dimanche 30 mai 2021

Rassemblements familiaux : il faudra désormais compter avec le facteur éolien !

François Marquis
Lors de sa prestation tant remarquée, à défaut d’être saluée, à Tout le monde en parle, l’expert François Marquis avait semé un émoi bien compréhensible parmi la population et sans doute au sein du milieu scientifique québécois en affirmant que les vents dominants expliquaient selon lui l’absence d’éclosions à la suite de la manif du 1er mai réunissant plus de 30 000 irresponsables aux abords du stade olympique.

Le docteur Marquis prouvait ainsi, à un Guy A Lepage jeté dans un émerveillement limitrophe de l’hébétude, qu’une expertise pratique en virologie, en infectiologie ou en microbiologie n’était nullement nécessaire pour prendre position sur un sujet aussi pointu et complexe que la covid-19, ses causes et les moyens de la prévenir.  Au diable les Raoult, Perronne, Toussaint, Toubiana et autres Henrion-Caude, dépositaires d’une expertise reconnue dans l’un ou l’autre de ces domaines si facultatifs, pour ne pas dire inintéressants.

Le vent dans les voiles

Fort de cette nouvelle percée dans notre compréhension collective de la prévention contre ce fléau si meurtrier qu’il implique un taux de survie d’à peine 99,67 %, des mesures concrètes et novatrices doivent impérativement être envisagées et appliquées lors des réunions familiales qui, on s’en doute, viendront bientôt menacer notre quiétude sociétale.

Comme le vent est devenu notre allié, il est évident que l’installation de ventilateurs, à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur des domiciles, si le facteur éolien devait nous faire faux bond, doit sans retard devenir une nouvelle norme sociale.  Les fautifs qui tenteraient de se soustraire à cette mesure essentielle devraient se voir sanctionnés d’une amende de 1500 $, puis de 6000 $ en cas de récidive.

Nous on est dans le vent

La musique adoucit les mœurs et, à moins que vous ne soyez un terroriste islamiste, elle pourrait devenir un facteur de prévention inestimable contre ce virus assassin.  Encore faut-il s’en remettre à un choix éclairé.  En voici une sélection, parmi plusieurs autres titres :

-        l’œuvre complète d’Alain Barrière;

-        Nous on est dans le vent, de Pierre Lalonde;

-        Blowing in the wind, de Bob Dylan;

-        Le vent nous portera, de Noir Désir;

-        Wind of change, des Scorpions;

-        Qui sème le vent récolte le tempo, de MC Solaar;

-        Passager du vent, de René Aubry;

-        Vive le vent, de Tino Rossi;

-        Dust in the wind, de Kansas;

-        The wind cries Mary, de Jimmy Hendrix;

-        J’t’emmène au vent, de Louise Attaque;

-        Candle in the wind, d’Elton John.

À noter que toute œuvre musicale incluant les instruments à vent pourrait sauver des vies, mais la chanson Against the wind, de Bob Seger, devrait être bannie, vu son effet neutralisant sur le facteur éolien.

Nos inquiétudes, balayées par le vent

Afin de renforcer notre immunité collective, même si l’on a reçu un vaccin expérimental sans garantie d’efficacité ni même de survie, quoi de mieux, pour oublier nos soucis, qu’une soirée de cinéma maison, masqués et en respectant la distanciation soucieuse, tout en prévoyant des entractes aux 15 minutes afin de nous laver régulièrement les mains ?

Parmi nos suggestions de films préventifs, mentionnons :

-        Autant en emporte le vent, avec Clark Gable et Vivien Leigh;

-        Le masque, avec Jim Carrey;

-        Des temps et des vents, avec Ozen Oskan;

-        Écrit sur du vent, avec Lauren Bacall et Rock Hudson;

-        Le vent sombre, avec Billy Beck;

-        Quatre garçons dans le vent, avec les Beatles;

-        Du vent dans mes mollets, avec Isabelle Carre;

-        Des vents contraires, avec Audrey Tautou

-        Le vent se lève, avec Cillian Murphy;

-        Les messagers du vent, avec Christian Slater.

Une hypothèse balayée par le vent ?

Personnellement, je suis surpris de l’indifférence apparente du bon docteur Horacio Arruda devant les propos d’expert du docteur Marquis, lui qui adopte si rapidement une idée pour en changer 15 minutes plus tard.  Si seuls les imbéciles ne changent pas d’idée, il faut reconnaître du génie chez notre directeur de la santé nationale bien aimé. 

Et que dire du mutisme de François Legault, dont l’habituel enthousiasme de croque-mort ne s’est pas cette fois-ci manifesté ? Aucune mesure découlant des révélations du docteur Marquis n’a été annoncée.  Comment peut-on ignorer les propos de pareil expert ?

Quant à Christian Dubé, notre ministre de la Santé, n’a-t-il pas prouvé qu’un comptable peut faire un travail aussi signifiant qu’un intensiviste vulgarisateur sans formation sur les virus ou qu’une cellule de crise de 17 personnes dont seul le docteur Arruda représente la science ?  Pourquoi ne s’est-il pas exprimé sur l’hypothèse si novatrice et audacieuse du Docteur Marquis ?

Comme Socrate, Galilée, De Vinci, et tant de précurseurs en proie à des vents contraires, François Marquis se voit ignoré de nos décideurs.  Le bon docteur vient donc de joindre les rangs des grands esprits scientifiques dont les propos ont semblé à leur époque respective avoir été écrits sur du vent.

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