jeudi 21 juillet 2011

Ruptures (2) : adieu, je reste !

Les représailles féminines ne sont plus
ce qu'elles étaient...
La semaine dernière, j’y allais d’une chronique où je tentais de décoder les raisons pour lesquelles, alors que les femmes initieraient entre 75 et 80 % des ruptures, les hommes quittent si peu.  Ma conclusion, sur le manque d’audace masculin, réside essentiellement dans le fait que, pour un homme, rompre se traduit trop souvent par une perte, soit celle de la garde des enfants, de la maison ou d’une relative aisance financière, puisque 95 % des payeurs de pension demeurent des hommes. 

L’ex-conjointe, si elle n’a pas toujours tout à gagner, a beaucoup moins à perdre et, souvent, continue d’empocher une pension, même quand elle refait sa vie.  Son ex-conjoint verra de son côté son – éventuelle – nouvelle flamme obligée de contribuer à la pension de Madame.  Voilà de quoi décourager plus d’une prétendante… et plus d’un homme désireux de mettre fin à une union qui a fait son temps.

Quitter pour mieux écraser…

Depuis que ma route a croisé celle de l'Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec (ANCQ) et son hyperactive présidente, Lise Bilodeau, des hypothèses que j’entrevoyais quant aux motifs qui poussent certaines femmes à rompre se sont vues corroborées d’une façon que je ne saurais qualifier d’heureuse, bien au contraire.  Je ne pensais pas découvrir, par le biais des nombreux cas que Lise Bilodeau m’a communiqués, autant de comportements féminins haineux, mesquins, cupides, allant même dans certains cas jusqu’à la cruauté et l’acharnement.  Plusieurs lecteurs et lectrices m’ont fait part depuis de situations qui allaient dans le même sens.

La vengeance de certaines ex ne connaît pas de fin.
Dans de nombreux cas, on peut, sans crainte d’exagérer, parler de volonté de destruction intégrale d’un être humain.  Il s’agit d’un travail de démolition lent, répétitif, minutieux, accompli le plus souvent avec la complicité de corps policiers sans humanité et d’une Justice parodique pour lesquels la parole féminine reste sacrée et celle de l’homme, vouée au gémonies.  Cette méchanceté implacable de certaines ex conjointes s’avère d’autant plus troublante qu’elle s’abat sur celui qui fut jadis l’être aimé et souvent, au détriment des enfants.  Trop souvent, l’intensité, voire la frénésie de la malveillance éprouvée et manifestée ne sont pas sans évoquer, par leur intensité même, la passion des premières étreintes, des premiers rendez-vous.  Étrange paradoxe...  

Une rupture, ça peut se réussir !

Quand mon ex et moi nous sommes séparés, il y a maintenant huit ans, nous avions tout simplement constaté que nous étions devenus l’un pour l’autre rien de plus que des colocataires… qui avions fait le tour du jardin.  Malgré une amitié forgée au fil des ans, au gré des épreuves comme des bons moments, nous n’étions devenus qu’un couple qui restait ensemble pour son garçon de huit ans, affecté d’un trouble envahissant du développement.  Devant la frustration grandissante de nous sentir pris dans un cul-de-sac, il nous fallut admettre que, dans l’intérêt même du petit, la séparation se révélait la meilleure solution, tant l’atmosphère à la maison devenait irrespirable.  Notre inconfort à rester ensemble allait finir par affecter notre enfant.

Mon fils, Jérémie, et moi.
Loin de moi l’idée de poser en modèle, mais mon expérience personnelle m’a amené à conclure que l’on peut réussir une rupture, et c’est ce que mon ex et moi avons accompli.  Jamais nous n’avons mêlé les vautours familialistes à nos affaires, et nous avons concentré nos énergies sur la priorité des priorités, notre fils, en garde partagée.  Ma belle-fille, quant à elle, était assez grande pour comprendre la situation et, quand elle a réalisé qu’elle n’avait pas à prendre le parti de l’un contre l’autre et qu’elle pouvait par conséquent continuer à nous aimer comme avant, la relation que j’avais avec elle s’en est même trouvée améliorée. 

La violence post-conjugale, ça existe !

Pourquoi je vous raconte tout ça ?  Parce que c’est à la lumière de mon expérience que je tente de comprendre pourquoi tant d’ex conjointes consacrent autant d’énergie à détruire, de la façon la plus légale et la plus « convenable » qui soit, l’homme qui fut leur partenaire de vie.  Normalement, lorsque nous quittons quelqu’un, c’est pour passer à autre chose.  Nous devons alors faire notre deuil de ce qui a été, comme de tout autre épisode de l’expérience humaine : perte d’un emploi, mort d’un être cher, départ d’un enfant ou d’un ami.  Le deuil d’une relation amoureuse, lui aussi, fait partie de la vie.  Mieux vaut alors tourner la page.  Sans animosité, ni regret.

Les victimes : les hommes et leurs enfants.
Contre toute attente, il est faux de croire que la personne qui initie la rupture en assume nécessairement le deuil.  De là ma conviction à l’effet que ces femmes qui continuent à s’acharner légalement des années durant sur un ex conjoint au point de l’isoler de ses enfants, de multiplier contre lui de fausses accusations, de l’appauvrir sans cesse davantage en obtenant le paiement de lourdes pensions et de frais particuliers injustifiables, n’ont pas réussi à couper le cordon ombilical d’avec leur relation passée.  La cupidité et la possessivité maternelle n’expliquent pas tout.  À la violence conjugale, souvent exercée par ces dames avant la rupture, succède alors la violence post-conjugale.

Des adolescentes attardées

Comme la Justice québécoise infantilise les femmes en leur permettant d’extorquer le plus d’argent possible de leur ex au point, dans certains cas, de condamner ceux-ci aux banques alimentaires, il est normal que, bien qu’adultes, certaines conservent des comportements d’adolescentes attardées… qui ne grandiront jamais, dans l’état actuel des choses.

Ces femmes ne deviendront
jamais adultes...
Christiane Pelchat, présidente du néo médiéval Conseil du statut de la femme, a déjà déclaré que l’hypersexualisation demeurait le pire échec du féminisme.  Mme Pelchat, comme souvent, s’est parachutée dans le champ.  L’un des nombreux échecs du féminisme – c’est qu’il y en a plusieurs ! – demeure d’avoir transformé des revendications en faveur de l’autonomie des femmes en récriminations en vue leur dépendance économique à vie.  Toute une dérive !

En plus de les dissuader de conquérir leur autonomie, pareille attitude a placé entre les mains de femmes infantiles, malveillantes et incapables de vivre leurs deuils, un instrument de vengeance infinie, qui leur permet de « faire payer » par tous les moyens celui qui n’aura pas satisfait aux exigences irréalistes de leur complexe de Cendrillon.  Il faut dès à présent comprendre que pour ces femmes, qui auraient davantage besoin d'aide psychologique que de recours juridiques, dissoudre leur couple ne signifie pas clore une relation.  Il s’agit bien au contraire du passage d’une relation de partenaires de vie, en principe égalitaires, à une autre, de dominante à dominé, dont la haine durable et implacable est devenue la motivation viscérale et fondamentale.  Le voilà, le pire échec du féminisme, Mme Pelchat !

Chronique précédente, sur le même sujet :
http://olivierkaestle.blogspot.com/2011/07/ruptures-il-deserte-elle-se-libere.html

dimanche 10 juillet 2011

Ruptures : il déserte, elle se libère…

Pourquoi aussi peu d'hommes quittent-ils ?
Bon an, mal an, les magazines féminins comme les journaux à grand tirage nous ressassent cette « statistique » : les femmes seraient à l’origine des séparations de couples dans des proportions variant entre 75 et 80 %.  Toute une performance, si elle est fondée !  À l’appui de cette présumée tendance, les explications abondent, toujours les mêmes, d’ailleurs : autonomie financière accrue des femmes, donc dépendance réduite envers un conjoint pourvoyeur;  libre accès aux moyens contraceptifs et à l’IVG, permettant aux femmes de choisir ou non d’être mère; occasion de rencontres plus nombreuses sur un lieu de travail que les femmes au foyer du temps jadis.

Pourquoi ne pas se questionner à contre-courant des diktats de la pop psycho féminine :  comment se fait-il que les hommes ne rompent que dans une proportion de 20 à 25 % ?  Ça ne vous surprend pas ?  Il semble loin le stéréotype de l’homme insouciant quittant femme et enfants pour une conquête plus jeune, laissant sa famille dans la dèche.  La protection sociale et juridique offerte anciennement à l’épouse désertée et à ses enfants était en effet d’une minceur anorexique.  Un digne représentant de cette époque révolue me tenait cependant ce propos : « Si le gars voulait revenir dans le village avec sa « poupoune », on l’attendait avec une brique et un fanal ! »  Bref, en l’absence d’une justice légale, un tribunal populaire pouvait se constituer.

N'est-il pas odieux d'abandonner ces chérubins ?
Est-ce cette réalité d’antan, devenue cliché d’aujourd’hui, qui fait que les hommes seraient plus hésitants à mettre un terme à une relation bancale ?  Auraient-ils peur de se voir stigmatisés pour avoir voulu reprendre leur liberté ? Observez les réactions autour de vous lors d’une rupture, et dites-moi s’il n’existe pas deux tendances distinctes selon le sexe de la personne à l’origine de la séparation ?  Ne sommes-nous pas enclins à accuser davantage les hommes qui quittent de fuir l’engagement, de ne pas avoir su communiquer, de se comporter en perpétuels adolescents ne dépensant que pour eux, négligeant leur responsabilités familiales ?  Ne les traitons-nous pas plus aisément de sans cœurs, insensibles qu’ils seraient à la douleur qu’ils engendrent chez une femme sans reproche et aimante qui leur aurait sacrifié jusqu’à sa vie même ?  Vite, votre boîte de mouchoirs !

Et si des hommes étaient séquestrés ?

Le terme « séquestrés » vous paraît exagéré ?  De plus en plus nombreux sont ceux qui croient que les hommes endurent plus longtemps que les femmes une situation conjugale intenable.  Inutile de préciser ce que cette opinion peut avoir de choquant pour les dépositaires d’une idéologie que nous ne connaissons que trop bien et pour qui seule la femme peut devenir victime de son conjoint. Tout comme les perceptions, les conséquences qui attendent respectivement les ex conjoints au lendemain d’une rupture diffèrent considérablement selon le sexe.

Rompre au féminin, c'est tendance...
Au chapitre des perceptions, une femme qui quitte son conjoint s’affranchit d’un poids mort, reconquiert son autonomie, se réapproprie son identité, met fin à un cycle, fût-il de séchage : elle marche la tête haute vers son destin.  Notre système judiciaire lui donnera tous les outils nécessaires à son projet.  Dans 80 % des cas, elle aura la garde des enfants.  Elle fera partie des 95 % de bénéficiaires d’une pension à l’ex conjoint pour aussi longtemps qu’elle le désirera : il n’y a pas de limite imposée à la durée des versements.  Même si elle refait sa vie avec un autre homme, l’ex conjoint continuera le plus souvent de payer.  Enfin, notre femme « autonome » pourra soutirer des frais particuliers sous les prétextes le plus ridicules, incluant même des sessions de croissance personnelle.  Sans doutes ces apprentissages la rendront-ils encore plus autonome…

Comme l’homme est devenu, féminisme radical nuisant, le méchant de la fable, tous les torts lui seront réservés et les conséquences les plus fâcheuses l’attendront, si son ex conjointe se trouve dépourvue de sens éthique et d’esprit d’équité, ce qui arrive...  Il risque de se voir appauvri au point où, même s’il parvient à « refaire sa vie », son ex pourra, par le magie du concept de revenu familial, mettre sa nouvelle conjointe à contribution en extorquant une augmentation de pension.  On dirait que notre système cherche désormais à punir la « poupoune » de jadis par nouvelle conjointe interposée, même quand c’est l’ex qui est partie avec l’argenterie !  Le même sort attend les enfants « illégitimes » contractés avec la nouvelle conjointe, qui seront sacrifiés au profit de ceux de la première union, qui recevront pension. 

Privilège de certains hommes :  les banques alimentaires.
Est-ce que vous vous demandez toujours pourquoi, en plus des raisons invoquées au début de cette chronique, tant de femmes initient une rupture ?  Commencez-vous à comprendre pourquoi aussi peu d’hommes abandonnent un navire qui coule, quitte à se noyer avec ?

Même victime, il est coupable…

Par la « clairvoyance » de la Politique d’intervention en violence conjugale, il est si facile de faire arrêter son conjoint, à condition qu’il s’agisse d’un homme, bien sûr, que certaines s’amusent à le menacer s'il n’agit pas selon leurs caprices ou sévissent afin de le punir.  Ça, messieurs dames des ministères de la Justice et de la Sécurité publique, ça s’appelle de la violence conjugale !  À quand un protocole pour ces cas de figure ?

Un stéréotype bien ancré...
Très fréquemment, les agents de la paix savent que la conjointe est une menteuse finie, mais un protocole est un protocole et ils doivent procéder à l’arrestation du conjoint accusé et le garder en détention pendant 24 heures.  Même s’il est évident que l’homme a été faussement accusé, sa conjointe ne sera nullement inquiétée, et pourra même récidiver.  Autant de faux signalements de violence faite aux femmes seront consignés et contribueront à entretenir ce climat de paranoïa misandre si cher à nos féministes radicales. 

Pourquoi ces hommes endurent-ils d’être traités comme s’ils étaient à la merci de leur conjointe ?  Parce qu’ils se doutent de l’enfer judiciaire qui les attend s’ils veulent la quitter, sans compter la perte éventuelle de tout contact avec leurs enfants !  Trouvez-vous encore que j’exagère en parlant d’hommes séquestrés ?

Ça ne pourra durer éternellement…

En 2005, Serge Ferrand défonçait un mur d’indifférence et de silence médiatique avec son indispensable documentaire intitulé La machine à broyer les hommes.  Même deux heures avant sa diffusion, des pressions étaient exercées afin de faire contremander ce film, ce qui ne l’empêcha pas de battre tous les records de cotes d’écoute pour un documentaire.  Comment après s’étonner, dans une société soi-disant démocratique, que les médias marchent les fesses serrées afin de ne pas encourir les remontrances des primas donnas féministes.  Je ne comprendrai jamais comment des porte-parole si peu crédibles, voire caricaturales, puissent engendrer pareille épouvante chez des responsables de l’information !

Un documentaire indispensable...
Six ans après la diffusion de ce documentaire phare, qu’en est-il de la reconnaissance de la condition masculine et des problématiques criantes qui la caractérisent ?  Un suicide sur deux survient dans un contexte de rupture et l’on ne peut toujours pas circonscrire la part de responsabilité du système juridique et policier dans cet état de fait.  Combien d’hommes broyés faudra-t-il encore pour que l’État et les médias ouvrent les yeux ?  Seule une prise de conscience élargie par le population de l’étendue des dégâts contraindra ces deux grands somnambules à envisager la réalité en face !

samedi 9 juillet 2011

Une féministe, première coupable de génocide !

Pauline Nyiramasuhuko, inoffensive ?
On sait depuis belle lurette que les féministes souhaitent des percées significatives dans les domaines d’activités dits non traditionnels, malgré un succès relatif.  Le génocide ne devait certes pas figurer en tête de liste de leurs ambitions.  C’est pourtant à Pauline Nyiramasuhuko, 65 ans, ancienne ministre de la Famille et de la Promotion féminine dans le premier gouvernement multipartite rwandais, à qui revient le redoutable honneur de s’être vue reconnue, ce 24 juin, première femme coupable de génocide.  Le coup porte d’autant plus qu’il émane d’une juridiction internationale, soit le Tribunal pénal international pour le Rwanda.  Cette distinction lui méritera la prison à perpétuité pour crimes de génocide et crimes contre l’humanité perpétrés en 1994.

Voilà une sentence d’autant plus implacable et surprenante que l’intéressée dégage une impression de brave femme inoffensive, ce que seuls les faits viennent démentir.  Une juriste américaine, Carrie Sperling, la décrit d’ailleurs en ces termes : « Avec ses cheveux tirés parfaitement en arrière, ses grosses lunettes à côté d'elle sur la table, elle ressemble plus à un être cher, une vieille tante, qu'à ce qu'elle est soupçonnée être : une organisatrice, à un haut niveau, du génocide au Rwanda de 1994, qui a autorisé le viol et l'assassinat d'innombrables hommes et femmes. »  Rien de moins !

Des témoignages accablants

Les partisans d’un certain angélisme féminin auront de la difficulté à admettre les témoignages bouleversants qui suivent, cités récemment par le journal Le Monde.

L'oeuvre d'une ministre de la Famille
et de la Promotion des femmes.
Une femme, après avoir subi viols, séquestration, en plus d’avoir survécu aux meurtres crapuleux de son mari et de l’une de ses filles, tient ces propos lapidaires à propos de sa tortionnaire : « En tant que femme, je ne comprends pas qu'une femme qui a donné la vie ait pu inciter des gens à violer d'autres femmes (...). Il s'agissait d'éliminer les Tutsis physiquement, mais aussi psychologiquement. Quelle que soit la sanction, que je souhaite exemplaire, je ne pourrai jamais lui pardonner. »

Un écolier de 15 ans affirme : « Je ne peux pas dire qu'elle a tué de ses propres mains, mais pendant le génocide, il y avait tellement de manières de tuer, y compris en donnant des ordres aux criminels comme elle faisait. » 

Même les survivants resteront marqués à jamais.
Un autre témoin évoque « son voyage en camionnette autour du district de Runyinya, exhortant avec un mégaphone la population locale à tuer les « cafards » Tutsis et à ne pas même épargner « les personnes âgées ni les fœtus. »  Une professeure s'est souvenue de « Nyiramasuhuko exhortant les milices d'être plus brutales avec les victimes qui les suppliaient.  Devant une femme implorant : « Ayez pitié, ayez pitié de mes enfants », je me souviens clairement Nyiramasuhuko disant (aux miliciens) : « Tuez-là rapidement. »  Ces paroles, il doit être impossible à cette pédagogue de les oublier.

Le rappel brutal d’une réalité taboue

Avec pareils hauts faits, comment peut-on encore croire que les femmes soient toutes inoffensives, de par leur nature même, ou de par leur pouvoir d’enfanter ?  Voyons ce qu’en pense African Rights, dans son enquête publiée en 1995 au titre évocateur : Not so innoncent : when women become killers.  On y apprend que, tandis qu’un nombre impressionnant de femmes ont participé au génocide rwandais, tuant de leurs propres mains des enfants, achevant des malades à la machette, immolant au pétrole des innocents, poursuivant des Tutsis avec des battes de baseball transpercées de clous, on dénombrait jusqu’à des mères et des grands-mères qui refusaient de protéger leur progéniture en les exposant aux pires violences.  L’instinct maternel existe et demeure une vertu standard, pensez-vous ?

La douceur maternelle n'est pas une vertu standard.
Ces faits tragiques corroborent les nombreuses études qui invalident ce mythe.  Pour ce qui est d’une autre thèse, chère aux dépositaires d’une idéologie révolue, à l’effet que la femme soit un être naturellement tourné vers le bien, je vous laisse juge…  Je doute fort qu’il soit un jour question de la condamnation de Mme Nyiramasuhuko, ni du rôle des femmes dans le génocide rwandais dans Sisyphe, cette Web Pravda des féministes radicales québécoises.  Dieu sait que l’honnêteté intellectuelle d’oser traiter de la violence féminine sans complaisance contribuerait à restaurer le peu de crédibilité qu’il reste encore à ces propagandistes de la violence exclusivement masculine. 

Après tout, le féminisme ne se prétend-t-il pas l’analyste par excellence de toute problématique féminine ?  Comment expliquer qu’avec de tels faits divers et de plus en plus d’études crédibles sur la violence conjugale et celle, endémique, des adolescentes, ces militantes jouent toujours à l’autruche en refusant d’admettre l’évidence de la violence féminine ?

Six ans après Pied de biche

Il y a maintenant près de six ans, un documentaire choc sur la violence féminine intitulé Pied de biche, signé Rachel Verdon et Robert Favreau, était diffusé sur les ondes de Télé-Québec.  On y entendait les témoignages troublants de femmes aux prises avec leur propre violence, désireuses de la contrôler, mais dans l’impossibilité de trouver de l’aide.  Comment établir un réseau de ressources pour remédier à une problématique aussi niée ?  On pouvait entendre des hommes parler de leur calvaire auprès de conjointes brutales, photos de blessures à l’appui.  Eux aussi étaient délestés par le déni social sur la violence féminine.  Et que dire alors des enfants ?

Pied de biche, un documentaire urgent.
À l’époque, on en était encore à croire que 98 % des auteurs de violence conjugale étaient des hommes !  Pas étonnant, puisque Statistique Canada ne devait compiler les signalements rapportés par ces derniers qu’à partir de 1998.  Cet aveuglement volontaire nous prive de tout un pan de l’historique de la violence conjugale subie par les hommes avant cette date.  Or le documentaire de Favreau et Verdon faisait état pour une première fois d’études démontrant la parité homme femme dans ce domaine, ce qui n’exclut pas que la violence physique la plus sévère soit plus souvent subie par les femmes, notamment pour des raisons physiques évidentes.

Six ans après la diffusion de ce film audacieux et dérangeant, où en sommes-nous de notre reconnaissance de la violence féminine ?  Des blogueurs essaient toujours de réveiller l’opinion publique et l’État tandis qu’une majorité de journalistes somnolent devant les statistiques trompeuses du ministère de la Sécurité publique, qui brandit périodiquement des signalements de violence conjugale de plaignantes déguisés en agressions reconnues par des condamnations.  Cette supercherie, entretenant un climat alarmiste de danger omniprésent, permet au Ministère de voir budgets reconduits, effectifs consolidés et paix syndicale cimentée.   Et puis, cette paranoïa profite aux maisons d’hébergement, sur financées et sous fréquentées.

Jérémy, tué par Stéphanie Meunier.
En confirmant les femmes dans leur statut de victimes perpétuelles, pas de danger que l’État vienne en aide à celles qui souffrent de leur violence, ni qu’il soutienne leurs victimes, les hommes, mais surtout les enfants.  À l’heure de la parité homme femme dans l’infanticide, sans doute ne meurt-il pas encore assez de marmots par la main des femmes pour que le jeu en vaille la chandelle.  Peut-être nous manque-t-il une vraie ministre de la Promotion féminine et un bon génocide…

mercredi 6 juillet 2011

Affaire Turcotte : et la prévention dans tout ça ?

Affaire Turcotte : des leçons à tirer.
Ouf !  Quelle onde de choc à l’énoncé du verdit des 11 membres du jury séquestrés en vue d’établir la responsabilité criminelle de Guy Turcotte dans le meurtre horrible de ses deux enfants, Olivier et Anne-Sophie !  On retrouvait hier, dans les réseaux sociaux, des commentaires de toutes les humeurs, massivement outrés de la conclusion de cette saga judiciaire qui monopolise l’opinion publique depuis des semaines.  De l’indignation articulée, les observations des internautes sont souvent passés à la colère sans retenue et même, aux propos orduriers.  Si Turcotte devait un jour se voir libéré, il faudrait sans doute qu’il emménage dans le même bloc appartements que Karla Homolka…

Avant le procès…

Avant la tenue du procès, mon opinion était faite et si, du jour au lendemain, j’avais été alors placé en face du verdict d’hier, ma voix se serait sans doute jointe au concert d’imprécations qui doit présentement faire bourdonner les oreilles de l’intéressé.  Voici à ce propos ce que je répondais, le 31 janvier 2011, à un lecteur qui me demandait mon opinion sur le cas Turcotte :

Isabelle Gaston, ex conjointe.
La mère des deux victimes du cardiologue a affirmé lui avoir consenti la garde partagée avec droits de visite sans problèmes. Cette femme serait donc une antithèse, apparemment, de cas trop connus de harceleuses vindicatives. Il semble donc que la garde des enfants n'était pas au coeur du litige.

Je peux comprendre la peine ou la frustration de se sentir délaissé pour une autre personne, ce qui est tout à fait humain, mais je crois que la responsabilité entière de l'infanticide, dans ce cas de figure, incombe à son auteur. Comme la garde des enfants n'était pas le coeur du problème, il semble bien que Turcotte se soit servi d'eux pour se venger de son ex conjointe, ceci étant dit selon les faits connus.



Je ne peux même pas lui trouver les circonstances atténuantes du manque de ressources pour hommes : il appartenait au milieu de la santé, connaissait les ressources en psy, avait certainement les moyens de consulter en pratique privée. J'ai beau être sympathique à la cause des pères, dénoncer le harcèlement judiciaire et la violence post-conjugale dont ils sont trop souvent victimes, je ne trouve aucune circonstance semblable dans son cas.

Qui plus est, je me vois mal condamner la complaisance, voire l'aveuglement volontaire, que des intervenants pratiquent au sujet de la violence des mères, pour finir par agir comme eux envers les pères comme Guy Turcotte.

Et maintenant…

Ce matin, je me suis levé avec le souvenir de cette jeune mère de la Mauricie qui avait été acquittée du meurtre de son enfant de quatre ans, il y a près d’une décennie.  Sa cause avait été très médiatisée dans la région et le verdict m’avait laissé le même goût amer que celui à propos de Turcotte laisse à de nombreux citoyens. 

L'urgence du CHRTR.
J’étais à l’époque agent de service privé, une catégorie d’agent de sécurité chargé de veiller sur les patients psychiatrisés en milieu hospitalier.  Je dus assurer la sécurité de la mère en question, et la protéger des médias, peu après le meurtre.  C’est une chose de suivre une affaire d’infanticide dans les journaux, c’en est une autre de côtoyer son auteure pendant huit heures.  Dieu sait que l’expérience peut confronter des convictions, surtout quand on se sent outré de la trop grande complaisance de la Justice envers les mères infanticides !

Je me rappellerai toujours de cette femme en soins intensifs, percluse de solutés, le regard fixe, foudroyée.  Pendant tout mon quart de travail, elle conserva cette expression figée, la bouche entrouverte, incapable de prononcer un son, apparemment étrangère à l’infirmière qui tentait d’établir un contact visuel et verbal avec elle, comme si cette femme avait déserté son propre corps.  Quelques jours après, je dus encore la surveiller.  Elle avait retrouvé un comportement à peu près normal, comme une personne qui avait survécu à un cataclysme.  Je fus étonné du calme et de la sollicitude de sa famille envers elle.  Étaient-ils inconscients ou avaient-ils plutôt réussi à développer un degré d’abnégation absolument hors du commun ?  L’instinct de survie leur commandait apparemment de passer à autre chose et de soutenir la mère, fut-elle meurtrière.

Deux question qui (elles aussi) tuent…

C’est à la lueur de cet exemple que je reconsidère aujourd’hui mon point de vue sur l'affaire Turcotte.  « Il semble donc que la garde des enfants n'était pas au coeur du litige » écrivais-je le 31 janvier dernier.  Plus si sûr maintenant, selon le récit détaillé dont on nous abreuve depuis le début du procès.  Comprenons-nous bien.  Il ne s’agit pas ici d’accabler Isabelle Gaston pour avoir tenu des propos qui ont probablement dépassé sa pensée, la veille du drame, ni de lui faire un procès sur des intentions dont nous ne pouvons pas préjuger parce que nous ne les connaissons pas.  Seuls les actes et leurs répercussions peuvent nous amener à envisager des perspectives par ailleurs hypothétiques.  Or, des menaces de retirer à Turcotte la garde de ses enfants ont bel et bien été proférées, vingt-quatre heures avant le drame.  Peu importe leur sérieux ou le contraire, le fait demeure.

Notre justice, complice d'infanticide ?
Bien sûr, une telle attitude n’excuse en rien l’horreur des meurtres, mais nous devons en tenir compte si nous voulons comprendre les ressors d’une telle tragédie et en prévenir de nouvelles.  Mme Gaston n’a pas brillé par le tact dans toute cette affaire et peu importe les intentions qui l’animaient alors, il importe de se poser cette terrible question : un minimum de considération, de respect du vécu et des limites immédiates de Turcotte, au moment de la rupture, n’aurait-il pas pu favoriser une séparation civilisée et épargner ainsi deux vies ?  Ma photo en profil dans ce blog est très ressemblante.  Si vous voulez vous en inspirer pour confectionner une poupée vaudoue et la piquer, sentez-vous à l’aise.

Voici ma deuxième question qui tue : si Guy Turcotte avait eu la conviction que ses droits parentaux auraient été respectés, en cas de litige quant à la garde des enfants, aurait-il commis l’irréparable ?  À moins de vivre en ermite depuis des décennies, il est impossible de ne pas savoir que ce qui nous sert de système judiciaire accorde la garde des enfants à la mère dans 80 % des cas.  N’est-il pas normal de présumer qu’à tort ou à raison, Turcotte ait pu redouter de perdre le contact avec ses enfants dont, Mme Gaston elle-même l’a affirmé au procès, il s’est toujours montré si proche, au point de préférer leur compagnie à celle des adultes, lors de réunions familiales ?

Seront-ils morts pour rien ?
La réponse à ces deux questions douloureuses devient essentielle, à la lueur des faits, et compte tenu de l’extrême gravité de la plus horrible et de la plus condamnable forme d’homicide : le meurtre d’enfants.  Si, au lieu de vouloir crucifier Turcotte, nous faisions l’exercice de nous interroger collectivement sur les causes de sa folie meurtrière, peut-être pourrions-nous en tirer les leçons qui s’imposent pour que d’autres tragédies du genre puissent être évitées.  Olivier et Anne-Sophie ne seront alors pas tout à fait morts pour rien. 

Également sur le même sujet :  

http://olivierkaestle.blogspot.com/2011/05/affaire-turcotte-aussi-un-proces-de.html 

http://olivierkaestle.blogspot.com/2011/06/infanticide-selon-le-sexe.html

dimanche 3 juillet 2011

DSK : la présomption d'innocence envers et contre tout !

Cyrus Vance Jr : la rançon de l'opportunisme
Ma dernière chronique m'a valu plusieurs commentaires, des favorables comme des plus critiques.  Aux yeux de certains lecteurs, le passé discutable de Dominique Strauss-Kahn envers les femmes le désigne de facto comme coupable.  À un système qui condamne un homme à l'avance jusqu'à preuve du contraire, il faudrait, à les en croire, en substituer un autre où le passé, la tronche, la statut social ou des témoignages défavorables corroborés par aucune sanction, auraient le statut de preuves déterminantes.  Il importerait alors, sur la foi de ces perceptions, d'envoyer aux rebuts la présomption d'innocence et de condamner l'individu, sans autre forme de procès.  L'arbitraire d'une telle conception de la justice me fait frémir.  Quand je milite pour l'abolition d'un système bancal, ce n'est certes pas pour en établir un autre.  Jamais je ne souscrirai à pareille dérive.

Un lecteur m'écrivait qu'il trouvait la Justice plus sévère envers les victimes qu'envers les accusés.  Il y a deux décennies, j'aurais été d'accord.  Plus maintenant.  Malgré son rang social et politique, DSK a été littéralement crucifié sur la place publique, par la justice, qui l’a arrêté comme un vulgaire criminel, par les médias, qui l’ont déclaré coupable avant procès, par les féministes radicales et enfin, plus grave encore, par la population américaine, l’opinion française ayant été plus partagée.

DSK, précipitamment arrêté comme un criminel.
En - très - clair, à mes yeux, même le dernier des salauds a le droit et doit absolument garder le droit à la présomption d'innocence.  En cela, je demeure catégorique.  Ce principe doit demeurer le point de départ de tout procès.  APRÈS, il incombe au procureur de la Couronne de prouver la culpabilité de l'accusé avec la plus implacable rigueur, mais en respect avec les faits et la Loi, point à la ligne.  Établir une culpabilité demeure l'affaire de l'accusation, pas du système !

Nul doute que la réputation de DSK de vieux satyre ne plaide pas en sa faveur, mais entre ce type d’individu et un agresseur sexuel, il existe une marge que le système policier et judiciaire doit reconnaître et respecter.  Idem pour les médias et la population. Le procureur de New York, Cyrus Vance Jr, fait désormais figure d'opportuniste, trop pressé de se faire du capital politique sur le dos d'un innocent.  La responsable de l'Unité des crimes sexuels, réputée impitoyable, a remis sa démission.  Pourquoi ?  Dès que je lis impitoyable, je crois comprendre ennemie de la présomption d’innocence et je ne pense pas qu’une telle attitude, très pro-femme, puisse à moyen ou à long terme servir les intérêts des victimes.

Nafissatou Diallo, victime ou manipulatrice ?
On invoquera alors, si l’acquittement est prononcé, DSK, comme on invoque déjà Outreau, la chasse aux sorciers dans les écoles de Ségolène Royal ou, au Québec, les Dumont, Fournier, Halde ou Bouchard, tous victimes d’un système où la présomption d’innocence a été honteusement bafouée.

Au contraire de certains lecteurs, je n’arrive pas à voir en Nafissatou Diallo une victime du système, compte tenu de l’amoncellement de mensonges qu’on lui découvre, et dont je vous épargnerai ici la nomenclature. Si les enquêteurs se sont montrés implacables envers elle, ils n’auront fait que leur travail, car c’est cette approche qu’ils devaient privilégier, en cas de doute sur la parole de la plaignante.

Nul ne peut dire avec certitude si DSK est coupable ou innocent. La notion de doute raisonnable doit cependant prévaloir dans une affaire où les dés ne sont pas à l’avantage de la présumée victime, non pas à cause d’un parti pris ethnique, sexiste, ou relatif à la classe sociale, mais bien par sa propre faute.  Le système américain a, comme le système canadien, par trop tendance à condamner à l’avance un homme accusé d’agression sexuelle. Je n'insisterai jamais assez sur le fait qu’une fois la présomption d’innocence mise sur la table, il incombe au procureur de la Couronne seulement d’établir la culpabilité d’un accusé.  Pas au système qui lui, doit rendre justice.

samedi 2 juillet 2011

DSK : pour en finir avec la sacralisation des plaignantes...

Affaire DSK : revirement spectaculaire.
Il arrive des moments où l’on ne peut échapper à son destin.  Ce matin, je m’étais levé avec le projet de me livrer avec délices aux premiers moments de farniente de mes vacances.  Voilà qu’un lecteur d’outre-Atlantique qu’écrit pour me demander mon point de vue sur l’affaire DSK, sur laquelle je rumine depuis hier, quand l’ancien directeur du FMI, accusé d’agression sexuelle sur une femme de chambre, s’est vu relâché sans caution.  Comment résister à l’envie d’aborder cette question passionnante et ses enjeux, qui vont bien au-delà de la sphère politique et de Dominique Strauss-Kahn lui-même ?  J’en profite pour remercier ce lecteur de m’avoir obligé à devancer mes projets de chronique.  Voici donc ma réponse à sa question.

Pour avoir suivi avec intérêt cette affaire, vu les enjeux mis en cause, soit le (non) respect de la présomption d’innocence et la sacralisation de la parole des plaignantes, il m’était impossible de rester indifférent à l’issue, désormais probable, de cette saga, soit l’abandon pur et simple des charges.

De notre côté de l’Atlantique, la couverture médiatique s’est surtout concentrée sur les enjeux judiciaires et éthiques, la condition féminine et les risques de harcèlement et d’agressions des femmes de chambre, malgré tout plausibles et réels, l’aspect strictement politique ayant été nettement mieux couvert dans votre pays, pour des raisons évidentes.  À ce chapitre, je suis sûr que c’est vous qui pourriez m’en apprendre.

On ne fait pas bon ménage avec la présomption d'innocence.
Depuis des années, les fausses allégations demeurent l’un de mes chevaux de bataille (voir autre lien ci-bas).  L’affaire DSK s’inscrit dans une longue suite de bavures policières et judiciaires qui démontrent les effets pervers du féminisme d’État, déviance caractéristique de toute société occidentale, que l’on parle de votre pays (la nouvelle politique sur la violence conjugale psychologique dont les hommes sont considérés comme les seuls auteurs en est une preuve patente), la Belgique, la Suisse, la Suède, la Grande-Bretagne (où sont nés les Fathers 4 Justice), le Canada, les États-Unis, et j’en passe. 


Un édifice lézardé

Comme vous pouvez le constater, on n’est pas sorti de l’auberge, bien que ce féminisme déviant prenne de plus en plus l’aspect d’un édifice dont les lézardes s’accentuent peu à peu, au point que l’implosion demeure peut-être plus imminente qu’on ne le pense.  Mais attention, telle une bête sauvage blessée et traquée, ce lobby (on ne peut plus parler ici de mouvement, dans une perspective de changement social) infligera certainement ses coups les plus violents, les plus vicieux, aux « hérétiques » de plus en plus nombreux qui osent remettre en cause ses diktats.  Elle vendra donc chèrement sa peau, ce qui est normal quand on vit aussi grassement de l’argent du contribuable.

L'accusatrice de DSK, toute une victime !
C’est dans cette perspective que l’affaire DSK prend une dimension particulière, qui outrepasse la sphère des enjeux politiques, à mon sens, reléguée à l’arrière-plan, sauf en France, sans pour autant tomber dans un angle mort médiatique.  Vu son retentissement planétaire, cette saga remet en cause de façon spectaculaire le principe de la sacralisation de la parole des plaignantes, la négation de la présomption d’innocence et met en lumière l’incompétence policière et juridique qui, trop souvent, en résultent.  À ces errances, on pourrait ajouter la bassesse des médias, si prompts à crucifier en première page un homme accusé, pour ne mentionner son acquittement qu’en page 24 et encore, en entrefilet.

Ici au Québec, nous ne sommes pas en reste avec les États-Unis et les autres pays occidentaux, dont la France, quant à ces dérives.  Apparemment, la terrible affaire d’Outreau, celle de Virginia Madeira et la déroute totale de Ségolène Royal lors de sa chasse aux pédophiles enseignants, entraînant un taux de fausses allégations de l’ordre de 73 %, n’ont pas servi de leçon à nos décideurs. 

Il faut rétablir la présomption d'innocence !

Une intervenante de nos centres jeunesse m’affirmait récemment qu’elle avait reçu pour directive formelle, si un jeune lui rapportait une agression, de prendre inconditionnellement fait et cause pour lui.  Par le fait d’enlever tout pouvoir discrétionnaire à cette femme par ailleurs juste et compétente, une telle mesure bafoue encore une fois sans vergogne la présomption d’innocence.  Et ça, c’est sans compter les ravages du syndrome d’aliénation parentale, dont les féministes radicales nient avec rage jusqu’à l’existence, comme elles le font pour les fausses allégations d’agressions sexuelles ou de violence conjugales.

Combien en tout, arrêtés sans raison ?
Sachez, Monsieur, qu’ici au Québec, sévit depuis des années la politique dite d’intervention en violence conjugale, mise en œuvre d’après une statistique mensongère à l’effet que 300 000 femmes, mariées ou en union de fait, y étaient chroniquement battues chaque année, chiffre dont son auteure, Linda MacLeod, a reconnu la fausseté en 1994. 

Comme l’a dénoncé avec brio l’équipe de l’Après-Rupture, il aura fallu, pour arriver à ce chiffre himalayen, correspondant au « une femme sur dix » de MacLeod, recenser, au sein d’une population qui comptait en 1984 six millions de Québécois, un dixième des quelque trois millions de Québécoises, soit 300 000 femmes, peu importe leur âge ou leur statut civil !  Selon une étude gouvernementale, près de 10 000 hommes sont arrêtés chaque année sans motif, en vertu de la politique d’intervention, puis relâchés le lendemain, sans que leurs conjointes accusatrices ne soient le moins du monde inquiétées.

Peut-être un tournant 

Je vous donne peut-être l’impression de m’écarter du sujet, mais je crois qu’il n’en est rien.  Le fait qu’un homme de l’importance de DSK ait vu sa carrière et ses ambitions présidentielles compromises fait réaliser à quel point nul homme n’est à l’abri de certaines femmes sans scrupules, qu’elles soient vindicatives, cupides ou mythomanes.  Ici même, un auteur à succès de littérature enfantine, Maxime Roussy, a vu son existence et sa carrière compromises par la seule plainte d’une admiratrice.  Aussitôt, les médias ont pris le parti de la gamine de 16 ans et le pauvre homme a vu sa page Facebook à ce point submergée d’injures qu’il a dû la fermer.

Henri Fournier, victime de 19 fumistes.
Encore récemment, Claude Bilodeau, un homme sans histoires ni reproches, surnommé par les médias « le monstre au Cellophane », puisque son accusatrice avait affirmé qu’il l’avait momifiée avec cette pellicule, a été acquitté, devant la preuve accablante prouvant les mensonges de la femme.  Pire encore, le cas d’Henri Fournier, ce prof d’éducation physique, accusé par pas moins de 19 étudiantes.  Dix-neuf accusatrices, 19 menteuses !  L’homme a été acquitté et a tenté de reprendre son travail aussi normalement que possible, croisant au passage l’une ou l’autre des intrigantes qui ont failli causer sa perte, quant à elles nullement incommodées et encore moins punies.  Je pourrais vous citer les cas de Michel Dumont, bientôt porté au grand écran, de Harold Bouchard ou de Fernand Halde, des noms parmi tant d’autres.

Voilà pourquoi l’affaire DSK me fascine : elle pourrait représenter un tournant dans la reconnaissance d’une problématique dont il demeure à ce jour incompréhensible qu’elle n’ait pas encore entraîné les correctifs qui s’imposent.

Mon opinion sur l'affaire Lindsay Clancy, triple meurtrière de Cora, Dawson et Callan

Grok est un outil formidable.  Il a su, mieux que moi. résumer en peu de mots mon point de vue sur l'affaire Lindsay Clancy, cette meurt...