatif.  Difficile de masquer plus évidente démonstration de lâcheté et de désertion devant l’adversaire. 

Propos haineux

Ce « leader » aurait-il peur des conséquences de ses propos haineux sur les non vaccinés, tenus lors d’une entrevue à la désormais mondialement célèbre Semaine des 4 Julie :

« On en connaît tous, des gens qui sont en train d’hésiter, on va continuer d’essayer de les convaincre. Mais il y a aussi des gens qui sont farouchement opposés à la vaccination, qui ne croient pas en la science, qui sont souvent misogynes, souvent racistes. C’est un petit groupe mais qui prend de la place. Et là, il faut faire un choix, en tant que leader, en tant que pays : est-ce qu’on tolère ces gens-là ? »

Brandir le spectre de l’extrême droite raciste et misogyne et des événements survenus au Capitole le 6 janvier 2021 est devenu l’arme suprême pour démoniser tout discours contraire à la doxa sanitaire gouvernementale.

Au-delà de l’obligation vaccinale…

L’objectif de ce convoi n’est cependant pas seulement de faire sauter l’obligation vaccinale imposée aux camionneurs par le gouvernement fédéral à des travailleurs qui restent le plus souvent seuls dans leur camion, mais constitue une véritable rébellion pacifique contre les mesures sanitaires excessives, fumeuses et arbitraires qui font du Canada la risée de certains médias américains. 

Il faut préciser que, hormis quelques États dirigés par des gouverneurs démocrates, la plupart des États américains sont peu à peu revenus à ce qui est devenu à nos yeux une mythique vie normale, une inaccessible étoile, pourrait dire Jacques Brel.

Nos médias subventionnés sont à l’évidence unanimement hostiles aux manifestants tandis que des Laura Ingraham et Tucker Carlson, de Fox News, notamment, font preuve d’ouverture d’esprit et soutiennent leurs revendications.  Les médias conservateurs américains et les médias wokes québécois : deux solitudes.

Un amalgame biodégradable

Comme il fallait s’y attendre, nos chroniqueurs soudoyés ont sauté sur l’occasion de formuler des amalgames entre les événements survenus au Capitole le 6 janvier 2021 et le convoi. 

Quiconque a suivi cet événement ailleurs qu’à TVA ou Radio-Canada sait pertinemment que le grabuge survenu au Capitole a été rendu possible avec la collaboration de ses propres services de sécurité, que lesdits actes de vandalisme avaient débuté bien avant le discours énergique mais inoffensif de Donald Trump, que des antifas avaient infiltré les manifestants et géré la casse, que les services de sécurité du Capitole avait été réduits à 25 % de leurs effectifs, bien que les démocrates aient été mis au courant de la manif des semaines avant son déroulement, que la présidente de la chambre de représentants, Nancy Pelosi, était responsable de la sécurité du Capitole, et que, comme par hasard, c’est la même présidente qui avait demandé l’impeachment de Donald Trump, alors président sortant.

En clair, on appelle ce genre de manipulation un coup monté.  Tout amalgame entre le 6 janvier 2021 et le convoi s’avère donc aussi biodégradable que les accusations de Pelosi, mais nos médias détournent les yeux.

Des appuis internationaux et locaux

On ne se surprendra donc pas de voir Donald Trump à nouveau démonisé par nos médias pro-démocrates, quand celui-ci a manifesté son soutien aux camionneurs :

« « Les routiers canadiens qui résistent bravement à ces mandats anarchiques font plus pour défendre la liberté américaine que nos propres dirigeants », a-t-il (Trump, NDA) déclaré sous les acclamations de la foule présente. »

Le multimilliardaire Elon Musk appuie lui aussi énergiquement le mouvement :

« Farouchement opposé à de nombreuses restrictions gouvernementales anti-Covid, Elon Musk a apporté, jeudi, son soutien au « convoi de la liberté » des camionneurs canadiens qui se rapprochent d’Ottawa. »

Malgré certains bémols de leur chef, les conservateurs fédéraux soutiennent également les camionneurs :

« Réitérant son opposition à la vaccination obligatoire pour les camionneurs dont il comprend la « frustration », M. O’Toole a dit qu’ils sont un « symbole de la fatigue et la division » qui plombent les Canadiens après deux ans de pandémie et de mesures sanitaires.

Des conservateurs bien en vue comme Pierre Poilièvre, Candice Bergen et même l’ancien chef Andrew Scheer ont pour leur part publiquement appuyé la manifestation. »

Démoniser à partir de cas isolés

Bien sûr, certaines personnalités politiques ou médiatiques ont jugé opportun de formuler des amalgames à partir de cas isolés.  C’est le cas de Jagmeet Singh, qui a poussé le délire jusqu’à traiter les organisateurs du convoi de suprémacistes blancs :

« Jagmeet Singh a pour sa part dénoncé sur Twitter le fait que des élus.es conservateurs cautionnent un convoi mené par des gens qui promeuvent la suprématie blanche et qui décrivent l'islam comme une maladie», et ce, le jour de la commémoration de l’attentat à la grande mosquée de Québec, perpétré il y a cinq ans. »

Dans la même optique, le ministre fédéral Dominic LeBlanc en a rajouté une couche :

« Le convoi a été un peu pris en otage par les gens qui ont des points de vue extrémistes, qui ne représentent pas la très grande majorité des Canadiens », selon le ministre des Affaires intergouvernementales, de l’Infrastructure et des Collectivités, Dominic LeBlanc, en entrevue à l'émission Les faits d'abord samedi. »

Je pourrais ajouter ici les délires de Patrick Lagacé et d’Isabelle Hachey, mais je ne tiens pas à alourdir ce texte avec leurs niaiseries.  Si leur propos vous intéresse, vous n’avez qu’à cliquer sur leurs noms en rouge.

Legault étrangement discret

En ce début d’année si morose, plombé au Québec par un premier ministre qui donne l’impression de se réveiller la nuit pour trouver des mesures plus répressives, irrationnelles et arbitraires les unes que les autres, le convoi de la liberté arrive comme un sévère avertissement.  Pour le moment, François Legault se montre étrangement discret, comme en témoigne cette manchette :

« Habituellement les réunions des élus du gouvernement comme les caucus avant le début des sessions de l’Assemblée sont très suivies par la presse parlementaire et donnent lieu à des conférences de presse. Mais cette fois, la Coalition avenir Québec (CAQ) n’a organisé aucune conférence de presse au cours de ce caucus de deux jours, ce qui est inédit. »

À l’instar de son homologue fédéral, Legault se trouvera-t-il un prétexte pour se défiler ?  À l’évidence, le convoi pour la liberté fait trembler nos décideurs. Il leur faudra bien un jour fléchir.

dimanche 23 janvier 2022

Nos médias nous mentent sur les hospitalisations des non vaccinés !

Après la tragédie des 6 700 aînés morts avec ou sans covid, affamés, déshydratés et abandonnés dans nos mouroirs appelés CHSLD, sans compter les quelques 40 ans d’incompétence gouvernementale dans la gestion de notre système de santé, on peut comprendre que notre sournois premier ministre, François Legault, cherche à faire diversion en rendant les non vaccinés responsables de tout ce qui cloche dans nos hôpitaux. 

Comme si, avant la covid, tout allait sur des roulettes…

Utilisant, comme à son habitude, les mercenaires qu’il subventionne grassement, soit nos médias, il leur soufflait les propos suivants, le 6 janvier dernier :

« C’est le monde à l’envers, nous confinons 90% de la population parce que 10% des adultes refusent d’être vaccinés. Ce choix se répercute sur l’ensemble de notre vie car les non-vaccinés représentent, selon le gouvernement du Québec, 75% des patients aux soins intensifs et 50% des hospitalisations. »

Ces présumées statistiques, qui ne correspondent à aucune donnée sérieuse, laissent hypocritement entendre que, sans les non vaccinés, nous serions sans doute en route vers le mythique « retour à la vie normale ».  Le problème avec ces chiffres, c’est qu’ils sont dopés, donc faux.

Les « vrais » chiffres




En effet, selon les données mêmes du gouvernement (voir graphique ci-haut),  en date du 20 janvier, qu’aucun journaliste ne semble intéressé à rapporter, l’impact présumé des non vaccinés sur notre système de santé, au cours des 28 dernier jours, représenterait 26 % des nouvelles hospitalisations et 41 % des soins intensifs.  Soulignons que, histoire de doper un peu ces chiffres, les vaccinés première dose de moins de 14 jours sont jumelés aux non vaccinés. Comment savoir alors si les vaccinés première dose ne sont pas majoritaires ou non dans cette catégorie ?

Le Journal de Montréal affichait pourtant les chiffres himalayens de 75 % de non vaccinés aux soins intensifs et de 50 % des nouvelles hospitalisations, en comparaison de ceux-là même du gouvernement, qui font état respectivement de 41 % et de 26 % dans ces mêmes catégories.  Une seule conclusion s’impose : nos médias nous mentent en ayant même le culot de prétendre nous présenter des données « du gouvernement du Québec ».

Conflits d’intérêt ?

Ce dopage statistique alimente la croisade entretenue par Legault contre les vaccinés, qui non seulement lui permet de détourner l’attention de sa terrible incompétence, mais alimente son obsession de fourguer le plus de vaccins qu’il peut à la population. 

Tout ça sent le conflit d’intérêt à plein et on peut légitimement se demander si l’UPAC, soit l’Unité permanente anticorruption, qui perd un temps précieux en enquêtes sur les passeports vaccinaux, ne devrait pas plutôt concentrer ses énergies sur les situations financières respectives de MM Legault, Dubé et Arruda.

L’affaire Julie Snyder

Julie Snyder

La campagne de haine et d’ostracisation des non vaccinés a atteint un nouveau sommet ce 18 janvier avec ce qu’il convient désormais d’appeler l’affaire Julie Snyder. Aucun média main stream n’a jugé opportun de relater l’incident.  Pourtant, il a donné naissance à un véritable tsunami dans les réseaux sociaux.  Voilà une nouvelle preuve de l’absence d’intégrité journalistique de nos médias.

Résumons les faits, l’animatrice de La semaine des 4 Julie interrogeait un garçon et une fille d’âge scolaire à savoir s’ils étaient en faveur de la vaccination obligatoire, en insistant lourdement sur « obligatoire ».  Enthousiastes, les enfants répondirent par l’affirmative.  Elle leur demanda ensuite ce qu’il faudrait faire avec ceux qui refusent le vaccin.  

Pour le petit garçon, la réponse était simple : appeler la police.   Pour la petite fille : leur enlever toutes leurs petites libertés jusqu’à ce qu’ils finissent par se faire vacciner.  Les gamins tenaient ces propos sous les applaudissements de l’assistance.  S’il ne s’agit pas de dénigrement concerté, de quoi s’agit-il ?

Propagande haineuse et instrumentalisation des enfants

L’initiative de Snyder est condamnable pour deux raisons : elle alimente une propagande haineuse, déjà fortement soutenue principalement par les chroniqueurs de Quebecor, en plus de manipuler des enfants qui ne sont visiblement pas en âge de porter un jugement éclairé sur une question aussi controversée.  Imaginez leur retour en classe.  Bonne chance !

Selon le code criminel :

« Suivant le paragraphe 319(2), commet un acte criminel quiconque, par la communication de déclarations autrement que dans une conversation privée, fomente volontairement la haine contre un groupe identifiable (qui a le même sens qu'à l'art. 318). »

Nous avons là la définition même de ce dont nous avons été témoins lors de cette entrevue déplorable.  Or, si les médias main stream ont jugé pertinent de regarder ailleurs à la suite de cette manipulation évidente de jeunes enfants, les médias sociaux, eux, étaient en feu.  Une pétition réclamant ni plus ni moins que la suppression de l’émission de Julie Snyder a recueilli, au moment d’écrire ces lignes, plus de 63 000 signatures.

Certains allégueront qu’une telle pétition relève de la cancel culture et n’a pas sa raison d’être.  Rappelons que la cancel culture vise des cibles parfaitement ridicules : la nudité des tableaux classiques, l’appropriation culturelle, l’emploi du mot « nègre », et jusqu’à l’évocation de l’hétérosexualité comme norme sociale dominante, en dépit de l’évidence biologique.

Avec cette nouvelle initiative de dénigrement d’une minorité, qui n’est pas sans rappeler celle d’un ministre de la Propagande allemand des années 30, c’est le déchaînement d’une haine gratuite et décomplexée contre une minorité de la population que Snyder a encouragé. 

Peut-être qu’une pétition recommandant le dépôt au criminel pour propagande haineuse aurait été plus indiquée, mais le poids de plus 63 000 signatures, à ce jour, envoie à cette animatrice sans scrupules un message clair et sans ambiguïté : « Ne recommence plus et prends ton trou ! »

Entre la haine et le mensonge

Oubliez les pédophiles, les meurtriers, les violeurs, les voleurs, les escrocs, ou les braqueurs de banques.  Les « vrais » dangers publics, désormais et pour longtemps, ce sont les non vaccinés, nous clament ad nauseam élus et médias. 

Tout est leur faute : le non-retour à « la vie normale » dont toute personne lucide sait très bien que Legault ne veut absolument pas; la situation difficile dans nos hôpitaux, absolument identique aux années pré-covid; les risques pour les vaccinés d’attraper leur non-vaccination, qui illustre à merveille l’inefficacité du vaccin; l’urgence sanitaire qui n’en finit plus de finir.

Bref, entre les mensonges statistiques des médias, prouvés plus haut, et la propagande haineuse, sans compter les mesurer liberticides injustifiables qui leur sont infligés, les non vaccinés n’ont pas fini de pâtir de la corruption ambiante.  Il faudrait un réveil massif de notre bon peuple pour que Legault, comme Julie Snyder, prenne son trou.

Mais nous vivons au Québec…

dimanche 16 janvier 2022

Gestion sanitaire : Legault s’inspire-t-il du chancelier allemand élu en 1933 ?

Plusieurs vierges offensées ont poussé des trémolos d’indignation quand certains citoyens ou commentateurs ont tracé un parallèle entre les non vaccinés, frappés de condamnation et d’exclusion sociétales par le gouvernement Legault ainsi que par les médias qu’il contrôle, et le peuple juif sous l’Allemagne nazie.  Comment oser comparer la situation des premiers avec celle de ce peuple dont six millions de citoyens ont fini dans les camps de la mort d’Hitler, questionnaient ces bons citoyens.

Soulignons d’abord qu’Adolf Hitler n’a pas entamé son horrible génocide dès sa première année au pouvoir en 1933.  La répression ordurière qu’il a exercée sur les Allemands d’origine juive s’est instaurée progressivement, un tour de vis à la fois, avant qu’elle ne dégénère à l’occasion de la deuxième guerre mondiale.  On peut dès lors observer d’étranges correspondances entre les mesures instaurées par les Nazis et celles imposées par le gouvernement Legault au Québec, n’en déplaise aux âmes sensibles.

Dans les deux cas, un contexte de crise

« Il ne faut jamais laisser perdre une bonne crise », selon un dicton. 

Hitler, dès son arrivée au pouvoir en 1933, avait retenu la leçon :

« Adolf Hitler, utilisant comme prétexte l’incendie du Reichstag (le parlement allemand), promulgue un décret d’urgence qui abolit des droits fondamentaux comme la liberté d’expression, la liberté de la presse et de réunion, et autorise les arrestations arbitraires. »

François Legault, premier ministre du Québec, allait promulguer le premier décret d’urgence sanitaire en mars 2020, suivant ainsi la déclaration de l’OMS :

« Le premier décret déclarant l’urgence sanitaire a été adopté au moment où le Québec a été mis « sur pause », en mars 2020. L’état d’urgence permet au gouvernement de fermer les écoles, de conclure des contrats sans appels d’offres ainsi que d’ordonner « toute autre mesure nécessaire pour protéger la santé de la population ».

« Toute autre mesure nécessaire pour protéger la santé de la population ». Voilà qui allait ouvrir la porte à bien des abus de pouvoir, mais on a beaucoup évolué depuis 1933. 

Au lieu d’abolir ouvertement la liberté de presse, comme Hitler l’a fait, on l’achète à vil prix, à hauteur de 200 M $ des fonds publics à ce jour.  La liberté d’expression au Québec ?  Voyez ce qui arrive à ceux, parmi les corporations privées ou organisations publiques, qui osent remettre en question le narratif catastrophiste de la CAQ.  Combien de médecins muselés par leur collège, de professionnels de tous azimuts à qui l’on ordonne de se taire ?

Vous avez dit « libertés individuelles » ?

Les libertés individuelles ? Rappelez-vous des interminables confinements, sans justifications.  Et que dire des stériles couvre-feux, les seuls instaurés au Canada ?  Les amendes gratinées, arbitraires, les délations citoyennes, les visites surprises de policiers dans l’intimité des foyers, qui, séparant un couple légitime, mais ne vivant pas à la même adresse, qui, faisant de même avec des membres d’une même famille ou des amis.

Rappelez-vous la tragique et évitable hécatombe des 6700 aînés en CHSLD pendant laquelle on a permis à des patients et du personnel infectés d’entrer dans ces établissements comme dans un moulin, tout en empêchant aidants naturels et proches parents de venir les secourir.  Combien de morts, de faim, déshydratés, abandonnés dans le dénuement et le désespoir ?  Et notre autocrate de premier ministre qui a eu l’arrogance de s’attribuer une note parfaite !

De son côté, Adolf Hitler n’avait pas hésité à « euthanasier » les personnes handicapées, jugées improductives.  Il allait démocratiser à plusieurs autres catégories de citoyens, incluant les personnes âgées, cette présumée « délivrance » :

« Dans le courant de la guerre, le cercle des victimes des mesures d’« euthanasie » pratiquées dans les établissements psychiatriques s’élargit. De plus en plus, les personnes âgées à l’esprit confus, les victimes de bombardements par exemple, les orphelins confiés à l’assistance publique et les travailleurs forcés atteints de maladies organiques ou psychiques furent envoyés dans des établissements psychiatriques où ils moururent de négligence, de faim ou d’excès de médicaments. »

Ce portrait ne vous rappelle rien ?  La mort infligée par négligence, faim et abandon des proches n’a pas commencé avec Legault.  Pas étonnant que ce sinistre individu tente désespérément de faire diversion en rendant les non vaccinés responsables de tout ce qui ne va pas dans notre système de Santé…

Legault ne peut imposer la vaccination obligatoire, mais…

Hitler ne passait pas par quatre chemins pour exclure les Juifs de la vie sociétale allemande :

« La Loi sur la restauration de la fonction publique exclut les Juifs et les opposants politiques des postes dans les universités et au gouvernement. Des lois semblables sont promulguées dans les semaines qui suivent pour les avocats, les juges, les médecins et les enseignants juifs. »

Aussi étrange que cela puisse sembler, Hitler avait agi en toute légalité en instaurant un État de dictature.  La vie est plus compliquée pour Legault, aux prises avec ce qui nous reste de démocratie, ce qui ne l’empêchera pas d’affirmer haut et fort en 2017 :

« Il faut remplacer ceux qui ne pensent pas comme nous. »

On gardera longtemps en mémoire le pénible et ô combien stérile bras de fer de son ministre de la Santé, le lugubre Christian Dubé, contre les travailleuses de la Santé non vaccinées, qui auront eu le courage de lui tenir tête, au grand dam de son chef.  Il aura fallu à ce dernier reculer, dans son projet de vaccination obligatoire, qu’il aurait bien aimé étendre à d’autres secteurs professionnels, avant de s’attaquer à la population en général.  Mais il a trouvé des subterfuges.

Une sous-catégorie de citoyens

Les non vaccinés, maintenant surnommés « antivax », « covidiots » ou « édentés » par les médias que le chef de la CAQ subventionne grassement, sont devenus à Legault ce que les Juifs étaient à Hitler : une sous-catégorie de citoyens qu’il faut à tout prix démoniser et éliminer, dans son cas par une adhésion inconditionnelle à la religion sanitaire dont le vaccin est devenu l’équivalent de Jésus-Christ, notre sauveur.

Ainsi, on doit désormais être vacciné pour voyager, fréquenter collèges et universités, restaurants, salles de spectacle, de sports, grandes surfaces à l’exception des épiceries et des pharmacies.  Les proches, amis, familles, aidants naturels qui souhaitent soutenir des personnes âgées en milieu hospitalier, CHSLD ou résidences, doivent également être vaccinés. 

Bref, l’étau se resserre autour des non vaccinés par le chantage, les insultes et les interdits.  Non, la vaccination n’est pas obligatoire, mais…

Propagande haineuse

Hitler, par le biais de son ministre de la Propagande, Joseph Goebbels, n’hésitait pas à recourir aux plus vils procédés de désinformation et de dénigrement pour faire des Juifs des parias, des exclus préparant un infâme complot, les responsables de tout ce qui n’allait pas dans la société allemande.  

Legault, par le biais des Martineau, Bombardier, Lagacé et bien d’autres mercenaires, alimente une culture de la haine, du dénigrement des non vaccinés, qui menacent selon lui notre système de santé en plus de mettre à risque la population, même vaccinée.  Legault n’a-t-il pas affirmé qu’il ne se laisserait pas approcher par une infirmière non vaccinée ?  Difficile d’afficher pire mépris – ni plus grande sottise - envers du personnel dont il n’est même pas digne de lasser les chaussures.

Si le flot de haine déversé par ces chroniqueurs dont l’une n’a pas hésité à affirmer qu’il fallait « faire la guerre aux antivax », n’est pas de la propagande haineuse, ce délit n’existe pas.  Or il existe bel et bien, selon le code criminel canadien :

« Suivant le paragraphe 319(2), commet un acte criminel quiconque, par la communication de déclarations autrement que dans une conversation privée, fomente volontairement la haine contre un groupe identifiable (qui a le même sens qu'à l'art. 318). »

Gageons que de telles dispositions n’existaient pas du temps du führer…

Le vent tourne.  Est-il dominant ?

Or, des chroniqueuses viennent de se démarquer du discours nauséabond des marchands de haine de Quebecor et de La Presse.  Il faut saluer leur courage.

 

Nadia Zouaoui affirme :

 

« Mais qui sont ces antivax ? Plus ça va, plus je vois des gens vaccinés prendre les positions des non-vaccinés. Ce sont des gens qui remettent en question les décisions du gouvernement en place. Des gens qui se donnent le droit de se poser des questions et de douter, au risque de se faire diaboliser. »

Et vlan !  Martineau a dû faire une danse du bacon en lisant ce topo.

Émilie Nicolas en rajoute :

« Le même gouvernement a ensuite utilisé cette part de responsabilité individuelle pour détourner l’attention de ses propres manquements. On a ainsi créé un récit politique assez particulier : si les institutions s’écroulent, c’est à cause d’une minorité d’individus sans pouvoir particulier dépeints comme nécessairement malfaisants (ici, les non-vaccinés), et non pas à cause des responsables de ces institutions. Un tour de force rhétorique du genre est d’une importance cruciale si tu cherches à rester un dirigeant populaire. »

On est loin ici de la rhétorique viscéralement haineuse d’une Denise Bombardier que cette citation d’Aurélie Lanctôt ne tempérera probablement pas :

« Au-delà du couvre-feu, tout indique que le discours sur « la vie avec la COVID » se construit en suivant le même horizon. « La vie avec la COVID », cela signifie pour l’instant que les artistes, les petits entrepreneurs, les employés des bars, des cuisines, des restaurants et de l’événementiel ont fait faillite ou ont changé de métier. Que les travailleuses de la santé se sont « habituées » à une nouvelle couche de catastrophe. Que les enseignants se sont « habitués » à choisir entre le risque permanent dans leurs classes mal ventilées et l’effritement du lien avec leurs élèves. Cela signifie que les malades, les détenus, les vieux se sont « habitués » à la solitude, que l’amitié est devenue une activité saisonnière et le foyer, le seul lieu de socialité valable.

Cette dernière citation brosse un portrait aussi implacable que désolant des deux dernières années de crise, devenue davantage sociale, politique et économique que sanitaire.  Devant un naufrage aussi spectaculaire, va-t-on continuer à s’en prendre aux non vaccinés ?  Du temps de Hitler, qui était le vrai problème ? Les Juifs, ou le führer ?  Il serait temps d’identifier clairement les responsabilités dans le désastre sociétal que nous traversons.

Et les responsables.

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