samedi 15 mai 2021

Affaire Dominic Parker : bien sûr, le djihâd n’avait rien à voir avec ce meurtre…

Dominic Parker, victime
dans dixquatre.com. Si je le republie, c’est qu’il n’existe que bien peu de traces de cette sordide affaire dans notre mémoire médiatique.

Dans un billet datant du 14 mai 2016, j’avais traité du cas aussi spectaculaire qu’étouffé de cette gardienne d’enfant musulmane déclarée non criminellement responsable d’avoir tué et décapité une enfant de quatre ans à Moscou en 2014 au nom d’Allah.

En poursuivant mes recherches sur un autre cas que j’avais abordé il y a quelques années, j’avais découvert que Nabil Huruy avait bénéficié du même verdict en 2015 pour le meurtre sauvage, commis en 2013, de Dominic Parker, un pompier volontaire de 45 ans, père de deux filles, dans un café de Toronto. Je n’ai trouvé que très peu d’articles sur ce verdict, dont, fort heureusement, une chronique de Tarek Fatah, militant anti-islamiste bien connu, sur laquelle je reviendrai.

Rien là de surprenant : au Québec, seul le Huffington Post, sous la plume de votre humble serviteur, avait relaté le meurtre d’autant plus tragique et déconcertant qu’il s’était déroulé dans notre province la plus voisine.

L’homme, présenté simplement à l’issue du procès comme un résident torontois, a été déclaré schizophrène et paranoïaque. Il entendait des voix qui l’amenaient à croire qu’il était persécuté par le gouvernement.

Un facteur « oublié »…

Au risque de passer pour narcissique, étant le seul au Québec à avoir décrit les circonstances du meurtre en 2013, je vais devoir citer le compte-rendu commenté dont j’avais alors fait état dans le Huffington Post :

« C’est donc au matin du 14 septembre, dans un café torontois, que Dominic Parker a été poignardé à plusieurs reprises au cou par Nabil Hurhuy qui espérait, semble-t-il, parvenir à le décapiter. Ce geste fanatique lui aurait été inspiré par le Coran, qui exprime les beautés et nuances d’une religion d’amour. Quelques hypothèses d’extraits ont été avancées par les rares médias à avoir abordé le sujet. En voici :

« La sourate 8, verset 12, dit ceci : « Je suis avec vous. Affermissez ceux qui croient. Je jetterai l’épouvante au cœur de ceux qui dénient. Frappez-leur le haut du cou; faites-leur sauter les doigts. »

« La sourate 47, verset 4, renchérit : « Aussi, quand vous aurez des rencontres avec des dénégateurs, un bon coup sur la nuque ! Une fois inanimés, serrez-leur bien l’entrave. »

« La police de Toronto a déclaré que la victime était assise à boire un thé dans l’établissement quand le fou furieux a tenté de le décapiter, après lui avoir administré de nombreux coups de couteau à la tête et au cou. Il est décédé peu après 2h du matin à l’hôpital St-Michael.

« Selon le patron du Rotana Café, le fanatique se serait brièvement entretenu avec Parker sur un ton qui ne laissait en rien présager le massacre. « Il n’y avait aucun conflit. Dominic était normal », devait-il préciser, ajoutant que la victime, un habitué de son café, lui avait semblé choisie au hasard.

« La police, qui a arrêté le musulman peu après son forfait, marche sur des œufs, évitant de se prononcer sur le caractère fanatisé du geste criminel. Dominic Parker, très apprécié de son milieu et marié depuis 23 ans, a été décrit comme un homme calme et bon. »

L’histoire est un perpétuel recommencement…

Force est de constater que, comme dans le cas de la gardienne d’enfant musulmane, nous assistons au même scénario, hormis la proximité des lieux : un meurtre sanglant, une décapitation, cette fois non complétée, mais qui trahit une coutume barbare évoquée dans le Coran, une tendance à la dissimulation de la part des autorités policières et des médias, un procès tenu en catimini, dont le facteur religieux a été escamoté, un verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de schizophrénie et une famille de la victime pour le moins perplexe.

Tarek Fatah a commenté ainsi le procès :

« La question tenue sous silence reste le rôle joué par la religion dans les gestes ou dans la schizophrénie de Nabil Huruy.

« À aucun moment, au cours du procès, qui que ce soit n’a évoqué le fait que l’événement s’est déroulé lors de l’anniversaire de l’attaque des États-Unis par Al-Qaida. La preuve à l’effet que Huruy « parlait d’Allah, etc. » n’a jamais plus été mentionnée. […] À aucun moment, le fait que Parker était soldat réserviste n’a été non plus évoqué.

« Comme 2015 tire à sa fin, nous constatons que le nombre de meurtres terroristes a atteint cette année le nombre de 378, ce qui signifie qu’il survient en moyenne une attaque terroriste par jour. Des centaines de victimes sont mortes sur cette planète et les tueurs étaient invariablement musulmans, revendiquant de tuer au nom de l’islam et pour le plaisir d’Allah.

« Est-ce que Nabil Huruy, originaire d’Arabie saoudite, était l’un de ces nombreux tueurs motivés par une interprétation de l’islam liée au djihad ? Nous ne le saurons jamais. Peut-être ne voulons-nous pas savoir. »

À la lecture d’une telle analyse, je me dis que Guy Turcotte aurait sans doute aimé être musulman…

Aucun commentaire:

Une première depuis 2009 : Blogger retire l'un de mes billets.

Pour des raisons indéfinissables, Blogger a retiré mon article intitulé À quand un prix Diane Lamarre ?   C'est la première fois depuis ...