mardi 23 mars 2021

Les « détransitionneurs », le cauchemar du lobby transgenre

Gare à vous, détransitionneurs !
Ils sont le cauchemar des transactivistes, ces militants pour qui changer de sexe semble devenu un mode de vie valorisé socialement. Par leur existence même, les « détransitionneurs » qui, comme leur nom l’indique, renoncent à rester ou à devenir transgenre pour retourner à leur sexe d’origine, représentent un démenti, pour ne pas dire une hérésie, envers l’idéologie trans. 

Fumisterie enseignée dès le primaire

Il faut parler d’idéologie parce que le lobby trans se nourrit aux mamelles du féminisme intersectionnel et de ses études de genres, monumentale fumisterie qui prétend que les identités masculine et féminine n’ont rien à voir avec la biologie, mais sont « assignées » socialement.  Au Québec, comme ailleurs en Occident, ces « principes » sont inculqués à nos jeunes dès l’école primaire.

Il existe peu de données sur les détransitionneurs, et toute tentative de recherche universitaire sur un tel sujet risque de se heurter à une fin de non-recevoir, comme ce fut le cas pour le chercheur britannique interviewé par la documentariste Stella O’Malley à laquellej’ai consacré mon dernier billet. Aurait-il été autorisé que les transactivistes lui auraient pourri l’existence et empêché toute éventuelle conférence sur le sujet.

Des détransitionneurs prennent la parole

Malgré tout, les voix des détransitionneurs commencent à se faire entendre, comme celle de Charlie Evans.  Née femme, elle a vécu en homme pendant 10 ans avant de retourner à son sexe biologique. Après son coming out dans les médias sociaux, elle affirme avoir été étonnée du nombre de jeunes âgées de 19 ou 20 ans, qui avaient subi une chirurgie de « réassignation » de genre et qui le regrettaient aujourd’hui.

Elle affirme avoir été contactée par des centaines de personnes qui recherchaient de l’aide. La plupart était de sexe féminin, lesbiennes, et comptait beaucoup d’autistes. Cette perception est confirmée dans le reportage d’Émilie Dubreuil dans lequel on apprend qu’il existe deux fois plus de demandes féminines que masculines pour changer de genre et que la majorité provient de lesbiennes.

Vue comme une traitresse

Une femme en détransition a avoué à Evans avoir été ostracisée par sa communauté LGBT qui voit en elle une traitresse. Evans cite un autre cas d’une femme qui s’était considérée garçon à 13 ans, qui avait subi des traitements hormonaux et qui, au moment de se faire retirer les seins, avait changé d’avis. « J’ai décidé de changer quant à la façon dont je me percevais plutôt que de changer de corps »

Evans affirme qu’on passe trop vite au transfert, sans examiner d’autres causes qui pourraient expliquer la dysphorie de genre. Une telle approche va carrément à l’encontre des positions exprimées par des « spécialistes » de la question dans le reportage d’Émilie Dubreuil :

Abaisser l’âge des traitements

« De plus en plus de spécialistes et acteurs importants du domaine plaident pour que l’âge des traitements soit abaissé dans la prochaine édition des Standards de soins de la WPATH, l’Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres, qui fait autorité dans le domaine de la transition médicale et agit pour promouvoir les droits des personnes trans. »

Abaisser l’âge de l’ablation des seins 

« En Californie, Johanna Olson-Kennedy, directrice d’une des plus importantes cliniques pour jeunes transgenres aux États-Unis, le Center for Transyouth and Development de l’hôpital de Los Angeles, vient de publier une étude proposant d’abaisser l’âge pour l’ablation des seins, ce qui permettrait de réduire la « dysphorie de poitrine ». »

Une subvention de six millions de dollars

« Les recommandations pour des interventions chirurgicales devraient se baser sur les besoins de l’individu plutôt que sur l’âge », écrit cette scientifique qui a reçu une subvention de près de 6 millions de dollars de l’Institut de la santé américaine (NIH) pour étudier l’impact de traitements beaucoup plus précoces sur quelques centaines d’enfants. Dans ce protocole, on vient d’abaisser l’âge pour les traitements de 13 ans à 8 ans.

Une majorité se réconcilie avec son sexe biologique

La docteure Susan Bradley, 78 ans, a ouvert une première clinique pour transgenres à Toronto en 1975. Elle a aussi été psychiatre en chef à l’Hôpital de Toronto pour enfants et professeure de psychiatrie à l’Université de Toronto en plus d’avoir siégé au comité chargé de rédiger la définition de dysphorie du genre dans le DSM 5, véritable anthologie de tous les troubles et questions psychiatriques. Elle affirme :

« Si l’on n’intervient pas, la majorité des enfants dysphoriques se réconcilient avec leur sexe biologique à la puberté et se rendent compte qu’ils sont tout simplement gais. Mais si on les met sur des bloqueurs, cela n’arrive pas. »

Une dizaine d’études le confirment

Et la journaliste Émilie Dubreuil d’ajouter :

« Une dizaine d’études ont été menées à travers le monde et arrivent sensiblement aux mêmes résultats : la majorité des enfants qui vivent une dysphorie de genre se réconcilient avec leur sexe biologique à la puberté. »

De telles évidences, constatées scientifiquement, viennent mettre à mal l’empressement presque maladif des soi-disant spécialistes des transgenres, qui ont pourtant pignon sur rue et sont considérés comme des sommités. Plus j’étudie la problématique trans, et plus j’ai l’impression de voir un hôpital psychiatrique dont les fous auraient pris le contrôle.

Faut-il mutiler nos jeunes au nom d’une idéologie déconnectée ?

S’il est vrai qu’il existe de véritables transgenres qui le resteront jusqu’à la tombe et qu’il est juste de les respecter dans leur différence, faut-il le faire au prix de perturbations et de mutilations infligées à des jeunes faisant partie d’une écrasante majorité pour qui la dysphorie de genre représente une étape temporaire ?  Il est plus qu’urgent de répondre à cette question.

Publié précédemment dans le site dixquatre.com le 8 décembre 2019.

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