samedi 12 mars 2022

Ukraine : le président Zelinsky, héros ou pion du Forum économique mondial ?

Volodymyr Zelinsky
Dans la catégorie humour involontaire, l’hypothèse d’un Vladimir Poutine, agent machiavélique du mondialisme oppresseur, rafle la palme d’or quand on se donne la peine de « faire ses recherches », selon l’expression consacrée. 

Cette vidéo datant de 2020 a de quoi clouer le bec des gogos les plus indécrottables sur les motivations réelles du président Volodymyr Zelinsky, présenté par la presse mondiale comme le héros de l’heure, luttant ardemment afin de défendre un peuple opprimé, au péril de sa vie, contre l’envahisseur Poutine. 

On découvre plutôt dans ce document visuel un exécutant servile de Klaus Schwab, le fondateur du Forum économique mondial, celui dont la devise est : « Vous ne possèderez rien, mais vous serez heureux. »  Tout un plan de match…

Cependant, aux yeux du public mondial, une tenue de combat, deux yeux cernés, et le tour est joué : nous avons l’impression d’assister à un vieux film de John Wayne avec le méchant au chapeau noir d’un côté, et le héros au chapeau blanc de l’autre.  On pourrait également songer au film de Sergio Léone, Le bon, la brute et le truand, à condition de remplacer le truand par l’idiot, Joe Biden.

Un « young leader » de plus…

Pour ceux qui ont compris que Justin Trudeau et François Legault n’étaient que des pions – avoués – du Forum économique mondial travaillant sans relâche à instaurer la quatrième révolution industrielle ou grande réinitialisation (« great reset »), il ne s’agira que d’une révélation de plus.

Legault a eu l’élémentaire prudence de faire disparaître sa profession de foi de 2017 envers son gourou, l’hallucinant Schwab, à l’effet que la CAQ serait prête pour sa quatrième révolution industrielle.  Heureusement, j’avais pris la précaution de recopier l’intégralité de son boniment dans ce billet.

De son côté, l’inimitable Justin Trudeau se mettait – une fois de plus - les pieds dans les plats lors d’une allocution aux Nations-Unies, affirmant que la pandémie représentait « une opportunité pour une réinitialisation (reset) »

Le fondateur du Forum économique mondial, Klaus Schwab, ne s’est même pas caché de la fierté qu’il ressentait de pouvoir compter Justin Trudeau parmi ses « young leaders », en plus d’avouer candidement que « la moitié du cabinet » du premier ministre travaillait pour le FEM.  

Emmanuel Macron et Klaus Schwab

Et que dire de cet autre « young leader », Emmanuel Macron, complice de Schwab, qui rassurait ce dernier dès janvier 2021, que la situation vécue avec le virus allait « encore durer… pendant des années. »  La mine réjouie de ces deux compères en dit long sur leurs intentions.

Il n’est pas jusqu’au président Joe Biden qui souscrit aux orientations du FEM.  Bien qu’il n’ait pas jugé à propos de se rendre au pèlerinage annuel de Davos en novembre 2021, qui pourrait contrevenir à la régularité de ses siestes, il y a tout de même délégué des fonctionnaires de son administration.

Mais qui est Klaus Schwab ?

Klaus Schwab est le président du Forum économique mondial, un organisme fondé par lui en 1971 et qui ose se définir comme sans but lucratif tout en réunissant paradoxalement chaque année à Davos, « des membres payants, des dirigeants d'entreprise, des responsables politiques du monde entier ainsi que des intellectuels et des journalistes, afin de débattre les problèmes les plus urgents de la planète, y compris dans les domaines de la santé et de l'environnement. »

La définition qui suit a de quoi faire réfléchir sur l’impact actuel du FEM sur nos existences quotidiennes si l’on songe que cette organisation tentaculaire tient sous son joug des pions tels que Trudeau, Legault, Macron, et Biden :

« Le Forum exige dogmatiquement qu'un monde globalisé soit gouverné par une coalition de sociétés multinationales, de gouvernements et d'organisations de la société civiles (OSC) sélectionnées au lieu de structures démocratiques classiques7, ce qu'il exprime par des initiatives comme la « Grande Réinitialisation » et le « Global Redesign ». »

« Au lieu de sociétés démocratiques classiques… »

Je souligne ici que Albert Bourla, directeur général de Pfizer, fait également partie du Forum économique mondial.  Si vous vous demandez encore pourquoi et pour qui Trudeau, Legault et Dubé vont jusqu’au chantage le plus abject pour vous forcer à recevoir plusieurs millions de doses au cours des prochaines années, Je ne peux rien pour vous.

Voyez-vous maintenant à quelle tribu appartient Zelensky ?

Une journaliste franc-tireuse, Anne-Laure Bonnel, a récemment fait la manchette dans certains médias main stream, d’autres, alternatifs, et dans les médias sociaux à propos de la situation qu’elle n’hésite pas à qualifier de tragique prévalant dans le Donbass, à l’est de l’Ukraine, une région habitée notamment par des citoyens russophones qui font selon elle l’objet de représailles allant jusqu’aux bombardements, depuis l’éviction de Moscou du pays en 2014.

Bien sûr, le vertueux président Zelensky n’était pas encore en poste à cette époque, mais on ne peut affirmer que son élection en 2019 ait réglé quoi que ce soit dans cette situation déplorable et ignorée par les médias.   Le protocole de Minks, prévoit toutefois la fin des hostilités, mais reste inappliqué, les belligérants se rejetant les uns sur les autres la responsabilité de cet échec.

On peut tout de même s’interroger sur la bonté et l’altruisme présumés du président ukrainien, quand on constate ses allégeances envers le FEM.  Est-il vraiment un serviteur du peuple désintéressé, comme le nom de son parti l’indique ?  N’est-il pas au contraire prêt à sacrifier la sécurité de son peuple par son entêtement à vouloir intégrer l’OTAN, contre la volonté de Poutine ?  Et que dire des liens incestueux existant non seulement entre le président et le FEM mais aussi entre cette organisation et l’OTAN ?

Ce projet de gouvernance mondiale n'est pas une théorie du complot...

Derrière les visées soi-disant humanistes de ces deux organisations, un projet de gouvernance mondiale inquiétant se profile à l’horizon, au mépris de toute société démocratique.  Dans une telle perspective, Vladimir Poutine, antimondialiste déterminé, qu’on l’aime ou non, reste un empêcheur de tourner en rond.  

Et Volodymyr Zelensky, véritable création médiatique, à l’instar de la série comique qui l’a fait connaître, n’est certainement pas le héros que l’on croit. 

 

samedi 5 mars 2022

Poutine le tyran, Zelensky le héros : la réalité est-elle si simple ?

Vladimir Poutine, Volodymyr Zelensky
Il semble bien que la planète soit menacée par un volcan dont l’épicentre trône en Ukraine depuis que Vladimir Poutine en a envahi les frontières.  Du coup, la presse mondiale a distribué les rôles de ce nouveau psychodrame planétaire de façon tranchée et sans nuances : Poutine joue le personnage de tyran sanguinaire, et le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, lui-même ancien acteur, celui de héros unificateur.  Ces attributions sont-elles représentatives de la réalité ?

Les faits nous sont présentés comme si la vie en Ukraine, l’un des pays les plus corrompus de la planète, s’écoulait comme un long fleuve tranquille tandis que sa population bienheureuse s’y baignait jusqu’alors avec euphorie.  La réalité est toute autre et ce pays agité n’a pas attendu l’arrivée de Poutine pour subir nombre d’abus de pouvoir.  L’invasion russe n’a fait qu’empirer une situation déjà problématique.

La Russie encerclée

En rupture de ban d’avec le narratif dominant, certains observateurs, dont le candidat aux présidentielles françaises Éric Zemmour, tout en condamnant la violence des troupes russes, constatent que la Russie, encerclée par les pays de l’OTAN, n’avait pas le choix de contester l’adhésion de l’Ukraine à cette organisation créée en 1949 afin de lutter contre ce qui était alors l’Union soviétique :

« L'Alliance voit le jour dans le contexte général des débuts de la guerre froide et plus spécifiquement pendant le blocus de Berlin exercé par les Soviétiques. Elle a pour vocation initiale d'assurer la sécurité de l'Europe occidentale en instaurant un couplage fort avec les États-Unis, seul moyen aux yeux des Européens après la Seconde Guerre mondiale de se prémunir contre toute tentative expansionniste de l'Union soviétique. Selon le mot de son premier secrétaire général, Lord Ismay, le rôle de l'OTAN consiste à « garder les Russes à l'extérieur, les Américains à l'intérieur et les Allemands sous tutelle »b. »

De l’Union soviétique à la Russie

La réalité géopolitique mondiale a considérablement changé depuis l’effondrement du mur de Berlin et le démantèlement de l’Union soviétique.  Depuis son arrivée au pouvoir il y a plus de 20 ans, Poutine a tenté de sauver les meubles des splendeurs soviétiques passées tandis que l’OTAN, qui avait pourtant promis de ne jamais recruter d’ancien pays soviétiques, n’a pas hésité à renier sa parole. 

Or, l’Ukraine représente une zone tampon entre la Russie et la ceinture formée de pays de l’OTAN.  Supprimez cette zone, et ce pays devient plus vulnérable que jamais à une invasion de la part d’une organisation initialement créée afin de lutter contre l’Union soviétique.   Dans un tel contexte expansionniste, est-ce faire preuve de paranoïa d’envisager la thèse selon laquelle l’OTAN pourrait donner le coup de grâce à la Russie en se l’annexant, fut-ce par la force ?

On peut toujours condamner la Russie pour la violence de ses interventions, mais peut-on vraiment la blâmer de vouloir préserver son territoire ?  En insistant pour intégrer l’Ukraine à l’OTAN, le président Volodymyr Zelensky ne fait-il pas partie du problème ?  Travaille-t-il vraiment aux meilleurs intérêts de son peuple en risquant la sécurité de ses citoyens ?

L’ambiguïté de Biden

L’argent reste le nerf de la guerre et il en faut pour envahir un pays de façon aussi intensive.  Mais d’où vient l’argent de Poutine, sinon du pipeline qui lui permet d’approvisionner les États-Unis mêmes en plus de nombreux pays européens en commençant par l’Allemagne, qui lui a justement permis de contourner l’Ukraine.  Donald Trump avait toujours refusé au président russe ce passage. 

Biden, après avoir fermé le pipeline Keystone, autorisé par Trump, qui assurait l’autonomie énergétique des États-Unis par le biais du pétrole albertain, a renversé la décision de son prédécesseur et autorisé le pipeline de Poutine.  On peut se demander de quel pays Biden est le président…  

Depuis son élection frauduleuse, Biden, ou plutôt l’administration qui dirige ce vieillard sénile, n’a cessé de prendre des décisions catastrophiques pour les États-Unis, dont les obligations vaccinales imposées notamment aux camionneurs, les ruptures de chaînes d’approvisionnement qui en ont résulté, l’inflation galopante, le retrait désastreux d’Afghanistan, la crise migratoire sud-frontalière qui s’enlise, les masques obligatoires dans les écoles, entre autres faits d’armes.

N'est-il pas déconcertant de voir ensuite le président Biden jouer les vierges offensées en condamnant les exactions d’un dirigeant dont il a permis le financement, tout en continuant d’acheter son pétrole ?

Une intervention militaire condamnable mais…

Bien que la violence de l’intervention militaire russe soit condamnable, les revendications de son président restent légitimes.  L’invasion de Poutine semble de toute évidence bien davantage défensive qu’offensive, aussi paradoxale que cette situation puisse sembler.  Or, ni les chefs d’État, ni les médias à travers le monde ne semblent vouloir envisager la question sous cet angle pourtant primordial.

En attendant, ce sont les civils ukrainiens qui sont pris en otages entre la volonté de survie de son pays du président russe et l’obstination du président ukrainien à joindre une organisation justement néfaste pour la Russie.  L’impasse ne semble pas sur le point de se dénouer.

samedi 19 février 2022

Convoi de la liberté : Justin Trudeau poursuit son laborieux suicide politique…

Justin Trudeau
Pas besoin d’être devin pour comprendre que Justin Trudeau est fini. Depuis plus de trois semaines, nous assistons à son lent et pathétique suicide politique.  Faisant preuve d’une extraordinaire et évidente lâcheté en prétextant une possible infection à la covid pour éviter de discuter avec les camionneurs, il devait ensuite ajouter l’insulte à la couardise en les traitant de misogynes, de racistes, en plus de leur prêter des sympathies nazies. 

Il était difficile de faire pire gestion de crise que la sienne, et pourtant, il vient de se surpasser à la face même de la planète, estomaquée par son autoritarisme et par sa poltronnerie.

La Loi des mesures d’urgence, dont la version précédente était celle dite des mesures de guerre, appliquée en 1970 par son père, ne doit en principe être invoquée qu’en dernier recours dans une situation de crise après que toute autre alternative aie fait chou blanc.  Qu’a donc fait Trudeau avant de recourir à pareille extrémité ?  Il a alterné lâcheté et injures avant de céder à la panique, comme un chevreuil terrifié par les phares d’une auto fonçant sur lui à vive allure.

In Fox we trust

Alors que nos médias, qui avaient commencé à démoniser les camionneurs, se sentent tout de même contraints, opinion publique oblige, de critiquer la décision extrémiste de Trudeau, des médias main stream américains, Fox news en tête, suivent de près le déroulement du psychodrame actuel et font preuve d’une combativité et d’un esprit critique dont on recherche en vain un écho aussi mordant chez nos chroniqueurs qui préfèrent bouffer du non vacciné.  Erreur sur la cible…

N'est-il pas terrible et déroutant de constater qu’à part Radio X, aucun média québécois ne dénonce sans équivoque l’autoritarisme hystérique et injustifiable de Trudeau ?  Tout au plus a-t-on droit à quelques critiques envers le premier ministre, alternant avec des condamnations des manifestants, accusés de fomenter un coup d’État.

Les camionneurs continuent d’être dépeints selon les paramètres du premier ministre, preuve éloquente que nos médias ne sont guère bons qu’à jouer le rôle d’une Pravda devenue l’oracle des gouvernements provincial et fédéral.

Trois décrets innommables

Le chef d’État aux bas multicolores vient donc d’émettre trois décrets innommables, qui constituent autant d’atteintes à la démocratie et au droit des manifestants de contester sa gestion désastreuse d’une crise devenue davantage politique que sanitaire.

Le premier décret, le pire, est justement celui qui prétend « justifier » le recours aux mesures d’urgence :

« Dans son décret justifiant le recours à la Loi sur les mesures d'urgence(Nouvelle fenêtre), le gouvernement évoque entre autres les menaces continues proférées en opposition aux mesures visant à mettre fin aux blocages, notamment par l’utilisation de la force. »

Vous avez bien lu : « notamment par l’usage de la force. »  C’est là qu’on est rendu.  Le deuxième décret vise notamment à séparer les familles en empêchant enfants et adolescents de participer aux manifestations, désormais « illégales » :

« Le deuxième décret, intitulé « Règlement sur les mesures d'urgence »(Nouvelle fenêtre), comporte des mesures beaucoup plus spécifiques.

Il interdit par exemple de faire participer un mineur à une manifestation illégale et permet aux services frontaliers de refouler chez eux les ressortissants étrangers qui souhaiteraient entrer au Canada afin de participer à de tels rassemblements. »


Le troisième décret a pour but de pénaliser les manifestants et, éventuellement, ceux qui les soutiennent, en gelant leurs comptes bancaires :

« Le troisième décret, enfin, porte plutôt sur les mesures économiques d'urgence(Nouvelle fenêtre) afin d'interdire aux individus et aux entités d'effectuer des transactions financières à l'appui d'activités interdites par le Règlement sur les mesures d'urgence. »

Des jeunes paieront la note

Bref, des citoyens honnêtes, dont le seul tort est de vouloir en finir avec le dogmatisme sanitaire et politique de Trudeau, pourraient ne plus avoir accès à leurs propres ressources financières, ce qui les condamnerait, eux et leurs familles, à ne plus pouvoir payer l’épicerie, le logement et tous les frais auxquels doivent faire face les familles canadiennes.  

Imaginez les conséquences pour les jeunes, déjà pénalisés par le port du masque huit heures par jour, les restrictions arbitraires et injustifiées des rencontres et événements sportifs et le dogmatisme de certaines directions d’école intégristes plus catholiques que les papes Trudeau et Legault.  Nos jeunes ne vivent pas assez d’épisodes de dépression, allant jusqu’au suicide, sans qu’on s’en prenne à ceux dont les parents font preuve de militance en réaction à une crise artificielle et manufacturée ?

Leaders arrêtés

Les conséquences du premier décret de Trudeau n’ont pas tardé à se matérialiser.  Deux leaders des protestataires, Chris Barber et Tamara Lich, ont été arrêtés, sans qu’on en sache davantage sur les motifs exacts de leur arrestation.  De toute façon, dans un contexte de mesures d’urgence, les raisons sont-elles bien nécessaires ?  Pas aux yeux du premier ministre :

« Selon CBC, les deux leaders sont actuellement détenus par le Service de police d’Ottawa, qui se faisait toutefois avare de commentaires sur le sujet. « Le Service de police d’Ottawa ne confirme ni ne nie une enquête sur une personne nommée ou l'arrestation d'une personne nommée jusqu'à ce que des accusations soient portées. Les accusations portées font partie du dossier du tribunal », a-t-on précisé au Droit. Aucune information ne circulait en fin de soirée au sujet de Benjamin Ditcher, la troisième tête d’affiche du convoi. »

Ces deux leaders inaugureront-ils bientôt les centres étatiques de confinement soi-disant volontaires que Trudeau continue de construire depuis 2021 à travers tout le pays au montant de 100 M $ ?

En route vers une dictature à la chinoise ?

On peut légitimement s’interroger sur les conséquences, à court et à long terme, de l’application de la Loi sur les mesures d’urgence sur notre vie citoyenne.  En premier lieu, doit-on conclure que quiconque a contribué financièrement au convoi de la liberté pourrait se voir visé par un gel de ses avoirs bancaires ? 

Il existe ici un flou artistique que Trudeau devrait s’empresser de dissiper, à moins qu’il ne pense intimider autant les manifestants que ceux qui les soutiennent par la menace.  Ou pire encore, à moins qu’il ne compte s’en prendre concrètement à quiconque a contribué à la cagnotte des camionneurs.

Alors que Trudeau a maintes fois évoqué son admiration pour lerétrograde gouvernement chinois, qui a infligé à sa population un système decrédit social vers lequel lui-même et Legault semblent vouloir nous amener, (passeport vaccinal et identité numérique à l’appui), les mesures répressives du premier ministre fédéral disparaîtront-elles vraiment avec la fin de la crise ?

La planète a les yeux rivés sur Trudeau

Quand c’est rendu que même un petit Napoléon comme François Legault se dissocie des mesures de son homologue fédéral, il y a de quoi réaliser que sa situation devient intenable.   Bien sûr, Trudeau reste coincé entre le mur et la peinture, avec une dizaine de doses de vaccins par citoyen qu’il doit inoculer par tous les moyens au cours des trois prochaines années.  Ses patrons immédiats, Pfizer et Moderna, attendent de lui des résultats.

Par ailleurs, l’image de Trudeau sur la scène mondiale ne cesse de se dégrader, après une campagne électorale désastreuse qui ne l’a pas fait avancer d’un pouce. Des personnalités publiques de premier plan telles qu’Elon Musk et Jordan Peterson, continuent à le descendre en flammes en termes crus et définitifs.

Voilà le problème, quand on choisit de se prosterner devant la grande industrie pharmaceutique au lieu de servir le peuple dont on a juré de défendre les intérêts.

samedi 12 février 2022

Trudeau atterré : plus d’un Canadien sur trois appuient les camionneurs…

Justin Trudeau
Qui eut cru que le Canada, ce pays apparemment calme, circonspect, tolérant et même un peu terne deviendrait, sous la poussée de l’intégrisme sanitaire de Justin Trudeau, un symbole planétaire de rébellion et de défense des droits légitimes des citoyens de disposer de leur corps et de leur droit de choisir.

Alors que le premier ministre du Canada se vantait d’avoir engagé par le passé le dialogue avec des groupes dont il partageait les orientations, tel Black Lives Matter (sic !), il avait choisi de s’enfermer dans le mutisme le plus lâche en refusant de dialoguer avec des camionneurs pour la plus grande majorité civilisés, respectueux, mais déterminés et combatifs. 

On voit bien ici l’incongruence d’un idéologue déjanté et déconnecté pour qui une organisation terroriste comme BLM, responsable de morts, de vandalisme et de saccages divers, semble un interlocuteur plus valable que d’honnêtes citoyens qu’il se plaît à démoniser en les traitant de racistes et de misogynes dans la plus pure tradition de la gauche woke.

Une fausse note dans un concerto de haine

Nathalie Elgrably, salutaire fausse note dans le concerto de haine et de désinformation interprété par les chroniqueurs de Quebecor, a fort judicieusement dénoncé cette totale incohérence :

« Or, considérant qu’Ottawa est principalement assiégée par une marée de mâles alpha exaspérés, reconnaissons que la manifestation est extrêmement pacifique. S’ils voulaient faire du grabuge, ils pourraient aisément paralyser le système routier de tout le pays. Avec leurs mastodontes, ils pourraient même sérieusement saccager Ottawa en une matinée. Mais, contrairement aux émeutes du mouvement BLM qui étaient le théâtre d’incendies volontaires et de pillages sauvages, les camionneurs font figure de gentlemen. Pourtant, ce sont ces derniers que Trudeau fustige alors qu’il s’était agenouillé devant BLM. »

La chroniqueuse ne manque pas de souligner le déni de réalité de Trudeau qui prétend que les camionneurs ne représentent qu’un infime minorité de mécontents alors qu’un sondage Angus Reid révèle que 54 % des Canadiens désirent l’abolition de toutes les mesures sanitaires.

Un Canadien sur trois soutient les camionneurs

Pour ajouter au cauchemar du premier ministre, un sondage Léger révèle  qu’un Canadien sur trois appuie les camionneurs :

« Près du tiers de la population est désormais d’accord avec le message du convoi des camionneurs, un appui qui serait d’ailleurs en augmentation constante, selon le sondeur Jean-Marc Léger.

(…) « Le taux d’appui est quand même assez élevé. On pense que c’est un mouvement marginal de gens non vaccinés, mais en réalité, il y a le tiers de la population qui dit être en faveur de ce convoi. C’est énorme », analyse M. Léger. »

Et vlan, M’sieur Trudeau !  Comme l’appui aux camionneurs, de l’aveu même de Léger, va en augmentant, qui sait, peut-être deviendra-t-il majoritaire ?

Critiqué par des membres de son propre parti

Trudeau doit être dans ses petits souliers et ne plus savoir à quels bas se vouer.  Véritable pavé dans la marre d’un parti défendant mordicus la vaccination obligatoire infligée aux camionneurs canadiens, la sortie de Joel Lightbound, député d’arrière-ban devenu vedette nationale pour sa critique de la politisation de la crise sanitaire par son chef, a suscité une onde de choc, tant au sein de son propre parti que dans les médias.

S’il a dû essuyer des critiques de certains de ses collègues, Lightbound semble bénéficier du soutien silencieux de plusieurs autres, à en juger par les propos du député québécois Yves Robillard :

« Selon ce qu’il (Robillard) a confié à la publication The Hill Times, plusieurs élus du caucus libéral « en ont assez », si bien qu’ils « ne passeront pas le reste du mandat comme ça ». »

Une autre de cloche confirme cette perception :

« Une source qui a travaillé de longues années chez les libéraux fédéraux estime que « Joël met le doigt sur quelque chose de très vrai ».

(…) « Avant, quand il y avait des manifs contre Trudeau, qu’est-ce qu’il faisait? Il se retournait de bord et allait leur parler. Ce n’est pas ça qu’on a vu dans la dernière campagne, au contraire. Il attisait la flamme », a-t-elle ajouté.

« Ça me semblait parfaitement calculé. » »

Ouf…

Une autre source anonyme en rajoute :

« Une personne bien située dans la hiérarchie libérale à Ottawa confirme la chose. 

« Est-ce que c’est faux » de dire que le bureau du premier ministre a politisé la question de la vaccination? « N’est-ce pas ce que nous avons fait depuis le jour 1 de la campagne électorale? »  

« J’ai le même malaise que Joël avec ça, depuis le début. Je trouve que c’est un jeu dangereux », croit ce libéral. « Là-dessus, c’est dur de lui donner tort. » » 

Enfin, une opposition qui fait son travail…

De son côté, la nouvelle cheffe de l’opposition officielle, Candice Bergen, a exprimé son appui aux manifestants en réfutant les amalgames avec le racisme, la misogynie et l’extrême droite si chers à Trudeau et à la gauche woke :

« Certains députés conservateurs ont accusé M. O’Toole de ne pas avoir pris de position claire sur la manifestation, tandis que Mme Bergen a offert son plein soutien au groupe et a balayé les informations sur des gestes de racisme et de harcèlement comme étant le fait d’un petit nombre. »

 

Pendant ce temps, le candidat à la chefferie conservatrice, Pierre Poilievre, n’hésite pas à affirmer qu’il est  fier des camionneurs et qu’il les appuie.   Il ajoute :

« Mais soyons honnêtes.  Si les Canadiens sont incommodés, ou souffrent de quelque façon que ce soit de ces protestations, c’est parce que Justin Trudeau les a suscitées et que son intransigeance les maintient. »

Québec niaise pendant que des provinces abolissent le passeport de la honte

Toujours bon dernier de classe depuis le début de la crise politico-sanitaire, Québec brette toujours au compte-goutte avec des allégements ridicules et des mesures de « bulles » devenues de plus en plus absurdes et indéchiffrables. Le passeport de la honte pourrait être suspendu à la mi-mars, mais pas aboli.  Ça dépendra des sondages, faut croire…

Pendant ce temps, on se déniaise au Canada anglais :

« Le premier ministre saskatchewanais, Scott Moe, annonce que la preuve de vaccination ne sera plus nécessaire à compter du 14 février en Saskatchewan.

(…) Le port du masque demeurera quant à lui obligatoire jusqu'à la fin du mois de février. »

On observe la même tendance du côté de l’Alberta :

« La première étape du plan, entrée en vigueur dans la nuit de mardi à mercredi, comprend l'élimination du passeport vaccinal et la fin des restrictions sur le nombre de personnes dans les lieux pouvant accueillir jusqu'à 500 personnes. »

La Colombie-Britannique pourrait cependant se montrer encore plus lente que le Québec, un phénomène que personne n’aurait cru possible :

« L’obligation de montrer une preuve vaccinale dans certains lieux publics en Colombie-Britannique pourrait être levée d'ici le 30 juin, si la situation pandémique s’améliore, annonce la médecin-hygiéniste en chef, Bonnie Henry. »

Trudeau et Ford, au bord de l’apoplexie…

Loin de faire preuve de bon sens dans ce bras de fer avec les camionneurs, Trudeau Jette de l’huile sur le feu et durcit le ton en les menaçant d’interventions policières « robustes » et de pertes d’emploi tandis que Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, décrète l’état d’urgence.  Les camionneurs ne renonceront pas.  Trudeau en arrivera-t-il a faire intervenir l’armée, sous le regard perplexe de l’opinion mondiale ?  À suivre… 

dimanche 30 janvier 2022

Convoi de la liberté : un Trudeau poltron, des personnalités divisées, nos médias hostiles…

Le convoi de la liberté qui, selon le premier ministre Justin Trudeau, ne représenterait qu’une infime minorité de dissidents qui tient « un discours inacceptable », s’échelonnerait en fait, selon certains observateurs, sur une centaine de kilomètres, du jamais vu à ce jour, et regrouperait plus de 60 000 camionneurs, auxquels se seraient joint 12 000 collègues américains.  Il est encore trop tôt pour confirmer ces chiffres alors que les médias y vont de leur côté de données trop volatiles.

Il est pour le moins déconcertant de constater que le Canada, ce pays jusqu’ici si tranquille dont rien ne semblait devoir un jour troubler la quiétude, est devenu le centre d’une attention médiatique et politique mondiale.  Quand on songe que notre beau pays reste bon deuxième en superficie à l’échelle planétaire, un convoi de plusieurs milliers de manifestants qui le traversent d’ouest en est peut difficilement passer inaperçu…

Une tension à son paroxysme

La tension est présentement à son paroxysme, puisque ces manifestants, soutenus par de nombreux supporters tout au long de leur parcours parti de Vancouver en direction d’Ottawa, n’entendent pas rebrousser chemin de sitôt. 

Une cagnotte de plus de 7 M $, obtenue par le biais d’un go fund me, leur donnerait les moyens de rester sur place plusieurs jours, au grand dam du frileux Trudeau, qui s’est dérobé à toute confrontation en invoquant un risque de covid malgré un test négatif.  Difficile de masquer plus évidente démonstration de lâcheté et de désertion devant l’adversaire. 

Propos haineux

Ce « leader » aurait-il peur des conséquences de ses propos haineux sur les non vaccinés, tenus lors d’une entrevue à la désormais mondialement célèbre Semaine des 4 Julie :

« On en connaît tous, des gens qui sont en train d’hésiter, on va continuer d’essayer de les convaincre. Mais il y a aussi des gens qui sont farouchement opposés à la vaccination, qui ne croient pas en la science, qui sont souvent misogynes, souvent racistes. C’est un petit groupe mais qui prend de la place. Et là, il faut faire un choix, en tant que leader, en tant que pays : est-ce qu’on tolère ces gens-là ? »

Brandir le spectre de l’extrême droite raciste et misogyne et des événements survenus au Capitole le 6 janvier 2021 est devenu l’arme suprême pour démoniser tout discours contraire à la doxa sanitaire gouvernementale.

Au-delà de l’obligation vaccinale…

L’objectif de ce convoi n’est cependant pas seulement de faire sauter l’obligation vaccinale imposée aux camionneurs par le gouvernement fédéral à des travailleurs qui restent le plus souvent seuls dans leur camion, mais constitue une véritable rébellion pacifique contre les mesures sanitaires excessives, fumeuses et arbitraires qui font du Canada la risée de certains médias américains. 

Il faut préciser que, hormis quelques États dirigés par des gouverneurs démocrates, la plupart des États américains sont peu à peu revenus à ce qui est devenu à nos yeux une mythique vie normale, une inaccessible étoile, pourrait dire Jacques Brel.

Nos médias subventionnés sont à l’évidence unanimement hostiles aux manifestants tandis que des Laura Ingraham et Tucker Carlson, de Fox News, notamment, font preuve d’ouverture d’esprit et soutiennent leurs revendications.  Les médias conservateurs américains et les médias wokes québécois : deux solitudes.

Un amalgame biodégradable

Comme il fallait s’y attendre, nos chroniqueurs soudoyés ont sauté sur l’occasion de formuler des amalgames entre les événements survenus au Capitole le 6 janvier 2021 et le convoi. 

Quiconque a suivi cet événement ailleurs qu’à TVA ou Radio-Canada sait pertinemment que le grabuge survenu au Capitole a été rendu possible avec la collaboration de ses propres services de sécurité, que lesdits actes de vandalisme avaient débuté bien avant le discours énergique mais inoffensif de Donald Trump, que des antifas avaient infiltré les manifestants et géré la casse, que les services de sécurité du Capitole avait été réduits à 25 % de leurs effectifs, bien que les démocrates aient été mis au courant de la manif des semaines avant son déroulement, que la présidente de la chambre de représentants, Nancy Pelosi, était responsable de la sécurité du Capitole, et que, comme par hasard, c’est la même présidente qui avait demandé l’impeachment de Donald Trump, alors président sortant.

En clair, on appelle ce genre de manipulation un coup monté.  Tout amalgame entre le 6 janvier 2021 et le convoi s’avère donc aussi biodégradable que les accusations de Pelosi, mais nos médias détournent les yeux.

Des appuis internationaux et locaux

On ne se surprendra donc pas de voir Donald Trump à nouveau démonisé par nos médias pro-démocrates, quand celui-ci a manifesté son soutien aux camionneurs :

« « Les routiers canadiens qui résistent bravement à ces mandats anarchiques font plus pour défendre la liberté américaine que nos propres dirigeants », a-t-il (Trump, NDA) déclaré sous les acclamations de la foule présente. »

Le multimilliardaire Elon Musk appuie lui aussi énergiquement le mouvement :

« Farouchement opposé à de nombreuses restrictions gouvernementales anti-Covid, Elon Musk a apporté, jeudi, son soutien au « convoi de la liberté » des camionneurs canadiens qui se rapprochent d’Ottawa. »

Malgré certains bémols de leur chef, les conservateurs fédéraux soutiennent également les camionneurs :

« Réitérant son opposition à la vaccination obligatoire pour les camionneurs dont il comprend la « frustration », M. O’Toole a dit qu’ils sont un « symbole de la fatigue et la division » qui plombent les Canadiens après deux ans de pandémie et de mesures sanitaires.

Des conservateurs bien en vue comme Pierre Poilièvre, Candice Bergen et même l’ancien chef Andrew Scheer ont pour leur part publiquement appuyé la manifestation. »

Démoniser à partir de cas isolés

Bien sûr, certaines personnalités politiques ou médiatiques ont jugé opportun de formuler des amalgames à partir de cas isolés.  C’est le cas de Jagmeet Singh, qui a poussé le délire jusqu’à traiter les organisateurs du convoi de suprémacistes blancs :

« Jagmeet Singh a pour sa part dénoncé sur Twitter le fait que des élus.es conservateurs cautionnent un convoi mené par des gens qui promeuvent la suprématie blanche et qui décrivent l'islam comme une maladie», et ce, le jour de la commémoration de l’attentat à la grande mosquée de Québec, perpétré il y a cinq ans. »

Dans la même optique, le ministre fédéral Dominic LeBlanc en a rajouté une couche :

« Le convoi a été un peu pris en otage par les gens qui ont des points de vue extrémistes, qui ne représentent pas la très grande majorité des Canadiens », selon le ministre des Affaires intergouvernementales, de l’Infrastructure et des Collectivités, Dominic LeBlanc, en entrevue à l'émission Les faits d'abord samedi. »

Je pourrais ajouter ici les délires de Patrick Lagacé et d’Isabelle Hachey, mais je ne tiens pas à alourdir ce texte avec leurs niaiseries.  Si leur propos vous intéresse, vous n’avez qu’à cliquer sur leurs noms en rouge.

Legault étrangement discret

En ce début d’année si morose, plombé au Québec par un premier ministre qui donne l’impression de se réveiller la nuit pour trouver des mesures plus répressives, irrationnelles et arbitraires les unes que les autres, le convoi de la liberté arrive comme un sévère avertissement.  Pour le moment, François Legault se montre étrangement discret, comme en témoigne cette manchette :

« Habituellement les réunions des élus du gouvernement comme les caucus avant le début des sessions de l’Assemblée sont très suivies par la presse parlementaire et donnent lieu à des conférences de presse. Mais cette fois, la Coalition avenir Québec (CAQ) n’a organisé aucune conférence de presse au cours de ce caucus de deux jours, ce qui est inédit. »

À l’instar de son homologue fédéral, Legault se trouvera-t-il un prétexte pour se défiler ?  À l’évidence, le convoi pour la liberté fait trembler nos décideurs. Il leur faudra bien un jour fléchir.

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